Le déni face à la submersion migratoire

Après le déni du réel et la culture de l’excuse (notre article), le déni face au Jihad (notre article), troisième volet consacré au déni. C’est une question passionnante, en science sociale comme dans la vie politique : face à une réalité qu’une personne ne peut pas accepter sans quoi cela fragiliserait tout son espace mental et son système de pensée, par quels stratagèmes et contorsions peut-elle nier ce qu’elle a devant les yeux. Comment en est-on arrivé là ?

Les promoteurs de SOS Racisme ont traduit dans leurs slogans réducteurs la parole dominante et obligatoire de l’élite française de l’époque. Depuis un certain temps déjà, hommes politiques, journalistes et intellectuels s’efforçaient de réduire les difficultés de la cohabitation multiraciale à une série de malentendus, comme ils réduisent aujourd’hui les incessantes attaques au couteau à une série de faits divers pour nier que le phénomène est devenu fait de société. L’oligarchie réfutait les « fantasmes calomnieux » sur l’étranger parasite et délinquant, mais ne s’aventurait guère au-delà. Face aux premiers symptômes, elle s’empressa de noyer le poisson dans une décoction de bons sentiments, d’affirmations péremptoires et autres produits masquants. Mais le phénomène et son révélateur refusant de se laisser réduire, il fallut compléter progressivement cette réponse par trop sommaire des premiers temps.

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Le communisme et le monde ouvrier

La mystique est encore tenace, du lien entre le communisme et la classe ouvrière. En réalité, Marx et Lénine se méfiaient beaucoup du monde ouvrier. D’abord parce que selon leurs analyses « la bourgeoisie est la grande classe révolutionnaire de l’histoire » (lire le Manifeste du parti communiste) et qu’il ne faut pas brûler les étapes. Cette bourgeoisie va sécréter dialectiquement le prolétariat. Mais seul, ce dernier n’a pas tout de suite de conscience révolutionnaire. Lénine le répète après Marx : « La conscience socialiste ou révolutionnaire ne pouvait venir que de la classe bourgeoise, des intellectuels, des fondateurs du socialisme scientifique ; Marx et Engels étaient des intellectuels bourgeois » (Lénine Œuvres complètes, Tome IV, p.437). En fait, il n’y eut jamais qu’une faible minorité d’ouvriers à s’engager dans l’action communiste (à ne pas confondre avec l’engagement syndical).

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De plume et de plomb

Les paroles de l’ennemi sont, comme lui, sourdes, hypocrites, ambiguës et venimeuses. Les nôtres sont claires, belles, véhémentes et joyeuses dans leur fermeté.

Les paroles de l’ennemi sont le râle d’une civilisation empoisonnée et mourante. Nos slogans, poétiques de combat, pour une renaissance future et lumineuse.

L’ennemi parle avec des euphémismes lâches et malveillants. Son babillage médiocre, plein de niaiseries pédantes, sonne à nos oreilles comme un vent puant et agaçant.

Quand l’ennemi parle migrants, éco-durable, inclusif, mondialisation ou multiculturel, on sait qu’il parle en réalité d’invasion, d’arnaque, de dictature et de génocide.

Aux paroles sombres et venimeuses de l’ennemi nous opposons les paroles d’espoir, de combat et de beauté.

Quand il dit sécessionnisme, nous répondons Patrie. Quand il dit constitutionnel, nous répondons National. Quand il dit marchés, nous répondons Justice. Quand il dit virus ou climat, nous disons Liberté. Quand il dit tolérance ou tranquillité, nous répondons Révolution.

Jose-Luis Antonaya

La démocratie représentative, cette admirable mécanique…

Comment faire émerger à partir de millions de volontés individuelles une « volonté générale » et une équipe dirigeante pour l’appliquer ? C’est un euphémisme de dire que l’opération s’avère difficile. Même au sein de très petites communautés – tous ceux qui ont participé à une banale réunion de copropriété le savent – l’opération n’est pas évidente. Elle devient un véritable casse-tête à l’échelle d’une nation. Le « peuple souverain » est une pure construction intellectuelle, il n’a qu’une existence abstraite. Dans la réalité, il existe des individus qui ont chacun leur façon de voir, qui poursuivent chacun leur propre intérêt et qui, tous ensemble, ne font entendre qu’une inintelligible cacophonie. Ce souverain-là n’a aucune possibilité d’expression et aucune capacité de décision. C’est un infirme total.

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Deux approches du traitement de la délinquance

Approche réaliste, approche idéologique, on retrouve cette alternative en matière de délinquance et de criminalité. Traditionnellement la droite adopte la première attitude, et la gauche la seconde. Pour les conservateurs, les désordres qui mettent en danger la sécurité des honnêtes gens doivent se traiter en termes de morale. Voleurs et criminels sont des malfaiteurs, des crapules, des monstres, des pervers dans tous les cas, qui ne méritent aucun effort de compréhension et aucune forme de pitié. Ils sont coupables et doivent être châtiés, tout simplement. La répression est la seule réponse appropriée tant pour faire cesser le trouble qu’ils provoquent que pour défendre nos valeurs civilisatrices. Car l’exemplarité des châtiments exerce une force dissuasive qui protège les personnes, les biens, la paix publique.

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Les Fils de l’Alliance

« C’est la plus grande organisation humanitaire juive du monde ».

Humanitaire… Cela, c’est ce que l’on peut lire en conclusion de l’article qui fut consacré au B’nai B’rith le 7 octobre 1993 par Jean-Pierre Allali dans Tribune Juive. Celui-ci rappelle d’abord que « c’est le 13 octobre 1843 dans une chambre mansardée au-dessus du café Sinsheiner’s à New York qu’une poignée de juifs créent une ligue fraternelle, la Bunder Brueder pour réunifier le judaïsme américain malgré les divergences entre séfarades et ashkénazes. On y apprend encore que dès sa deuxième réunion, le groupe décide d’opter pour un nom plus moderne, B’nai B’rith, les fils de l’alliance… » Jean-Pierre Allali raconte ensuite le développement des « loges » de l’organisation. Il ne précise cependant pas qu’il s’agit donc d’une organisation de type maçonnique, ce que les dirigeants du B’nai B’rith réfutent d’ordinaire. Dénégation classique de ce microcosme maçonnique toujours prompt à minimiser son importance, son rôle, sa nature, et à tenter de discréditer par la moquerie ceux qui voient pourtant clair à son sujet. Mais tous ceux qui ont à minima entendu parler de la franc-maçonnerie savent très bien à quoi le mot « loge » fait référence.

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Rampe disciple !

Les sectes ne sont pas un facteur nouveau de la géopolitique. Depuis l’Antiquité, l’histoire mystique et religieuse est remplie de sectes qui ont fait peser des dangers sur la paix des sociétés humaines. Sectes sacrificielles sous les Romains et les premiers chrétiens, Assassins d’Orient dont les pratiques épouvantent les Croisés, Ordre mystique des Templiers, sociétés secrètes ou « discrètes » (ainsi qu’aiment à se qualifier les francs-maçons aux yeux des profanes) d’Occident aux pratiques occultes, réseaux initiatiques divers et variés… Le phénomène sectaire est l’alliage de trois constantes humaines : goût du pouvoir absolu, amour du secret et du rite, inclination vers l’irrationnel.

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On vous a dit que la République c’est la démocratie ?

Tromperie toujours et encore. Il faut expliquer un paradoxe : les philosophes politique de la Modernité, Hobbes, Hegel, Rousseau, Kant, Montesquieu, les pères de la démocratie, ou du moins ceux que l’on vous désigne et qui sont encensés en tant que pères de la démocratie, ne sont pas démocrates. Seuls ceux qui ont fait l’effort de lire intégralement ces auteurs peuvent en faire le constat. Voilà pourquoi c’est ignoré par 95 % sans doute de la population, qui avale dès l’école la fable dispensée à leur sujet. La supercherie est énorme. De ces énormités qui rendent la vérité difficile à croire une fois qu’on la découvre tant le mensonge est installé, selon le principe du « plus c’est gros, plus ça passe »…

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C’est quoi la France ?

« La France, c’est le pays des droits de l’homme ». C’est à cette définition limitée que se réfèrent nombre de cervelles tout autant limitées. En réalité, ce qui définit la France, c’est à la fois un territoire, un peuple, une histoire, une culture, une langue, le christianisme sous laquelle elle a vécu pendant des siècles et aujourd’hui partiellement encore.

De la France, environ jusqu’aux débuts de la Ve République, les enfants qui sortaient de l’école primaire avaient sans doute une vision certes simpliste, qui était faite de clichés souvent gravement injustes et déformants, mais du moins ils avaient à peu près en tête les contours de l’Hexagone et la connaissance d’un Outre-Mer. Ils avaient la révélation d’une continuité historique, d’une communauté de destin séculaire, naissant avec Vercingétorix, se précisant avec Clovis et Charlemagne, s’affirmant avec Jeanne d’Arc, atteignant des sommets de civilisation et de gloire avec Louis XIV et Napoléon, de sacrifice avec les poilus de Verdun, d’humiliation avec la défaite de 1940.

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« J’ai envie de toi… »

Le Sénat a donc adopté le 2 avril dernier la loi SREN, foncièrement liberticide, qui crée un délit d’outrage en ligne aux contours plus qu’opaques ! Aucune des deux assemblées (l’Assemblée nationale fera de même) ne s’oppose donc à la suppression de la liberté d’expression. Tout désaccord notamment avec les orientations sexuelles devient passible d’un an de prison et de 3 750 euros d’amende. La prochaine étape de cette logique folle, dans la protection des déviances et de l’obsession égalitariste, dans l’interdiction du rejet et de la simple expression de ce dernier, c’est celle qui apparaît en 1921 dans le roman dystopique Nous Autres de Evgueni Zamiatine, décrivant une société où l’on n’a pas le droit de se refuser à quiconque sollicitant de partager un moment sexuel, puisque ce serait de la « discrimination »…