Dissonance cognitive, injonctions contradictoires, inversion accusatoire, tolérance répressive… Nous vivons sous le triomphe du retournement. Suite à l’agression mortelle sur Quentin Deranque, les médias français ont agi comme un « service de nettoyage » pour l’ultra-gauche.
Dans l’univers des grandes organisations, on parle de « conduite du changement ». C’est ce dont il s’agit là. Et on sait quand on est ingénieur social que pour réussir à recadrer psychiquement le public, on doit faire ce qui s’appelle de « l’ancrage cognitif », c’est-à-dire qu’on change le champ lexical en sachant que la première impression est celle qui reste en tête. Donc en imposant notamment le champ lexical de la « rixe », de l’échauffourée, de l’affrontement, etc., on va inoculer dans l’esprit du public une tout autre approche. Les Anglo-Saxons appellent cela le « reframe (recadrage) cognitif ». Il s’agit de pratiquer une technique qui est connue de certains psychologues et sociologues du XXe siècle, à commencer dans les années 1930/1940 : la dissonance cognitive, consistant à faire cohabiter deux notions contradictoires qui ont tendance à paralyser les capacités d’analyse des individus, ce qui crée une forme de désorientation du public qui ne sait plus à quel saint se vouer.
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