Le Livre qui a pourri le monde

Le problème ne date pas d’hier. Il est même antérieur aux Croisades. Car il procède, pour l’essentiel, du fait que trois monothéismes s’affrontent à l’échelle mondiale. Trois monothéismes sur une seule planète, trois rêves pour un seul lit : c’est trop. Il est clair que la meilleure solution serait de partager. Comme à Yalta, en 1945. Ou comme à Tordesillas, en 1494. Vous, allez par ici ; nous, nous irons par là. A vous l’Est ; à nous l’Ouest. Il y a assez de pâturages, de part et d’autre, pour nos troupeaux. Assez de mers pour nos vaisseaux. Seulement voilà : les hommes, comme les enfants, ne sont guère partageurs. Ils s’imaginent toujours qu’ils pourraient tout avoir à la fois. Et le conflit est d’autant plus violent que les concurrents se fréquentent depuis longtemps, qu’ils se ressemblent, que des liens familiaux les unissent les uns les autres. Car alors chacun se dit : celui-ci est mon frère, je lis dans ses pensées, il ne vaut pas mieux que moi. Je ne vais donc pas m’abaisser devant lui. Telle est la situation actuelle. Les trois monothéismes en guerre sont de la même famille. Ce sont les trois religions du « Livre ». De là, ce qu’elles ont en commun est beaucoup plus massif que ce qui les sépare. Et c’est pour cette raison que chacune d’elles, si elle veut s’individualiser, doit mettre l’accent sur ce qui l’oppose aux deux autres.

Racontons donc une nouvelle fois la vieille saga que tout croyant, ou ex-croyant de ces monothéismes, connaît par cœur. La saga qui, en ce début de XXIe siècle, continue d’occuper le devant de la scène de l’histoire.

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Le message chrétien ne nous concerne pas

C’est flagrant à tout esprit qui ne pratique pas le mensonge envers soi-même : ces tenues de « bédouins » bibliques et évangéliques qui remplissent l’imagerie chrétienne, ne font pas partie de notre univers esthétique, culturel et mental.

Comment se reconnaître en cela, comment s’identifier à ces orientaux et à ces fables ? Les histoires de bergers sémites basanés qui déambulent en sandalettes dans des contrées arides ne font pas partie de l’imaginaire des européens, peuple de la forêt, des rivages maritimes, du climat continental, des monts enneigés, et peuple blanc. L’imaginaire des européens est dans le folklore celte, germanique, slave, nordique, grec et latin.

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Réflexions païennes

Outre l’aspect de quête spirituelle, y a-t-il un intérêt politique pratique utile à la résurgence du paganisme européen ? Oui, c’est le cas. 

L’intérêt majeur pratique en matière politique est de porter un changement radical et drastique de notre société. Le nombre croît de personnes conscientes qu’il y a un très gros problème, de perversion des valeurs, de décadence morale, intellectuelle et physique, problème face auquel le paganisme est une excellente réponse pour inverser cette tendance mortifère et tirer l’homme vers le haut, en développant la facette spirituelle de l’homme indo-européen qui fut longtemps une force de notre peuple. Le paganisme permettrait aussi d’avoir un fonctionnement davantage axé sur la communauté locale.

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Les sardines de garde, le grand cru de la mer

Les gourmets connaissent les grands crus des vignobles de Bordeaux ou de Bourgogne, mais peu savent qu’il existe des millésimes « sous la mer ». Bienvenue dans le monde des sardines de garde.

Les conserveries artisanales sélectionnent les plus belles prises de la saison, généralement en fin d’été, quand le poisson est le plus gras. Fraîches, pêchées à la bolinche, elles sont préparées et emboîtées à la main, une par une.

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Vide, table rase… overdose de ce néant

Aux premiers siècles de notre ère, quand ils furent confrontés au christianisme naissant, les Romains dénoncèrent dans cette religion une forme d’athéisme. Cela nous surprend parce que nous avons oublié la logique du polythéisme. Nier l’existence des dieux multiples et nombreux présents dans la nature au profit d’un seul, étranger de surcroît au cosmos (tel que vu par les Grecs), cela revenait pourtant à détruire la présence foisonnante du divin dans le monde, dans les sources et les bois, l’amour et l’action. Cela revenait à ne plus voir dans la nature et la vie que leur matérialité. En concentrant tout le sacré dans un seul Dieu extérieur à la création, en pourchassant les anciens cultes réputés idolâtres, le christianisme fit de l’ancienne Europe comme une table rase. Ne subsistait plus que le Dieu unique et abstrait. Et du jour où l’existence de ce Dieu devint dépendante de la raison (Thomas d’Aquin introduisant la logique rationnelle d’Aristote dans la pensée chrétienne) le risque s’ouvrit de le voir réfuter par la raison (Descartes ensuite) ne laissant derrière lui que le vide.

L’art grec de la curiosité

Les grandes civilisations abordent le monde non pas avec crainte ni par une capitulation naïve, mais avec une confiance fondée sur la réalité qu’elles bâtissent. De telles civilisations ne se replient pas sur elles-mêmes jusqu’à s’y éteindre ; elles possèdent quelque chose qui échappe à notre époque et à nos schémas de pensée : un centre vivant, un noyau fécond qui se projette avec assurance vers l’avenir. C’est ce qu’elles protègent à tout prix, sans pour autant s’y barricader. Les Grecs offrent l’un des exemples les plus manifestes de ce phénomène, tant dans son expansion que dans son repli. Les débats contemporains sur l’identité et la civilisation oscillent souvent — jusqu’à l’extrême — entre deux pôles. D’un côté, le fantasme d’une ouverture totale : l’idée que toutes les cultures sont interchangeables, que la continuité n’a pas d’importance et que l’enracinement est suspect d’extrémisme. De l’autre, une rigidité défensive : la conviction que les cultures ne survivent qu’en se fermant à tout contact extérieur. Les Grecs suggèrent une troisième possibilité.

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Terrible système…

La démocratie… ce régime corrompu où l’opinion du dernier des demeurés a autant de poids dans l’urne que celle d’un sage ! On est las de ce régime où tout ment, où tout est obscène sans que rien soit franc, où le mot de progrès désigne une décadence, où le mot de laïcité est l’étiquette d’une religion.