L’indécence du « Théâtre africain »

Il est bien loin le temps où les dirigeants africains étaient lucides et reconnaissants sur le développement de leurs pays par les apports bienfaiteurs de la colonisation française.

« Nous sommes fils d’un monde nouveau, né de l’esprit et de l’effort français ». La formule est de Ferhat Abbas, l’un des premiers indépendantistes algériens.

Le 15 septembre 1960, à Brazzaville, lors de la fête de l’accession du Congo à l’indépendance, un parachutiste français entreprend d’abaisser le drapeau tricolore. Manifestant à haute voix son désaccord, le président Youlou exige que le drapeau congolais soit monté avec celui de la France : « Il n’est pas question, dit-il, de séparer l’enfant de sa mère ».

Qu’en est-il soixante ans après ces déclarations ?

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Petit viatique contre l’accusation de racisme

Comment faire face à une accusation de racisme si celle-ci vous est jetée au visage à l’occasion d’une discussion ? Attention, traiter de ce sujet, c’est mettre le pied dans des sables mouvants, sur un terrain miné par la rhétorique de gauche, c’est naviguer dans un domaine où tout a été brouillé à dessein, un domaine pour lequel votre moteur de recherche internet est fortement susceptible d’afficher une falsification, par exemple la définition attribuée au racialisme est en fait celle prise au racisme.

Tout d’abord commençons par une bonne nouvelle : les races existent ! Sans quoi certains ne pourraient pas porter l’accusation de racisme. Ce sont donc ceux qui portent cette accusation qui sont les premiers à affirmer ainsi l’existence des races. Qu’ils soient remerciés pour leur bêtise. Il n’est pas inutile de le rappeler, parce qu’il fut une époque pas si lointaine, celle du premier quinquennat d’Emmanuel Macron où en juillet 2018 la mode du moment (en fait déjà en cours sous le funeste François Hollande) fut de prétendre que les races n’existaient pas, les parlementaires français ayant voté à l’unanimité la suppression du mot race dans la constitution. Effacer le mot allait faire disparaître le réel. On était là dans le domaine de l’incantation, de la pensée magique.

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Nous non plus, et vous ?

Je n’ai rien à faire dans un temps où l’honneur est puni, où la générosité est punie, où tout ce qui est grand est rabaissé et moqué, où partout, au premier rang, j’aperçois le rebut, où partout le triomphe du plus bête et du plus abject est assuré.

— Henry de Montherlant (1895-1972)

Doit-on respecter la démocratie ?

La question est légitime. Oui, doit-on la respecter lorsque la majorité, ou même une partie significative de la population, élit des dirigeants ou adopte des politiques qui mettent clairement en danger la sécurité, la liberté et l’avenir de nos enfants ?

La démocratie n’est pas une religion. Elle n’est qu’un outil, un mécanisme destiné à permettre à un peuple de choisir librement son destin. Sa légitimité ne repose pas sur le simple fait que « la majorité a voté », mais sur l’idée qu’elle doit servir le bien commun et protège les conditions mêmes de son existence : la sécurité des citoyens, la cohésion sociale, la transmission d’un héritage viable aux générations futures.

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Vision d’un futur possible

En cas d’effondrement, la France ne se soulèvera pas d’un bloc contre ses élites, ses banques ou ses dirigeants. Elle se déchirera d’abord de l’intérieur.

Quand les supermarchés se videront en trois jours, quand l’électricité vacillera et que les retraites ne tomberont plus, la plupart des Français ne descendront pas dans la rue pour demander des comptes à ceux qui ont organisé ou laissé faire cette fragilité. Ils regarderont d’abord leur voisin. Celui qui a encore un peu d’essence. Celui qui a stocké du riz et du sel (un bien qui vaut de l’or pour du troc). Celui qui possède un groupe électrogène. Celui dont la femme est infirmière et qui peut encore avoir accès aux médicaments. La jalousie, la peur et la faim transforment rapidement le « vivre-ensemble » en « survivre contre l’autre ».

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Société de bâtisseurs vs société de prédateurs

Ce que les Africains désirent de l’Europe, c’est ce que leur présence y abolit. Ils s’émerveillent ou s’émerveillaient d’une prospérité ordonnée, confortable, généreuse et paisible, sans bien se rendre compte, souvent, qu’elle est le résultat du très long effort des peuples européens, sur plusieurs générations et même plusieurs siècles, vers plus d’abnégation, d’honnêteté, de confiance, de moins-pour-le-plus, en un mot d’in-nocence. Ce sont les sociétés de confiance, celles où l’on n’a pas à se soucier en permanence de n’être pas volé, escroqué, exploité, trompé, attaqué, égorgé ou assassiné, qui font naître l’opulence et le bonheur. Les sociétés ne sont pas agressives et violentes parce qu’elles sont pauvres, elles sont pauvres parce qu’elles sont agressives et violentes.

— Renaud Camus

Déni du réel et culture de l’excuse

A la faveur des affrontements tribaux entre bandes de crapauds qui resurgissaient en 2007 et se multipliaient désormais à Paris (Pigalle, Gare du Nord) ou dans les centres commerciaux (Belle Épine à Thiais), par armes à feu, machettes, hachoirs, en pleine foule (les gens l’ont oublié), l’hebdomadaire Le Point faisait dans son édition n° 1826 du 13 septembre trois pages éloquentes sur la situation, avec ce résumé : « Depuis plus de dix ans, les Renseignements Généraux tirent la sonnette d’alarme sur les bandes ethniques qui s’affrontent jusque dans la capitale ». S’y exprimait entres autres Lucienne Bui Trong, ex-patron de la section Villes et Banlieues des Renseignements Généraux. Extraits : « Les pouvoirs publics ont toujours eu du mal à regarder la réalité des banlieues en face. Dès les années 1990, mon service a produit des notes sur les bandes ethniques, et je me souviens que cela dérangeait… Au fur et à mesure qu’elles remontaient vers le directeur ou le cabinet du ministre, nos notes étaient biffées. À tous les échelons on jouait de la gomme. Il fallait éviter d’employer des mots à coloration ethnique… Je me rappelle qu’une de mes premières notes, où j’indiquais naïvement l’origine de ces jeunes, m’a été retournée par le cabinet avec le mot entouré. On m’avait alors expliqué qu’il fallait dire les choses autrement… La maladie du politiquement correct a rendu le phénomène ethnique tabou… ».

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Notre principal ennemi

Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra, qualifie « l’État » de plus froid de tous les monstres froids. Il décrit l’État comme une entité artificielle et inhumaine qui ment froidement, notamment en prétendant incarner le peuple (« Moi, l’État, je suis le peuple »). Une lucidité absolue.

Aujourd’hui, l’État en France (ou disons la technocratie) est ce monstre froid.  Il n’y a plus aucune bienveillance. Pire, cet État détesté le peuple.  Sa communication est un leurre qui ne trompe plus que les derniers naïfs :

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Weimar : derrière la fable « progressiste », un cloaque gauchiste

La République de Weimar (1919-1933) ne fut pas seulement une période d’hyperinflation et d’instabilité politique : ce fut un régime rongé par la corruption, la décadence morale et des scandales financiers à répétition qui ont largement contribué à discréditer le système parlementaire et à ouvrir la voie à son effondrement.

Dès les années 1920, plusieurs affaires majeures ont éclaté, impliquant souvent des réseaux de pots-de-vin, de fraudes et de collusions entre affairistes et responsables politiques (notamment socialistes). Parmi les plus retentissantes :

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