Une religion sadique pour esprits perturbés

Une religion qui fait naître tout être humain en état de pêché héréditaire, qui lui attribue une nature déchue, qui en fait un pêcheur tenu de demander qu’on ait pitié de lui, qui ne parle que d’amour indiscriminé, de repentance, de repentir, de rédemption et de pardon, est mal armée pour faire face aux défis de notre temps et surtout pour susciter une résistance sans états d’âme. À la morale du pêché, cependant, on peut toujours opposer l’éthique de l’honneur. Dans l’éthique de l’honneur, on ne se repent de rien. Quand on fait une faute, on en tire la leçon. On oublie souvent mais on ne pardonne pas plus qu’on demande à être pardonné. On ne s’explique pas, on ne se justifie pas. On ne se plaint pas, on ne se pose pas en victime, on ne cherche pas à faire un instrument de pouvoir d’une souffrance réelle ou supposée. On ne s’agenouille pas, on ne courbe pas la tête. On vit et on meurt debout.

— Alain de Benoist

Le professeur qui aimait les dragons

C’est le titre du nouvel essai de Gianfranco de Turris sur J. R. R. Tolkien.

À l’origine du succès des œuvres du philologue d’Oxford se trouvent les valeurs traditionnelles présentes dans ses récits, telles que le courage, la fidélité à la parole donnée, le sens des responsabilités envers sa communauté d’appartenance, mais aussi le refus du pouvoir absolu.

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Fantasmagories chrétiennes

L’ennui est qu’avant d’entrer dans la chapelle du grand collège, il fallait passer, en haut de l’escalier, devant une peinture du Christ au tombeau, grandeur nature, avec les plaies, le sang coagulé, les os qui tendaient la peau verdâtre et meurtrie. J’en éprouvais, pendant toute ma scolarité, une impression de profonde horreur. Que le Sauveur fût cette charogne me terrorisait et m’indignait.

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Vous êtes fasciste ? Félicitations !

Qui doit avoir droit à la parole ?

La démocratie associée au suffrage universel, c’est la possibilité, le risque majeur, que des malfaisants soient portés au pouvoir par une majorité électorale d’abrutis. Cela fait bientôt soixante ans, depuis l’après Mai 68, que la France en fait la démostration, jusqu’au mandat présidentiel qui doit théoriquement s’achever en 2027.

La démocratie est portée par des démocrates. Du moins se parent-ils de ce qualificatif. En réalité, ils sont tout l’inverse. Ils ne veulent bien de la démocratie et de la règle du jeu électoral que si ce sont eux qui gagnent. Qu’une formation proposant un projet de rupture avec le système établi se présente et gagne massivement les faveurs d’électeurs, et leur expression de démocrates s’évanouit. Cette camarilla de gibiers de potence a bien exprimé sa conception de la délimitation des « démocrates », dans la bouche de Jean-Noël Barrot « La seule majorité possible, c’est celle qui va de la gauche modérée à la droite modérée en passant par le centre ». Une démocratie et des démocrates qui se limitent dans l’entre-soi, n’ont évidemment rien de démocrate puisqu’ils prétendent interdire à une partie des électeurs d’avoir les gouvernants qu’ils souhaitent. Ils protègent un business, une rente, à leur bénéfice exclusif et au détriment de l’intérêt du pays puisque leur politique bâtit un bûcher funéraire (nous aimons cette référence à Enoch Powell). Ils ont fait de longue date la démostration de cette imposture démocratique, il n’y a plus à y revenir. Mais pourquoi ces propos préliminaires me direz-vous ?

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L’Oreiller de la Belle Aurore

Aussi confidentiel que son nom est poétique, il est un emblème méconnu de la gastronomie française. Il s’agit d’un pâté en croûte monumental, créé à Lyon au XVIIIe siècle. Son nom viendrait de sa forme carrée et de la couleur dorée de sa croûte, évoquant l’oreiller d’une belle au réveil.

C’est une mosaïque complexe de viandes nobles et de gibiers, perdreau, pigeon, caille, chevreuil, etc., de volailles, de farce fine de porc, de ris de veau, de foie gras et de truffes noires, le tout enveloppé dans une pâte brisée. Il peut réunir une douzaine de viandes différentes, avec des farces spécifiques pour chaque élément.

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