L’ingérence n’est pas là où certains l’affirment

Le pouvoir français argue que l’algorithme du réseau social X d’Elon Musk pourrait être utilisé à des fins « d’ingérence étrangère ». La première « ingérence » en France, c’est celle de l’État. Et de loin. En plus de détenir l’audiovisuel public, d’accréditer les médias « privés » restant docilement dans le cadre imposé d’expression, c’est lui qui décide de ce qu’on peut dire ou pas (Arcom, CPPAP). Ses représentants ont priorité dans tous les médias. Son seul budget communication avoisine le milliard, soit cinq fois le budget total de tous les partis politiques réunis. C’est aussi lui qui contrôle la production de l’information (AFP), qui « régule » comme il l’entend les supports de l’expression, qui entretient via l’impôt le clientélisme le plus vertigineux. Et c’est encore lui qui administre le « Parquet » susceptible de lancer au bon moment les poursuites qui servent sa volonté.

Dans un monde gouverné par l’inversion des valeurs

Ils ne deviennent pas des monstres une fois au pouvoir. On les met au pouvoir parce qu’ils sont des monstres. Personne n’arrive au sommet par hasard, et surtout pas les vertueux. On y monte parce qu’on a été choisi par ceux qui dirigent vraiment, dans la discrétion de cénacles extérieurs, transnationaux. Dans les pays bâtis sous cette philosophie, la corruption, les déviances, la soif de domination et la fidélité au dogme ne sont pas des défauts dans ce système. Ce sont des critères de sélection pour gravir les échelons de la pyramide hiérarchie, sous le regard d’un oeil triangulaire. Dans ce système inverti qui affiche ses pratiques avec insolence, l’intégrité te fait descendre. La déviance te fait monter.

Un brin de sémiologie

Reprenons cette petite procession crépusculaire, ce cortège des ombres qui avancent en file indienne comme des figurants d’un opéra wagnérien revisité par un metteur en scène fauché et dépressif. Regardez-les bien, ces trois-là, capturés dans l’instantané d’une décadence qui ne peut plus se cacher : Emmanuel Macron, ce jeune vieillard aux tempes grisonnantes qui contrastent avec une moumoute de renard de salon, le regard perdu dans un vide qu’il a lui-même creusé. Ses frêles épaules voûtées sous le costume noir impeccable, ce noir des enterrements d’État où l’on enterre surtout l’espoir. Jupiter ? Plutôt Prométhée après que l’aigle lui a bouffé le foie pour la millième fois : las, exsangue, et toujours accroché au rocher de l’Élysée.

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Coups de couteau contre une enseignante

Hier 3 février 2026, énième fait dramatique dans le cadre des établissements scolaires, à Sanary-sur-Mer un élève âgé de 14 ans a poignardé à trois reprises dans le thorax une de ses enseignantes âgée de 60 ans. Depuis plusieurs années, les enseignants subissent les fruits de la société bien pourrie que leur militantisme sur plusieurs décennies a imposé à tous avant eux : autorité du professeur déboulonnée et disparition de l’estrade magistrale selon les prescriptions de Mai 1968, fin des corrections physiques (gifler éventuellement un élève qui ne veut pas entendre raison), doctrine de « l’enfant roi », au-delà de leurs établissements scolaires interdiction fait aux parents de donner la fessée à leurs rejetons, etc… Toutes idées « progressistes » portées par ces gens de gauche, qui ont abouti à la production d’enfants qui ne supportent plus d’être contestés par une autorité adulte, ensauvagés, et qui désormais poignardent lesdits enseignants. Après avoir tant voulu cette société de bisounours et avoir appliqué les élucubrations des « pédagogistes » apprentis-sorciers des « sciences nouvelles de l’éducation » influençant la profession, ces enseignants ne sont donc pas fondés à s’en plaindre. On récolte ce que l’on sème. Les enseignants ne sont plus craints et ne parviennent plus à se faire respecter d’une partie de la jeunesse. Cela étant, il y a dans leur profession quelques membres qui ne portaient pas les idées de gauche, et qui subissent comme leurs collègues de gauche le monde que ces derniers ont contribué à créer, nous en sommes navrés pour eux.

La France dévisse

Notre pays est devenu l’Argentine* de l’Europe, la démagogie faisant basculer des pans entiers de la classe moyenne dans la pauvreté tout en organisant l’exil des talents et des cerveaux, des entreprises et des capitaux.

— Nicolas Baverez (docteur en histoire et agrégé en sciences sociales)

*NDLR : dans les années 1930, l’Argentine faisait partie des 10 pays les plus riches du monde, comme la France dans les années 1970 était la quatrième puissance du monde. On sait où la gestion de gauche et centre-gauche a malheureusement mené par la suite ce magnifique pays sud-américain, plongé dans une crise économique majeure en 1998 et placé sous la tutelle du Fonds monétaire international.

Démagogie en effet, une majorité électorale de Français ayant toujours été trop frileuse pour essayer « autre chose » que les partis établis dans la gouvernance, malgré le chemin visible sur lequel ils plaçaient le pays. Le connu les rassure, l’inconnu les effraie. Ils préfèrent un malheur connu parce qu’il les rassure, plutôt qu’un éventuel bonheur dont l’idée les inquiète parce qu’ils ne le connaissent pas. Dramatique travers de la psychologie de l’humain de base…

France : le réseau social X sous perquisition

Les autorités françaises soupçonnent donc la plateforme d’avoir modifié son algorithme dans le but de déstabiliser le débat démocratique en France, c’est le prétexte qu’elles ont échafaudé. Vous sentez venir la douille pour 2027 ? Ils vont interdire X si la levée de l’anonymat n’est pas suffisante, voire faire annuler le futur résultat de l’élection présidentielle s’il n’est pas du goût de la mafia qui tient la France, comme en Roumanie sous prétexte « d’ingérence étrangère » ! Ces gens qui n’ont que « démocratie » à la bouche refusent le risque de l’alternance et de perdre le pouvoir, leur conception de la démocratie ne vaut que dans l’entre-soi systémique socialistes/centristes/faussse droite qui a gouverné la France depuis cinquante ans et l’a mise dans le gouffre. La « démocratie », c’est seulement quand c’est eux qui gagnent. L’heure est grave, vraiment…

Ce n’est pas un pays libre

À 11h30 heure française ce 3 février 2026, Pavel Durov (fondateur de Telegram) publie sur son compte X : « La police française perquisitionne actuellement les bureaux de X à Paris. La France est le seul pays au monde à poursuivre pénalement tous les réseaux sociaux qui offrent une certaine liberté aux utilisateurs (Telegram, X, TikTok…). Ne vous y trompez pas : ce n’est pas un pays libre.

Impuissance ? Incapacité ?

Quel que soit le sujet, dont l’insécurité, on entend les chroniqueurs médiatiques dire que les autorités sont « impuissantes », « incapables », de résoudre un problème. Ce discours est insupportable, parce qu’il ancre le pays dans la stagnation et la régression, et installe dans les têtes la conviction que c’est impossible. Or, les situations ne sont que le fruit de choix précédents, elles ne naissent pas spontanément ex nihilo, et les mesurettes homéopathiques prises sans rien modifier des causes profondes du mal ne change rien, changer les choses véritablement n’est qu’une question de VOLONTÉ et de COURAGE. Ce qu’une loi a fait, une loi peut le défaire. Mais nous sommes gouvernés par des gens qui n’ont aucune intention de mettre fin aux anormalités en place.