Vision d’un futur possible

En cas d’effondrement, la France ne se soulèvera pas d’un bloc contre ses élites, ses banques ou ses dirigeants. Elle se déchirera d’abord de l’intérieur.

Quand les supermarchés se videront en trois jours, quand l’électricité vacillera et que les retraites ne tomberont plus, la plupart des Français ne descendront pas dans la rue pour demander des comptes à ceux qui ont organisé ou laissé faire cette fragilité. Ils regarderont d’abord leur voisin. Celui qui a encore un peu d’essence. Celui qui a stocké du riz et du sel (un bien qui vaut de l’or pour du troc). Celui qui possède un groupe électrogène. Celui dont la femme est infirmière et qui peut encore avoir accès aux médicaments. La jalousie, la peur et la faim transforment rapidement le « vivre-ensemble » en « survivre contre l’autre ».

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Société de bâtisseurs vs société de prédateurs

Ce que les Africains désirent de l’Europe, c’est ce que leur présence y abolit. Ils s’émerveillent ou s’émerveillaient d’une prospérité ordonnée, confortable, généreuse et paisible, sans bien se rendre compte, souvent, qu’elle est le résultat du très long effort des peuples européens, sur plusieurs générations et même plusieurs siècles, vers plus d’abnégation, d’honnêteté, de confiance, de moins-pour-le-plus, en un mot d’in-nocence. Ce sont les sociétés de confiance, celles où l’on n’a pas à se soucier en permanence de n’être pas volé, escroqué, exploité, trompé, attaqué, égorgé ou assassiné, qui font naître l’opulence et le bonheur. Les sociétés ne sont pas agressives et violentes parce qu’elles sont pauvres, elles sont pauvres parce qu’elles sont agressives et violentes.

— Renaud Camus

Déni du réel et culture de l’excuse

A la faveur des affrontements tribaux entre bandes de crapauds qui resurgissaient en 2007 et se multipliaient désormais à Paris (Pigalle, Gare du Nord) ou dans les centres commerciaux (Belle Épine à Thiais), par armes à feu, machettes, hachoirs, en pleine foule (les gens l’ont oublié), l’hebdomadaire Le Point faisait dans son édition n° 1826 du 13 septembre trois pages éloquentes sur la situation, avec ce résumé : « Depuis plus de dix ans, les Renseignements Généraux tirent la sonnette d’alarme sur les bandes ethniques qui s’affrontent jusque dans la capitale ». S’y exprimait entres autres Lucienne Bui Trong, ex-patron de la section Villes et Banlieues des Renseignements Généraux. Extraits : « Les pouvoirs publics ont toujours eu du mal à regarder la réalité des banlieues en face. Dès les années 1990, mon service a produit des notes sur les bandes ethniques, et je me souviens que cela dérangeait… Au fur et à mesure qu’elles remontaient vers le directeur ou le cabinet du ministre, nos notes étaient biffées. À tous les échelons on jouait de la gomme. Il fallait éviter d’employer des mots à coloration ethnique… Je me rappelle qu’une de mes premières notes, où j’indiquais naïvement l’origine de ces jeunes, m’a été retournée par le cabinet avec le mot entouré. On m’avait alors expliqué qu’il fallait dire les choses autrement… La maladie du politiquement correct a rendu le phénomène ethnique tabou… ».

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Notre principal ennemi

Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra, qualifie « l’État » de plus froid de tous les monstres froids. Il décrit l’État comme une entité artificielle et inhumaine qui ment froidement, notamment en prétendant incarner le peuple (« Moi, l’État, je suis le peuple »). Une lucidité absolue.

Aujourd’hui, l’État en France (ou disons la technocratie) est ce monstre froid.  Il n’y a plus aucune bienveillance. Pire, cet État détesté le peuple.  Sa communication est un leurre qui ne trompe plus que les derniers naïfs :

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Weimar : derrière la fable « progressiste », un cloaque gauchiste

La République de Weimar (1919-1933) ne fut pas seulement une période d’hyperinflation et d’instabilité politique : ce fut un régime rongé par la corruption, la décadence morale et des scandales financiers à répétition qui ont largement contribué à discréditer le système parlementaire et à ouvrir la voie à son effondrement.

Dès les années 1920, plusieurs affaires majeures ont éclaté, impliquant souvent des réseaux de pots-de-vin, de fraudes et de collusions entre affairistes et responsables politiques (notamment socialistes). Parmi les plus retentissantes :

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Ranimer l’instinct de préservation

Face à un prédateur humain passé en mode reptilien, face à cette machine de guerre destinée à détruire et qui envisage ou qui tente de s’en prendre à nous, la seule façon de résister est de sortir le fauve que la nature a mise en nous pour nous protéger. Ce fauve que nous avons essayé de dompter, de faire disparaître, sans heureusement y parvenir est si efficace que, le fait même de le réveiller va suffire bien souvent à dissuader un prédateur. Celui-ci saura reconnaître la difficulté et préférera se diriger vers une proie plus facile. Cependant, force est de constater que le combat défensif de survie est difficile à enseigner et à apprendre, notre socio-culture faite de règles et de rituels nous bloque dans notre apprentissage.

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La guerre est culturelle

Il existe une espèce de fourmis qui s’approche de la périphérie d’une autre colonie, tue une ouvrière et s’imprègne de son odeur. Pour les fourmis, l’odeur est primordiale. Grâce à cette odeur, l’intruse pénètre l’autre colonie sans résistance. Les ouvrières passent sans s’en apercevoir. L’intruse se dirige vers l’intérieur, vers la reine, puis l’asperge d’une odeur différente qui provoque l’attaque des ouvrières. Celles-ci l’encerclent et la tuent. L’intruse n’a besoin de combattre personne. La colonie se charge d’elle-même. Une fois la reine éliminée, l’intruse se reproduit, et profite des ouvrières qui travaillent pour elle. Le véritable envahisseur n’est plus un intrus. Il représente “l’avenir”…

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