Une communauté de culture sans égal

L’Europe n’est pas née des traités de la fin du XXe siècle. Elle est issue de peuples frères qui, entre la Baltique et l’Egée, sur quelques milliers d’année, donnèrent naissance à une communauté de culture sans égal. L’Europe peut donc se définir comme une tradition très ancienne, tirant sa richesse et son unicité de ses peuples constitutifs et de leur héritage spirituel. Son nom géographique apparaît déjà chez Hésiode voici presque trente siècles. On le retrouve ensuite chez Hippocrate ou Hérodote, opposé à l’Asie, ou encore dans la « Description de la terre » d’Hécatée de Milet. L’époque d’Hérodote fut celle d’une première conscience de soi, surgie de la menace mortelle des guerres médiques (Grecs menacés par les Perses). Platon s’en est fait l’écho dans « La République », montrant qu’une communauté prend conscience d’elle-même face à un danger extérieur.

— Dominique Venner

Nous sommes le 18 octobre 2026

Bonjour,

Vous reprendez bien un peu d’Ernst Jünger ?…

« Les longues périodes de paix favorisent certaines illusions d’optique. L’une d’elles est la croyance que l’inviolabilité du domicile se fonde sur la Constitution, est garantie par elle. En fait, elle se fonde sur le père de famille qui se dresse au seuil de sa porte, entouré de ses fils, la cognée à la main. »

— Ernst Jünger Traité du rebelle ou le recours aux forêts

À Munich va renaître Thulé

J’avais quitté Stonehenge au jour du solstice d’été, quand le soleil rendait à ses enceintes de pierres bleues toute leur magie grandiose, naguère voulue par les mystérieux constructeurs de ce haut lieu païen. Ce que mes yeux avaient vu, les hommes de l’âge du bronze l’avaient vu, exactement de la même manière, plusieurs milliers d’années auparavant. Le soleil qui illuminait Sun Stone, la pierre sacrée du solstice, ce n’était pas pour moi le signe maudit de la fin du monde, mais la présence vivante de l’éternel retour. Tout, soudain, devenait clair. J’avais retrouvé une foi surgie du fond des âges.

Les querelles de ce siècle me semblaient désormais mesquines et mort le monde qui avait oublié la certitude des saisons. D’autres que moi, j’en étais certain, avaient entendu ce même appel, où l’instinct redevenait vie et où la raison s’accordait à la course des astres.

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Du monothéisme à l’universalisme moderne

Le magazine Terre & Peuple publiait à l’été 2013 dans son n° 56 sous la plume d’Alain Cagnat :

Faire l’historique qui a conduit du monothéisme à l’universalisme (récupéré par la franc-maçonnerie) dont nous sommes en train de crever, montre clairement le poison qu’a été le christianisme et ses subversions (son relativisme, « tout se vaut ») introduit dans la société traditionnelle, transposé sans discernement aux idées politiques jusqu’à aujourd’hui.

Pour nous, identitaires européens, l’immigration massive et l’islamisation rampante de notre territoire sont les deux périls qui nous menacent directement et immédiatement. Mais ce ne sont que deux mutations d’un cancer qui a commencé à subvertir la civilisation européenne voici deux mille ans pour lui imposer une idéologie qui lui est totalement étrangère, l’universalisme associé à l’égalitarisme. Pour le comprendre, il faut en chercher la source et en identifier toutes les formes pour mieux les combattre, comme les têtes d’un Hydre.

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