S’il restait encore en moi une réserve de compassion, je pourrais plaindre les immigrés d’Afrique noire, du Maghreb, de Turquie ou du sous-continent indien qui ont été importés massivement dans le but de casser les salaires des travailleurs européens. Un but sordide associé au projet infâme et pervers de dénaturer l’Europe par un remplacement de population. Dans leurs épreuves, les immigrés trouvent cependant à leur avantage des aides publiques, celles d’actions charitables, le soutien de solidarités claniques et le secours moral que peut leur apporter le retour à l’islam, religion de chez eux. Le sort des Français que l’on dit « de souche », ceux que, dans les banlieues, on appelle les « Gaulois », me paraît autrement pathétique et désespéré. Et je sais qu’il en est de même partout dans l’Europe défigurée d’aujourd’hui. C’est donc à ces Européens « de souche » que je réserve ma compassion.
— Dominique Venner, Un samouraï d’Occident, 2013