De la forfaiture

La forfaiture, dont la haute trahison est la forme la plus élevée, désigne une faute grave relative à l’autorité à laquelle un vassal ou un fonctionnaire doit allégeance dans l’exercice de ses fonctions.

Quelle est l’autorité à laquelle la classe politique et la haute fonction publique vivant de l’impôt doivent allégeance ? Si l’on en croit la constitution en vigueur, c’est le peuple souverain, puisque son article 2 dispose comme chacun sait que le principe de cette République est le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Cette fameuse souveraineté du peuple qui n’est, comme l’expérience en fait la démonstration, qu’une escroquerie cruelle (plusieurs de nos papiers sont éclairants à ce sujet dans notre thématique République, Démocratie, Vie politique française, dont vous trouverez la liste sous l’article Ne plus être dupe sur la démocratie et la République.)

Lire la suite « De la forfaiture »

Faire avaler la couleuvre

Le premier des 10 points en matière de stratégie de manipulation des masses théorisée par Noam Chomsky est connu : la stratégie du dégradé. Cette méthode (aussi appelée stratégie de la gradualité) consiste à appliquer une mesure inacceptable de manière tellement progressive qu’elle en devient presque imperceptible. Plutôt que d’imposer un changement drastique brutal qui provoquerait une révolte, on applique les changements « en douceur » sur une longue période, parfois sur 10 ans. Les idéologues militants qui nous gouvernent n’œuvre pas pour eux, ils le font pour un projet qui les dépasse dans le temps et ils savent que s’ils ne voient pas un aboutissement de leur vivant les générations à suivre appartenant à leur microcosme, elles aussi formées dans la même idéologie, continueront le travail. N’oubliez jamais que les gens qui gouvernent sont des experts dans la manipulation du troupeau. Le public s’habitue à la nouvelle norme, étape par étape, jusqu’à accepter des conditions de vie ou des restrictions qu’il aurait catégoriquement refusées au départ. La République française (sans être la seule) en fait une application systématique. Nous n’irons pas plus loin pour la circonstance sur les 9 autres points de Chomsky, vous laissant les rechercher et les découvrir si le sujet vous intéresse.

Lire la suite « Faire avaler la couleuvre »

C’est beau la démocratie…

À moins d’un an de la prochaine élection présidentielle, les annonces de candidats commencent à apparaître, avec ce qu’ils promettent de faire, monts et merveilles, puisque constat est fait à l’issue du mandat du sortant que des choses ne vont pas… Ce qu’il faut déduire de ce fonctionnement sans cesse reconduit, c’est qu’en définitive, ne rien faire, ne rien résoudre après une élection dans ce qui ne va pas, durant les années de gouvernance qui suivent, c’est primordial parce que cela permet aux candidats à l’élection suivante de faire leur programme de campagne, et annoncer qu’ils vont réformer ceci, réformer cela… puisque ces choses ne vont pas. Pour que la vie « démocratique » se perpétue indéfiniment, il est donc fondamental de ne rien réparer, sans quoi le fonds de commerce s’éteint.

« Patriote français » devient un oxymore

Historiquement, la République n’a pas de problème à s’associer avec les notions de patrie et de patriotisme. Lorsque la Prusse et l’Autriche font savoir leur intention de porter secours à la famille royale française, la République proclame « la Patrie en danger » par une déclaration de l’Assemblée législative en date du 11 juillet 1792, anticipant de quelques jours le Manifeste de Brunswick, et mobilise pour envoyer des troupes aux frontières de l’Est. La patrie a toujours bonne presse pour la République à l’occasion de la Première Guerre mondiale (l’idée de créer une structure supranationale et de s’y dissoudre n’est pas encore apparue dans les cervelles frelatées qui nous dirigent). Ce n’est que plus tard que les choses perdront une autre tournure. Alors qu’il n’est pas un seul film américain où l’on ne voie pas la bannière étoilée flotter sur la façade d’une maison, expression normale du patriotisme, on a vu en France à l’occasion du mouvement des Gilets Jaunes des policiers arracher des mains de manifestants les trois couleurs du drapeau français, chose complètement dingue, des troupes de maintien de l’ordre reprochant à des citoyens d’exprimer leur attachement à leur pays par le drapeau, comme si ce dernier était une pancarte porteuse de revendications inscrites sur son étoffe ! Un acte policier grotesque, indécent et totalement hors-sujet par rapport aux raisons de la présence de manifestants. C’est d’ailleurs une tendance qui avait cours depuis un certain nombre d’années, brandir le drapeau tricolore est mal vu par le pouvoir, qui s’en réserve l’usage pour ainsi dire exclusif, sur ses bâtiments, et dans le décorum et la pompe du régime. Le drapeau tricolore a perdu de son intérêt pour les autorités parce qu’elles lui préfèrent le drapeau de l’Union européenne, elles attendent le jour où la France ne sera plus qu’une région soumise et privée de pouvoir dans le fédéralisme de Bruxelles, pour le retirer des bâtiments et n’y laisser que le drapeau de l’UE… Mais abandonnons cette digression historique pour en venir au sujet qui nous occupe.

Lire la suite « « Patriote français » devient un oxymore »

Sauver la France : mode d’emploi

Ce sauvetage, à la faveur d’une élection présidentielle, se décline comme suit. À situation exceptionnelle – et elle l’est amplement – mesures exceptionnelles, dérogeant obligatoirement au droit frelaté qui précisément a permis cette situation exceptionnelle de dégradation. Il est évident pour tout esprit normalement constitué que l’on ne saurait en finir avec le système en place et remettre le pays à l’endroit en maintenant tout ce qui a participé à sa démolition.

Mais le préalable indispensable aux étapes qui vont suivre, c’est qu’enfin une majorité de Français aient suffisamment évolué intellectuellement pour adhérer à un programme de rupture radicale d’avec ce qui est en place, afin d’élire non seulement un président mais surtout une majorité parlementaire écrasante de son parti de façon à pouvoir faire passer toutes les mesures du programme de réforme. Compte tenu du temps qui sera nécessaire à l’obtention d’une telle transformation du mental des Français, il ne faut pas espérer qu’elle soit existante en 2027, les Français sont encore trop nombreux à manquer du courage nécessaire pour sortir du gauchisme, du marxisme culturel et de leur dépendance à l‘État.

Que l’on soit bien d’accord. Le principe de la majorité en démocratie est qu’elle est légitime à imposer son programme aux autres parce qu’une majorité de votants en a décidé ainsi. Ce principe vaut donc pour tous les participants au scrutin. Mais des merdes malhonnêtes veulent bien de ce principe à la seule condition que ce soient eux les vainqueurs du scrutin. Le sens de ce qu’ils prônent pour autrui et qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes, doit leur être rappelé.

Ceci étant dit, revenons-en au programme idéal.

Lire la suite « Sauver la France : mode d’emploi »

Le carnaval des démagogues est lancé !

Après le scandale du meurtre de la petite Lyhanna, et à un an de la prochaine élection présidentielle, les candidats appartenant aux partis qui n’ont rien fait étant au pouvoir, sauf mener la France dans le gouffre, ne tarissent pas de propositons de fermeté contre le crime. Ils sont à vomir. L’abjection du clientélisme démocratique est née le jour où le premier démagogue a croisé le premier crédule.

Despotisme de la masse

Le suffrage universel est la honte de l’esprit humain. C’est le nombre qui fait la loi, la masse aveugle qui décide du génie et de la vertu. La République est le règne de la médiocrité obligatoire.

— Gustave Flaubert

C’est si vrai que d’autres ont de longue date fait le même constat, dont Olaf Hoskuldsson, chef Viking cité dans la Saga de Laxdoela (XIIIe siècle) : « Je veux que les plus sages décident ; l’avis des gens stupides me paraît d’autant moins utile qu’ils seront toujours les plus nombreux ».

Il est de plus en plus inquiétant

Dans le cadre de l’actualité footballistique française et de passage chez l’équipe d’Afrique, pardon, de France, l’occupant de l’Élysée exhibe avec un air particulièrment moqueur un maillot floqué à son nom. Mais ce qui interpelle, c’est le chiffre 27, qui n’est pas là par hasard, référence éloquente et provoquante à l’élection présidentielle de 2027 à laquelle il ne peut pas participer suite à deux mandats consécutifs… sauf circonstances exceptionnelles prévues par l’article 16 (pleins pouvoirs). Il multiplie les signaux pointant vers un refus de s’en aller, non communication de la date de cette élection, déclarations sur son regret de partir, ce maillot, et il vient de créer récemment un inquiétant « état d’alerte de sécurité nationale » (nouveau régime juridique d’exception créé par la loi de programmation militaire (LPM) dans le contexte d’une recherche de conflit avec la Russie, ce qui lui permettrait si une guerre éclate, d’invoquer en effet l’article 16 de la constitution et annuler l’élection présidentielle de 2027, lui permettant de rester à la tête du pays. Un maillot qui deviendrait prémonitoire à posteriori.

2027 année de coup d’État ?

Le couple qui occupe l’Élysée a déjà eu l’occasion de dire combien il allait regretter de devoir quitter le palais suite à l’élection présidentielle de l’an prochain. Emmanuel Macron refuse d’ailleurs – de façon totalement puérile et comme pour « conjurer » cette obligation de départ -, de communiquer à quelles dates se fera l’élection de son remplaçant. Il souhaitait déjà en 2024, sans l’avouer publiquement bien sûr, que le Rassemblement national sorte vainqueur des élections législatives afin que le chaos gauchiste se déverse sur le pays, « l’obligeant » ainsi à recourir aux pleins pouvoirs prévus par l’article 16 de la constitution. Au vu de ce qui vient de se passer dans la nuit du 30 mai au 1e juin dernier, et du calendrier sportif qui donnera autant d’occasions à la racaille émeutière importée de tout casser de nouveau, il faut prendre au sérieux l’hypothèse en titre, où l’on verrait l’occupant de l’Élysée activer l’article 16 face à la situation d’émeutes afin d’annuler l’élection présidentielle et pouvoir rester ainsi à la tête du pays alors qu’ils doit partir (si la situation est normale) à l’issue de ses deux mandats consécutifs effectués.