Changer les institutions françaises : une nécessité vitale

Crise institutionnelle, crise de régime, crise démocratique, crise de représentativité, les termes équivalents ne manquent pas pour nommer le fait dont nous sommes contemporains et dont un Français sur deux nous dit-on aurait ENFIN fini par prendre conscience. Les niais la découvrent aujourd’hui mais nous disons « enfin » car cette crise de régime, profonde, est en place depuis longtemps. D’aucuns identifient en tant que fondement de cette crise le délitement du rapport de confiance entre les « élites » et la population, et la dilution de la responsabilité des gouvernants. Il est vrai qu’ils ne sont plus que des pantins gestionnaires qui ont abdiqué leur pouvoir et la souveraineté du pays au profit de structures supérieures, du côté des marchés financiers et de l’Union européenne qui dicte la quasi-totalité du droit actuel simplement transposé dans nos textes par des parlementaires qui ne sont plus que des chambres d’enregistrement. L’histoire du XXe siècle, c’est celle à la fois de la construction de l’État administratif qui se substitue quelquefois à la responsabilité politique, et du développement du gouvernement des juges (voir notre article Comment en est-on venus au gouvernement des juges ? répertorié dans la thématique République, Démocratie, Vie politique française). La dilution du pouvoir politique est captée par d’autres autorités qui n’ont pas la « légitimité » de l’élection.

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Ploutocratie est le mot correct

Démocratie, du grec, signifie le pouvoir du peuple. Non le pouvoir du capital, non un processus électoral d’illusionnistes. De quel pouvoir du peuple peut-on parler en Occident, si, indépendamment des prétendues « élections », la politique est menée sous la dictée des plus riches ? Nous ne vivons pas en démocratie mais en ploutocratie, le pouvoir par l’argent. Et les ploutocrates ont transformée la capacité politique des citoyens en fiction.

Gardez toujours à l’esprit les mots de Tocqueville : « Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira ».

Pour tout comprendre des réalités de cette affaire, notre série de papiers cités sous le titre Ne plus être dupe sur la démocratie et la République (thématique République, Démocratie, Vie politique française), sont à votre disposition.

Là où s’épanouissent les serpents

Par la nature que « Monsieur Destinée » attribue à chaque humain apparaissant en ce monde, le corps social se divise en deux catégories, ceux qui deviendront des serpents et ceux qui deviendront des gens honnêtes. La catégorie des serpents se divise elle-même en deux groupes, la racaille de droit commun, criminels et délinquants, et la racaille en col blanc. Le terrain d’épanouissement de la racaille de droit commun a toujours été la société dans son ensemble. Celui de la racaille en col blanc est un principe politique, c’est le théâtre de la démocratie.

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Cette mutation fatale

La République, qui utilisa le laïcisme pour régler son compte à l’Eglise catholique (il n’y avait en France en 1900 qu’une seule religion, le nombre de juifs et de protestants étant inversement proportionnel à leur influence sur le pouvoir), se trouve aujourd’hui incapable, faute de volonté, d’empêcher l’islam de proliférer. Ayant rempli sa fonction, le laïcisme est abandonné par la République au profit du communautarisme à l’américaine : dans les faits, est dit aujourd’hui républicain, tout corps, tout homme, tout concept, tout droit, qui tend à la destruction de la France. Ou pour reprendre le nouveau vocabulaire du régime, à son « insertion harmonieuse dans le monde en devenir, un monde ouvert, non discriminant, inclusif, soucieux du bien-être des hommes et des femmes, sans considération de leur origine, de leurs croyances, ni de leur orientation sexuelle. »

L’ADN de la République

La devise républicaine est issue de « La République des Hébreux ». La Laïcité c’est le judaïsme.

— Vincent Peillon (ancien ministre socialiste de l’Éducation nationale sous François Hollande)

Elle est surtout connue comme étant la devise commune à la République (qui l’adopte en 1848) et au Grand Orient de France (qui l’adopte un an plus tard, la République étant une oeuvre maçonnique). Voilà dans quel bain on fait vivre les Français. La République c’est la Loge, et la Loge c’est la Synagogue. Et ce n’est pas normal. Le mont Sinaï n’est pas en Gaule. La France a été violée, elle vit sous la domination d’une pensée orientale.