Le combat antiraciste a des bases faussées

Que nous disent du racisme les antiracistes ? Qu’il faut se prononcer « contre », et cette condamnation doit s’affirmer, elle ne saurait être implicite, car il n’y a pas d’horreur plus intolérable ni de cause plus juste. Que notre mémoire historique l’associe à la violence la plus extrême comme à la contre-violence la plus légitime : traite des Noirs et Holocauste d’une part, guerre de Sécession et Deuxième Guerre mondiale de l’autre, et qu’il s’agit de deux situations aveuglantes de clarté, le Bien face au Mal et le juste combat du premier contre le second, et que cela en a fait le symbole du mal absolu. En fait, quand la réalité prend ce visage manichéen, nul ne doit hésiter à choisir son camp : la neutralité devient criminelle.

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Unanimité parlementaire contre la libre expression

Le 2 avril dernier, avec seulement 2 voix contre sur 304 votants, le Sénat a adopté la loi dite SREN (visant à « Sécuriser et réguler l’espace numérique »), foncièrement liberticide qui crée un délit d’outrage en ligne aux contours plus qu’opaques ! Aucune des deux assemblées (l’Assemblée nationale fera de même) ne s’oppose donc à la suppression de la liberté d’expression, liberté déjà combattue depuis la loi Pléven de 1972. C’est donc le projet de TOUTE la classe politique. Mais nous savons de longue date de quoi sont faits ces parlementaires français et ce qu’ils valent. Georges Bernanos ne fait pas partie de nos auteurs de prédilection, mais on reconnaît le temps présent dans ses mots : « Nous n’assistons pas à la fin naturelle d’une grande civilisation humaine, mais à la naissance d’une civilisation inhumaine ».

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Camarade Staline

Dans une tentative désespérée de défendre leur idéologie, les partisans du communisme vous diront qu’il a été dévoyé, que ce qui a été appliqué dans les pays communistes n’était pas le communisme authentique, que Staline en fut un avatar monstrueux qu’il est malhonnête de l’utiliser pour en discréditer l’idéal. L’ennui, pour cette affirmation, c’est que le communisme réel n’est fait que de ces « avatars » producteurs, si l’on peut dire, de la plus impressionnante liste de génocides et massacres que l’humanité ait connue sous une seule enseigne idéologique et en une période d’un siècle. Les « avatars » ont pour noms Lénine, Trotski, Staline, Mao Tse Toung, Ho Chi Minh, Bela Kun, Janos Kadar, Ceaucescu, Mengistu, Enver Hodja, Pol Pot, Kim Il Sung, et la liste n’est pas exhaustive. L’ennui aussi c’est que tous ces « avatars » prouvent bien qu’ils participent d’une inéluctabilité idéologique, qu’ils participent d’un système au sein duquel les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ce système s’appelle le marxisme-léninisme.

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S’instruire pour vaincre

Selon Thucydide citant un roi de Sparte, une nation qui fait distinction entre ses érudits et ses guerriers verra ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles.

Les devantures des librairies témoignent du Grand Effondrement de l’instruction en France. Plusieurs titres évoquent une cruelle réalité, l’indéniable déclin scolaire, avec Jean-Paul Brighelli auteur de La Fabrique du crétin – Vers l’Apocalypse scolaire Tome 2 (après La Fabrique du crétin – La mort programmée de l’école publié en 2005), La grande garderie de Lisa Kamen-Hirsing, en passant par Eve Vaguerlant auteur de Un prof ne devrait pas dire ça : Choses vues et tues dans l’Éducation Nationale

Le constat est accablant. Qu’elle soit publique ou privée sous contrat, l’école percluse d’injonctions officielles politiquement correctes en faveur du « climat », de la planète, du « vivre-ensemble », voire des punaises de lit stigmatisées, plonge dans la plus grande médiocrité. Ce désastre magistral frappe plusieurs générations, et affecte directement le militantisme nécessaire à la remise à l’endroit du pays. Le pouvoir forme des idiots moulés dans le conformisme, prêts à avaler la pensée prémâchée qu’il fait servir par tous les canaux possibles, c’est à son avantage, c’est autant de monde qui ne se révoltera pas.

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Quelques considérations sur le monde politique français

Politique et politique-spectacle… Un acteur narcissique se reconnait à ceci qu’il est aussi indifférent à la pièce où il joue que passionné par son propre rôle. Le vrai politique, c’est-à-dire l’homme d’État, travaille pour un résultat réel et qui peut être lointain, qui dépassera sa propre existence ; le politicien, l’acteur du simulacre d’action, ne vise qu’à un effet apparent, mais immédiat, il n’est qu’un communicant média. L’homme d’État s’oublie dans son œuvre, l’homme politique se pavane dans son personnage, l’un s’efforce d’être le maître des événements, l’autre n’en est que le parasite, l’un craint d’être vaincu, et l’autre d’être sifflé. Ou pour le dire selon d’autres mots, la différence entre l’homme d’État et l’homme politique, c’est que le premier pense à la prochaine génération, le second à la prochaine élection. Et nous n’avons plus que des hommes politiques, des politicards. La routine ronronne sur les genoux de la destruction. Quelle que soit la réalité qui se soulève autour d’eux, les gens de la politique actuelle ont systématiquement recours au mensonge pour se maintenir, ils ne savent que se cramponner au système par lequel ils existent, répéter les formules qui les ont fait élire, et c’est la même adhésion au régime, à ce système, qui fait l’homme étiqueté à gauche et celui étiqueté à droite mener la France à sa dissolution.

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Un cercle pour les gouverner tous

« L’empoisonnement est un crime qui est châtié par les lois de la collectivité humaine. Il est temps de comprendre qu’il peut y avoir des situations où les grandes masses, dont le vote détermine tout dans un Etat démocratique, peuvent succomber à un véritable empoisonnement psychique, au sens le plus réel » — Sergueï Tchakhotine, Le viol des foules par la propagande politique, 1952.

Un cercle pour les gouverner tous pourrait-on dire en paraphrasant la célèbre phrase de Tolkien sur l’Anneau de pouvoir. En 1983, Yann Moncomble publie Du viol des foules à la Synarchie ou le complot permanent. « En clair, dit-il, ceci revient à dire qu’un petit groupe aura la haute main, par le système de la manipulation psychique, sur la masse ». Le 1 % dont parle Yann Moncomble, c’est celui de notre autre article Bilderberg, juin 1991. Il ressort de son ouvrage que :

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