La victoire des Dieux olympiens ne se remporte pas sans mal. Réduits à leurs seules forces, les Dieux ne sauraient faire pencher la balance. Pour terrasser les Titans, il faut des Titans. Et même eux ne suffisent pas à vaincre la résistance de Japet, d’Atlas, de ses séides. Il faut maintenant que s’ouvrent les portes des abysses, il faut qu’apparaissent les formidables veilleurs chthoniens qui demeurent perpétuellement dans l’occulte, et ne montent au jour de la conscience et de la lumière que lors des ébranlements les plus profonds. Ils ne viennent que si la totalité du pouvoir est en jeu, si les atteint le tremblement qui parcourt le ciel et la terre et le tréfonds de l’abîme. Alors s’ouvrent d’un coup les portes d’airain du Tartare, dont l’Iliade nous dit qu’il s’étend sous l’Hadès, aussi loin au-dessous que le ciel est distant de la terre.
Lire la suite « Dionysos et le Grand Pan »Catégorie : Paganisme, Polythéisme
Guenièvre, reine mythique de Camelot et épouse du roi Arthur

Guenièvre, reine mythique de Camelot et épouse du roi Arthur, incarne bien plus qu’un simple personnage de la légende arthurienne : elle est un pont entre le monde médiéval chrétien et les traditions celtiques préexistantes. Son nom, souvent associé à des racines celtiques comme Gwenhwyfar (signifiant « fantôme blanc » ou « fée blanche »), évoque des liens profonds avec les croyances et les récits des peuples de Bretagne et d’Irlande. Dans ces cultures, les femmes, surtout celles dotées d’une beauté et d’une sagesse exceptionnelles, étaient souvent perçues comme des intermédiaires entre les humains et le monde des esprits, voire des divinités.
Lire la suite « Guenièvre, reine mythique de Camelot et épouse du roi Arthur »Le christianisme ne supporte pas la comparaison
La morale des religions de la nature préchrétienne est formée autour de valeurs nobles, qu’elles soient esthétiques et éthiques comme la beauté, le courage, l’affirmation de soi, ou bien propres à la nature de l’homme comme la fécondité, l’instinct maternel, la force physique. Un grand homme au sens de la pensée chrétienne est celui qui accepte une destinée faite de renoncements, d’abnégation, de souffrances. Un grand homme selon la pensée préchrétienne est celui qui a accompli des actes remarquables de par leur difficulté, dépassant en cela les forces de la nature et la force de ses semblables. La pensée chrétienne créé des martyrs, là où les religions de la nature créent des héros. La postérité chrétienne s’abreuve d’humilité, celle des religions de la nature se nourrit de légendes et de mythes.
— Thomas de Pieri
L’homme européen amputé du merveilleux
Folklore signifie littéralement tradition du peuple. Autrefois, les sources et certaines particularités du paysage européen (arbres exceptiionnels, chutes d’eau, etc.) étaient des lieux de mythologie et de légendes. Les fées et le petit peuple de la forêt, jamais visibles, étaient présents dans la connaissance commune. Comment peut-on aujourd’hui ne pas relier au sacré des éléments extrêmement caractéristiques se trouvant dans notre paysage ? Parce que les siècles de christianisme et le rationalisme de Descartes ont tué la sensibilité au merveilleux chez les peuples d’Europe. Si le mont Cervin s’était trouvé au Japon, il y a mille ans qu’un sanctuaire aurait été édifié à sa base pour en faire un kami. Comment peut-on se retrouver face à une montagne d’une forme aussi sublime sans la vénérer ?

Joyeux Équinoxe de printemps frères Païens !

Quand le marteau parle…
Avec la hache, le marteau est le premier outil fabriqué par l’homme, il y a plusieurs millénaires, pour transformer la matière. Simple pierre à l’origine, il a évolué au cours du temps en s’enrichissant d’un manche qui lui communique sa dynamique de frappe, la masse en tombant, faisant un travail qui n’est contrôlé que par l’œil et la main de l’ouvrier : fermeté, patience et persévérance sont exigées, il n’y a donc pas de droit à l’erreur sous peine de recommencer l’ouvrage au départ. Dès l’aube des temps, l’homme fabriquant son premier galet aménagé devient le sorcier qui manipule la matière amorphe, à l’image d’un démiurge qui construit des mondes puisque toute création suppose au départ un artisan et la mise en œuvre d’une matière première.
Lire la suite « Quand le marteau parle… »Gare aux contrefaçons !
Dans Comment peut-on être païen ? publié en 1981, dont des extraits suivent, Alain de Benoist met en garde contre une certaine conception du paganisme fourre-tout, qui n’est que la déclinaison multiculturelle du mondialisme appliquée à l’idée païenne, un métissage du paganisme. Une dénaturation, un travestissement rejetant la dimension identitaire et politique, contrefaçon incohérente que nous refusons donc de la façon la plus absolue comme nous rejetons le melting-pot mondialiste qui en est le modèle.
Ce qui nous semble surtout à redouter aujourd’hui, c’est moins la disparition du paganisme que sa résurgence sous des formes primitives et puériles, apparentées à cette religiosité seconde dont Spengler faisait, à juste titre, l’un des traits caractéristiques des cultures en déclin.
Lire la suite « Gare aux contrefaçons ! »Les dieux de demain
Qu’apportons-nous, aujourd’hui, à la Tradition ? La Tradition, c’est ce qui se transmet à travers les générations. Que l’on s’entende bien, il ne s’agit pas ici de la « Tradition Primordiale ». Il ne reste pas grand-chose de la tradition druidique. Car d’une part, les druides ne consignaient pas leur enseignement par écrit, et d’autre part ce qui nous en a été transmis par la suite dans les écrits des moines gallois et irlandais est complètement gauchi, dénaturé, par la christianisation des esprits.
Lire la suite « Les dieux de demain »Persistance et résurgence du Paganisme
Aujourd’hui, dans les pays historiquement chrétiens, des centaines de milliers de personnes se disent païennes. Leur nombre pourrait même dépasser le million. En fait, le paganisme est bien inscrit dans l’histoire de l’Occident. L’héritage culturel du monde pré-chrétien – en particulier celui de la Grèce et de la Rome antiques – est resté une source d’inspiration pour les renaissances païennes. Le matériel nécessaire à la renaissance des croyances « païennes » a toujours existé. Pas surprenant que de nombreuses personnes l’aient utilisé au cours des siècles. Mais de quoi s’agit-il ?
Lire la suite « Persistance et résurgence du Paganisme »Farquhar et la princesse Caolmhala : une légende celtique entre amour et destin
Dans le vaste panorama des récits celtiques, où les frontières entre réalité et magie s’estompent, certaines histoires captivent par leur profondeur émotionnelle et leur symbolisme. Parmi elles, celle de Farquhar, un guerrier courageux, et de la princesse Caolmhala, figure mystérieuse et lumineuse, incarne l’éternel combat entre le destin et la liberté, l’amour et le sacrifice.
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