À l’heure où la France est le seul pays au monde qui a désormais peur de sa fête nationale, obligé de déployer des troupes, 130 000 policiers et gendarmes, pour en sécuriser la « célébration » sous la menace de racailles abruties (certains maires allant même jusqu’à annuler l’évènement), situation surréaliste et honteuse vidant ladite fête de sa raison d’être, nous avons beau chercher dans notre mémoire, passer au peigne fin tout ce que nous avons pu emmagasiner de connaissances en matière d’Histoire, de sciences politiques, de philosophie, d’anthropologie, de sociologie…
Nous avons beau nous retourner les méninges et brasser mentalement toute cette littérature universitaire, tous ces ouvrages qui comptent, compulser toutes ces brillantes analyses, tous ces documentaires éclairants, nous ne voyons pas quelle autre époque, mise à part celle que nous vivons actuellement, a pondu une telle portée de crétins, de décérébrés, de sans-repères, d’incultes, de malotrus, de feignasses, de teignes, de petits caporaux, de commissaires du peuple, de pleutres, de fayots, de soumis, de lèche-bottes, de vendus, de pitres, de fausses élites, de vrais imposteurs, de politicards à la ramasse, de filles à soldats de télévision , de roulures, de has been, sans compter les présidents jupitériens, les maîtres des horloges et autres gadgets encombrants. L’époque grouille de ces destructeurs qualifiés, toujours affairés à distiller le Mal, à mettre à bas tout ce qui tient debout. Et ce sont eux les patrons. Ils donnent le ton, distribuent les bonnes notes, décernent des titres de moralité, octroient l’imprimatur ici, réclament la censure là. Ce sont eux les patrons dans les médias mainstream, dans les allées du pouvoir, dans les couloirs des ministères, dans les salons où l’on cause le bobo couramment, dans les manuels scolaires, dans les greffes des tribunaux, dans les salles de théâtre, dans les MJC de banlieue. Sous l’implacable dictée de ces Maîtres à Penser, les cadres structurants de la civilisation occidentale s’effondrent peu à peu comme un escalier sous la dent de termites.
Le mouton file doux ; le « mal pensant » est prié de la boucler. L’heure est à l’inversion totale de toute chose établie, par des modifications conçues et préparées dans les loges maçonniques. La famille ? Dépassée. On lui préfère des standards déconstruis et tout droits sortis du laboratoire d’un savant fou : embryons trafiqués comme des mobylettes, ventres à louer en libre-service, tripatouillages de cellules souches et soupe à l’ADN, ou aujourd’hui à l’ARN « messager ». Le péquin moyen à encéphalogramme plat assiste, incrédule, à l’avènement de l’Homo Gloubiboulga, bête mutante venue au Nouveau Monde du progressisme délirant, moitié humain, moitié minorités tyranniques.
On glorifie les crapules ; on excuse les voyous, cependant que l’on cloue les héros au pilori du mal-penser, du mal-agir, du complotisme. On sacrifie les classes moyennes et l’Occident périphérique sur l’autel de la diversité heureuse, après l’avoir floué vaillamment : une cuillère pour la mondialisation, une cuillère pour le melting-pot sans discernement et sans limites, une cuillère pour le Covid.
Dans ce cloaque, Hanouna et ses œuvres télévisuelles, qui feraient passer les jeux du cirque pour un oral d’entrée à Polytechnique, ont plus de poids que la parole de mille savants. C’est le règne incontesté du prêt-à-penser le plus basique, l’information réduite en bouillie pour donner la becquée à des millions de cerveaux empêtrés dans une néo-culture du vide savamment entretenue par le triptyque infernal « École détruite / Médias experts en brainwashing / Réseaux sociaux en mode passif ».
L’Armée ? La Police ? La Magistrature ? Aux mains d’un commandement féal acquis à l’équerre et au compas. Le régime sait placer ses prétoriens aux postes stratégiques essentiels à son maintien. Les bistrots où l’on causait ? Fermés, éteints, oubliés. Les partis ? Discrédités un à un. Qui remettra debout ce qui gît à terre ? Qui osera pratiquer le bouche-à-bouche sur le corps presque inanimé de l’Occident ? Qui nettoiera les écuries d’Augias, pour mille ans !
Quiconque espère encore guérir cette époque, qui est intérieurement pourrie, doit d’abord avoir le courage d’éclaircir les causes de cette maladie. Repousser toute étroitesse d’esprit, susciter, former, rassembler et organiser dans les rangs de notre nation ces forces capables de devenir les combattants d’avant-garde d’une nouvelle philosophie de la vie. Nous ne sommes pas assez simples pour croire qu’il serait possible de réaliser une époque parfaite. Mais cela ne soulage personne de l’obligation de combattre les idées néfastes qui ont été appliquées et leurs conséquences reconnues, de surmonter les faiblesses et de rechercher l’idéal. Pour cette raison même, l’homme doit essayer de servir le but ultime, et les échecs ne doivent pas le décourager, pas plus qu’il ne peut abandonner un système de justice parce que des erreurs pourraient s’y glisser. Nous savons qu’avec cette conception nous sommes des révolutionnaires dans le monde d’aujourd’hui et que nous sommes considérés comme tels. Mais nos pensées et nos actions ne doivent en aucun cas être déterminées par l’approbation ou la désapprobation de notre temps, mais par l’obligation contraignante d’une vérité que nous avons reconnue.

