Robert E. Howard et le genre Sabre & Sorcellerie

Tout exégète du genre Sabre et Sorcellerie (Sword and Sorcery) est tenté d’ouvrir le débat avec la figure de Robert Ervin Howard. Ne fut-il pas le premier écrivain à cristalliser tous les éléments de l’heroic fantasy pour leur donner cette forme éminemment reconnaissable aussi neuve qu’excitante ? Eh bien non. Le style Sabre et Sorcellerie plonge ses racines bien plus loin que la première production fantasy de Howard, parue dans les pages du désormais légendaire magazine Weird Tales. D’une certaine façon, il remonte au commencement même de la littérature.

Le type du guerrier héroïque à la Conan, qui sillonne le monde préhistorique en quête de monstres et de sorciers à pourfendre, se trouvait déjà en St Georges, Siegfried, avec Beowulf et Hercule.

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Une plume d’insurgé

Jules Vallès, né le 11 juin 1832 au Puy-en-Velay et mort le 14 février 1885, à l’âge de 52 ans donc, fut un révolutionnaire, militant socialiste et homme de lettres français. Journaliste mais aussi romancier, il fut contemporain des grandes révoltes sociales que connut la France en 1848 puis 1871. Observateur mais aussi acteur de son temps, il est notamment connu pour avoir écrit la trilogie à mi-chemin entre autobiographie et roman consacrée à Jacques Vingtras, son double littéraire : L’Enfant, 1er volet, Le Bachelier, 2e volet, et enfin L’Insurgé, 3e et dernier volet, sujet de notre propos. 

L’ouvrage lui-même fut publié pour la première fois en 1886. Il relate, dans un récit où il est parfois difficile de faire la part entre fiction et réalité, et en 35 courts chapitres, la vie et la participation de Jules Vallès aux évènements de la Commune de Paris de 1871. 

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Le bestiaire de Rome

Alfredo Cattabiani, décédé en 2003, était un intellectuel de grande valeur, trop vite oublié par le milieu culturel auquel il appartenait. À travers ses œuvres et, surtout, sous la direction de maisons d’édition comme Dell’Albero, Borla et Rusconi (dont le catalogue a d’ailleurs été réédité par la suite par Adelphi de Calasso), Cattabiani a exercé une pédagogie obstinément traditionnelle. Un de ses livres d’une valeur incontestable, Bestiario di Roma (Bestiaire de Rome), publié par Iduna (sur commande : associazione.iduna@gmail.com, pp. 392, euro 25.00), est récemment paru en librairie. Dans ces pages, très denses en termes de contenu, l’auteur introduit le lecteur à la compréhension du sens profond de Rome et de sa mission. Il le fait en décodant et en clarifiant le sens du bestiaire symbolique que les visiteurs de la Ville éternelle ne peuvent manquer de remarquer dans les frises des palais nobles, dans les temples antiques qui ont survécu ou sur les façades des églises de la Renaissance et du Baroque : « Un bestiaire luxuriant sculpté ou peint peuple le sous-sol et les rues de cette ville à la beauté opulente […] un labyrinthe babylonien dans le temps » (p. 7). Le volume est enrichi d’un remarquable appareil d’illustrations et de photographies qui facilitent la compréhension du récit.

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Miyamoto Musashi et Hiroshi Inagaki

Une fois n’est pas coutume, sortons momentanément de notre sujet de prédilection, la culture des Européens, pour évoquer aujourd’hui le Japon féodal et une grande figure de l’univers samouraï, Miyamoto Musashi.

La trilogie Samouraï, du réalisateur Hiroshi Inagaki, portant à l’écran le personnage de Miyamoto Musashi, est peut-être bien un des chefs-d’œuvre absolus du cinéma japonais. Très célèbre en son temps, on l’a complètement oubliée, aussi bien le film que le metteur en scène. Sauf au Japon bien sûr, et aux États-Unis où cette série obtint l’Oscar et où elle continue d’être constamment rééditée.

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Entre les pages, une fragrance

Les vieux livres se dégradent avec le temps, libérant des molécules aromatiques telles que le benzaldéhyde aux notes d’amande, la vanilline rappelant la vanille, l’éthylbenzène et le toluène qui confèrent un parfum sucré, ou encore le 2-éthyl-hexanol au bouquet légèrement floral et aromatique.

Une molécule en particulier voit sa concentration augmenter avec l’âge des livres : le furfural, également empreint d’une odeur d’amande, qui est plus présent dans les pages en coton ou en lin que dans celles composées de cellulose. Le furfural est d’ailleurs utilisé pour estimer l’ancienneté des ouvrages.

Le jaunissement des pages des vieux livres est quant à lui dû à la lignine, une molécule présente dans le bois qui, en se décomposant, libère des acides responsables de la dégradation de la cellulose. Les pages des livres modernes sont fabriquées avec une moindre quantité de lignine afin de prévenir leur détérioration.

La prochaine fois que vous visiterez une bibliothèque, rappelez-vous que chaque livre ne renferme pas seulement une histoire, mais aussi un parfum unique et caractéristique.

Chronologie des romans de H. P. Lovecraft

Lovecraft, immense maître de la littérature d’horreur, a écrit de nombreuses nouvelles. Son œuvre est immense et, de prime abord, s’y retrouver dans tous ses écrits peut sembler compliqué. Elle était encore confidentielle en France au début des années 1980 (pas plus de trois livres traduits à l’époque) au moment où est apparu le Jeu de Rôle L’Appel de Cthulhu basé sur son univers. Les choses et le succès de cet auteur ont heureusement bien changé depuis.

La liste qui suit a pour but de présenter les travaux de Lovecraft qui font partie de ce que l’on nomme le Mythe de Cthulhu. Cette liste est classée par ordre chronologique d’écriture et non par ordre de parution (souvent décalé).

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Chronique ciné : Première affaire

Les gauchistes qui tiennent le Cinéma français adorent les histoires de cas sociaux, ça flatte l’ « humanité » dont ils sont persuadés d’être détenteurs. Avec Première affaire, film sorti en avril 2024 avec Noée Abita (doit-on sa présence à son patronyme ?) dans le rôle principal, nous sommes dans ce registre. 

L’histoire met essentiellement en scène trois personnages, un meurtrier, son avocat, et le flic chargé du dossier. 

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Chronique Cinéma : Vigilante

Le genre cinématographique des films américains dits d’ « auto-défense » (Vigilante movies), a été très populaire à la fin des années 1970. Il s’agit d’un genre dans lequel le personnage principal pratique la justice personnelle. Ce sont généralement des films de vengeance dans lesquels le système judiciaire fait défaut aux victimes, ce en quoi il est conforme au réel, et les amène à devenir des justiciers. Ce genre a pris de l’importance à l’époque avec des films fondateurs comme Un Justicier dans la Ville (Death Wish, Charles Bronson, 1974) ou L’Inspecteur Harry (Dirty Harry, Clint Eastwood, 1971). La vengeance de justiciers a été le thème cinématographique de la décennie. Vigilante, sorti en 1983 s’inscrit dans ce prolongement. Et il est jouissif de revoir ce genre de films aujourd’hui parce que de nos jours le système judiciaire est toujours aussi défaillant, refusant de neutraliser la canaille, rempli de prévenance pour celle-ci en application de la célèbre « harangue du juge Baudot », et de suspicion pour le protecteur des honnêtes gens. A défaut de trouver la justice dans notre monde réel, on se console comme on le peut. Et dans notre frustration, rien ne fait davantage plaisir que de voir des crevures déguster. D’où le succès populaire de ce genre.

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Chronique Ciné : Sunrise

Réalisé par Andrew Baird. Voilà un film où Guy Pearce, Alex Pettyfer et Olwen Fouéré se sont investis dans un exercice d’ethnomasochisme.

Alain Delon vient de rejoindre les Oies sauvages. Sa carrière cinématographique n’a pas souffert d’une baisse de qualité. Dans le cinéma hollywoodien en revanche, on voit ces dernières années des grands noms qui ont eu un beau parcours finir lamentablement dans des films médiocres, parce que visiblement ils ont été incapables de se retirer après être restés suffisamment longtemps au sommet, avant qu’il ne soit trop tard. C’est illustré par les cas de Bruce Willis, Mel Gibson (en tant qu’acteur), Alec Baldwin, Nicolas Cage parmi divers autres… Aujourd’hui, c’est au tour de Guy Pearce, que l’on avait pu apprécier par ailleurs, de tomber dans ce travers regrettable. L’intéressé, dont la carrière n’est pourtant pas encore en déclin, s’est commis dans Sunrise (Manteau Rouge en français) sorti en janvier 2024, tout comme Alex Pettyfer.

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