Puis l’Allemagne est sortie de la fange cosmopolite

La vieille Allemagne s’est effondrée – du moins dans ses structures internes ; commençons à en bâtir une nouvelle ! Cet effondrement ne nous a pas surpris, nous autres, les Hammers. Nous savions qu’un État gouverné pendant trois décennies contre toute raison et toute expérience, qui laissait libre cours à toutes les forces subversives internes, qui confiait la gestion de ses affaires politiques les plus importantes à des esprits incompétents, voire à des partisans secrets de l’ennemi, qui rejetait tous les avertissements et les mises en garde honnêtes, qui, en vérité, subordonnait son propre peuple à des intérêts étrangers, ne pouvait pas perdurer. L’Allemand était devenu un enfant illégitime dans sa propre patrie, ses préoccupations et ses besoins essentiels négligés ; le destin du Reich allemand était entre les mains de puissances non allemandes et anti-allemandes. Des hommes intègres se retrouvaient rejetés des postes d’autorité et exposés au mépris public…

— Theodor Fritsch – Effondrement et reconstruction (1918)

L’Allemagne était donc sortie de l’influence cosmopolite grâce à une révolution conservatrice. Elle y a été replongée par les héritiers idéologiques des vainqueurs de 1945, avec ses conséquences de désordre, d’invasion incompatible, de criminalité, à l’instar des autres pays d’Europe vivant sous la même domination.