Chronique Ciné : Sunrise

Réalisé par Andrew Baird. Voilà un film où Guy Pearce, Alex Pettyfer et Olwen Fouéré se sont investis dans un exercice d’ethnomasochisme.

Alain Delon vient de rejoindre les Oies sauvages. Sa carrière cinématographique n’a pas souffert d’une baisse de qualité. Dans le cinéma hollywoodien en revanche, on voit ces dernières années des grands noms qui ont eu un beau parcours finir lamentablement dans des films médiocres, parce que visiblement ils ont été incapables de se retirer après être restés suffisamment longtemps au sommet, avant qu’il ne soit trop tard. C’est illustré par les cas de Bruce Willis, Mel Gibson (en tant qu’acteur), Alec Baldwin, Nicolas Cage parmi divers autres… Aujourd’hui, c’est au tour de Guy Pearce, que l’on avait pu apprécier par ailleurs, de tomber dans ce travers regrettable. L’intéressé, dont la carrière n’est pourtant pas encore en déclin, s’est commis dans Sunrise (Manteau Rouge en français) sorti en janvier 2024, tout comme Alex Pettyfer.

La première scène de Sunrise commence par ces mots de Reynolds (Guy Pearce) s’adressant à un asiatique : « Le sang… pas le sang au sens physique, non, je parle de sang dans le sens de la parenté, de nos semblables, de notre peuple, de qui nous sommes et ce que nous sommes. Je crois que c’est important. Si vous regardez le monde aujourd’hui, si vous pointez votre doigt n’importe où sur une carte où il y a des problèmes, vous verrez rapidement qu’ils sont causés par des personnes qui se trouvent là où elles ne sont pas sensées être. C’est ainsi depuis que Moïse a marché dans le désert, le peuple juif et les chameliers sont à couteaux tirés, et c’est pas près de s’arranger. La même histoire se répète inlassablement. Les gens ne se mélangent pas. Races, croyances, couleurs, tout ce que vous voulez… Ouais, cette prétendue « mixité sociale » moi j’appelle ça un brassage de merde. C’est comme l’huile et l’eau. Et si les gens ne se réveillent pas rapidement, l’humanité finira par devenir une race de bâtards … Le monde ne serait-il pas un bien meilleur endroit si les gens restaient là où ils sont et s’occupaient des leurs ?… » Des mots qui ne sont que bon sens, et que l’on est heureux d’entendre portés à l’écran, avant de comprendre très vite, production hollywoodienne oblige, qu’il y a quelque chose de pas normal, et qu’ils sont servis ici pour les moquer, les dénoncer, les condamner. Le scénariste Ronan Blaney s’est bien documenté sur le discours des antimondialistes et des personnes attachées à l’identité des peuples.

L’action se passe au nord-ouest des États-Unis, « Dans le plus grand des cinq domaines forestiers du nord-ouest pacifique », dans l’état de Washington peut-être selon le paysage forestier, la présence amérindienne et les légendes suggérées (façon Twilight), dans une petite ville dont l’activité économique a périclité. Dans ce décor, Reynolds, un « vrai Américain », que l’on montre affublé d’un tempérament colérique, hystérique, habité par un patriotisme enragé, propriétaire du bar local fait plus ou moins la loi avec ses gros bras. Il veut faire main basse sur la propriété foncière d’une famille de Chinois, laquelle sera défendue par un ancien policier local, Fallon (Alex Pettyfer) devenu vampire. Un flashback nous apprend que Fallon et sa femme amérindienne à drealocks d’Africains avaient été laissés ligotés par la mère de Reynolds en offrande sacrificielle au monstre qui habite les bois. Monstre qui ne va dévorer que la femme de Fallon, mais qui va transmettre son vampirisme à ce dernier.

Sunrise est un concentré de propagande globaliste mêlant diabolisation des Blancs, amours dans le métissage contrariés par l’intolérance et le racisme toujours de ces Blancs définitivement bêtes et méchants. La mère de notre Chinoise, malade à l’arrivée de la famille en terre américaine a été emmenée à l’hôpital local, une infirmière annonce le lendemain qu’elle est décédée à cette famille forcément bonne puisque immigrée, de « braves travailleurs qui essayaient simplement de trouver un lopin de terre pour se sentir chez eux » (ils ne l’étaient pas en Chine manifestement), et coche froidement une croix sur sa « liste de tâches » de la journée. Rien ne nous sera épargné dans l’outrance caricaturale anti-blanche de ce scénario vicieux. Hollywood doit bien payer ce genre de forfaiture. Le soleil de la propagande mondialiste vantant le modèle sociétal du melting-pot ne se couche jamais.

A fuir avec application.