Je suis un passionné de cinéma asiatique, et de Jidageki Chanbara en particulier, les films du Japon féodal et « de samouraï ». Le genre recèle des productions spectaculaires et bien connues comme Ran ou Kagemusha. J’en ai vu des dizaines. Certains recèlent des moments magiques, de pure beauté esthétique, par leurs costumes bien sûr, par leur musique, par leurs décors, et je pense notamment à cette scène incroyable dans Ran pour laquelle Kurosawa a fait peindre couleur or un champ entier de hautes herbes, donnant sous l’éclairage des projecteurs dans la nuit noire un effet d’une extraordinaire beauté inspiré de la technique des laques Shikki.
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The Peasants
Nous avons vu The Peasants (La jeune fille et les paysans en titrage français), film pour la production duquel se sont associés trois pays, Pologne, Lituanie, Serbie, et qui, on ne peut que s’en réjouir, déplaira très fortement aux cosmopolites étoilés façon BHL et Guy Konopnicki.
Le film, qui est à ranger dans la catégorie des drames, relate les amours contrariés de plusieurs personnages au sein d’un village rural de Pologne au début du XXe siècle. Au rythme des quatre saisons de l’année, on y voit la vie, les coutumes de ces villageois, la tradition, les travaux agricoles, les fêtes et les moments tragiques, le tout agrémenté de musique folklorique.
Mais The Peasants a la particularité d’avoir traité les images du tournage sur le thème d’un tableau animé de style classique. Le générique de fin montre ce travail de titan unique en son genre. Et de ce point de vue c’est un pur chef-d’œuvre esthétique, un véritable régal pour les yeux. L’occasion aussi de constater l’excellence de ce qui se fait encore dans d’autres pays de notre continent, comparativement surtout à la nullité abyssale de 90 % de la production française. Cette fresque constitue une cure revigorante pour notre santé mentale agressée par la dégénérescence contemporaine et toutes ses dérives d’enlaidissement.
Ne manquez pas The Peasants, ce genre de perle est trop rare.



La beauté n’est pas un accident
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La beauté d’une race, d’une famille, sa grâce, sa perfection dans tous les gestes est acquise péniblement : elle est, comme le génie, le résultat final du travail accumulé des générations.
(Nietzsche, Le Crépuscule des idoles)

Sous la Seine, un film « rafraîchissant »
Aaaaah, la France ce joli pays qui arrive à être chaque jour plus idiot que la veille. C’est fascinant.
Mettant à profit les futurs Jeux Olympiques de Paris et ses épreuves aquatiques dans la Seine, une fiction sortait mercredi mettant en situation la présence d’un requin dans la Seine venant contrarier une épreuve de Triathlon voulue par les politiques pour être une vitrine des futurs Jeux.
Under Paris, Sous la Seine en titre français s’avère un très bon film catastrophe dans le genre des Squales, avec de bons effets spéciaux auxquels les productions françaises ne nous ont pas habitué. Il montre la bêtise obstinée et mégalomane de Madame le Maire de Paris refusant, parce que « l’image », « l’argent investi », d’annuler l’épreuve malgré les recommandations d’une spécialiste des requins et de la brigade fluviale. Il montre également la bêtise de militants écolo défenseurs des zanimos davantage préoccupés par le projet de sauver la bestiole en lui faisant rejoindre la mer, que du festin qu’elle va occasionner parmi les nageurs. La leader de ces crétins, opportunément affublée de cheveux bleus dans le plus pur style du genre des zozos woke féministes actuels, finira d’ailleurs dévorée. Manifestement, le scénariste et le réalisateur n’aiment pas les politique et les écolos gauchos. Et ça fait du bien dans le monopole idéologique du Cinéma français.
Pour expliquer cette présence autour des Îles de la Cité et Saint-Louis, il est clairement mentionné assez tôt dans cette fiction que le dit requin a développé une adaptation, à rapprocher de la théorie de l’évolution Darwinienne, qui lui permet de vivre en eau douce. Aucun spectateur ne peut croire un seul instant à la possibilité réelle de cette fiction. Pourtant, dès le lendemain jeudi 6 juin, craignant manifestement que cela puisse être le cas et que cela puisse saper ce que les autorités ont prévu pour ces futures Olympiades, en matière de participation des athlètes et de présence du public, le journal Le Parisien prenait la peine de critiquer négativement le film, précisant l’impossibilité pour un requin de vivre en eau de rivière, et trouvant le besoin de faire appel à la « communauté scientifique » qui « s’agace » de ce scénario improbable et se dit formelle sur cette impossibilité de requin mutant, « c’est une honte ! »… On n’a jamais vu la communauté scientifique s’indigner à propos de quelque fiction que ce soit, et pourtant elles sont nombreuses, le propre des fictions étant d’évoquer des choses irréelles, mais là cette bonne presse estime nécessaire de venir au secours du pouvoir (si ce dernier n’a pas commandité l’article) en précisant à destination des « cons » que « ça se peut pas, rassurez-vous ». Ils sont d’un ridicule absolu. C’est à mourir de rire.
Ne manquez pas si vous le pouvez Sous la Seine, c’est un petit régal de contestation à la bêtise politique et écologiste.

Décryptage d’un outil majeur de la propagande mondialiste
En juin 2019, Hervé Ryssen donnait une interview au magazine Réfléchir&Agir.
Réfléchir&Agir : Hervé Ryssen, vous avez beaucoup analysé le cinéma. Dans différents chapitres de vos livres, vous montrez comment Hollywood travaille à détruire la société européenne. Pourriez-vous nous dire ce qui vous a amené à traiter ce sujet ?
Hervé Ryssen : Il y a longtemps que je m’intéresse à cette question. Peut-être parce que, venant de la gauche radicale, j’ai pu constater après coup, dans mes années de jeunesse, à quel point j’avais été trompé par tous les mensonges de la propagande cosmopolite. J’étais tombé dans tous leurs pièges, j’avais avalé tous les bobards – surtout les plus énormes ! J’ai donc compris que le cerveau humain est malléable et que l’on peut faire croire à peu près n’importe quoi à n’importe qui quand le message est enrobé dans de belles histoires.
Lire la suite « Décryptage d’un outil majeur de la propagande mondialiste »Esprit Sudiste
Un esprit rebelle, digne d’intérêt et d’admiration au sein de la nation américaine pour nous-autres Européens (la seule chose que nous puissions y déplorer est qu’ils soient des suiveurs de Jésus). Un esprit très éloigné du pouvoir de Washington, un esprit d’enracinement, de terroir, de patriotisme (tellement dénigré ici en France), d’identité, pas celui du métrosexuel cosmopolite new-yorkais, de la civilisation du béton, des mégalopoles violentes insécures, mais celui du peuple simple et authentique, qui ne renonce pas à ses libertés, magnifiquement évoqué dans des chansons du groupe de rock Lynyrd Skynyrd dont voici les traductions…
Lire la suite « Esprit Sudiste »Recommandation de lecture
« Ce que j’appelle Sparte, c’est la patrie où les hommes sont considérés en raison de leurs qualités viriles qui sont mises au-dessus de toutes les autres. Ce que j’appelle les Sudistes, ce sont les hommes qui s’efforcent de vivre selon la nature des choses qu’ils ne prétendent corriger qu’en y ajoutant de la politesse et de la générosité. »
Voilà expliqué, par l’auteur lui-même, le titre a priori obscur de cet ouvrage. Sparte est une idée, c’est une attitude devant la vie, le refus de la médiocrité, la reconnaissance de l’inégalité des hommes devant l’épreuve, le mépris de la mort ; c’est une image que l’on se fait de l’humain et qui doit servir de guide.
Lire la suite « Recommandation de lecture »Nous avons vu La Passion de Dodin Bouffant
Film franco-belge sorti en 2023, selon le scénario du réalisateur d’origine vietnamienne Tran Anh Hung, avec Juliette Binoche et Benoît Magimel. Le film est sélectionné pour représenter la France (il arrive encore des choses normales dans ce pays) aux Oscars 2024 dans la catégorie du Meilleur film en langue étrangère. Et il y a de quoi !
Nous sommes en 1885, au cours de la vie d’un célèbre gastronome, Dodin Bouffant, et de sa cuisinière, Eugénie, entre amour pour la cuisine, amour de ce couple, et amour du don aux convives formant le cercle d’amis de Dodin. L’esthétique du film est superbe, comme savent la soigner les réalisateurs asiatiques (Wong Kar-wai, Zhāng Yì-Móu, Mika Ninagawa…). L’évocation des recettes, qui donnent l’eau à la bouche, n’est pas sans rappeler les menus décrits par Umberto Eco dans son roman Le Cimetière de Prague où Simonini, fin gastronome de la fin du XIXe siècle lui aussi, a son rond de serviette dans quelques grandes tables parisiennes. Le film évoque les grands noms d’Antonin Careme, Auguste Escoffier, et met à contribution le chef Pierre Gagnaire (14 étoiles au Guide Michelin) en tant que conseiller technique, également mis en scène dans un personnage d’officier de bouche.

Nous avons vu Gueules noires
Film français de Mathieu Turi sorti en 2023, avec inévitablement quelques noms du gauchisme cinématographique national, se déroulant dans les houillères du Nord en 1956. Sur une idée originale s’inspirant du Mythe de Cthulhu, avec la figure du scientifique adorateur des Grands Anciens tentant de ramener à la surface une entité maléfique emprisonnée dans une crypte souterraine dont il a localisé l’emplacement, et instrumentalisant la direction et le personnel de la mine dans laquelle se trouve cette crypte oubliée. L’utilisation des lieux (Wallers, Oignie, Bruay-la-Buissière et son Musée de la Mine) et des galeries minières par le réalisateur est réussie, donnant une bonne restitution historique. Les amoureux du Nord et de la culture du travail minier devraient apprécier. L’aspect fantastique aurait mérité davantage moyens, numériques notamment, mais nous sommes en France, où les budgets n’ont rien de commun avec ceux de Hollywood. Malheureusement, le film n’échappe pas à la propagande gauchiste omniprésente dans la production cinématographique française, en l’occurrence par un ethnomasochisme écœurant traduit par la présentation de mineurs Français en beaufs grossiers, cupides, violents, malhonnêtes, tandis que dans l’équipe un mineur immigré, jeune Marocain ayant quitté son bled, est évidemment le plus intelligent, le plus vertueux, qui acquiert par quelques observations le savoir universitaire d’un archéologue dans le décryptage de symboles hiéroglyphiques présents dans le carnet de notes du vilain scientifique, etc. La manœuvre est tellement grosse et grotesque qu’on se demande toujours comment ils peuvent oser. A regarder tout de même, avec toutes les réserves sur l’aspect politiquement orienté du film.

Hergé et le communisme
En envoyant Tintin en Russie soviétique, en 1929, Hergé son génial créateur fait preuve d’une lucidité incontestable sur le bolchevisme mais, comme le note pertinemment Jean Mabire, « il reste pourtant très modéré quand on connaît la réalité de la Guépéou et du Goulag ».* Stéphane Courtois et les autres historiens de gauche, auteurs du Livre noir du Communisme, iront bien plus loin, soixante-dix-ans plus tard, dans la dénonciation des crimes bolcheviques, notamment commis au moment où Tintin part pour le « pays des soviets ».
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