Chaque peuple a les gouvernants qu’il mérite…

Ou qui lui ressemblent le plus.

Cette pensée appartient à Joseph de Maistre (1753-1821), qui affirma donc que chaque peuple a le gouvernement qu’il mérite (« Toute nation a le gouvernement qu’elle mérite »). Puis c’est un Français, André Malraux (1901-1976), qui la modifia en disant que le propos n’est pas que le peuple ait les gouvernements qu’il mérite, mais qu’il ait des dirigeants qui lui ressemblent. 

Cela signifie que les vices et les vertus inhérents aux dirigeants au pouvoir proviennent ou reflètent la société à laquelle ils appartiennent. 

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De la négation des complots

Ou pour le dire autrement, ne pas croire au complot, c’est faire partie du complot.

Que nous dit le philosophe Alexis Haupt sur ce sujet ? :

« J’ai été témoin d’une conversation surprenante entre gens dotés d’une certaine intelligence qui plus est. Pour eux, l’idée selon laquelle tout ce que l’on vit actuellement serait planifié, même un peu, relève de la pensée complotiste.

Ce que ces gens à la raison déraisonnante peinent à comprendre, c’est que, de tous temps, les projets malveillants ont existé. En Occident, comme partout ailleurs sur la planète. L’histoire entière en témoigne, il n’y a qu’à l’étudier pour se rendre compte de l’évidence.

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Margaret avait des pensées impures !

A la jeune fille qui tombe enceinte contre son gré (mais qui n’a pas pour autant évité les actes qui naturellement, débouchent sur cela) ; à la mère dont la famille est « complète », comme ils disent ; à celle qui est en détresse, le Planning familial offre des solutions rapides et simples. Depuis le suivi de la contraception (avec ou sans le consentement des parents, quand il s’agit d’une mineure) jusqu’à l’organisation du voyage pour aller avorter ailleurs, quand une femme est hors délai. Le Planning travaille main dans la main avec l’Éducation nationale, qui lui envoie sans hésiter des jeunes filles « imprudentes ».

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Le déni face à la submersion migratoire

Après le déni du réel et la culture de l’excuse (notre article), le déni face au Jihad (notre article), troisième volet consacré au déni. C’est une question passionnante, en science sociale comme dans la vie politique : face à une réalité qu’une personne ne peut pas accepter sans quoi cela fragiliserait tout son espace mental et son système de pensée, par quels stratagèmes et contorsions peut-elle nier ce qu’elle a devant les yeux. Comment en est-on arrivé là ?

Les promoteurs de SOS Racisme ont traduit dans leurs slogans réducteurs la parole dominante et obligatoire de l’élite française de l’époque. Depuis un certain temps déjà, hommes politiques, journalistes et intellectuels s’efforçaient de réduire les difficultés de la cohabitation multiraciale à une série de malentendus, comme ils réduisent aujourd’hui les incessantes attaques au couteau à une série de faits divers pour nier que le phénomène est devenu fait de société. L’oligarchie réfutait les « fantasmes calomnieux » sur l’étranger parasite et délinquant, mais ne s’aventurait guère au-delà. Face aux premiers symptômes, elle s’empressa de noyer le poisson dans une décoction de bons sentiments, d’affirmations péremptoires et autres produits masquants. Mais le phénomène et son révélateur refusant de se laisser réduire, il fallut compléter progressivement cette réponse par trop sommaire des premiers temps.

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Rampe disciple !

Les sectes ne sont pas un facteur nouveau de la géopolitique. Depuis l’Antiquité, l’histoire mystique et religieuse est remplie de sectes qui ont fait peser des dangers sur la paix des sociétés humaines. Sectes sacrificielles sous les Romains et les premiers chrétiens, Assassins d’Orient dont les pratiques épouvantent les Croisés, Ordre mystique des Templiers, sociétés secrètes ou « discrètes » (ainsi qu’aiment à se qualifier les francs-maçons aux yeux des profanes) d’Occident aux pratiques occultes, réseaux initiatiques divers et variés… Le phénomène sectaire est l’alliage de trois constantes humaines : goût du pouvoir absolu, amour du secret et du rite, inclination vers l’irrationnel.

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Comprendre l’aliénation capitaliste

Le capitalisme n’est pas seulement un système économique, il est la matrice qui a engendré le monde moderne et aussi un type humain, que certains ont appelé Homo Economicus, fruit d’une véritable transformation anthropologique. Il est parvenu à donner naissance à un homme nouveau, et cela à l’échelle mondiale. Armé de sa technique et de son dieu unique, l’Argent, il a conquis le monde, c’est-à-dire qu’il l’a transformé en désert. Désert autour des hommes mais désert aussi en l’homme. Pour comprendre ce nouveau monde et ce nouvel homme, pour savoir comment une telle chose a pu se produire, il faut revenir à un concept fondamental mis en lumière par Karl Marx dans son analyse du capitalisme : l’aliénation.

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Pensée dominante et conformisme du troupeau

La pensée dominante (c’est-à-dire l’opinion partagée par le plus grand nombre sur un sujet) est toujours prise à contre-pied par les zigzags de la réalité. Il n’est point d’exemple dans toute l’histoire de l’humanité, où une pensée dominante ait prévu et anticipé un virage politique, culturel, économique et financier décisif. La pensée dominante est comme un immense paquebot lancé sur une trajectoire rectiligne, que sa masse empêche de virer court. Lorsque le mastodonte commence à tourner pour prendre un nouveau cap, la réalité, ce hors-bord bondissant, y cinglait à pleine vitesse depuis longtemps déjà. Par sa lenteur extrême, l’opinion publique, à l’instar du lourd navire, se trouve constamment en porte-à-faux par rapport à la réalité. Si bien que la pensée dominante peut servir de boussole, la bonne méthode consistant à chercher les tendances de l’avenir à l’opposé de l’idée que s’en fait le plus grand nombre.

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Régionalisme : sacré dilemme !

Le régionalisme est séduisant pour les personnes sensibles à l’identité. Et en France pour celles qui ont toujours contesté l’action centralisatrice parisienne créatrice du « citoyen » uniformisé. Cette centralisation opérée par l’ogre jacobin qui a tant combattu les langues régionales et les identités des multiples territoires annexés au fil des siècles au royaume de France pour en faire l’État-nation actuel.

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Cette passion égalitaire française

La France est tellement obsédée par l’égalitarisme qu’elle est la seule à avoir imaginé de chronométrer le temps de parole des hommes politiques. Forgée en 1789, l’égalitarisme est une passion triste, liée finalement à l’envie, à la jalousie et pour certains individus peu scrupuleux à la convoitise sur les biens du voisin. Une fois que l’être humain a satisfait ses besoins fondamentaux comme tout animal (nourriture, abri…), il lui manque cependant et contrairement à l’animal, une chose essentielle : la reconnaissance. Le XIXe siècle est celui où l’on est passé du mode de vie « communautaire » au mode de vie « sociale ». C’est la même chose, penseront certains de prime abord ? Expliquons la nuance. 

Dans le mode de vie communautaire, l’individu n’existe qu’en tant que membre de la communauté (famille, village, corporation professionnelle, etc.). Dès lors, la promesse de « l’émanciper » lui fait miroiter une formidable ouverture de « champ du possible » par rapport aux « contraintes » communautaires. On comprend pourquoi la plupart des individus vont s’engouffrer dans cette brèche, ayant l’impression qu’un monde s’ouvre à eux. 

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Camarade Bourgeois

La figure est fréquente, dans l’histoire, dans les médias, dans les productions cinématographiques, du bourgeois versant dans le communisme. Par exemple la bourgeoisie juive d’Europe centrale, qui a fait l’idéologie en question aux XIXe et XXe siècles, à commencer par Karl Marx ; la bourgeoisie de juifs américains que l’on voit dans le récent film de Christopher Nolan sur Oppenheimer, engagés dans des sympathies communistes ou dans le franc militantisme ; l’enseignant bourgeois en France qui par idéalisme renonce à une carrière universitaire pour aller militer et porter la Révolution en usine chez Citroën tel que montré dans le film L’Établi (surnom donné à ces intellectuels voulant se mêler au monde ouvrier) de Mathias Gokalp sorti en 2023 ; ou encore le bourgeois médiatique, journaliste ou politique, dont les exemples sont si nombreux.

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