De l’attribution des droits

Abordons succinctement un sujet que nous classons en Psychologie sociale et politique, mais qui relève aussi de la philosophie. 

Dans la société des hommes, la notion de droits est fondamentalement liée à celles du Bien et du Mal. Les grands textes constitutionnels proclament que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Mais qu’est-ce qu’un droit ? Les temps sont devenus tellement troublés qu’il faut revenir sur l’évocation des évidences. Un droit, c’est une faveur, une gentillesse, qui se traduit par une possibilité, un bénéfice, qu’un groupe d’hommes constitué en société accorde, reconnaît à un individu, membre dudit groupe ou extérieur à celui-ci. Preuve que c’est une faveur accordée, les textes sanctionnant les mauvais comportements, le code pénal, prévoient une « privation de droits », droit à la liberté, droits civiques.

Or, la Nature et les comportements choisis font que les hommes ne sont pas tous de la même qualité. Certains sont des idiots et d’autres des gens sensés. Certains choisissent en pleine conscience, par l’exercice du libre-arbitre dont l’homme est doté (à l’exception de ceux qui ne savent plus ce qu’ils font parce qu’ils sont devenus déments) de se comporter de façon malfaisante lésant autrui, et d’autres pas. Dès lors, une fois ces différences de nature et de comportement identifiées, faut-il leur accorder à tous les mêmes droits ? Faut-il accorder une faveur, une gentillesse, à quelqu’un qui montre ne pas les mériter ? De nombreux problèmes et maux découlent du fait que certains doctrinaires et idéologues au cerveau dérangé, frappés d’un excès d’humanisme et davantage préoccupés par le sort du malfaiteur que par celui de la victime ou par les intérêts du corps social, ont un jour échafaudé anormalement de répondre par l’affirmative à cette interrogation. C’est la tare de l’empire sinistre sous lequel vit notamment la France. De là, parmi d’innombrables exemples, le fait qu’un malfaiteur puisse bénéficier de l’assistance d’un avocat, alors que ce dernier ne devrait être réservé qu’à la victime. Le malfaiteur a-t-il eu besoin d’assistance quand il a choisi de se mal comporter ? Pourquoi lui en faudrait-il un pour s’expliquer sur ses actes face à ses juges ? Il a été assez grand pour faire le Mal tout seul, qu’il se démerde seul pour sa défense.

D’où la seule question qui compte en matière d’attribution des droits. Quand sortirons-nous de cette anormalité, pour revenir à cette formule de bon sens : PAS DE DROITURE, PAS DE DROITS !

L’une des voies par lesquelles se manifeste l’intelligence

« L’État moderne a privé les propriétaires privés du droit d’exclusion impliqué dans le concept même de propriété individuelle. La discrimination est rendue illégale : les employeurs ne peuvent embaucher qui ils veulent. Les propriétaires ne peuvent louer à qui leur plaît. (…) L’État a ainsi volé aux individus une grande partie de ce qui assurait leur protection physique. Ne pas avoir le droit d’exclure les autres signifie ne pas avoir le droit de se protéger. Le résultat de cette érosion des droits de la propriété par l’État démocratique est l’intégration forcée. (…) Les professeurs ne peuvent exclure les étudiants qui se comportent mal ; les employeurs sont condamnés à garder des employés nuls ; les propriétaires sont forcés de garder des locataires invivables ; les banques n’ont pas le droit d’éviter les clients à risque ; les clubs privés doivent accepter des membres contrairement à leurs statuts (…) Et pourtant, exclure quelqu’un de sa propriété est le seul moyen d’éviter des ennuis qui réduiraient la valeur de cette propriété. L’intégration forcée subventionne le mauvais comportement ; dans une société civilisée, le prix à payer pour un mauvais comportement est l’expulsion ; les individus pourris sont mis à l’écart pour protéger les individus honnêtes.

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L’esclavage par les « droits »

La liberté et l’indépendance d’action n’ont pas de prix. Rien au monde, pour l’esprit normalement constitué, ne vaut que l’on abandonne sa liberté. C’est pourtant ce à quoi ont été amenés les Français, au prétexte de bénéficier de « droits ».

Parlons histoire constitutionnelle. Jusqu’en 1848, l’État se contentait d’assumer les fonctions régaliennes, d’imposer aux citoyens certaines contributions à la vie collective (impôts, défense du territoire, etc.) et de garantir les droits fondamentaux (liberté, propriété, sûreté, résistance à l’oppression) : ces droits fondamentaux, c’étaient les droits « de ». Mais la constitution de 1848 a amené une nouveauté, une distinction sémantique qui sera largement reprise dans celle de 1946 et qui aura d’importantes conséquences : les droits « à ».

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Le Temps de Cassandre

Elle est le symbole de la contemporanéité. C’est elle, porteuse de vérité, qui, pour n’avoir pas succombé aux désirs d’Apollon, a été condamnée à ne pas être entendue. C’est la prophétesse qui a prédit les malheurs des Troyens, avant d’être violée et tuée après la confirmation de ses présages.

Si l’on combine ce symbole de l’aveuglement collectif avec l’habitude actuelle de la rhétorique, on obtient l’atmosphère de brouillard cognitif et de faiblesse décisionnelle qui fait progressivement dériver notre société déjà précaire.

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No sex till 2028 !

L’un des aspects les plus intéressants de la victoire de Donald Trump aux élections américaines est le fait qu’une campagne a immédiatement été lancée dans laquelle des femmes du « camp du progrès » se rasent la tête et ont promis d’entamer une « grève du sexe », ne plus avoir de relations sexuelles pendant toute la durée du mandat de Trump. Elles menacent même désormais, en supplément, de se faire stériliser. Ce n’est pas nous qui les en dissuaderons.

Cette grève se veut une revanche contre les « hommes blancs » qui auraient voté et donné la victoire à Trump, un candidat qui, dans l’esprit malade de ces femmes, les dépouillera de tous leurs droits.

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Le poids des émotions en matière politique

Voici un sujet à la croisée des chemins entre psychologie, anthropologie et politique, où l’on peut distinguer les régimes politiques en fonction de leurs ressorts émotionnels.

 Il faut avant tout distinguer émotion et passion. Le premier terme est devenu le plus courant dans les sciences sociales, sous l’influence de la psychologie et de Darwin. On a tendance à les confondre, alors que ce sont en fait deux temps dans l’état affectif des êtres humains. L’émotion est la réaction brusque, irréfléchie, initiale, alors que la passion vient dans un second temps se greffer sur l’état émotionnel initial et y fixe une idée qui devient plus ou moins obsessionnelle et qui constitue donc la passion. Les passions affectent le comportement en société, ainsi que les rapports entre gouvernants et gouvernés.

On identifie quatre phénomènes ou ressorts qui permettent d’expliquer le comportement en société : 

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L’expérience de Asch : la fabrique du conformisme

Situation familière : une collègue se lance dans une diatribe dégoulinante de moraline, un autre embraye sur les bienfaits de la diversité et quand vient enfin votre tour, n’osant pas émettre d’opinion contraire, vous vous contentez d’un vague hochement de tête.

Si vous vous êtes déjà retrouvé dans cette situation, cet article est pour vous ! Car si la pression sociale est un phénomène connu. Une expérience psychologique réalisée en 1951 a montré que les gens sont bien plus influençables qu’ils voudraient le croire, parfois au point de déformer la réalité sans s’en rendre compte.

Voici en quoi consiste cette expérience fascinante et surtout quelles leçons en tirer pour résister au discours dominant.

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Du Conditionnement

En 1932, Aldous Huxley publie son livre Le Meilleur des Mondes, une dystopie décrivant une société futuriste où le contrôle technologique et social est omniprésent. Il est précédé en 1921 par le russe Eugène Zamiatine qui écrit sa propre dystopie totalitaire Nous Autres. Il sera suivi de George Orwell avec 1984. Le glissement de notre époque contemporaine vers les univers décrits par Zamiatine, Orwell et Huxley a amené les érudits et les analystes à évoquer de plus en plus fréquemment leurs trois romans dans le débat, dans des articles, permettant de les faire connaître davantage, mais tous ceux qui ne les ont pas encore lu doivent absolument le faire.

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La richesse est ennemie de la Tradition

La chose est connue, en Europe avec par exemple le mythe de l’Anneau maudit des Nibelungen et de la malédiction de l’or du Rhin. Gardé par les trois filles du fleuve, Woglinde, Wellgunde et Flosshilde, un trésor d’or pur repose au fond du Rhin. Alberich, de la race des Nibelung, maudit l’amour qui lui est associé et vole l’or afin d’en forger un anneau qui donne une puissance sans limite et apporte la richesse à celui qui le possède. Sur le conseil de Loge, cet anneau ainsi que les richesses accumulées par Alberich lui sont ensuite dérobés par Wotan pour payer le salaire de Fasolt et de Fafner, les deux géants bâtisseurs du Walhalla qui est censé devenir la demeure des dieux dont Wotan est le maître. Fou de colère et de douleur, Alberich maudit l’anneau, qui causera désormais la perte de quiconque le possédera. Wotan garderait bien l’anneau pour lui mais Erda, déesse de la sagesse, lui conseille de fuir la malédiction qui y est attachée. La malédiction fait son effet : Wotan cède l’anneau aux géants, mais au moment du partage du butin, Fafner tue son frère Fasolt afin de posséder l’anneau… moment dont s’est inspiré J.R.R. Tolkien pour établir les débuts de Sméagol, le futur Gollum, qui s’empare de l’Anneau unique après avoir tué son ami qui venait de le découvrir.

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Une société invertébrée et un peuple d’éternels adolescents

Si nous analysons objectivement la société dans laquelle nous vivons, nous nous rendons compte que tout est vraiment grotesque. Nous avons des divertissements médiatiques de type adolescent pour chaque tranche d’âge, nous avons un système éducatif qui a remplacé le véritable apprentissage académique par des images et des slogans avec des résultats dévastateurs (j’enseigne l’économie et le droit dans un lycée, nda), nous achetons des produits pharmaceutiques qui soulagent mais ne guérissent jamais, nous avons des services sociaux destinés à tous mais pris en charge exclusivement par des profiteurs sans scrupules, nous déléguons la gestion du temps libre de nos enfants à Internet (jeux, pornographie, arnaques, etc.). C’est inacceptable.

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