Faux socialisme et vrai socialisme

Pourquoi s’interroger sur le passé et l’évolution passée du socialisme, à l’heure où, souvent, il recule électoralement en Europe, où il n’a plus ni projet politique cohérent ni bras armé, soviétique ou autre, où un individualisme forcené, gros de catastrophes sociales, prend le pas dans les mentalités post-modernes du « premier monde », de l’engouement yuppy au burrowing du citoyen branché sur son petit monde virtuel ? Parce que le socialisme, qu’on le veuille ou non, demeure un réflexe, une aspiration, communautaire. Pour reprendre un discours aussi banal que réalitaire, l’homme n’est pas un être centré exclusivement sur lui-même, sur sa propre égoïté. Il est l’enfant de parents, il est aussi petit-fils ou petite-fille, frère ou sœur, père ou mère, cousin, voisin, collègue. En ce sens, il peut désirer le bien de son groupe ou des groupes au sein desquels il vit et agit, et hisser ce bien commun au-dessus de son bien-être individuel. 

Comme l’ont souligné tous les tenants des grandes religions et aussi les adeptes de l’humanisme classique, un homme peut sacrifier son bien-être pour ses enfants, pour une cause, pour toutes sortes de motifs qui transcendent la pure égoïté. Son intelligence et sa mémoire instinctuelle (deux qualités qui ne sont pas nécessairement hétérogènes et incompatibles) peuvent donc postuler des sacrifices pour un temps sensé être meilleur mais qui doit encore advenir. L’homme n’agit pas seulement dans une perspective présentiste, mais table souvent sur le long terme, sur la prévision, parie sur l’avenir des siens. En énonçant ces banalités, qu’anthropologues et sociologues connaissent trop bien, notre but est de signaler l’inanité des théories philosophiques ou économiques qui postulent, têtues, un individualisme méthodologique et que cherche à imposer en tous lieux la marotte contemporaine de la « political correctness ».

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Quadrature du cercle

  • Je ne vote pas.
  • Pourquoi ?!
  • Parce que je pense que la démocratie représentative est un leurre géré par une oligarchie dont les électeurs sont les complices.
  • Oui d’accord mais dans ce cas comment le peuple reprendra-t-il le pouvoir ?
  • Quand il aura compris ce que je viens de dire.

— Alexis Haupt

L’amour d’une société ne s’impose pas par décret

« La Science de l’Homme, écrit Gustave Le Bon dès les premières pages de L’Homme et les sociétés, condamne tous les systèmes, quels qu’ils soient, qui rêvent la réorganisation des sociétés sur un plan préconçu comme les révolutions l’ont inutilement tenté. Elle ne saurait admettre que ce soient les institutions politiques qui créent les organisations sociales et modifient les peuples ». Propos fondamental, qui explique pourquoi la France est malade, malade de cette instabilité qui fracture le corps social et place dans l’insatisfaction la moitié du peuple contre l’autre. Cela étant posé, il faut bien admettre que si l’idée révolutionnaire a été ainsi néfaste, il faudra bien passer par une autre révolution pour rétablir la situation à l’endroit.

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La démocratie mérite bien un procès

Pourquoi ce titre ? Parce que si on l’observe avec attention, rigueur et honnêteté, elle apparaît pour ce qu’elle est, une somme de tromperies. On tiendra la Suisse à l’écart de cette critique. On connaît la phrase de Churchill, « La démocratie est le pire des régimes, excepté tous les autres », elle nous a toujours semblé insuffisante pour justifier son choix, un beau prétexte pour faire accepter malgré tout une mécanique qui nous prend pour des cons à longueur de temps, un peu comme si l’on décrétait qu’il vaut mieux préférer le choléra à la peste. De plus, cette phrase ne signifie littéralement rien. Il suffit de regarder l’histoire pour voir que d’autres systèmes ont donné satisfaction du point de vue de la gestion d’un territoire et d’une population, mais on ne développera pas sur dernier point, ce n’est pas notre propos du jour.

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Le Mal existe, et des devoirs nous incombent

Dès les premiers chapitres du Seigneur des Anneaux, apparaissent deux axiomes moraux : le Mal existe, et des devoirs nous incombent. Le Mal est intrinsèquement mauvais. Il n’y a pas de tentative d’explication, de mise en contexte, de relativisation. Le Mal existe en lui-même. Quand Gandalf dit à Frodon que l’Anneau est l’instrument de Sauron pour la domination, il n’a pas besoin d’expliquer ce qu’est le Mal ni pourquoi il est ce qu’il est. De même, quand Frodon comprend que l’Anneau doit être détruit et que cela lui revient, sa réticence ne pèse pas dans la balance. Le devoir de l’action lui incombe et il l’accepte sans barguignage ni négociation. Au vu de la situation, les Français auraient bien besoin de reconnaître de tels principes aujourd’hui, et de leur obéir, de reconnaître que le Mal est à la tête de l’État, dans le gouvernement, chez les parlementaires, chez leurs journalistes subventionnés, chez les intellectuels cosmopolites (voir notre article titré Sous quelle influence s’est faite la submersion migratoire ? thématique Mondialisme, Cosmopolitisme), et qu’ils ont le devoir, ces Français, de libérer leur pays de cette mafia de parasites qui la dirige et oriente son destin depuis des décennies.

La gauche a un temps d’avance sur la droite

Pourquoi ce titre ? Parce que la gauche a compris et admis, elle, que la seule façon de neutraliser quelqu’un que l’on estime être un danger politique, c’est son élimination physique, puisqu’il est clair que le sujet incriminé ne cessera jamais de nuire par lui-même. De là, il ne laisse malheureusement pas d’autre choix. Et la gauche passe à l’acte, comme on l’a vu avec les tentatives d’assassinat sur Donald Trump et récemment avec l’assassinat de Charlie Kirk. Et elle a encore frappé à mort devant Sciences Po Lyon ce 12 février 2026.

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Comprendre l’État

Cet article signé Arthur Homines intéressera les partisans d’un interventionnisme minimal de l’État dans nos vies :

Il s’invite en permanence au sein de nos existences. Il est l’ombre portée sur chacun de nos actes. Pourtant, il demeure bien peu questionné. Le titre vous aura déjà informé, je parle de l’État. Lui que nous avons intégré comme une donnée évidente de la société. Or, le drame de notre condition provient précisément du fait que nous n’avons toujours pas compris quelle était la nature et les effets de l’État. De son côté, lui a bien cerné quelle était notre utilité. L’État sait comment extraire la valeur que nous générons. Il sait se perpétrer à travers notre assentiment. Pourtant nous restons là, apathiques.

L’érosion de la Liberté continue, et elle continuera tant que nous ne serons pas assez nombreux à faire les médiations qui s’imposent. Poser des constats sur le réel est une chose, encore faut-il savoir ce qui cause notre mal et comment s’en extraire. Comprendre l’État revient à briser le sortilège de son apparente nécessité et à se donner les moyens de son dépassement. Dans cet article, je vous propose un panorama de la nature de l’État, ainsi qu’un début de piste pour réussir à faire mieux, hors de lui.

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Tous pourris…

En ces jours où les plus de six millions de pages des Epstein files mettent les réseaux sociaux en ébullition par la révélation des noms de personnalités politiques, économiques, artistiques internationales qu’ils contiennent, cloaque de magouilles, d’affairisme, de prostitution, d’homosexualité et de pédophilie (au service de quel lobby, de quels services, de quel pays oeuvrait Epstein tenant les « grands » de ce monde sous chantage ?), relisons ce texte de Dominique Venner d’avril 2013 qu’il avait titré Tous pourris… :

L’exclamation est un peu facile sans doute, mais elle résume le sentiment d’écœurement nauséeux qui se répand ces temps-ci dans le beau pays de France. Tandis que s’alourdissaient les impôts en faveur de diverses clientèles électorales, explosaient les révélations sur la corruption du ministre chargé de faire rentrer de force ces impôts. Ce joli scandale s’ajoutait à la colère montante d’une large fraction de l’opinion devant une évidente volonté de détruire, dont témoignent la politique d’immigration massive ou le projet de mariage gay.

La corruption et les malversations des gens de pouvoir, politiciens ou agents d’une administration pléthorique, n’est pas une nouveauté. Des bibliothèques entières ont été consacrées aux « affaires » des républiques successives, la Vème ayant cependant battu tous les records depuis sa fondation par le général de Gaulle, un homme intègre qui aimait s’entourer de coquins. Ce n’est pas seulement que les tentations étaient devenues plus nombreuses, alimentées par de nouveaux pouvoirs financiers accordés aux élus et par l’énorme pactole des administrations, syndicats et associations d’aide à ceci ou à cela. Non, il y avait autre chose.

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Mode d’emploi pour les animaux dressés

« Pour diriger les mouvements de la poupée humaine, il faudrait connaître les fils qui la meuvent (…). L’habileté de l’écuyer consiste à savoir tout ce qu’il peut faire exécuter à l’animal qu’il dresse et l’habileté du Ministre à connaître tout ce qu’il peut faire exécuter aux peuples qu’il gouverne. Que les philosophes pénètrent donc de plus en plus dans l’abîme du coeur humain : qu’ils y cherchent tous les principes de son mouvement, et que le Ministre profitant de leurs découvertes en fasse selon les temps, les lieux et les circonstances, une heureuse application. »

— Claude-Adrien Helvétius, philosophe du courant des « Lumières », De l’homme, de ses facultés intellectuelles et de son éducation (1776).

Les hommes des « Lumières » s’étant imposés à la direction de la France, ils se sont qualifiés (on n’est jamais mieux servi que par soi-même et l’histoire est écrite par les vainqueurs) d’humanistes aux yeux du peuple manipulé. Ils furent en réalité des matérialistes « mécanicistes », voyant l’homme comme une machine sur laquelle on peut intervenir, dans une posture de demiurges, et dans un rapport qui est celui de l’argile et du potier. La gouvernance accouchée par la République n’est jamais sortie de cette vision et de cette méthode de « gestion du troupeau ». Le mépris qu’affiche la classe politique et la façon dont elle se fout de la gueule du monde à chaque prise de parole en sont la manifestation.