Amalgame fallacieux

L’essence de la tyrannie réside dans l’application de lois stupides.

— Edmund Burke

Combien de lois stupides pondues par les technocrates en France, jusqu’à la récente idée d’imposer un thermostat « connecté » sur chaque radiateur ?… Ce sont des mots séduisants que ces mots de Burke, on serait aisément portés à les adopter, l’homme ayant dit un certain nombre de choses pertinentes par ailleurs. Cependant Burke fait ici erreur, les lois stupides ne sont pas la marque de la tyrannie, car une tyrannie n’est pas nécessairement malfaisante contrairement à l’idée qui en a été installée dans les têtes par ceux qui n’ont pas intérêt à la voir appliquée parce qu’ils ne peuvent pas en vivre, à savoir toute cette clique de politiciens vivant de la « démocratie ». Voir notre article Réhabiliter la Tyrannie répertorié dans la thématique Philosophie politique fondamentale. Pour être plus exact, c’est l’essence de la persécution étatique, qui réside dans l’application de lois stupides.

L’État contre la nation

Les observateurs se sont souvent demandé, dans la grande crise politique que nous traversons, sur quoi l’État en France allait-il trébucher. Sur l’immigration ? L’insécurité ? Non, c’est sur son fonctionnement ordinaire que l’État est en train de se décomposer aujourd’hui.

Le modèle de l’État Léviathan, c’est-à-dire l’État protecteur à qui le citoyen en abandonnant beaucoup de sa liberté confie en échange la tâche de le protéger, s’effondre sous nos yeux. Un État qui n’est plus capable, comme c’est le cas actuellement en France, d’assurer la sécurité des personnes et des biens, est un État qui rompt le pacte fondamental qui fait en sorte que nous lui obéissons. 

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L’heure approche de faire un choix fondamental

Nous avons suffisamment fait l’expérience de la démocratie pour être fixés à son sujet et sur la société qu’elle engendre. Factuellment, la démocratie, c’est prendre le risque que ceux qui ont fait la démonstration de leur nuisance puissent revenir au pouvoir s’ils en ont été chassés, parce qu’il y a toujours une partie de l’électorat qui n’est pas raisonnable, on ne peut s’y fier. Dans les faits, compte tenu de la gravité des dégâts que nous inflige l’option démocratique, est-ce encore une option raisonnable que de prendre ce risque ?

Nuance messieurs dames…

La France n’est pas plus démocratique que d’autres pays à travers le monde qui ne le sont pas, puisque la démocratie n’existe que dans l’illusion sous laquelle on a fait vivre les Français depuis l’instauration du suffrage universel. Rappelons sans cesse les mots d’Alexis de Tocqueville : « Je ne crains pas le suffrage universel, les gens voteront comme on leur dira. » La différence avec ces pays non démocratiques à travers le monde est que ce sont des pays autoritaire, alors que la France est un pays totalitaire, ou du moins est-elle menée sur cette voie actuellement par son président.

Le crépuscule de l’État moderne européen

Une orientation stratégique pour la communauté organique

Dans cette heure crépusculaire du Kali-Yuga, nous sommes confrontés à un combat archétypal: celui du jeune Prahlāda, modèle de fidélité transcendante, élevé contre son père Hiranyakaśipu, titan impie qui, aveuglé par l’hybris, proclame sa souveraineté absolue et nie la sacralité. Fils d’un asura hostile à l’ordre divin, Prahlāda persévère dans sa dévotion inébranlable à Vishnu, résistant stoïquement à toutes sortes de tortures, tourments et supplices. Sa rébellion n’est pas politique, mais numineuse: une insurrection de l’esprit contre la tyrannie de la matière. Finalement, le Dharma se manifeste sous la forme de Narasimha, qui surgit du seuil ontologique pour anéantir l’usurpateur et restaurer l’équilibre cosmique.

Le jeune Européen doit suivre la voie de Prahlāda : embrasser le sacré, le patriarcat, la hiérarchie et la race face à l’impératif qui soutient la modernité, fondée sur la négation, le vide, le gris des principes régissant la politique contemporaine, où se dissout la notion de peuple, de famille et de toute forme de communauté organique.

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La France bloquée

Dans son obsession de la « concentration des pouvoirs » depuis Montesquieu, la France a cultivé à l’excès la séparation de ceux-ci au point qu’elle est aujourd’hui totalement bloquée.

Jean-Louis Borloo, ministre du funeste Jacques Chirac, prend la parole ces derniers jours pour fustiger la situation lamentable dans laquelle se trouve le pays, situation qui ne date pas seulement de la présidence en cours et à propos de laquelle Chirac a une éminente culpabilité à son actif, mais le Borloo collaborateur ministre n’était pas aussi critique à l’époque !

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Démocratie ou Démocrassie ?

Nous avons suffisamment de recul sur la démocratie et son fonctionnement pour pouvoir en tirer quelques observations. A l’épreuve des faits, il apparait que la démocratie, c’est le despotisme de la masse et la tyrannie de la médiocrité. Elle est née le jour où le premier démagogue a rencontré le premier crédule. Dans sa pratique moderne, elle se résume à un exercice clientéliste de corrupteurs et de vendus, d’escrocs et de cocus perpétuels. Sa conception de la majorité à 50 % + 1 voix aggrave le constat puisque la minorité électorale, si importante soit-elle, se trouve obligée de subir ce que lui impose l’autre partie. Et la majorité n’est en rien un gage d’intelligence, le contraire se saurait. Qui peut prétendre se satisfaire d’un pareil système ?

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Les marques d’une société défaillante

Lorsqu’on a demandé à l’écrivain russe Anton Tchekhov quelle était la nature des sociétés défaillantes, il a répondu :

« Dans les sociétés défaillantes, il y a mille sots pour chaque esprit éclairé, et mille paroles grossières pour chaque mot conscient. La majorité reste toujours ignorante, et l’homme raisonnable est constamment vaincu. Si vous voyez des sujets futiles dominer les discussions dans une société, et les sots occuper le devant de la scène, alors vous êtes en présence d’une société très défaillante.

Par exemple, les chansons et les paroles vides de sens trouvent des millions de gens pour danser et les répéter, et le chanteur devient célèbre, connu et aimé. Au point que les gens prennent son avis sur les questions de la société et de la vie.

Quant aux écrivains et aux auteurs, personne ne les connaît et personne ne leur accorde de valeur ou de poids. La plupart des gens aiment la futilité et l’anesthésie. Quelqu’un qui nous anesthésie pour nous éloigner de nos pensées, et quelqu’un qui nous fait rire avec des futilités, est meilleur que quelqu’un qui nous réveille à la réalité et nous fait mal en disant la vérité. C’est pourquoi la démocratie ne convient pas aux sociétés ignorantes, car c’est la majorité ignorante qui décidera de votre destin ».

Vaincre l’immaturité

Il y a quarante ans, je me disais « Mais comment font les gens pour ne pas voir que nous ne sommes pas en démocratie ? » Aujourd’hui je me dis « Mais comment font les gens pour ne pas voir qu’on est dirigé par des monstres ? »

Les choses empirent mais questions et réponse restent identiques : les gens ne veulent pas savoir. Ils jouissent d’un « moi-pensant » immature. Ce moi intérieur présent en chaque enfant et désireux de connaître la vérité est resté chez eux à un stade embryonnaire. Voilà pourquoi la mission première des Hommes est de faire grandir leur moi-pensant, autrement dit leur conscience.