« L’État de droit », ou plus réellement le faux État de droit, est aux mains d’une kleptocratie qui est une oligarchie juridique, idéologique et technocratique qui fait passer pour l’État de droit ce qui n’est pas l’État de droit. L’État de droit digne de ce nom, c’est établir (ou rétablir) un double primat : celui de la souveraineté populaire sur la République des juges ; et celui de la souveraineté nationale sur la République des « commissaires », ces nouveaux souverains. Aujourd’hui, nous sommes face à une gigantesque manipulation qui est inspirée par la recommandation de Camilles Desmoulins, « Ce sont les despotes maladroits qui se servent des baïonnettes. L’art de la tyrannie est de faire la même chose avec des juges ».
Puisque l’on nous fait vivre en Occident sous l’empire de la loi philosophique fondamentale qui est celle de la caste politique dirigeante, c’est-à-dire l’inversion des normes, le primat de la souveraineté du peuple sur les juges n’existe plus, les juges s’en sont affranchis par ce qui constitue un coup d’État, c’est son inversion qui est en vigueur. Les juges, qu’ils soient dans un tribunal administratif, au Conseil constitutionnel ou au Conseil d’État ne jugent plus au nom du peuple, ils ne jugent plus avec en tête le souci de la sécurité, ils ne jugent plus au nom de la Nation, ils ne jugent plus au nom de la matrice anthropologique qui s’inspire des lois immémoriales et des lois naturelles que l’on ne doit pas transgresser, ils jugent aujourd’hui au nom d’un corpus idéologique, au nom des minorités, au nom d’une extension indéfinie des « droits individuels » au détriment de l’intérêt collectif, et qui finissent donc par se retourner contre l’idée de la citoyenneté. Un exemple : Au nom du principe de la « non-discrimination », le 6 mai 2024, Laurent Fabius alors président du Conseil constitutionnel a expliqué que toute référence à la préférence nationale devait être bannie. Et il a introduit l’idée de la préférence étrangère, c’est-à-dire l’absence définitive pour l’avenir de toute différence de statut entre le national et l’étranger. Au nom de ce prinicipe de la non-discrimination, on ne peut plus distinguer la France du reste du monde, il n’est plus possible de mettre une barrière quelconque.
Le second primat, celui de la souveraineté nationale sur les commissaires de Bruxelles, par définition ne peut pas exister puisque c’est précisément l’objet du fédéralisme européen que d’avoir au-dessus des pays qui s’y soumettent une entité qui abolit leur souveraineté.
La France n’est plus souveraine, parce qu’elle n’a plus la souveraineté du peuple sur les juges, et qu’elle ne peut avoir de souveraineté nationale sur la Commission européenne. Tous les Français qui ne veulent pas sortir de cette situation, en mettant un terme au coup d’État des juges et en sortant de l’Union européenne, sont des renégats.
