La démocratie représentative, cette admirable mécanique…

Comment faire émerger à partir de millions de volontés individuelles une « volonté générale » et une équipe dirigeante pour l’appliquer ? C’est un euphémisme de dire que l’opération s’avère difficile. Même au sein de très petites communautés – tous ceux qui ont participé à une banale réunion de copropriété le savent – l’opération n’est pas évidente. Elle devient un véritable casse-tête à l’échelle d’une nation. Le « peuple souverain » est une pure construction intellectuelle, il n’a qu’une existence abstraite. Dans la réalité, il existe des individus qui ont chacun leur façon de voir, qui poursuivent chacun leur propre intérêt et qui, tous ensemble, ne font entendre qu’une inintelligible cacophonie. Ce souverain-là n’a aucune possibilité d’expression et aucune capacité de décision. C’est un infirme total.

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On vous a dit que la République c’est la démocratie ?

Tromperie toujours et encore. Il faut expliquer un paradoxe : les philosophes politique de la Modernité, Hobbes, Hegel, Rousseau, Kant, Montesquieu, les pères de la démocratie, ou du moins ceux que l’on vous désigne et qui sont encensés en tant que pères de la démocratie, ne sont pas démocrates. Seuls ceux qui ont fait l’effort de lire intégralement ces auteurs peuvent en faire le constat. Voilà pourquoi c’est ignoré par 95 % sans doute de la population, qui avale dès l’école la fable dispensée à leur sujet. La supercherie est énorme. De ces énormités qui rendent la vérité difficile à croire une fois qu’on la découvre tant le mensonge est installé, selon le principe du « plus c’est gros, plus ça passe »…

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La masse et l’élite

La masse se pousse par le fouet ou s’entraîne, se manipule, par l’idéal : cette dernière solution est plus moderne, c’est elle que les « démocraties » ont choisie. Tocqueville, qui a parfaitement analysé et compris l’affaire démocratique, aurait dû être lu par des millions de Français. S’ils l’avaient fait, le visage de leur pays en aurait été transformé. Ceux qui le tiennent n’ayant pas intérêt à ce que ce soit le cas, on comprend que cet auteur ne soit pas démocratisé dans la masse ; mieux vaut lui donner du roman de gare et du Plus Belle La Vie à la tv… « Non seulement la démocratie fait oublier à chaque homme ses aïeux, explique Tocqueville, mais elle lui cache ses descendants et le sépare de ses contemporains ; elle le ramène sans cesse vers lui seul et menace de le renfermer enfin tout entier dans la solitude de son propre coeur ». Et la démocratie contemporaine est fondée sur le sacro-saint égalitarisme que l’on vend à la masse (l’oligarchie est au-dessus de ça).

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Du berceau au tombeau, dans le bain républicain

On ne dira jamais assez le mal qu’aura fait Rousseau à la France en pavant la voie sur laquelle nous sommes encore menés aujourd’hui. 

La Révolution française, dans sa démarche de limitation puis d’anéantissement du rôle de l’Eglise, a fait via Robespierre la promotion de la religion laïcarde artificielle de l’Être Suprême, entité divine adoptée par la franc-maçonnerie, dont le « delta lumineux » se trouve au sommet de la Déclaration des droits de l’homme de 1789. 

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La séparation des pouvoirs est une fiction

Montesquieu, cette figure chérie des crétins et des salopards qui n’ont que « liberté » et « République » à la bouche, a écrit, prêtez bien attention s’il vous plait : « Lorsque dans la même personne ou dans le même corps de magistrature, la puissance législative est réunie à la puissance exécutrice, il n’y a point de liberté ; parce qu’on peut craindre que le même monarque ou le même sénat ne fasse des lois tyranniques pour les exécuter tyranniquement ». Et Montesquieu continue par ailleurs : « Il n’y a point encore de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice… ». On reconnaît sa célèbre théorie de « séparation » nécessaire des pouvoirs. Mais que voit-on dans notre réalité ? Dans les deux cas évoqués, le régime sous lequel nous souffrons, est en parfaite contradiction avec ce que prône son illustre idole du XVIIIe siècle, ces pouvoirs séparés. Démonstration :

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Sacro-sainte majorité…

A dire vrai, le principe de la majorité de « 50 + 1 voix » est une abomination car il laisse toujours une moitié d’insatisfaits obligée de subir ce que lui impose l’autre partie. On ne voit aucune raison de logique et de bon sens pour accepter cette situation. Le seul principe de raison, c’est que ce qui concerne tout le monde doit être décidé par tout le monde. Raison pour laquelle si l’intelligence primait sur les intérêts sordides, le monde devrait être divisé de façon négociée dans un apartheid d’idées, avec des pays conçus sur des bases idéologiques homogènes, chacun allant vivre dans le territoire compatible avec sa conception de la vie, des pays de gauchistes, et des pays de gens normaux, des pays voués à la chienlit, et des pays où règne l’ordre, la droiture, la sécurité. Utopie et théorie direz-vous. C’est pourtant la seule façon de faire envisageable afin que chacun vive heureux. 

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Quelles orientations à court terme ?

La société française est de plus en plus polarisée, de moins en moins réconciliable. C’est la fin d’un double consensus. La fin du consensus social-libéral, celui postérieur aux années 1990, consensus mondialisé. C’est-à-dire un modèle de société qui s’imposait, en tant qu’héritage de l’État-providence qui un peu partout en Occident disait que quel que soient les problèmes que nous ayons, la réponse est toujours socio-économique. Les questions identitaire, économique, existentielle, trouvaient une réponse exclusive dans une matrice matérialiste. Le propre de cette espèce de social-démocratie consistait à dire que le politique n’existe pas, il n’est simplement question que d’ajustements techniques, avec des gens globalement d’accord sur les objectifs et les orientations, les sociaux-libéraux d’un côté, les libéraux-sociaux de l’autre, avec un désaccord relatif sur les méthodes. La mondialisation était pour ces gens l’horizon indépassable de notre temps. Il était inimaginable d’en sortir. Sont tout de même apparus au début des années 1990 des antimondialistes, qui sont rapidement devenus des altermondialistes, et finalement des mondialistes comme les autres, qui avaient tous la même idée que l’on soit de gauche, de centre, de droite : c’est à l’échelle du monde, d’une gouvernance globale, que doit désormais se poser le problème politique, l’espace national est un espace périmé.

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Un marché de dupes

Avec les thèses évolutionnistes, les philosophes et les encyclopédistes ont théorisé le « contrat social » qui selon eux a succédé à « l’état de nature » dans lequel vivait l’Homme avant que quelques individus se soient dit : « les gars, mettons-nous en société », reformulé ci-après par Platon. Mais quels droits et obligations naissent donc du contrat social, qui apparait dans l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789 sous le terme « association politique » ? Ce qui est visible, c’est que l’on souffre de cette vie dans la société française sous cette belle théorie contractuelle, penchons-nous brièvement sur le sujet. Attention ça va secouer ! 

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La mise en garde de Dostoïevski

Dostoïevski a mis en garde la Russie contre les mauvaises sirènes venant de l’Occident, à savoir les sirènes socialistes. Est-il besoin de rappeler que l’idée communiste n’est pas née en Russie, elle y fut importée. L’idée communiste eut de nombreux précédents ailleurs, mais c’est en France, pays inventeur de la « Grande Révolution », qu’elle connut sa théorisation matricielle, fondatrice, moderne. Les plus durs des communistes soviétiques se sont toujours considérés comme de pâles disciples de Robespierre, de Gracchus Babeuf et des grands révolutionnaires français pour lesquels ils ont toujours eu une reconnaissance idéologique infinie. Ils se qualifiaient eux-mêmes de « jacobins prolétariens ». 

Les Russes savent que le marxisme qui leur a fait (à eux et à d’autres) tant de mal est venu d’Occident. On sait désormais que Lénine a été en partie financé et aidé par l’Allemagne pour être expédié en Russie, comme on inocule le bacille de la peste, afin de saper ce concurrent à l’Est. Lénine disait que l’on n’avait rien fait de plus génial que le marxisme puisqu’il est la combinaison des trois plus grandes conquêtes intellectuelles de l’humanité, le socialisme français, l’économie politique anglaise, et la philosophie allemande. Rien de russe en effet dans tout cela.

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Aristote…

Tout, ou presque tout, est dans l’œuvre monumentale de ce penseur de génie.

En philosophie, Aristote emprunte à Platon une intuition essentielle : celle que la contemplation de la vérité est, pour l’homme, l’idéal le plus élevé. Mais il fonde ses recherches non sur des idées désincarnées, mais sur l’observation de la réalité qui l’entoure. En associant observation et pensée logique, on peut dire qu’il fonde la science, puisque toutes les sciences créées par notre civilisation occidentale reposent sur ces fondements.

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