Les théories politiques du leadership l’associent de manière exclusive en Occident à la démocratie représentative et le considèrent comme une caractéristique intrinsèque de celle-ci. C’est dire que l’idée même de poussées autoritaires, l’idée d’une teneur autoritaire du leadership au sein des systèmes démocratiques relèverait à leurs yeux de l’insoutenable. Le deuxième mot de ce paragraphe est théorie, et c’était la théorie en place en effet. Mais ce temps est révolu, depuis le très étrange épisode Covid-19 qui a été l’occasion pour le pouvoir des démocraties représentatives de se montrer extrêmement autoritaire avec la population, bafouant impunément les libertés publiques élémentaires, et se livrant à un véritable exercice de dressage à grande échelle de la population. Seuls les plus solides mentalement ont eu la ressource pour résister à cette poussée autoritaire inhabituelle, une première sous les régimes du « camp du Bien ». Et l’on sait qu’en toute chose, l’acte fondateur ouvre à sa réitération.
Lire la suite « Considérations sur les figures du leader et du tyran »Catégorie : Philosophie politique fondamentale
La nation n’a pas dit son dernier mot
Les idées internationalistes ont compté et comptent encore de nombreux adeptes sur différents plans de la théorie politique, économique et sociologique, qui ont tôt fait d’enterrer la nation. Des millions de personnes n’ont-elles pa cru en l’idée marxiste d’ « internationalisme prolétarien » et conduit en son nom la plupart des révolutions du XXe siècle ? Cela n’aurait pas été possible sans l’interprétation donnée par Karl Marx de l’identification nationale, selon lui déterminée par l’histoire, par conséquent passagère. Comme bien d’autres phénomènes sociaux, Marx a borné la nation à une manifestation historique éphémère ayant des causes et des conséquences exclusivement économiques. Ce mode de réflexion internationaliste apparaît le plus clairement dans le livre La troisième vague d’Alvin Toffler qui ne part pas, du moins explicitement, des positions marxistes. Il voit l’apparition et le développement des nations et des Etats nationaux simplement comme le résultat de l’aspiration intégrative de l’industrialisme. Foutaises de l’un et de l’autre ne tenant pas compte des notions de clan, d’hérédité, de famille, de langue, de religion, de souffrances partagées sur le champ de bataille fondatrices d’un sentiment national comme à Bouvines autour de Philippe Auguste le 27 juillet 1214, comme il en fut du sentiment d’unité nationale italienne émergeant dans les années 1830 autour de Giuseppe Mazzini.
Lire la suite « La nation n’a pas dit son dernier mot »Sur la déliquescence du modèle pénitentiaire français
L’attaque du fourgon pénitentiaire ayant permis l’évasion de Mohamed Amra le 14 mai 2024 (toujours en cavale) s’est soldée par deux agents de transfèrement tués. Les révélations qui ont fuité après cette attaque établissent que l’intéressé, énorme caïd, faisait ce qu’il voulait en prison, menant une vie où la contrainte sur sa personne était réduite à trois fois rien : neuf téléphones mobiles pour gérer son activité criminelle extérieure via ses lieutenants en visio (extorsions de fonds, guet-apens, vol de cargaisons de drogue aux concurrents…), passations de commandes (nourriture, drogue, chicha). Amra obtient tout ce qu’il veut en prison.
Lire la suite « Sur la déliquescence du modèle pénitentiaire français »Le vrai coût du progressisme
Emmanuel Rechberg et Wandrille de Guerpel se sont attaqués dans cette enquête aux conséquences financières et sociétales de cette vache sacré idéologique du régime. En partant du principe que le progressisme n’est pas une évolution normale et naturelle de la politique mais bien un choix initialement philosophique devenu choix politique, une succession de choix politiques à partir d’une vision de la place de l’homme dans la société et de la société dans l’histoire. La succession de ces choix politiques donne une société, donne des combats qui se jouent aujourd’hui, le tout à grand renfort de financement. Mais quel est le coût de ce progressisme ?
Lire la suite « Le vrai coût du progressisme »De l’Utopie
« Je décrète l’état de bonheur permanent », telle était l’inscription, utopique à souhait, qui figura en mai-juin 1968 dans l’escalier de Science Po (in Dominique Venner, Ils sont fous ces gauchistes !). Elle n’était qu’une reformulation de l’esprit bolchevique contenu dans la phrase vue sur les murs à Moscou en 1921, citée dans les mémoires de Christian Millau relatant son grand-père russe, « D’une main de fer, acculons l’humanité au bonheur ! ».
La compréhension du monde actuel nécessite la connaissance d’éléments passés dont il est l’application obstinée, enragée. Le mot utopie désigne, dans le langage courant, une idée ou un projet généreux mais irréalisable. Ce mot est entré, selon Jean Daujat, philosophe chrétien, dans la langue française en 1532 sous la plume de Rabelais, dont l’abbaye de Thélème est en effet… une utopie.
Lire la suite « De l’Utopie »Certains se délectent de la chienlit…
En son temps, le funeste Jacques Chirac, qui n’aura manqué aucune occasion d’apporter sa contribution à la démolition de la France, affirma que la loi morale ne saurait primer sur la loi civile. Est-ce que tout le monde mesure l’énormité de cette formule pourtant révélatrice d’une totale rupture anthropologique avec les fondements de notre civilisation. Rupture avec ses racines grecques qui enseignent avec Sophocle que la Loi des dieux, la Loi morale est au-dessus de la loi du Tyran. L’aveu est donc explicite et parfaitement clair : le propos de la République est celui de l’ordre public contre l’ordre moral.
Lire la suite « Certains se délectent de la chienlit… »De la Tradition
« Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroirs, bérets, binious, bref franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux » (Manifeste de Globe, journal fondé en 1985 par Bernard-Henri Lévy et Georges-Marc Benamou).
Tel est le manifeste de l’upper-class occidentale actuelle : les traditions sont bonnes pour « les poubelles de l’histoire » (expression de Trotski). Ces mots insupportables exposés dans la presse sont de la même eau putride que ceux de Guy Konopnicki, autre membre du « peuple élu », qui en 1983 dans La Place de la nation (Editions O.Orban), rangeait le « culte du terroir » parmi les « vieilleries réactionnaires » (voir notre article sur Konopnicki particulièrement explicite sur l’ordure idéologique du personnage, Le cosmopolitisme jusqu’à la nausée). BHL, Benamou, Trotski, Konopnicki… viendra-t-il un jour où les « Gaulois » ouvriront les yeux sur l’origine de l’influence destructrice dans laquelle on fait vivre leur pays ? Qui croient être ces gens pour se permettre de prétendre avec une telle arrogance dicter l’orientation qui doit être imposée à nos vies, cette voie de l’oubli de la tradition, cette voie du déracinement, sans héritage, et de la société multiraciale dont les Français commencent enfin à percevoir aujourd’hui les brillants résultats après cinquante ans d’aveuglement lâche et coupable !
Au poison répandu par ces gens, il faut opposer les propos de Pierre Vial, tout en clarté « Aujourd’hui comme toujours, le combat plurimillénaire oppose les peuples du désert et ceux de la forêt, ceux qui obéissent à la loi du Sinaï et ceux qui sont fidèles à la voix de Thulé. Quand on a compris cela tout s’éclaire, tout devient simple, on sait où est l’ami et où est l’ennemi. »
Lire la suite « De la Tradition »De la Liberté
Elle n’est pas au centre de l’idéologie de gauche, contrairement à l’idée que cette dernière a pu ancrer dans certaines cervelles et qu’il convient de détromper. Non, ce que les idéologies de gauche ont en commun, c’est un sens subverti de la liberté. La France, d’ailleurs, par son étatisme et sa bureaucratie, contrairement à son affirmation présente sur tous les frontons des mairies et empruntée à la devise du Grand Orient de France (Liberté, Égalité, Fraternité), la France a une véritable haine de la liberté. Il n’est pas une seule chose élémentaire que l’on puisse faire dans ce pays et qui ne soit pas soumise à autorisation ou à déclaration préalable. Et cette haine lui est particulière.
Lire la suite « De la Liberté »De l’Homme nouveau
Abordons ce concept du point de vue chrétien, du point de vue marxiste, et du point de vue identitaire païen. Mais il faut établir et dater cette comparaison à partir de Marx et non du communisme, parce que le communisme a existé avant Marx, et que le christianisme était en soi un communisme. Oswald Spengler l’avait bien compris, disant que le christianisme est la grand-mère du bolchevisme.
Pour les chrétiens, l’homme nouveau, c’est l’état de l’homme qui s’est dépouillé de l’héritage du péché originel pour revêtir la « sainteté du Christ sauveur ».
Lire la suite « De l’Homme nouveau »L’astuce finale qui a trompé le peuple
1789-1794, la Révolution est faite. On a vu précédemment dans notre article On vous a dit que la République c’est la démocratie ? que République et Démocratie sont des choses distinctes, que la République n’est qu’un « genre » d’organisation de la société, dont les « espèces » sont les diverses formes possibles de gouvernement, et la démocratie n’est qu’une forme de gouvernement. On a vu que les théoriciens modernes de la République considèrent qu’elle n’existe qu’à partir du moment où un peuple s’est constitué sous ce genre (notre article Un marché de dupes). Et on sait que cette République enfume le peuple par la flatterie en affirmant que c’est lui qui est souverain (notre article Celui qu’on veut duper, on le flatte). Or, comment expliquer et faire accepter au peuple qu’après s’être constitué, il doit se faire représenter par un monarque (collégial, le Directoire – impérial – ou présidentiel) à première vue semblable au despote dont la tête a été tranchée en 1793, et par un système de représentation, la « démocratie », qui n’est en réalité qu’une tromperie ?
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