Divine Europe

Clairières et forêts, les sources et les vents
et les pierres levées, le Soleil triomphant
tout cela nous disait la présence des Dieux
le Divin se cachait au plus secret des lieux.

C’était un autre temps, à l’aurore du monde
où l’Europe naissait dans la lumière blonde
du Soleil invaincu… Quand ces Dieux familiers
veillaient sur nos moissons, nos troupeaux, nos foyers.

Puis survinrent d’ailleurs, des déserts de l’Orient
des hommes sans respect ni des lois ni du clan
des barbares affreux, aux desseins sanguinaires
mutilant nos statues et brûlant nos sourcières.

Et l’Europe connut, dans une nuit profonde
par le fer et le feu, par le parjure immonde
la peine et la douleur et la mort de ses Dieux.

Mais sans jamais renier son passé religieux
qui l’unissait toujours aux divins souvenirs
de son ancienne foi, de son antique empire.

Une aube renaîtra… Il faut croire Apollon
Un jour, il reviendra…
Que le temps semble long !  

Maurice Rollet

La Croix contre les Fées

Lors de l’essor du christianisme, tous les autels consacrés aux génies des lieux, aux Dianes champêtres, aux elfes et aux fées, ainsi que les rituels, expressions de spiritualité et marques de la culture populaire qui s’y déroulaient, furent dans un premier temps condamnés et interdits par le clergé naissant.

C’est ainsi que le « bon » saint Éloi, parti convertir les Belges au christianisme, insista fermement, dans son allocution pastorale, sur le blasphème que constituaient aux yeux du Dieu chrétien les luminaires et les offrandes placés auprès des rochers, des sources, des arbres, des cavernes et des croisées de chemins.

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La dernière nuit de Yule dans la tradition germanique

Alors que le solstice d’hiver s’efface dans le passé, le point culminant des festivités de Yule occupe le devant de la scène lors de la dernière nuit, une occasion sacrée marquée par la prestation de serments, l’incendie symbolique de tous les vestiges de la célébration et l’illumination de la roue solaire. Cette tradition précieuse, imprégnée de symbolisme et d’esprit Volkisch, constitue une réflexion puissante sur les réalisations de l’année écoulée et une déclaration collective d’aspirations pour l’année à venir. 

La nuit commence par l’acte solennel de prêter serment. Les membres du Volk se rassemblent, unissant leurs esprits dans un lien sacré. Chaque individu réfléchit aux leçons apprises et aux défis surmontés au cours de l’année passée, s’engageant à poursuivre ces expériences dans le futur. 

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Traditions et rituels du Nouvel An

Les feux d’artifice, les lumières dans les rues et pour décorer les maisons et les jardins que l’on peut observer les jours et les nuits de la Grande Fête peuvent être considérés comme une continuation, en grande partie inconsciente, des anciens rites du feu et des vieux bruits apotropaïques. qu’ils ramenaient aux cultes solaires et solsticiels archaïques, aux cultes manistes immémoriaux et à la nécessité de défendre et de purifier le temps et l’espace des hommes. (E. Baldini, G. Bellosi)

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Spiritualité païenne

Ou de la gloire du « dieu cadavre » au retour à l’hommage à la Vie

A l’hymne au morbide, nous préférons l’Hymne à la Vie.

Nous n’existons pas par rapport à un divin qui serait extérieur à nous, mais par le Divin qui réside en chacun de nous. Voilà une des différences fondamentales, entre le christianisme, le monothéisme abrahamique, et le Paganisme.

Ne pas reconnaitre leur dieu-fiction unique, omnipotent, juge, censeur, jaloux et narcissique, ce n’est pas tomber dans le nihilisme, ce n’est pas tomber dans le « satanisme » (encore une fiction appartenant au monde sémite), c’est être un Être Humain conscient, responsable, debout, qui quête, qui marche vers la Lumière en horizon, qui se sent faire partie de ce tout qu’est notre Univers, qui reconnait dans une abeille, dans un Arbre, dans une Etoile, ses frères et sœurs du monde du Vivant.

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11 décembre 361…

Julien l’Empereur entre dans Constantinople. Assumant le rôle de restaurateur de la religion ancestrale, il abolit les édits de persécution des païens pris par Constance II en 356 et fait restituer aux païens leurs temples et leurs revenus. Il appelle autour de lui les représentants d’une élite de philosophes et d’artistes, dont il prolonge les débats par des écrits où sa pensée se tourne vers le mysticisme solaire. 

Paganisme de l’Est-européen

Jusqu’à la parution de Bogowie Slowian, ouvrage signé Wieslaw Jagodzik consacré aux pratiques ancestrales des pays de l’Est et à leurs Dieux, il n’était pas facile d’avoir accès à des informations fiables sur la Tradition païenne slave. L’auteur a comblé cette lacune et propose ces informations :

Au commencement il n’y avait rien, ni Mer, ni Terre, ni Ciel, rien que le néant, seul un Œuf primordial existait. Puis par l’amour et la pulsion de vie, Rod sortit de cet œuf par une immense explosion (on notera dans cette cosmogonie ancestrale la similitude avec la théorie du « Big Bang » qui date de 1927). A partir de là, il créa l’univers. Il donna naissance par la suite à Perun (voué à devenir le dieu de la foudre et de la guerre) et Weles (voué à devenir le gardien des morts, dieu des musiciens, des magiciens et des animaux). Les deux frères vécurent en harmonie sur l’océan unique.

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Merveilleux Stonehenge

« 21 juin à l’aube. La nuit disparait devant le jour naissant. Là-bas, vers l’est, le ciel se colore de vert émeraude, tel un océan paisible. Puis tout vire au rose, comme si mille fleurs aux tendres pétales éclataient au milieu des nuages gris. Enfin du sol même de la vieille Angleterre semble surgir le disque du soleil, rouge vif. Aujourd’hui il va accomplir sa course la plus longue. Jamais comme au solstice d’été il ne s’attarde ainsi parmi les hommes, avec une telle chaleur, une telle force, une telle puissance. Le soleil tient enfin la promesse des longs mois d’hiver. Il revient parmi nous. Il nous réchauffe et nous éclaire. Il protège l’océan des blés et annonce l’or des moissons.

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Les fils de la guerre et du vent !

L’unité française se forge très tôt, sous le royaume des Francs, par l’alliance avec l’Église. Les Francs ne sont pas un peuple, mais une fédération de peuples composée de Germains les plus divers, qui servent les meilleurs corps des armées de l’Empire romain ; la fonction politique de cette population franque qui occupe les espaces compris entre la Germanie insoumise et l’Empire romain, est de servir de bouclier contre d’autres invasions venant des profondeurs de l’Europe. Servant Rome, les Francs s’opposent à l’invasion des Burgondes, des Suèves, des Vandales, en 406 ; ils combattent les troupes d’Attila qui déferlent sur l’ouest de l’Europe.

En battant Syagrius en 486, le chef franc Clovis acquiert tout l’espace tenu par Rome, c’est-à-dire tous les territoires compris entre la Somme et la Loire. En 496, c’est la bataille de Tolbiac contre les Alamans. Sous l’influence de sa femme Clotilde qui est catholique, Clovis renie la foi de ses ancêtres et se convertit à cette occasion. Il est baptisé à Reims. L’État franc de Clovis inaugure la fusion entre Germains et Romains.

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