Les feux d’artifice, les lumières dans les rues et pour décorer les maisons et les jardins que l’on peut observer les jours et les nuits de la Grande Fête peuvent être considérés comme une continuation, en grande partie inconsciente, des anciens rites du feu et des vieux bruits apotropaïques. qu’ils ramenaient aux cultes solaires et solsticiels archaïques, aux cultes manistes immémoriaux et à la nécessité de défendre et de purifier le temps et l’espace des hommes. (E. Baldini, G. Bellosi)
Les feux d’artifice et les retraites aux flambeaux sur les montagnes enneigées, qui célèbrent la nouvelle année, ou le nouveau Soleil, sont directement liés au symbolisme solaire et ont également une valeur magique. Mais le feu est aussi symboliquement relié au Ciel, appelé « cristal de roche » dans le zoroastrisme. Ce feu est une révélation sous forme ignée, et donc lumineuse – comme l’étoile – de Dieu. La manifestation lumineuse de la divinité rappelle la foudre grecque de Zeus et le feu iranien qui, dans la vision du mazdéisme tardif, descend du ciel pour annoncer la mission de Zoroastre parmi les hommes ».
Minuit est le moment culminant de la célébration du réveillon du Nouvel An : feux d’artifice, retraites aux flambeaux des skieurs en montagne, bouchons de vin mousseux qui explosent comme des canonnades miniatures, saluent l’année qui meurt et l’année qui naît. Les feux d’artifice comme les processions aux flambeaux sont liés au symbolisme du solstice, à la renaissance de la nouvelle Année et du Soleil invaincu. Mais le bruit, les détonations, et les vieux meubles et la vaisselle que certains jettent par la fenêtre sont au contraire des symboles de l’expulsion de la vieille année, ou plutôt de ses aspects négatifs, de ses zones grises, de ses malheurs. pour ceux qui y croient, des démons, des mauvais esprits qui s’y sont nichés. La veille du Nouvel An, rapporte James G. Frazer, les garçons en Bohème armés de fusils formaient un cercle et tiraient trois fois en l’air ou sur les sorcières qui s’enfuyaient effrayées. En Thaïlande, l’expulsion des démons a lieu le dernier jour de l’année. Un coup de canon est tiré comme signal, on y répond de l’endroit le plus proche, et ainsi de suite d’un endroit à l’autre jusqu’à ce que les coups atteignent la porte extérieure de la ville, c’est-à-dire que les démons sont chassés pas à pas. A Labruguière, canton du sud de la France, les gens courent dans les rues en faisant sonner des cloches et des hochets, et en faisant toutes sortes de bruits. Puis, à la lumière des torches, se déclenche un bruit assourdissant avec lequel on espéré chasser tous les mauvais esprits errants de la ville. À Naples, « l’expulsion des démons » devient un spectacle impressionnant : toute la côte, depuis Posillipo jusqu’à la tête de Sorrente, se transforme en un côté curviligne d’un cuirassé qui tire des milliers de coups de canon lumineux. Mais, comme cela sera expliqué plus en détail à propos du Carnaval, de la Nuit de Walpurgis et de la Nuit d’Halloween, les démons ne sont autres que les morts qui refont surface à chaque période de transition pour se mêler aux vivants, contribuer – comme des graines – au renouveau cosmique. Une fois le passage ou « shuffling » terminé, les morts rejoignent l’Au-delà et la « nouvelle vie » reprend le dessus. Qu’est-ce que, comme nous l’avons déjà expliqué, la Befana ou Comare secca du folklore italien qui est brûlée après son passage ? Dans la nuit du réveillon du Nouvel An, se réfugièrent les coutumes des Saturnales que l’Église avait peu à peu chassées des jours précédant et suivant immédiatement le Noël des chrétiens. D’autres, cependant, comme les mascarades, ont fusionné avec le Carnaval. (Alfredo Cattabiani)
