Le paganisme Recours spirituel de l’Europe

De Stonehenge au Parthénon en passant par Lascaux, d’Odin à Homère et Athéna, Gilbert Sincyr explique dans Le paganisme Recours spirituel et identitaire de l’Europe ce qui est spécifique du paganisme européen, comparé aux valeurs bibliques du judéo-christianisme. Plus généralement, il oppose l’esprit du paganisme européen à celui du monothéisme proche-oriental. La première partie, destinée aux enfants, présente l’histoire d’Iris, fille de Zeus, parcourant une Europe païenne pour y découvrir sa spiritualité. La seconde partie est une confrontation entre les conceptions bibliques et païennes, de l’homme et du monde. Gilbert Sincyr nous invite à retrouver nos valeurs ancestrales, non pas par un retour formel aux Dieux de la mythologie, forme spirituelle d’une époque passée, mais par un recours à l’esprit qui les a fait naître, et qui nous identifie en tant qu’Européens. L’auteur s’exprime :

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Hommage aux morts dans le folklore celte

Samhain est l’une des quatre fêtes* religieuses majeures qui jalonnent l’année chez les Celtes. Dans le calendrier de Coligny, table de bronze datée du IIe siècle de l’ère chrétienne et qui est un témoignage archéologique de première importance pour la connaissance de la civilisation celtique, la fête apparaît sous le nom de Samonios. Elle est tout à la fois le début et la fin de l’année, le mot signifie « fin de l’été », mais aussi « rassemblement, réunion ».

Dans la nature, les dernières récoltes ont été engrangées. Les champs sont nus ; les feuillages tombent, la sève descend dans la terre… chaque plante se prépare au long hiver qui est à nos portes. Avec Samhain commence le temps du gel et du feu de bois. C’est, dans une civilisation rurale, une date repère : les troupeaux abandonnent leurs pâturages d’été et sont conduits à l’étable ; le foin destiné à les nourrir est entassé ; les animaux destinés à la table sont tués. D’autres s’envolent pour des climats plus chauds, d’autres vont hiberner. Toute la nature se met au repos.

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Paganisme et culte des Ancêtres

Le culte des Ancêtres est l’une des principales composantes du paganisme. Les groupes d’Européens du Sud ont commencé très tôt à se sédentariser et à pratiquer l’élevage, puis l’agriculture. Ils ont compris le cycle « enfouissement des semences/pousse/maturation et mort », ils révèrent la Déesse Mère Rigantona et leur animal fétiche est la vache (ou le taureau). Ils considèrent la Terre comme une Mère providentielle et divine, Ils ont également compris que la cohésion sociale du groupe dépend de la présence perçue des Ancêtres qui veillent sur leur lignée et ils pratiquent leur culte en érigeant en leur honneur des pierres levées, des menhirs, dont la taille est proportionnelle à la « valeur » de l’individu, et des figures taillées dans le bois. Les pierres levées, ces monuments sur lesquels les âmes des morts sont censées s’asseoir ou dans lesquels elles se réfugient ou se réincarnent, conservent indéfiniment les qualités de ces morts et assurent la fertilité des hommes, comme celle des troupeaux et celle des terres. Les monuments que les hommes élèvent en l’honneur de leur chef défunt deviennent souvent le centre culturel et social du village et c’est autour de lui qu’on danse et qu’on assiste aux rituels publics.

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Traditionnaliste européen !

Quelques extraits d’une interview donnée par Varg Vikernes, musicien et auteur norvégien :

« Je ne me définirais pas comme un suprématiste blanc. Je ne veux pas de domination blanche dans le monde. Juste que l’Europe reste européenne. Et l’Afrique africaine, l’Asie asiatique ».

Ce propos de Varg Vikernes est fondamental. Il met les choses au clair face au discours gauchiste, indigéniste, accusant ceux qui refusent la société multiraciale de vouloir exercer une domination sur les autres peuples alors qu’ils ne veulent que la préservation de l’identité de chacun. Ecoutons-le davantage sur le christianisme, le paganisme, avant d’apporter notre propre commentaire.

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L’individuité est païenne

L’individualisme exacerbé s’oppose à la cohérence de toute communauté constituée de vivants et de morts et structurée par le principe de filiation, ou de lignée… Alors quoi, peut-on se demander, faut-il donc le proscrire ?

Il semble bien évident que le paganisme est une spiritualité d’abord et avant tout communautaire, dans laquelle un individualisme forcené n’a pas vraiment sa place. Mais la question reste de savoir si l’on doit disparaître dans la masse ? Il convient de rester méfiants devant la notion de collectif. Car l’effacement d’un individu devant la collectivité, est la définition même du collectivisme, que nous refusons au profit du « solidaire ».

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Equinoxe d’Automne

Quand le soleil se couche au soir de l’équinoxe d’Automne, et que son disque rouge embrase à l’horizon les somptueuses couleurs des feuilles qui se dessèchent dans toutes leurs riches et précieuses nuances de cuivre, il est bon de se poser, de s’asseoir un moment pour réfléchir à l’année qui vient de passer. Chez les druidisants, Alban Elved (ou Elfed) qui désigne l’équinoxe d’Automne signifie « la Lumière de l’Eau » et se situe à l’Ouest sur la Roue de la Vie. Cela correspond donc à l’année qui s’achève mais aussi à la fin toute proche de la saison claire. Par extension il illustre aussi la fin de la journée, ou le soir de la vie, ou l’issue proche de n’importe quel autre cycle.

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Mythologie Gauloise

Les comparaisons que l’on a pu faire entre le plus complet et le plus expressif des monuments religieux de la période indépendante gauloise, le chaudron de Gundestrup, et les plus anciens documents gallo-romains (le pilier des Nautes de Paris, la triade de Saintes, le pilier de Mavilly) ont permis de restituer un cycle mythologique gaulois.

le chaudron de Gundestrup

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