Camarade Trotski

Un trostskiste (il en existe encore hélas) vous dira que son maître à penser voulait « une véritable révolution marxiste-léniniste, une authentique révolution soviétique, plus humaine, sans bureaucratie et sans goulag ». Ce bon trotskiste mérite le grand prix de la naïveté communiste digne du théoricien italien de la révolution culturelle, Antonio Gramsci, saluant la révolution d’Octobre où l’on « ouvrait les portes des prisons qui ne se refermeraient jamais plus ! » Car Leib Bronstein, alias Lev (en français, Léon) Davidovitch, détenteur d’un faux passeport établi au nom de Trotski (nom cruellement emprunté à une famille de l’aristocratie tsariste), pseudonyme qui lui restera, n’était pas un enfant de chœur de la synagogue. Il n’ignorait rien de la cruauté selon lui nécessaire de la révolution « grande dévoreuse d’hommes » et qui d’ailleurs allait le dévorer lui aussi.

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Vivre sous l’arbitraire

C’est une évidence que de le dire, mais la loi n’a pas d’existence ex nihilo, c’est une création humaine, conçue, rédigée et votée. Et quand on voit ce qu’elle est capable d’interdire aujourd’hui, ce qu’ils sont capables de lui faire faire, persécuter parce que l’on affirmer qu’il n’y a que deux genres par exemple, ou que la préférence nationale est une évidence, on réalise que l’on ne peut plus faire aucune confiance dans la loi devenue scélérate et dans les structures chargées de la faire appliquer. L’esprit d’arbitraire des enragés de 1789 est de retour.

Emmanuel Macron, ce fédéraliste européen enragé

Il a fait la une de The Economist avec son discours de la Sorbonne et ses formules selon lesquelles « l’Europe est mortelle » … « la meilleure façon de construire ensemble c’est d’avoir le moins de nationalistes possible »

Ce qui saute aux yeux depuis longtemps, c’est que l’actuel occupant de l’Élysée trouve le costume France étriqué, il est à l’étroit dans son pays, il se rêve un destin supranational, donc européen. Il trouve peut-être moins fascistes que ploucs les « populistes » accrochés à leur drapeau tricolore. Et pour nos européistes, Europe fédérale est une expression tabou parce qu’elle fait peur dans les pays qui tiennent encore à leur souveraineté. L’Europe fédérale pour Macron, c’est la formule de Gambetta en 1871 pour l’Alsace-Lorraine, « Y penser toujours, n’en parler jamais ». En réalité, Emmanuel Macron rêve de toujours davantage d’intégration dans l’Union européenne et d’Europe fédérale. Et la formule qui cache l’Europe fédérale, c’est la « souveraineté européenne ».

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De la Civilisation

« Les civilisations se valent toutes » affirmait l’anthropologue Lévy-Strauss, avant de démentir ces propos à la fin de sa vie dans un article du Figaro opportunément oublié. Si l’on parle encore (de moins en moins) des civilisations, il est politiquement très incorrect de faire référence à la civilisation. En effet, un tel concept renvoie nécessairement à un jugement de valeur, et à une hiérarchie, avec ses capables et ses moins capables.

Civilisation… le mot, pourtant, signifie clairement : action de civiliser ; soit, selon la définition du dictionnaire Robert, « faire passer une collectivité à un état social plus élevé » dans l’ordre moral, intellectuel, artistique, technique.

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Du « développement durable »

Comme chacun sait, la chose s’est trouvée officialisée jusqu’au sein des gouvernements et des réunions internationales.

Le mot est apparu en 1987 dans le rapport Brundtland, devenu célèbre pour cette raison même. Il s’agissait d’une étude, réalisée pour la CNU-CED (Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement) par la norvégienne Gro Harlem Brundtland, ancien Premier ministre de son pays et directeur général de l’OMS. Intitulé Notre avenir à tous, il recensait les menaces écologiques mondiales qui pèseraient sur l’avenir de la planète et proposait un modèle de « développement durable », défini comme le développement « qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ». On reste éternellement admiratifs de l’intelligence visionnaire et altruiste de ces gens de gauche.

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« Raciste ! » … « Homophobe ! »

On entend systématiquement les intervenants médiatiques acquis au Système ou lui obéissant sans se poser de questions, asséner de façon péremptoire que « le racisme n’est pas une opinion mais un délit », « l’homophobie n’est pas une opinion mais un délit », etc. Il est donc nécessaire de rappeler certaines évidences à ce sujet, absentes de trop nombreuses cervelles promptes à accepter machinalement ces affirmations, tout comme il est nécessaire de rappeler pour les non juristes ce qu’est ce que l’on nomme le « droit positif ». Celui-ci est l’ensemble des lois et règles en vigueur au moment présent, au moment où l’on s’exprime et agit. Au moment où… La nature du droit positif révèle donc instantanément son critère fondamental : la temporalité. Il vaut actuellement, il n’existait pas hier et ne vaudra peut-être pas demain puisque ce qu’une loi a fait une loi peut le défaire, il ne s’agit que d’une question de volonté momentanée, comme tout en matière politique. Et dans ce cadre, il devient évident que ces affirmations selon lesquelles le racisme n’est pas une opinion mais un délit, l’homophobie n’est pas une opinion mais un délit, sont un produit associé à la temporalité, des infractions instituées actuellement relevant d’une décision arbitraire prise par ceux qui détiennent momentanément le pouvoir. Ce qui ne fait pas de ces affirmations une vérité et une normalité, parce que ceux qui décident ainsi, contrairement à leur prétention mégalomane, ne détiennent pas la vérité, ils ne font qu’exprimer leur préférence, leur opinion, et rien de plus, avec la volonté de museler toute expression contraire. Le droit positif est une volonté humaine, il n’est pas l’Ordre naturel, même si parfois il concorde avec la morale. La normalité serait donc de s’exprimer en disant que le racisme, l’homophobie, sont considérés actuellement selon le droit en cours, être non pas une opinion mais un délit. Mais le Système et le pouvoir en place n’ont pas assez d’honnêteté en eux pour parler vrai. CQFD.

Les convictions valent-elles un paquet de lessive ?

Le monde est dangereux pour notre argent, et nous nous défendons en conséquence ; mais il est encore plus redoutable pour notre jugement, et, là, la vigilance de la plupart des gens est beaucoup plus relâchée. Le commerce des idées serait-il moins lourd d’enjeux que celui des choses ? Nos opinions compteraient-elles moins que nos dépenses ? A voir les comportements, on serait tenté de le penser. Ainsi, le client poursuit de sa hargne le vendeur qui l’a trompé sur la marchandise, cependant que le citoyen pardonne aisément aux leaders politiques, hommes de médias qui lui ont fait prendre des vessies pour des lanternes.

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Cú Chulainn, héros et demi-dieu Irlandais

Héros guerrier et demi-dieu, Cú Chulainn est une figure fascinante de la mythologie irlandaise. On pense qu’il est une incarnation du dieu irlandais Lugh et que sa mère est la mortelle Deichtine, sœur du roi Conchobar mac Nessa.

Il est instruit à la poésie par Amorgen, à l’art de la guerre par Fergus et Skathach selon ce qu’elle avait appris elle-même en Écosse, à la sagesse par Sencha, et à la magie par Cathba et Aifa. Né Sétanta, il a acquis son nom plus connu lorsqu’il était enfant, après avoir tué le féroce chien de garde de Culann en état de légitime défense et proposé de le remplacer jusqu’à ce qu’un nouveau cerbère puisse être élevé, d’où il est devenu le « Chien de Culann ».

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Êtes-vous révisionniste ?

Initialement, ce mot a défini, en bien des pays, la position de ceux qui voulaient la révision de traités qu’ils considéraient mauvais pour leurs pays. A ce titre, tout opposant actuel à l’inféodation de la France aux divers traités sous lesquels la gouvernance a placé le pays, notamment dans le carcan de l’Union européenne, est un révisionniste. Le mot a désigné ensuite la remise en cause de la présentation de certains aspects de la Deuxième Guerre mondiale.

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De l’Homme nouveau

Abordons ce concept du point de vue chrétien, du point de vue marxiste, et du point de vue identitaire païen. Mais il faut établir et dater cette comparaison à partir de Marx et non du communisme, parce que le communisme a existé avant Marx, et que le christianisme était en soi un communisme. Oswald Spengler l’avait bien compris, disant que le christianisme est la grand-mère du bolchevisme.

Pour les chrétiens, l’homme nouveau, c’est l’état de l’homme qui s’est dépouillé de l’héritage du péché originel pour revêtir la « sainteté du Christ sauveur ».

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