La France et les « sans-papiers »

La pensée de gauche, depuis l’époque des « Lumières », s’est faite spécialiste dans la conception d’un vocabulaire militant manipulateur (lire notre article La fraude des mots, répertorié dans la thématique Désinformation, Manipulation, Propagande). L’expression « sans-papiers » était à ce jour l’avant-dernière forgée dans cet esprit, pour jouer sur le misérabilisme, l’émotionnel, et faire pleurer le mouton sous perfusion des médias systémiques, manière bien sûr de faire passer l’idée qu’il est anormal que les clandestins n’aient pas de papiers, et qu’il est donc nécessaire de les régulariser dans la nationalité française, sans discernement d’origines, de compatibilité culturelle, religieuse, de nombre, etc. Nous ne sommes pas dupes, la ficelle est grosse comme un cuisseau de bœuf. On voit dans quels problèmes ce refus de discerner entre un immigré européen et extra-européen a mené la France aujourd’hui. Depuis, le militantisme gauchiste a, comme on sait, actualisé son verbiage, avec le nouveau terme « migrants » (anglicisme de immigrant).

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Merveilleux Stonehenge

« 21 juin à l’aube. La nuit disparait devant le jour naissant. Là-bas, vers l’est, le ciel se colore de vert émeraude, tel un océan paisible. Puis tout vire au rose, comme si mille fleurs aux tendres pétales éclataient au milieu des nuages gris. Enfin du sol même de la vieille Angleterre semble surgir le disque du soleil, rouge vif. Aujourd’hui il va accomplir sa course la plus longue. Jamais comme au solstice d’été il ne s’attarde ainsi parmi les hommes, avec une telle chaleur, une telle force, une telle puissance. Le soleil tient enfin la promesse des longs mois d’hiver. Il revient parmi nous. Il nous réchauffe et nous éclaire. Il protège l’océan des blés et annonce l’or des moissons.

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Il naîtra de faux fascismes

Vous pensez le régime républicain vertueux et irréprochable dans ses méthodes et son action parce qu’il passe son temps à clamer qu’il est tel ? qu’il est le « camp du Bien » ? Maurice Bardèche en 1961 publiait Qu’est-ce que le Fascisme ? Tout est vrai et important dans l’extrait qui suit, mais plus particulièrement l’affirmation de Bardèche selon laquelle les caractères extérieurs par lesquels les adversaires du fascisme le définissent, ne le définissent pas en réalité :

« La suppression de la liberté, les arrestations arbitraires, les camps de concentration, la torture qu’on prétend rejeter sur le fascisme, sont tout aussi bien et tout aussi souvent le propre des régimes dirigés contre le « danger fasciste ». Tous les caractères extérieurs par lesquels les adversaires du fascisme le définissent, ils se retrouvent ou peuvent se retrouver dans les régimes antifascistes : c’est qu’ils ne définissent pas le fascisme qui, finalement, est une manière de réagir, un tempérament, une manière d’être, incarnée dans un certain type d’hommes. C’est ce type d’hommes, c’est cette attitude devant la vie qui, au fond, commandent toutes les réactions fascistes et les formes, diverses selon les peuples, que le fascisme a prises et prendra dans l’histoire. Là où ces hommes dirigent, là ou leur esprit inspire l’action de pouvoir, il y a un régime fasciste. Au contraire, lorsqu’ils sont persécutés ou combattus, quoi qu’on vous dise et quelque bruit que fasse la trique en tournoyant, reconnaissez les signes de la décomposition, de la décadence et le règne de l’or et des pharaons de l’étranger. Voulez-vous reconnaître à coup sûr et instantanément le faux fascisme ? Vous le reconnaitrez à ces signes : il emprisonne au nom des droits de la personne humaine et il prêche le progrès, mais il respecte les milliards et les banques sont avec lui. Ne cherchez pas plus loin. Vous verrez quelques mois plus tard le faux fascisme faire la chasse au courage, à l’énergie, à la propreté. Il vous dévoilera ainsi son vrai visage. Il a besoin d’esclaves assez abrutis pour ne pas trop sentir leur collier. »

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Cette oligarchie mondialiste qui nous écrase

Un vieux dicton dit que « seul ce qui est sale a besoin de se cacher ». Les ploutocrates qui ont mis en coupe réglée la planète entière le savent mieux que quiconque, eux qui se réunissent pour décider de l’avenir des peuples à l’abri des regards indiscrets. Et qui ont durant de très longues années pu compter sur la presse qui leur appartient pour cacher la mise en place progressive mais minutieuse de leur plan visant à aboutir à la création d’un gouvernement mondial. Notre famille de pensée a toujours vu correctement. Dans son n° 38 (Été 2011), l’excellent magazine Réfléchir & Agir (dont nous ne pouvons que vous recommander un abonnement), publiait :

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Pélage, un chrétien moins cinglé que les autres

Moine breton insulaire (ce que l’on nomme la Grande-Bretagne aujourd’hui) né au milieu du IVe siècle, il est à l’origine de la doctrine qui portera son nom, le pélagianisme. Son enseignement sera déclaré hérétique par l’Église. On comprend pourquoi.

La doctrine de Pélage menaça particulièrement la présence de l’Église en Gaule. Les Grecs avaient fondé les Églises de Lyon et d’Irlande et avaient légué à celles-ci leur langue. Leur goût de l’individualité y était venu rencontrer celui cultivé par les Celtes. C’est ce goût pour la liberté individuelle qui fut à l’origine de sa doctrine. Entre Pélage d’un côté, Saint-Augustin de l’autre, deux conceptions du péché, et ce faisant du christianisme s’opposent radicalement. 

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Langue et identité

La langue française subit deux attaques, celle des concepteurs de l’écriture inclusive, soldats de l’indifférenciation et du mondialisme destructeur des identités ; et celle de la submersion migratoire extra-européenne, des « crapauds » de quartiers sensibles, qui en fait un usage abâtardi, d’une vulgarité à vous faire saigner les oreilles, et qui se répand à une partie de la jeunesse blanche baignée par ce melting-pot. On se passera d’en donner des exemples, pour préférer publier ces quelques passages signés Aymeric Chauprade :

La langue est l’une des composantes fondamentales de l’identité des peuples et des ethnies. Elle est l’un de leurs caractères différenciateurs les plus évidents, et en cela peut-être, leur principal caractère de définition identitaire. La langue est sans doute la propriété fondamentale d’un peuple, son bien le plus précieux. Un peuple qui perd sa langue perd non seulement son âme, mais aussi sa qualité de peuple différencié. La langue est un élément fondamental de définition identitaire.

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Repentance chérie…

Diverses explications sont données sur les raisons pour lesquelles l’Europe et l’Occident se trouvent dans la situation qui est la leur aujourd’hui sur les plans démographique et culturel. L’une de ces explications est le « sentiment de culpabilité » et celui d’un « besoin collectif d’expier les fautes du passé » de leurs ancêtres. 

A la vérité, ce besoin n’est nullement collectif, et ce sentiment de culpabilité n’existe que dans certaines têtes, notamment celles de plusieurs générations de nos « élites » bourgeoises (élus, hauts fonctionnaires, grands capitaines d’industrie), toutes sorties des mêmes grandes écoles, du même moule idéologique infecté des idées de « repentance » et d’amourachement chrétien-humaniste (ça flatte tellement leur ego) à l’égard des anciens territoires de l’Empire colonial et des zones géographiques n’ayant pas encore rejoint le niveau de développement européen. 

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Socialisme identitaire et révolutionnaire

Socialisme. Le mot vient du latin socius, qui est à la fois un nom et un adjectif. En tant que nom, socius signifie le compagnon, le camarade, l’allié, l’associé. En tant qu’adjectif, il signifie ce qui est mis en commun, ce qui est partagé. On retrouve évidemment la racine de ce mot latin dans des mots tels que société, association, associé, etc. Le premier à avoir utilisé le mot socialisme date de la fin du XVIIIe siècle, c’est l’abbé Sieyès, qui a joué un certain rôle dans la préparation et le déroulement de la Révolution de 1789. Il utilise ce mot en 1780 mais dans un sens qui n’est pas celui qu’il a pris par la suite, pour lui c’est « la science de la société », il utilise donc le mot socialisme comme équivalent de ce que nous appelons aujourd’hui la sociologie. Ce mot ne refait surface, avec alors désormais une connotation politique, sociale, économique, qu’en 1831 de la part d’un certain Pierre Leroux, qui fait partie de la galerie de ceux que Marx dénoncera avec haine comme des socialistes utopistes tout simplement parce que ces socialistes qui étaient quasiment tous des Français lui faisaient beaucoup de concurrence. Charles Fourier ensuite, conçoit le socialisme comme un projet de réorganisation de la société. C’est son disciple le plus proche, Victor Considérant qui va organiser dans les années 1832-1848 des communautés qui fonctionneront selon ce que Fourier mettait en avant c’est-à-dire la nécessité d’un principe communautaire, avec des succès divers, ce sont des expériences intéressantes en tant que telles. 

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