Révolution française

Le Païen reconnaît la trifonctionnalité de la société européenne (guerriers, prêtres, travailleurs) et la nécessité d’une élite guerrière, d’une aristocratie pour protéger la communauté. Cela n’en fait pas pour autant un partisan de la monarchie sur notre continent, cette dernière étant adossée à l’Église chrétienne. Ce n’est donc pas par parti pris et militantisme monarchiste que je me suis intéressé à la Révolution française, mais pour répondre à mon insatiable soif de connaissances. L’ayant fait, et dans le souci constant de mettre à disposition d’autrui des connaissances disponibles, ce qui est le maître-mot et la vocation de Polaris média, j’ai souhaité présenter une synthèse de mes nombreuses lectures sur la Révolution de 1789. Car la Vérité n’est pas le manichéisme puéril de la « tyrannie royale » et de la « bonne république », la chose est connue mais il n’est pas inutile de la rappeler. Depuis 1789, de nombreux et éminents auteurs français et étrangers ont tout dit sur la vérité du sujet, sans percer le mur du mensonge en France puisque c’est toujours la version manipulée qui s’impose triomphalement à l’opinion (les outils des vainqueurs, école et médias, n’y sont pas pour rien évidemment). Car l’histoire officielle est toujours écrite par les vainqueurs. Par le fait, la victoire les met en position d’imposer leur discours. Et il n’est jamais conforme à la réalité, toujours à leur avantage et en défaveur du perdant. On sait cela par les vérifications qui émergent ultérieurement. La Vérité est la fille du temps, le mensonge du jour finit invariablement, un peu plus tôt, un peu plus tard, par apparaître pour ce qu’il était. Depuis Sun Tzu, la propagande, la désinformation, le discrédit de l’adversaire, les fabrications, ont toujours fait partie de la perfidie du combat politique. La chose avait aussi été bien perçue et exprimée par Varron (116-27 Av. J.C), « Il est besoin que le peuple ignore beaucoup de choses vraies, et en croie beaucoup de fausses ». Exprimée par Érasme, « L’homme est bâti de manière que les fictions font beaucoup plus d’impression sur lui que la vérité ». La propagande fait appel au niveau le plus primaire de la conscience, celui de l’imagination passive. Pour ne citer que quelques cas parmi les innombrables possibles, qu’il s’agisse de la Guerre des Gaules racontée par Jules César, de la Guerre de Sécession, des bolcheviques et du Tsar Nicolas II, de l’histoire coloniale française en Algérie et de la guerre qui y mit fin, du conflit des Balkans des années 1990, aucun sujet n’échappe à la manipulation orientée des vainqueurs. Absolument aucun sujet, pas même le IIIe Reich. Quand on sait cela, quand on sait que la vérité n’est pas dans le discours officiel, on est naturellement porté à en déduire qu’elle se trouve donc dans le discours de l’autre camp, jusqu’à preuve du contraire.

La bibliographie est surabondante sur le sujet. Mais hormis parmi le public des militants nationalistes, identitaires et des royalistes, qui consent l’effort de la lire ? Quels Français connaissent les détails de ces faits et comprennent vraiment la nature du régime sous lequel ils vivent ? Il est donc indispensable de faciliter à tous, notamment aux plus jeunes, l’accès à la vérité sur ce cataclysme et sa période. Mais il est des choses qu’on ne peut pas dire en vingt lignes. Avec ce sujet, vous vous embarquez sur l’équivalent de 62 pages A4 de lecture. Seuls les plus déterminés jouiront de ces éléments dans leur intégralité. Quant aux fainéants, leur ignorance leur va si bien…

Tout ce qui va suivre s’oppose au discours officiel, dont on vient de préciser la nature manipulatrice. A vous de juger.

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Les « privilèges » sont abolis !

C’est clairement établi désormais, même si nombre de Français font encore semblant de ne pas le voir, pour prolonger l’illusion, la Révolution de 1789 fut une escroquerie « durable » (pour faire usage ironiquement de ce mot chéri de l’écologie démago), réalisée par une poignée de manipulateurs qui se sont fait la vie belle, un simple « changement de propriétaire » comme le dit George Sand, la maison passant aux mains de la bourgeoisie. Tous les petits Français apprennent dans les écoles de la République que la nuit du 4 août 1789 fut un moment glorieux de justice et de générosité de la part de l’Assemblée nationale constituante décrétant « l’abolition des privilèges ». Le mot privilège, dont l’étymologie signifie droit privé, a pris depuis, le sens que l’on sait, un favoritisme particulier, injuste et choquant (ce qui est soit dit en passant exactement la politique de « discrimination positive » – l’affirmative action nord-américaine – appliquée en faveur de la « diversité » non-blanche, non-européenne, par nos autorités). Or, Quand on parle de « privilèges », sous l’Ancien Régime, on parle en réalité de toutes les libertés particulières, franchises, exemptions, autonomies, dont bénéficiaient à divers titres les corporations, les villes, les provinces, une multitude d’autres corps intermédiaires, et de nombreux individus (et pas seulement la noblesse ou l’Église). Ainsi parmi ces privilèges figuraient ce que l’on appelle aujourd’hui des « droits ». Et les diverses décentralisations de la Ve République sont bien loin de conférer aux « régions » les libertés qui étaient celles des provinces françaises sous la monarchie.

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Petite tambouille jacobine

Transition… le mot est partout depuis 2017, avec un ministère de la « transition » énergétique, un autre de la transition écologique, avec la « transition démographique » (en clair le changement de population annoncé sans vergogne par l’occupant de l’Élysée et mis en œuvre désormais par l’installation jusque dans les villages de nos campagnes de fournées de migrants extra-européens), avec la transition de genre chez ces malades mentaux qui prétendent changer de sexe à coups de charcutages chirurgicaux et de gavage aux hormones. Inclusion est un autre mot de la novlangue martelée depuis 2017, avec ses dérivés (inclusif…). En 1789, le mot à la mode, dans l’air du temps, c’est « Régénérer ». Il est dans tous les discours, toutes les bouches, y compris dans celle de Louis XVI qui en mai 1789, sans doute par suivisme crétin de la tendance du moment dans les salons et les écrits des penseurs, pour faire « in » parle lui aussi de participer à la régénération du royaume. Sans doute ne soupçonnait-il pas à ce moment-là de quelle manière ses interlocuteurs « progressistes » et révolutionnaires entendaient le faire participer à cette « régénération », sous la lame de la guillotine, mais c’est là un autre sujet. Et le vocabulaire trahit une tendance, il trahit toute une ambition, la volonté à cette époque de donner naissance à une France nouvelle nourrie de principes abstraits, d’une idéologie dont on pense que la mise en œuvre permettra d’apporter à tous le bonheur dès ici-bas. 

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1789 : avant/après, conséquences économiques

Il est maintenant suffisamment établi de longue date que la Révolution française n’a pas été conçue et menée par des gens « éclairés », comme ils se sont qualifiés eux-mêmes, mais par de parfaits crétins malfaisants, dont la descendance est toujours à l’œuvre. Et dans ce cadre de stupidité accédant au pouvoir, quelles ont été les conséquences générales de la révolution sur l’économie française et ses outils commerciaux ? Négatives.

Avant 1789, l’industrie française se développait plus rapidement que celle de l’Angleterre. Les dégâts économiques de la Révolution et l’effondrement de la monnaie française furent si importants que les manufactures françaises ne retrouvèrent leur taux de production de 1789 que vers 1810, tandis que sur la même période l’industrie anglaise eut un taux de croissance de 23 %, puis de 39 % entre 1810 et 1820, au moment où la France se retrouvait ruinée. Le commerce français était prospère avant 1789.

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