Religion des droits de l’homme : les origines

La Bible, dont l’existence a engendré l’imagination de tous les délires hérétiques à son contenu, est bien le « livre qui a pourri l’humanité », selon l’inégalable et définitive formule de Robert Dun.

Parmi la descendance de la Bible, figurent la gnose et le millénarisme. La gnose est l’ensemble de doctrines religieuses ésotériques enseignées par diverses sectes orientales au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne. De la gnose, la « religion de l’humanité » qui est le socle philosophique du régime maçonnique appliqué à nos pays, a notamment repris le thème de l’homme-Dieu. Le millénarisme est pour sa part lié à l’espoir chez ses suiveurs de la venue (ou du retour) d’un messie ouvrant à l’établissement du paradis sur Terre.

Gnose et millénarisme sont les fondements du droit-de-l’hommisme contemporain. Nous allons rentrer dans le détail de ces doctrines, mais c’est nécessaire pour voir le lien direct qu’elles ont avec des pans entiers de l’idéologie politique sous laquelle vivent les Français, lutte contre la famille hétérosexuelle et le mariage traditionnel, avortement, antipatriotisme, relativisme…

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Anarchiste de droite

Existe-t-il plus étrange association de mots, alors que la typologie mentale de droite se définit avant tout comme une aspiration à l’ordre, le contraire de la chienlit dont accouche la pensée gauchiste et sa mansuétude pour la canaille. Nous n’en connaissons pas l’origine, mais le fait est que cette association de mots n’est pas la plus heureuse pour prétendre faire comprendre ce qu’elle désigne au sein de la philosophie politique fondamentale. Car en matière d’anarchisme, le grand public de nos jours est surtout abreuvé de culture gauchiste et ne connaît des anarchistes que ces militants d’extrême-gauche au « A » cerclé de rouge sur fond noir, ceux de la Fédération anarchiste rue Amelot, de la CNT espagnole, et les autonomes casseurs constitués en « black blocs ». 

Il faudra trouver un jour une autre formule plus adaptée pour désigner ce courant d’idée. En attendant, voici pour ceux qui ne le connaissent pas l’essentiel de son contenu.

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Une haine de la civilisation européenne

Parmi les courants de pensée qui ont contribué à faire naître au sein de la société française un sentiment de rejet de notre propre civilisation et un désir d’autodestruction, l’idéologie de l’Humanisme et des Lumières a joué un rôle primordial.

La modernité : une idéologie de rupture

Au XVIIIeme siècle, le mouvement philosophique des « Lumières » débouche sur la révolution française. A la faveur des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, les idées des Lumières gagnent l’Europe et bouleversent les sociétés sur notre continent. Fixée depuis près de mille ans, la société traditionnelle cède la place à ce que l’on a nommé la modernité. La rupture porte sur chacun des cinq piliers qui en constituaient l’armature :

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De la crise démocratique française

Les Occidentaux sont sortis du 20e siècle convaincus de savoir ce qu’était la démocratie, avec celle-ci d’un côté et le totalitarisme d’un autre côté, dont elle avait triomphé. Les Français croyaient savoir ce qu’est la démocratie, ils ont été trompés en réalité. Mais un sondage récent (22 octobre 2024) réalisé par Ipsos sur le rapport des Français à la démocratie, révèle entre autres que cette dernière ne fait plus l’unanimité et que 23 % des personnes interrogées, soit près d’une personne sur quatre, ne sont pas d’accord avec l’affirmation selon laquelle la démocratie est le meilleur système politique existant. Ce qui est un changement majeur trop peu souligné par les commentateurs autorisés des tribunes médiatiques, sans doute parce que donner un éclairage à une idée qui pourrait de ce fait s’accentuer, ne fait pas les affaires du Système. Une importante partie des Français aurait donc ouvert les yeux sur la réalité de la tromperie dans laquelle on les a élevés et on les fait vivre ici en France (il n’en va pas tout à fait de même dans d’autres pays, la Suisse notamment). C’est une excellente chose, et nous aimons à croire que nous avons pu participer à cet éveil avec nos différents articles dans les thématiques Idéologie des Lumières Philosophie politique fondamentale, et République Démocratie Vie politique française (liens de ces thèmes dans la liste générale en bas de page d’accueil du site).

Quelques décennies après cette « victoire » de la démocratie au 20e siècle, il semble donc y avoir un point d’interrogation autour de ce terme, et les gens se réclament d’une définition contrastée, contradictoire de la démocratie.

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Du « Progrès »

Toutes les tentatives modernes – ou presque – d’explication du phénomène humain se ramènent le plus souvent à l’affirmation gauchiste péremptoire d’un « sens » et d’une « accélération » de l’histoire, desquels il ressort que l’homme est seul maître de son destin et que c’est la raison pour laquelle il est en train de bâtir un âge d’or que nos ancêtres ont été incapables de concevoir et de réaliser parce qu’ils n’étaient pas « évolués ». De tout temps, les hommes se sont plu à imaginer une ère fortunée, réalisant toutes leurs espérances, tous leurs rêves de félicité. C’était l’âge d’or, dont la tradition se retrouve chez presque tous les peuples de l’Antiquité. Tandis que les modernes considèrent l’humanité comme s’élevant par un progrès continu vers un état meilleur, les Anciens inclinaient au contraire à croire que l’âge d’or était dans le passé, et que les générations successives suivent, surtout sous le rapport des mœurs, une marche rétrograde, et qu’elles sont en proie à une corruption toujours croissante. Et de fait, quand on compare par exemple ce que furent les 300 Spartiates des Thermopyles avec les élucubrations du Gender et de « l’homme déconstruit » on ne peut donner que raison aux Anciens.

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Démocratie, égalité, oligarchies…

Un débat toujours ouvert. Il y a deux éléments perturbateurs dans notre conception de la vie et de la société : une fausse notion de l’égalité humaine et une foi mal placée dans la doctrine de la démocratie. Que tous les hommes soient égaux est une affirmation à laquelle, à toutes les époques de notre histoire sauf aujourd’hui, aucun être humain sain d’esprit n’a jamais souscrit. Dans cette affirmation forte mais chargée de sens, je me trouve en parfait accord avec le célèbre écrivain Aldous Huxley.

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Retrouvons le sens de la Cité

Il y a une incohérence fondamentale à estimer qu’un vote qualifié par le gauchisme de « raciste » ou « xénophobe » constitue un problème démocratique, voire un problème tout court.

Le sens de la Cité n’est pas d’être une entité universelle, c’est de servir ses citoyens, et non pas les métèques, terme utilisé dans la Grèce antique pour désigner ceux qui ne sont pas de la Cité. Le « racisme » et la « xénophobie » ne sont donc pas des problèmes ontologiques de la Cité, parce qu’ils ne mettent pas en cause son sens principal, qui est l’intérêt de ses citoyens.

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Considérations sur les figures du leader et du tyran

Les théories politiques du leadership l’associent de manière exclusive en Occident à la démocratie représentative et le considèrent comme une caractéristique intrinsèque de celle-ci. C’est dire que l’idée même de poussées autoritaires, l’idée d’une teneur autoritaire du leadership au sein des systèmes démocratiques relèverait à leurs yeux de l’insoutenable. Le deuxième mot de ce paragraphe est théorie, et c’était la théorie en place en effet. Mais ce temps est révolu, depuis le très étrange épisode Covid-19 qui a été l’occasion pour le pouvoir des démocraties représentatives de se montrer extrêmement autoritaire avec la population, bafouant impunément les libertés publiques élémentaires, et se livrant à un véritable exercice de dressage à grande échelle de la population. Seuls les plus solides mentalement ont eu la ressource pour résister à cette poussée autoritaire inhabituelle, une première sous les régimes du « camp du Bien ». Et l’on sait qu’en toute chose, l’acte fondateur ouvre à sa réitération.

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La nation n’a pas dit son dernier mot

Les idées internationalistes ont compté et comptent encore de nombreux adeptes sur différents plans de la théorie politique, économique et sociologique, qui ont tôt fait d’enterrer la nation. Des millions de personnes n’ont-elles pa cru en l’idée marxiste d’ « internationalisme prolétarien » et conduit en son nom la plupart des révolutions du XXe siècle ? Cela n’aurait pas été possible sans l’interprétation donnée par Karl Marx de l’identification nationale, selon lui déterminée par l’histoire, par conséquent passagère. Comme bien d’autres phénomènes sociaux, Marx a borné la nation à une manifestation historique éphémère ayant des causes et des conséquences exclusivement économiques. Ce mode de réflexion internationaliste apparaît le plus clairement dans le livre La troisième vague d’Alvin Toffler qui ne part pas, du moins explicitement, des positions marxistes. Il voit l’apparition et le développement des nations et des Etats nationaux simplement comme le résultat de l’aspiration intégrative de l’industrialisme. Foutaises de l’un et de l’autre ne tenant pas compte des notions de clan, d’hérédité, de famille, de langue, de religion, de souffrances partagées sur le champ de bataille fondatrices d’un sentiment national comme à Bouvines autour de Philippe Auguste le 27 juillet 1214, comme il en fut du sentiment d’unité nationale italienne émergeant dans les années 1830 autour de Giuseppe Mazzini.

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Sur la déliquescence du modèle pénitentiaire français

L’attaque du fourgon pénitentiaire ayant permis l’évasion de Mohamed Amra le 14 mai 2024 (toujours en cavale) s’est soldée par deux agents de transfèrement tués. Les révélations qui ont fuité après cette attaque établissent que l’intéressé, énorme caïd, faisait ce qu’il voulait en prison, menant une vie où la contrainte sur sa personne était réduite à trois fois rien : neuf téléphones mobiles pour gérer son activité criminelle extérieure via ses lieutenants en visio (extorsions de fonds, guet-apens, vol de cargaisons de drogue aux concurrents…), passations de commandes (nourriture, drogue, chicha). Amra obtient tout ce qu’il veut en prison.

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