Il y a une incohérence fondamentale à estimer qu’un vote qualifié par le gauchisme de « raciste » ou « xénophobe » constitue un problème démocratique, voire un problème tout court.
Le sens de la Cité n’est pas d’être une entité universelle, c’est de servir ses citoyens, et non pas les métèques, terme utilisé dans la Grèce antique pour désigner ceux qui ne sont pas de la Cité. Le « racisme » et la « xénophobie » ne sont donc pas des problèmes ontologiques de la Cité, parce qu’ils ne mettent pas en cause son sens principal, qui est l’intérêt de ses citoyens.
Au contraire, l’antiracisme comme politique active est un détournement du sens de la Cité, puisqu’il met celle-ci au service de populations étrangères. C’est une aberration philosophique et juridique fondée sur le poison chrétien servi par Saul de Tarse dans son épître aux Galates (« Il n’y a plus ni Juif ni Grec… »). Fondée sur cet universalisme dont les Juifs se sont faits les champions parce que du fait qu’ils n’avaient plus de territoire et qu’ils vivaient disséminés aux quatre vents, certains d’entre eux ont voulu que tout le monde vive aux quatre vents comme eux-mêmes. D’où le militantisme acharné et incessant de cette fraction d’activistes à travers le monde politique et intellectuel pour pousser à la réalisation du « melting-pot », une reproduction miniature de la planète dans chaque pays où cela est possible (voir notre article Le fait identitaire, répertorié dans la thématique Identité européenne, Résistance). C’est une subversion, une idée totalement contre-nature constamment démontrée par les faits.
Bien sûr, la question se pose telle quelle dans le cadre d’un État-nation, au sein duquel le peuple et le corps civique sont en concordance, comme c’était le cas en France et dans les pays d’Europe occidentale avant l’installation voulue par la gouvernance d’une immigration massive de peuplement aux mœurs dissonantes.
L’intégration de populations étrangères au corps civique fait du racisme un problème intérieur à la Cité (alors qu’il était un problème « hors les murs »). En conséquence, la Cité se trouve obligée d’adopter une attitude universaliste envers sa propre population et, de ce fait, elle s’affaiblit en tant qu’entité particulière au service des intérêts d’un peuple défini.
L’antiracisme conduit donc nécessairement à l’affaiblissement du corps civique et à l’évaporation de l’idée de Cité. C’est une dégradation civique et politique. Nous ne survivrons pas au dissolvant universaliste, moteur obsessionnel de la franc-maçonnerie, si nous ne retrouvons pas le sens de la Cité et une conscience identitaire à l’échelle de notre continent.
C’est le propre des tyrans que de préférer la compagnie des étrangers. Ils ressentent leurs citoyens comme des ennemis, alors que les étrangers ne leur poseront pas d’opposition, nous dit Aristote en son temps. Pour Guillaume Faye, le vivre-ensemble bienveillant n’est possible qu’entre des populations apparentées, biologiquement et culturellement. Tout le reste n’est que fumisterie.
D’Aristote à Faye court le continuum de bon sens que des sorciers sémites sont parvenus à faire perdre à l’homme européen, et dont la réappropriation constitue un impératif vital.
