La semaine dernière, il s’est passé quelque chose d’unique au Parlement européen, une de ces choses dont nos médias ne nous parlent jamais. C’est qu’un eurodéputé polonais du nom de Grzegorz Braun a pris la parole et s’est déchaîné pour dénoncer le soutien de Bruxelles à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie, un soutien qui nous a coûté jusqu’à présent 88 milliards d’euros selon l’UE elle-même. M. Braun a à peine pu parler quelques secondes : le président de l’Assemblée, Esteban González Pons, lui a immédiatement fermé le micro et a passé la parole à un commissaire. En réponse, le commissaire a dit au Polonais que la Russie est un pays où la démocratie et la liberté d’expression ne sont pas respectées. Un argument particulièrement frappant pour quelqu’un qui vient de se faire couper le micro pour avoir dit ce qu’il ne fallait pas. Il est vrai que le profil politique de Grzegorz Braun est plutôt énergique, mais ce n’est pas le plus important. Ce qui importe, c’est la contradiction flagrante d’un système qui, au nom de la liberté d’expression, prive un député du droit de s’exprimer.
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La folie du bellicisme contre la Russie
Les « élites » de l’Union eureopéenne poussent l’Europe vers l’abîme. L’Europe doit se préparer à faire la guerre à la Russie d’ici six à huit ans. C’est ce qu’a déclaré le premier commissaire européen à la défense, Andrius Kubilius. Combien de temps les Européens vont-ils rester passifs face à ce bellicisme ?
Andrius Kubilius, le premier commissaire désigné à la défense de l’Union européenne, a maintenant révélé ses véritables intentions. Avec une rhétorique alarmiste, il met en garde contre une prétendue confrontation militaire avec la Russie dans les six à huit prochaines années. Ce bellicisme n’est rien d’autre qu’une tentative désespérée de maintenir la puissance déclinante de l’Occident et d’alimenter le complexe militaro-industriel.
Lire la suite « La folie du bellicisme contre la Russie »Les députés européens votent pour la guerre contre la Russie
J’allais écrire : les députés européens « s’engagent » pour la guerre contre la Russie.
Bien évidemment qu’ils ne s’engageront pas eux-mêmes ; mais ils ne sont pas le moins du monde troublés d’envoyer leurs peuples au casse-pipe, de déclencher éventuellement une guerre nucléaire qui fera des dizaines de millions de morts militaires et civils, vieillards, femmes et enfants compris, et la destruction de tous les moyens de subsistance de ceux qui n’auront pas eu la chance de mourir sur le coup ; rappelons-nous Dresde, Hiroshima, Nagasaki… trois villes intégralement détruites ainsi que leurs habitants par ceux-là mêmes qui agressent maintenant la Russie et les peuples européens.
La prise de conscience de cette abomination passée et à venir devrait inciter les moins informés (ou les plus décérébrés) à se poser des questions pour comprendre, enfin, que nos « élites » occidentales, dans leur grande majorité, sont en guerre contre leurs propres peuples, et ça ne date pas d’hier.
Lire la suite « Les députés européens votent pour la guerre contre la Russie »Comment peut-on être aussi stupide ?
Scholz et Pistorius sur l’achat de nouveaux systèmes anti-missiles.
Nous savons depuis plus d’un an que la ministre allemande des affaires étrangères, Annalena Baerbock, est une honte pour le gouvernement qu’elle sert. Elle n’est pas assez intelligente pour confectionner et servir des hamburgers chez McDonald’s, et encore moins pour siéger au cabinet fédéral et se prononcer sur la guerre et la paix. Elle ne fera jamais oublier qu’elle a déclaré que Vladimir Poutine devrait changer de cap à 360 degrés.
En revanche, j’ai toujours considéré le chancelier Olaf Scholz comme un renard rusé. Bien sûr, j’ai toujours su qu’il était un vrai lâche, un vendu aux intérêts américains au détriment de sa propre nation. Son silence sur le sabotage du gazoduc Nord Stream en est la preuve. Ce que lui et son ministre de la défense Boris Pistorius ont dit ces deux derniers jours en marge de la réunion de Ramstein, où s’étaient concertés les sponsors de l’effort de guerre en Ukraine, ne laisse guère de doute sur le fait qu’il est aussi un sacré imbécile.
Lire la suite « Comment peut-on être aussi stupide ? »La Serbie va-t-elle être dévorée par le bloc occidental ?
Le 24 mars 1999, commençaient les bombardements sur la Serbie auxquels la France de l’infâme Chirac allait participer, dans le cadre de la guerre visant à retirer aux Serbes leur territoire historique du Kosovo pour le livrer définitivement au voisin Albanais et à ses minarets.
Face à cette forfaiture française et en signe de deuil, les Serbes allaient draper de noir le monument érigé dans le parc de Kalemegdan à Belgrade, monument commémorant l’amitié entre la Serbie et la France forgée à l’occasion de la Première Guerre mondiale, et portant l’inscription « Nous aimons la France comme elle nous a aimés ».
Emmanuel Macron n’est pas Jacques Chirac, mas à l’exception de ce détail, la France est restée la même. Avec les mêmes alliances atlantistes contraires aux intérêts de notre continent et la même islamophilie. Et il semble que le bloc atlantiste soit parvenu malgré tout à se trouver des hommes liges à Belgrade, puisque malgré la forfaiture française de 1999 le président français vient d’y être reçu. Et comble de l’abomination, le président serbe en exercice Aleksandar Vucić a annoncé à cette occasion l’achat par la Serbie à la France de 12 avions de combat Rafale. Cruel masochisme, et une amnésie étonnamment rapide à laquelle les Serbes ne nous avaient pas habitués.
La Serbie va-t-elle commettre la folie de se laisser dévorer par le bloc occidental, avec pourquoi pas une entrée dans la fatale Union européenne, voire dans l’Otan ? Comment la subversion atlantiste est-elle parvenue à altérer la conscience serbe ? Combien de renégats a-t-elle acquis ? Où son poison sur les esprits trouve-t-il son efficacité ? J’assiste personnellement à ces évolutions avec effroi et tristesse.
Florent de Mestre

Civil War, un film au service du plan mondialiste
« La liberté plutôt que la démocratie ! » – Ou comment Hollywood et l’État profond préparent les Américains à la guerre civile
« Êtes-vous prêts à préférer la liberté à la démocratie ? Voilà ce qu’est l’Amérique ! » Ce qui ressemble aux paroles du leader d’un parti de guerre civile, a été prononcé par le président américain Joe Biden devant les partisans de son parti démocrate à Philadelphie le 18 avril. Et il ne s’agit pas d’un cas isolé : si l’on observe la culture pop américaine de ces dernières années, mais aussi de nombreux livres publiés par les milieux mondialistes ainsi que les médias américains, on peut avoir l’impression que la « moitié gauche du royaume » américain n’est pas intéressée par une passation de pouvoir pacifique et qu’elle prépare une guerre civile pour se maintenir au pouvoir. Plus de quatre ans de Joe Biden ont laissé le pays dans un état désastreux: la situation à la frontière avec le Mexique, l’immigration de masse et l’escalade de la criminalité, l’effondrement des infrastructures, la crise des opiacés, les guerres interminables en Ukraine et au Proche-Orient, une justice politisée qui ne rend plus la justice, mais aussi l’obsession du genre, entre autres, ont mis les États-Unis, autrefois une nation fière, dans une situation difficile et l’ont profondément divisée. Ce n’est pas un hasard si Donald Trump est toujours en tête des sondages, même après les jugements prononcés contre lui. On a l’impression que l’État profond commence à préparer ses citoyens à l’inimaginable en le rendant lentement envisageable : la guerre civile.
Lire la suite « Civil War, un film au service du plan mondialiste »L’illusion Trump et la marche vers la guerre
Il est de bon ton en Russie dans certains milieux d’imaginer que la victoire de Donald Trump aux États-Unis sera une bonne affaire pour la Russie. Une dangereuse illusion, tout simplement.
D’abord la victoire de Trump est tout sauf certaine, il est même prévisible qu’il sera battu par la probable candidate Harris ou par tout autre candidat désigné par les « démocrates ». De la même manière qu’il a été battu par Biden. Trucage ou pas, la question n’est pas là, tout simplement les démocrates « ne peuvent pas perdre ».
Mais même si Trump était élu… Souvenons-nous déjà que c’est durant son premier mandat de 2017 à 2021 que les Ukrainiens ont intensifié les massacres de civils au Donbass, ce qui a amené l’intervention de la Russie quelques mois plus tard. Il aurait été facile à Trump de faire cesser tout ça simplement en coupant l’approvisionnement en armes et en argent à l’Ukraine. Mais la réalité est que le but des États-Unis depuis la chute de l’Union Soviétique est de faire main basse sur la Russie et ses richesses. Tous les présidents ont la même feuille de route, seuls quelques détails dans la manière d’atteindre leur but les séparent. Et pour ceci l’Ukraine est la plateforme idéale.
Lire la suite « L’illusion Trump et la marche vers la guerre »Le gauchiste est pacifiste
Le pacifisme est une « valeur » traditionnellement portée par l’homme de gauche. Mais quelle en est l’origine ? S’agissant des Français, c’est un étrange fait que la fibre guerrière se soit étiolée chez nombre d’entre eux, pour un pays qui détient le record du nombre de batailles gagnées dans l’histoire. D’aucuns datent l’émergence du pacifisme suite aux horreurs et au nombre de morts de la Première Guerre mondiale. C’est une erreur. Elle date du XIXe siècle, époque qui est d’ailleurs celle de la création d’une organisation pacifiste s’il en est, la Croix Rouge, par le suisse Henri Dunant, heurté par la dureté de la bataille de Solférino (1859).
Lire la suite « Le gauchiste est pacifiste »La Guerre, acte cosmologique
Sans réflexion philosophique, il ne sera pas possible de comprendre toute la profondeur du conflit actuel. Les philosophes ont toujours interprété la guerre comme quelque chose de nécessaire. Heracleitos désigne la guerre comme le « père des choses ». : (La guerre est le père de tous et le roi de tous). La guerre a toujours créé le monde et l’espace. Sans guerre, sans division, le monde n’est pas possible. Donc dans un sens, la guerre est interprétée comme un acte cosmologique. Il y a une certaine romance de la guerre chez Thucydide et Socrate, qui étaient des théoriciens de la guerre. Dans le même temps, il y a une distinction très intéressante que nous devons faire pour analyser le conflit avec l’Ukraine aujourd’hui. Ce n’est pas que la guerre soit toujours bonne ou toujours mauvaise, mais il y a de bonnes guerres et de mauvaises guerres. Les bonnes guerres se font avec un ennemi extérieur. Thucydide ne peut pas être condamné par Socrate ou Xénophon. Et il y a des guerres civiles. Celles-ci sont souvent jugés négatives. Dans les lois de Platon, le terme grec π ). εμ ο μ ος (guerre) est utilisé (comme dans Hérakleitos) pour exprimer la guerre externe, par opposition à la guerre civile – dissonance, v εt Plat ο Plat (comme dans Empedocle).
Daria Douguine

« Seigneur, donnez-moi une bonne petite guerre ! »
Telle est la prière secrète des chefs d’État en manque de popularité dans leur pays. La ficelle a tant servi qu’elle devrait être hors d’usage. Mais non, elle tient toujours. Le son du canon vaut mieux que tous les discours pour mener une campagne électorale. On espère bénéficier de « l’effet drapeau » par lequel les moutons font bloc autour du courageux père de la nation qui de surcroît reviendra auréolé de gloire si tout se passe bien. Jules César en a usé. Et à l’approche des élections européennes, les Français vivent désormais sous les petites phrases régulièrement répétés à propos du conflit contre la Russie en Ukraine.
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