D’un bateau ivre (allégorie maritime)

Que nous le voulions ou non, que nous soyons conscients ou abrutis, sceptiques ou enthousiastes, nous sommes tous embarqués dans cet étrange navire. Mais quelque inquiétude ne laisse pas de nous étreindre lorsque par de trop fréquentes clameurs nous sommes informés que plusieurs officiers s’en disputent le commandement, qu’un certain nombre de ceux-ci semblent ivres ou aliénés, et qu’en fait personne à bord, malgré les communiqués rassurants dispensés aux passagers, ne semble vraiment informé de notre route et de la configuration véritable des côtes hostiles que nous longeons…

Car on a brûlé les cartes. Car il y a eu mutinerie à bord. Les chefs anciens ont été jetés aux requins : ils avaient démérité parait-il. (Mais ceux qui les ont remplacés nous les feraient plutôt regretter…) Les nouveaux maîtres à bord ont proclamé (la proclamation est leur fort : ce navire est un navire-à-discours : voir la Nef des fous d’un certain Hyéronimus Bosch…), ils ont donc proclamé que ceux qui commandaient avant eux étaient des imbéciles nourris d’idées fausses et qui ne pouvaient nous conduire qu’en des ports très anciens et très nauséeux : eux, forts de leur brutalité et de la très bonne opinion qu’ils ont d’eux-mêmes, nous promettent de nous mener au jardin des Hespérides : c’est pourquoi sans doute ils voguent vers le soleil couchant… Sans carte, car les documents les plus précieux, ceux qui autrefois étaient l’objet de soins et de vénération, ont été détruits comme entachés d’ « obscurantisme ». On a remplacé les antiques portulans de la Tradition (un mot qu’il ne faut plus prononcer à bord !) par une quantité prodigieuse d’appareils subtils et compliqués qui ne cessent de nous renseigner sur les particularités les plus inattendues du morceau d’univers où nous voguons ; mais un renseignement s’obstine à demeurer inconnaissable : le cap que nous suivons.

« Où sommes-nous ? Où allons-nous ? » s’obstinent à se demander à voix basse certains passagers inquiets, paraît-il rétrogrades et « réactionnaires », que l’optimisme délirant du journal officiel du bord semble ne pas convaincre… Autour de ces « attardés », l’ensemble de la cargaison humaine s’avère frappée d’amnésie. Personne ne se rappelle que plusieurs fois déjà le navire a subi des « échouages hideux » et n’a été remis à flot qu’à grand peine. D’ailleurs l’optimisme est obligatoire à bord. Récemment un fou, un poète (espèce dangereuse et inutile en voie de disparition), a récité devant un groupe de passagers une pièce en vers d’un certain Rimbaud Arthur. Les officiers de bord ont aussitôt décelé dans cet acte une attitude d’intolérable anticonformisme et d’insubordination larvée. On a mis le poète aux fers. Le poème s’appelait « Le bateau ivre ».

Affaire Philippine : énième manifestation de l’ordure mentale de la gauche

Les obsèques de Philippine violée et tuée par un Marocain n’ayant pas respecté son obligation de quitter le territoire français (cette chimérique mesure politico-administrative de crétins qui imaginent que ces gens sous OQTF* vont gentiment accepter partir d’eux-mêmes parce qu’un préfet l’a édicté…), ses obsèques ont lieu ce jour. Depuis la découverte de son corps grossièrement enterré dans le Bois de Boulogne, la gauche médiatique et politique n’a cessé de s’indigner de ce qu’elle qualifie de « récupération » par « l’extrême-droite ». Comme à chaque fois, ce drame n’est pour la gauche qu’un fait divers qu’elle relativise, qu’elle minimise, parfaitement consciente que ces atrocités sont le fruit direct de ses idéaux immigrationnistes sans discernement et sans bornes. Il faut donc s’attaquer à son discours, sa propagande putride pour la déconstruire, en montrant son mode de fonctionnement.

Le point de départ de l’idéologie qui conduit la gauche à dire que ce nouveau drame est un « fait divers », c’est sa conviction fondamentale que la diversité est une « richesse » et que l’immigration est une chance pour la France. C’est pour la gauche une « vérité révélée », sur laquelle il serait hors de question de revenir, c’est une vérité qui a force religieuse. Et il lui est inconcevable que l’on puisse sortir de cette thèse sans basculer du côté des « ennemis de l’humanité ». Il faut comprendre que pour le gauchiste absolument tout doit être mis en œuvre pour préserver ce mythe : la diversité est une richesse, l’immigration d’où qu’elle vienne et quel que sont son volume, est une chance pour la France.

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La gauche n’est pas vaincue

Ne jamais se laisser abuser par les apparences. Le gouvernement Barnier est en place, les mélenchonistes en ont été écartés. La gauche serait-elle vaincue ? Non, elle ne l’est pas. L’occupant de l’Élysée a négocié/imposé la présence d’un nouveau ministre de la Justice qui est un épigone des pires de ses prédécesseurs gauchistes, pour saboter les possibilités d’amélioration sur le terrain de l’insécurité. Les gens sont victimes d’une conception anachronique du pouvoir. Ils pensent encore que le Parlement ou l’Élysée sont le cœur du pouvoir. Ce n’est pas le cas. La gauche domine, pour l’instant encore et espérons-le pour le moins longtemps possible, la radio et la télévision publique, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État, Bercy, la magistrature, la production culturelle, la législation sur la liberté d’expression d’inspiration soviétique, la législation sur l’immigration… Quand on pense à tout cela, la gauche est en réalité au pouvoir même quand elle est dans l’opposition, mais les gens ne le voient pas parce qu’ils sont accrochés à une conception ancienne de la démocratie où l’on pense encore que le peuple compte un peu.

Comment peut-on être aussi stupide ?

Scholz et Pistorius sur l’achat de nouveaux systèmes anti-missiles.

Nous savons depuis plus d’un an que la ministre allemande des affaires étrangères, Annalena Baerbock, est une honte pour le gouvernement qu’elle sert. Elle n’est pas assez intelligente pour confectionner et servir des hamburgers chez McDonald’s, et encore moins pour siéger au cabinet fédéral et se prononcer sur la guerre et la paix. Elle ne fera jamais oublier qu’elle a déclaré que Vladimir Poutine devrait changer de cap à 360 degrés.

En revanche, j’ai toujours considéré le chancelier Olaf Scholz comme un renard rusé. Bien sûr, j’ai toujours su qu’il était un vrai lâche, un vendu aux intérêts américains au détriment de sa propre nation. Son silence sur le sabotage du gazoduc Nord Stream en est la preuve. Ce que lui et son ministre de la défense Boris Pistorius ont dit ces deux derniers jours en marge de la réunion de Ramstein, où s’étaient concertés les sponsors de l’effort de guerre en Ukraine, ne laisse guère de doute sur le fait qu’il est aussi un sacré imbécile.

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Témoignage d’un avocat américain

Exerçant dans une grande agglomération du sud des États-Unis, Michael Smith, a livré en mai 2014 au mouvement American Renaissance une description de la population noire à laquelle il était confronté et pour laquelle il travaillait en tant que défenseur commis d’office dans les procès. Il décrit des gens qui pour beaucoup demeurent cantonnés au premier degré de la pyramide de Maslow. Il est clair que nous ne sommes pas les mêmes, un abyme de conscience nous sépare. Plongée dans une différence comportementale entre Américains Noirs et d’autres races, que l’on ne soupçonne pas aussi importante :

Jeune avocat, je croyais au récit officiel selon lequel les Noirs sont des gens respectueux des lois, intelligents et attachés à la famille, mais tellement pauvres qu’ils n’ont d’autre recours pour survivre que la délinquance. Le véritable comportement des Noirs a été un choc pour moi. 

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Cervelles putrides…

Moins de deux ans après le meurtre de la petite Lola Daviet, moins d’un mois après la mort du gendarme Eric Comyn, c’est au tour de Philippine… Trois auteurs, trois bêtes dégénérées, qui n’avaient rien à faire sur le sol français. C’est bien la législation folle de la France, comme l’a dit la veuve d’Eric Comyn lors des obsèques de son mari, qui tue, agresse, mutile de façon désormais quotidienne des innocents. La bêtise et la malhonnêteté intellectuelle des cervelles de gauche, avec le nouveau ministre de la « Justice », avec Sandrine Rousseau et tous leurs partisans, n’est plus supportable. L’idée de pays « faits de tout » et où chacun accepterait de vivre gentiment à proximité de personnes porteuses de vues contraires et préjudiciables est une idée des siècles passés, devenue totalement obsolète et qui a causé trop de souffrances, il faudra aux générations futures trouver le moyen d’en sortir, au prix d’une partition si cela est nécessaire, pour aller vers une homogénéité idéologique des territoires, seul gage pour chacun, même s’il parait utopique, d’avoir la société qui lui convient… Aux gens de gauche la chienlit, le cloaque interracial, l’insécurité, la laideur, les crasseux, la vulgarité puisqu’ils s’y sentent si bien, à nous l’ordre, la rigueur, la droiture et l’honnêteté, le culte du beau en toutes choses, la courtoisie, la sécurité.

Florent de Mestre

La nouvelle guerre de l’opium et le silence du politique

La Compagnie des Indes orientales, expression de l’empire colonial britannique, a fondé une grande partie de sa fortune sur le commerce de l’opium, principalement vers la Chine. Lorsque l’empereur chinois prit conscience de la dégradation causée par ce commerce, il interdit la circulation et la consommation de drogues. Les Britanniques réagirent avec une extrême détermination en déclenchant deux guerres successives qui sont entrées dans l’histoire sous le nom de « guerres de l’opium » (1839-1842 et 1856-1860). La Chine a été contrainte de tolérer le trafic, le commerce et la consommation effrénée de drogues, l’opium en premier lieu. Ce phénomène a contribué à la désintégration de la structure politique de l’empire chinois et à sa ruine économique, au profit de la reine Victoria et de sa superpuissance coloniale. D’où l’idée souvent répétée que le Royaume-Uni a été le premier narco-État de l’histoire moderne.

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Chronique Cinéma : Vigilante

Le genre cinématographique des films américains dits d’ « auto-défense » (Vigilante movies), a été très populaire à la fin des années 1970. Il s’agit d’un genre dans lequel le personnage principal pratique la justice personnelle. Ce sont généralement des films de vengeance dans lesquels le système judiciaire fait défaut aux victimes, ce en quoi il est conforme au réel, et les amène à devenir des justiciers. Ce genre a pris de l’importance à l’époque avec des films fondateurs comme Un Justicier dans la Ville (Death Wish, Charles Bronson, 1974) ou L’Inspecteur Harry (Dirty Harry, Clint Eastwood, 1971). La vengeance de justiciers a été le thème cinématographique de la décennie. Vigilante, sorti en 1983 s’inscrit dans ce prolongement. Et il est jouissif de revoir ce genre de films aujourd’hui parce que de nos jours le système judiciaire est toujours aussi défaillant, refusant de neutraliser la canaille, rempli de prévenance pour celle-ci en application de la célèbre « harangue du juge Baudot », et de suspicion pour le protecteur des honnêtes gens. A défaut de trouver la justice dans notre monde réel, on se console comme on le peut. Et dans notre frustration, rien ne fait davantage plaisir que de voir des crevures déguster. D’où le succès populaire de ce genre.

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Révolution française

Le Païen reconnaît la trifonctionnalité de la société européenne (guerriers, prêtres, travailleurs) et la nécessité d’une élite guerrière, d’une aristocratie pour protéger la communauté. Cela n’en fait pas pour autant un partisan de la monarchie sur notre continent, cette dernière étant adossée à l’Église chrétienne. Ce n’est donc pas par parti pris et militantisme monarchiste que je me suis intéressé à la Révolution française, mais pour répondre à mon insatiable soif de connaissances. L’ayant fait, et dans le souci constant de mettre à disposition d’autrui des connaissances disponibles, ce qui est le maître-mot et la vocation de Polaris média, j’ai souhaité présenter une synthèse de mes nombreuses lectures sur la Révolution de 1789. Car la Vérité n’est pas le manichéisme puéril de la « tyrannie royale » et de la « bonne république », la chose est connue mais il n’est pas inutile de la rappeler. Depuis 1789, de nombreux et éminents auteurs français et étrangers ont tout dit sur la vérité du sujet, sans percer le mur du mensonge en France puisque c’est toujours la version manipulée qui s’impose triomphalement à l’opinion (les outils des vainqueurs, école et médias, n’y sont pas pour rien évidemment). Car l’histoire officielle est toujours écrite par les vainqueurs. Par le fait, la victoire les met en position d’imposer leur discours. Et il n’est jamais conforme à la réalité, toujours à leur avantage et en défaveur du perdant. On sait cela par les vérifications qui émergent ultérieurement. La Vérité est la fille du temps, le mensonge du jour finit invariablement, un peu plus tôt, un peu plus tard, par apparaître pour ce qu’il était. Depuis Sun Tzu, la propagande, la désinformation, le discrédit de l’adversaire, les fabrications, ont toujours fait partie de la perfidie du combat politique. La chose avait aussi été bien perçue et exprimée par Varron (116-27 Av. J.C), « Il est besoin que le peuple ignore beaucoup de choses vraies, et en croie beaucoup de fausses ». Exprimée par Érasme, « L’homme est bâti de manière que les fictions font beaucoup plus d’impression sur lui que la vérité ». La propagande fait appel au niveau le plus primaire de la conscience, celui de l’imagination passive. Pour ne citer que quelques cas parmi les innombrables possibles, qu’il s’agisse de la Guerre des Gaules racontée par Jules César, de la Guerre de Sécession, des bolcheviques et du Tsar Nicolas II, de l’histoire coloniale française en Algérie et de la guerre qui y mit fin, du conflit des Balkans des années 1990, aucun sujet n’échappe à la manipulation orientée des vainqueurs. Absolument aucun sujet, pas même le IIIe Reich. Quand on sait cela, quand on sait que la vérité n’est pas dans le discours officiel, on est naturellement porté à en déduire qu’elle se trouve donc dans le discours de l’autre camp, jusqu’à preuve du contraire.

La bibliographie est surabondante sur le sujet. Mais hormis parmi le public des militants nationalistes, identitaires et des royalistes, qui consent l’effort de la lire ? Quels Français connaissent les détails de ces faits et comprennent vraiment la nature du régime sous lequel ils vivent ? Il est donc indispensable de faciliter à tous, notamment aux plus jeunes, l’accès à la vérité sur ce cataclysme et sa période. Mais il est des choses qu’on ne peut pas dire en vingt lignes. Avec ce sujet, vous vous embarquez sur l’équivalent de 62 pages A4 de lecture. Seuls les plus déterminés jouiront de ces éléments dans leur intégralité. Quant aux fainéants, leur ignorance leur va si bien…

Tout ce qui va suivre s’oppose au discours officiel, dont on vient de préciser la nature manipulatrice. A vous de juger.

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