C’est le but qu’ont recherché les penseurs des Lumières, avec un succès indéniable. Nous le disions dès le premier de cette série de trois articles, l’ « humanisme » des Lumières n’est pas tout à fait ce que l’on nous a vendu. En effet, on constate que la solidarité familiale n’est plus possible dans la société moderne, notamment à l’égard de nos anciens confiés à des établissements spécialisés, les familles ne vivent plus sous le même toit, elles sont aujourd’hui éclatées géographiquement, pour des nécessités d’emploi, les formes d’organisation de « défense » des intérêts du citoyen sont des organisations d’opérette, bien souvent complices de la gouvernance. Le citoyen français est bel et bien seul face au pouvoir.
Les Corporations, de toutes sortes professionnelles, cercles de solidarité et de contre-pouvoir, avaient charpenté la France et son fonctionnement économique depuis le XIe siècle. Le dictatorial coup d’État de 1789 les interdira, pour ne laisser que des individus isolés, dans l’impossibilité de se défendre face à la machine étatique, vulnérables, faciles à contraindre. Et l’idée de « simple individu » à propos duquel il ne faut tenir aucun compte est déjà là (elle est aujourd’hui en France mise en application par la gouvernance à un degré encore jamais atteint, l’actualité en fait quotidiennement la démonstration, en matière d’identité, de racines, d’avis, de vote exprimé).
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