Longue mémoire

L’esprit tragique, présent dans toute la littérature épique européenne depuis Homère, examine les échecs en proportion de leur héroïsme, au point de voir en eux un prétexte à l’éternisation des héros. Cette idée rappelle que la vision que l’on se fait du passé détermine l’avenir. Il n’y a pas de futur pour qui ne sait d’où il vient, pour qui n’a pas la mémoire de ce qui a fait ce qu’il est.

— Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens

Soljenitsyne, présent !

Le 3 août 2008 disparaissait Alexandre Soljenitsyne. Écrivain, dissident, témoin du goulag, il fut l’une des grandes consciences du XXe siècle. Sa voix, rude et droite, n’a cessé de dénoncer les crimes du totalitarisme soviétique. Rescapé des camps, Soljenitsyne livre au monde une œuvre majeure : « Une journée d’Ivan Denissovitch », « Le Premier Cercle », « L’Archipel du Goulag »… Par sa plume, les souffrances d’un peuple entier sont arrachées au silence. Ses textes, transmis clandestinement à l’Ouest, révèlent l’enfer du système concentrationnaire soviétique. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1970. De retour en Russie dans les années 1990, Soljenitsyne reste fidèle à sa vision : une Russie enracinée, spirituelle, exigeante. Ni nostalgique du tsarisme, ni réconcilié avec le communisme, il prône une renaissance fondée sur la vérité et la justice. Mais Soljenitsyne n’est pas qu’un témoin : il est un penseur. Dans son discours d’Harvard (1978), il alerte l’Occident sur les dérives du matérialisme, du relativisme, du confort sans âme : « Un déclin du courage est peut-être le trait le plus frappant de l’Occident. » Soljenitsyne meurt le 3 août 2008. Son œuvre demeure un socle pour qui refuse l’oubli, la soumission, le mensonge. À ceux qui veulent comprendre le XXe siècle, il offre cette leçon : « Ne vivez pas dans le mensonge. »

Une élite intellectuelle

Dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne a été témoin d’une merveille révolutionnaire : le Horten Ho 229 construit par les frères Walter et Reimar Horten. Cette conception a laissé un impact indélébile sur la furtivité moderne et l’innovation aéronautique, les Allemands laissant leur marque en tant que pionniers de la technologie furtive des décennies avant son temps.

L’Allemagne a été une extraordinaire puissante intellectuelle et technologique, avec entre autres son excellence dans la chimie, ses paquebots transatlantiques remportant régulièrement le « Blue Riband » (la marque des navires les plus rapides), ses sous-marins, son avance dans la motorisation des fusées avec Wernher von Braun, et le Horten Ho 229. C’est parce que cette excellence continentale constituait une menace économique pour l’hégémonie sur l’Europe des puissances atlantistes (Royaume-Uni, USA, les théories de Halford Mackinder et Alfred Mahan) qu’elles décidèrent de l’abattre, de tout faire pour la réduire à un pays vassal.

Ce n’est pas rien d’être fils d’Europe

Les mythologies antiques des peuples d’Europe sont pleines de figures inspirant le merveilleux et l’héroïsme. Elles furent lessivées par le christianisme misérabiliste qui « tend l’autre joue ». Nous n’appartenons pas aux fables du Jourdain, de la Mer rouge ou d’un caillou tombé du ciel du côté de la Mecque.

Bellérophon est un héros de la mythologie grecque. Il fut « le plus grand héros et tueur de monstres, aux côtés de Cadmos et de Persée, avant l’époque d’Héraclès ». Son plus grand exploit fut de tuer la Chimère, un monstre qu’Homère représentait avec une tête de lion, un corps de bouc et une queue de serpent : « Son souffle jaillissait en de terribles flammes ardentes. »

L’ère du post-journalisme. Pourquoi plus personne ne croit aux journaux

Tout est en ordre et pourtant rien n’est organisé. Il ne sert à rien non plus de se faire des illusions : l’idée que l’opinion publique puisse encore se mobiliser autour de quelque chose est dépassée. La majorité a cessé de lire les journaux. On ne les feuillette plus, on ne les ouvre plus, on n’y croit plus. Nous sommes dans l’ère du post-journalisme.

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L’État maçonnique est disruptif

L’État a toujours été l’acteur acharné du déracinement des Français et de leur transformation en Hexagonaux interchangeables. Il a toujours été l’acteur des ruptures dans la tradition nationale. Voyez la fête du 14 juillet : elle célèbre une répugnante émeute et non un souvenir grandiose d’unité. Voyez le ridicule emblème de la République française : une Marianne de plâtre coiffée d’un bonnet révolutionnaire. Voyez les affreux logos qui ont été imposés pour remplacer les armoiries des régions traditionnelles. Souvenez-vous qu’en 1962, l’État a utilisé toute sa force contre les Français d’Algérie abandonnés à leur malheur.

– Dominique Venner, Lettre sur l’identité à mes amis souverainistes, 26 juin 2012.

Bruxelles installe l’infrastructure pour manipuler l’opinion publique

Avec l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions du DSA (règlement européen sur les services numériques) le 1er juillet 2025, la Commission européenne a franchi une étape supplémentaire vers un contrôle centralisé de l’information.

Officiellement, il s’agit de « transparence » — mais en réalité, un système est en train de se mettre en place qui modifie systématiquement les fondements de toute formation d’opinions libres et de toute recherche indépendante.

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Éveil et déception

J’ai compris que la France est dirigée par des crétins et des pleutres à 18 ans en 1982 lorsque, volontaire parachutiste pour mon service militaire, j’ai découvert que nous n’avions pas le droit au treillis camouflé parce qu’il avait été utilisé durant la guerre d’Algérie, et qu’en conséquence c’était associé à ce sentiment absurde de culpabilité dans la tête des autorités. Hallucinant. Quand on en est à avoir la frousse d’utiliser un type de tissu, ça en dit long sur la nature des cervelles au pouvoir… C’était donc treillis unicolore comme le reste de l’Armée de Terre. Heureusement ce délire a cessé et le treillis camouflé a été rétabli, mais depuis cette époque j’ai pu constater que le crétinisme et la couardise des dirigeants français ont trouvé par ailleurs mille et un terrains d’expression. Crétinisme et couardise mêlés dans un cocktail improbable de naïveté à l’international, de forfaiture permanente vis-à-vis de la France et des Français, et d’un génie sans égal pour tourmenter la population. D’où sortent ces gens, qui usine leurs cervelles avec cette orientation, où est la Grande pondeuse qui les fabrique ?… mais c’est là un autre sujet.

Celui qui montre le chemin

Le Vegvisir est le plus célèbre de tous les Galdrastafir islandais. Il a une structure radiale à huit bras rappelant une rose des vents ou une boussole magique, il n’est donc pas étonnant qu’il ait été identifié ces dernières années à une « boussole ». Mais ce ne serait pas tout à fait correct.

Il s’agit d’un stafur éminemment apotropaïque et d’orientation magique, destiné à aider les voyageurs, les pêcheurs ou les marcheurs à trouver leur chemin, même dans des conditions extrêmes telles que brouillard, neige, tempête ou méconnaissance du terrain. Le Vegvisir doit donc se situer dans le cadre de l’Islande rurale et magique des XVIIIe-XIXe siècles, où connaissance de la nature, textes magiques et superstition s’entrelacaient avec la vie quotidienne. L’Islande manquait d’un réseau routier moderne et se promenait à pied, à cheval ou en bateau, souvent dans la solitude et sous des climats extrêmes. L’orientation dans ce contexte n’était pas seulement pratique, mais existentielle et spirituelle. Se perdre dans la neige ou la mer signifiait la mort. Vegvisir n’était pas seulement un signe physique de direction, mais une protection magique contre le chaos, la confusion, la désorientation intérieure et extérieure.

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La guerre comme fuite face à l’effondrement

L’économiste Martin Armstrong annonce une escalade mondiale

New York. Martin Armstrong, l’économiste américain controversé et inventeur de l’ « Economic Confidence Model », met en garde, dans un article récent de son blog, contre une crise mondiale sans précédent qui culminerait en 2026. Ses systèmes informatiques, qui ont prédit avec précision de nombreuses crises économiques et guerres dans le passé, montrent des parallèles inquiétants avec les années 1930 – avec une différence essentielle : cette fois, ce n’est pas un seul pays, mais l’ensemble de l’Occident qui fait face à l’effondrement financier et politique. 

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