
C’est une question délicate pour nos social-démocraties, la peine capitale y a été abolie, les bagnes ont été fermés, et la « resocialisation » du criminel est tout sauf certaine suite à sa remise en liberté anticipée par des largesses de magistrates affectées à cette entreprise, avec les récidives qui en découlent à la clé. Le sujet a l’apparence d’une impasse. Pourtant, il existe une solution pour ceux qui, soit directement par leur acte initial (on pense à la meurtrière de la petite Lola ou à ceux du jeune Louis plus récemment), soit parce qu’ils n’ont pas saisi la chance que leur offrait encore la société de cesser de nuire, doivent être neutralisés avantageusement…
Dans le film d’anticipation Soylent Green de 1973, bien mal et bien stupidement nommé Soleil Vert en français (la France est un pays qui s’est fait la spécialité d’adapter/traduire les titres de films d’une façon totalement inepte), l’histoire n’ayant rien à voir avec le « soleil » mais tout à voir dans le roman source avec un aliment fait à partir de soja (soy) et de lentilles (lent), le héros découvre que ledit aliment en plaquettes que l’on distribue à la population en surnombre et en pénurie alimentaire est en fait produit à partir des cadavres dans une usine automatisée. C’est exactement l’idée à laquelle nous adhérons de longue date comme destination pour les criminels et les malfaiteurs après leur mise à mort, non pas pour fabriquer des aliments cette fois-ci bien sûr, mais pour en faire de l’engrais agricole, histoire que leur passage sur cette Terre ne se soit pas révélé totalement inutile. Dans le cadre d’obsèques on répand bien les cendres dans des « Jardins du souvenir » où l’herbe prospère… En plus de gagner en sécurité, la France compte tenu du nombre de salopards qui y vivent verrait la fertilité de son sol accrue sans avoir à recourir à l’industrie de l’engrais chimique. Une excellente et pertinente idée nous semble-t-il. Des queues plates vont crier à l’abomination ? Dire que toutes les vies se valent ? Il faut leur opposer un NON implacable. La vie d’un salopard, et quel que soit son âge, au comportement dangereux, assassin, violeur d’enfants, agresseur de personnes âgées, tortionnaire après une effraction pour obtenir bijoux et cartes bancaires, ne vaudra JAMAIS celle d’un honnête homme, d’une victime innocente ou celle d’un héros. On ne remet pas des merdes pareilles dans le droit chemin, c’est un mensonge, une escroquerie, pire une insulte à la morale et à la décence. La pensée de gauche déteste cette idée ? On s’en moque, nous sommes dans le camp de la raison, la pensée de gauche est frelatée.
Encore faut-il pour cela avoir une population et des hommes politiques qui reviennent à la raison, qui se trouvent une paire de couilles, sortis des brumes d’un humanisme dévoyé qui se soucie davantage du sort futur du malfaiteur que de celui de la victime, et qui virent Badinter du Panthéon. Il y a loin de la coupe aux lèvres.
