Sauver la France : mode d’emploi

Ce sauvetage, à la faveur d’une élection présidentielle, se décline comme suit. À situation exceptionnelle – et elle l’est amplement – mesures exceptionnelles, dérogeant obligatoirement au droit frelaté qui précisément a permis cette situation exceptionnelle de dégradation. Il est évident pour tout esprit normalement constitué que l’on ne saurait en finir avec le système en place et remettre le pays à l’endroit en maintenant tout ce qui a participé à sa démolition.

Mais le préalable indispensable aux étapes qui vont suivre, c’est qu’enfin une majorité de Français aient suffisamment évolué intellectuellement pour adhérer à un programme de rupture radicale d’avec ce qui est en place, afin d’élire non seulement un président mais surtout une majorité parlementaire écrasante de son parti de façon à pouvoir faire passer toutes les mesures du programme de réforme. Compte tenu du temps qui sera nécessaire à l’obtention d’une telle transformation du mental des Français, il ne faut pas espérer qu’elle soit existante en 2027, les Français sont encore trop nombreux à manquer du courage nécessaire pour sortir du gauchisme, du marxisme culturel et de leur dépendance à l‘État.

Que l’on soit bien d’accord. Le principe de la majorité en démocratie est qu’elle est légitime à imposer son programme aux autres parce qu’une majorité de votants en a décidé ainsi. Ce principe vaut donc pour tous les participants au scrutin. Mais des merdes malhonnêtes veulent bien de ce principe à la seule condition que ce soient eux les vainqueurs du scrutin. Le sens de ce qu’ils prônent pour autrui et qu’ils ne s’appliquent pas à eux-mêmes, doit leur être rappelé.

Ceci étant dit, revenons-en au programme idéal.

1° La première chose qui doit être faite par le président et sa majorité parlementaire est de supprimer les verrous en place qui les empêcheront d’agir. Nous parlons du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État. Nous avons soupé du délire de ce système qui permet à des gens de faire ce qu’ils veulent et d’orienter le destin du pays sans avoir la légitimité de l’élection par le peuple. Le Conseil constitutionnel peut avoir deux fonctions, celle de servir de caution complice du pouvoir en validant ce que ce dernier entreprend, ou bien venir casser les décisions d’un pouvoir élu auquel il est hostile, ayant été nommé par le pouvoir sortant. Dans les deux cas, son existence n’a aucune raison d’être : un pouvoir issu de l’élection par une majorité est de facto légitime à agir, il n’a aucun besoin qu’un organe tiers vienne valider ce qu’il fait, ou alors le peuple n’est pas souverain contrairement aux belles paroles institutionnelles ; et un pouvoir d’un bord politique contraire au Conseil constitutionnel, mais qui a la légitimité de l’élection n’a pas à être contrarié par ce dernier. De même du Conseil d’État, qui d’initiative à travers les affaires qu’il juge fait la politique du pays à la place du gouvernement, notamment en matière d’immigration. Selon les principes institutionnels, seul le pouvoir exécutif issu de l’élection doit décider de la politique appliquée, pas des juges militants devenant hostiles à un nouveau pouvoir qui n’est pas de leur bord. Pour avoir les mains libres d’agir, la première chose à faire est de voter la dissolution de ces deux verrous, sans trembler, sans se laisser intimider par « l’indignation » que cela provoquera.

2° La tâche sera immense, le rythme des réformes soutenu, il faudra être rapide. Pour ce faire, pour gagner du temps, il faudra se passer du système à double chambre, évitant ainsi les semaines d’examen, d’amendements, de navette entre les deux chambres pour chaque texte de loi. Le Sénat doit être dissout. Ce sera par la même occasion une source d’économie énorme. Dans un souci d’efficacité, il sera mis fin au délire des « décrets d’application » signés par le pouvoir exécutif, une loi adoptée est d’application immédiate puisqu’elle émane de la « souveraineté du peuple » issue de la désignation des députés, nul besoin de perte de temps en délais et signatures supplémentaires, elle est exécutoire dès sa publication au Journal officiel.

3° Des contestations dans la rue seront organisées par ces faux démocrates que nous évoquions plus haut. La troisième chose à faire est donc de voter le doublement des salaires des forces de l’Ordre, des forces armées, et l’application immédiate de cette mesure pour s’assurer leur loyauté, au moins celle de la base, leur hiérarchie étant corrompue par l’engagement maçonnique inhérent au pouvoir sortant. Les sommes nécessaires à cette opération seront aisément trouvées entre autres en mettant fin à l’arrosage monumental des associations militantes et des « Agences »  du Système vaincu qui engloutissent des budgets indécents. Ceci plus l’arrêt de tous les milliards expédiés à l’extérieur, en Ukraine, dans l’immigration, au budget de l’Union européenne et de l’Otan, financeront haut la main le doublement des salaires des policiers, gendarmes et militaires.

4° Ceci fait, avant d’aller plus loin, il faudra s’attaquer prioritairement à la source philosophique, idéologique, de tout ce qui a été appliqué : voter la dissolution et l’interdiction des obédiences maçonniques, purger les cadres maçons de la fonction publique. Montesquieu a théorisé la séparation des pouvoirs afin d’éviter « l’arbitraire d’un seul ». Mais Montesquieu n’avait pas pu en son temps imaginer qu’émergerait dans le futur une organisation discrète transversale aux trois pouvoirs séparés et qui les réunirait de nouveau dans son idéologie monopolistique dissimulée : les francs-maçons, qui ont fait 1789 et la République.

5° Une fois les mains libérées et l’assurance de la loyauté des forces de l’Ordre acquise, la rue tenue, il n’y aura plus d’entrave systémique pour passer à l’étape suivante : voter le Frexit, quitter l’Union européenne pour libérer le pays de tout ce qu’elle impose de néfaste.

6° Le pays ayant retrouvé pleinement sa souveraineté et sa liberté d’action, pourront alors être appliquées toutes les autres mesures, dans tous les domaines, dont chaque ministre fera faire l’inventaire, mais que l’on peut résumer aisément à cette formule : puisque tout ce qui avait été mis en place a participé au désastre, il suffit de faire l’exact contraire pour remettre le pays à l’endroit.