Les techniques de provocation pratiquées dans la rue, dans les transports publics, par des éléments qui n’ont rien de Français mais tout de l’immigration actuelle, sont connues. Les prétextes à agression étant devenus pléthoriques dans cette France qui avec sa sécurité a perdu sa sérénité et son insouciance (120 attaques au couteau par jour selon une statistique déjà ancienne et non actualisée, les femmes molestées…), voici un descriptif de la psychologie de la racaille et des différentes façons dont la délinquance allochtone pratique un sport à une fréquence soutenue, des centaines de fois par jour à l’échelle du pays : la provocation ambigüe, pour le vol ou pour le plaisir de l’humiliation.
En sont essentiellement victimes les jeunes de 12 à 25 ans. Les pratiquants sont très généralement (mais pas seulement) eux-aussi des jeunes, plutôt situés dans la partie haute de la tranche d’âge. Les victimes sont presque toujours des Français de souche, des « blancos » ; il n’en va pas nécessairement de même s’agissant des auteurs.
La technique consiste à aborder la victime sur un mode en apparence cordial et plaisant : « Il est terrible ton portable, tu me le montres ? » ; « Il déchire ton ipod… » ; « Il est d’enfer ton blouson… » ; « Il est stylé ton bike » etc. L’emmerdeur qui se présente ainsi peut également procéder en paraissant solliciter une aide : « Tu peux me prêter ton portable, il faut que j’appelle quelqu’un ». Ou encore tout simplement : « T’aurais pas une cigarette ? ».
Si le mode d’engagement est toujours à peu près identique, il recouvre deux types de situation bien différents, qu’il convient de distinguer. Leur finalité principale est identique mais les deux catégories revêtent des caractéristiques bien spécifiques.
Première catégorie de situation
Les situations de première catégorie sont destinées à se transformer très rapidement en vol, le cas échéant accompagné d’une agression physique. Ce premier type de situation se déroule seulement lorsque le contexte est favorable : agresseurs en nombre supérieur à celui des victmes, lieu isolé, heure tardive, éclairage insuffisant. Dans ce premier cas de figure, l’embrouille est seulement destinée à donner aux racailles, avant d’en venir au stade de l’agression franche, la possibilité de mieux apprécier la situation, de jauger les capacités de réaction de la victime, de vérifier que le secteur est suffisamment calme. On passe alors sans délai à la deuxième phase, le vol, accompagné de coups si la victime se prendrait à résister.
Notons que certaines de ces situations du type 1 sont motivées avant tout par une volonté d’agression physique gratuite, le vol, qui tout de même intervient généralement ensuite, n’étant alors qu’une cause accessoire. Ces variantes de situations de première catégorie s’engagent, elles, d’emblée sur le mode de la provocation claire : « Viens, on fait une fight » ; « Viens, on fait un one one » (traduction de ce langage de primate : Viens te battre). Dans ce cas de situation de type 1 bis recherchant la bagarre, la scène est généralement filmée à l’aide d’un téléphone portable selon la technique dite du « happy slapping »). Les meilleurs plans séquences pourront ensuite être diffusés sur le web.
Seconde catégorie de situation
Il existe un second type de situation, plus délicat à analyser pour le sociologue amateur (les sociologues professionnels, eux, largement catégorisés dans les cervelles frelatées de gauche, ne savent pas que ces situations existent).
Le second type de situation n’est pas destiné à voler la victime ni à l’agresser physiquement. Dès lors, il s’opère généralement dans un contexte très différent de celui dans lequel la situation de type 1 peut être menée à bien. La chose se déroule en effet au grand jour, parmi la foule, dans la rue, dans le métro. Les racailles ne sont pas nécessairement en supériorité numérique. Le malfaisant aguerri peut même être seul et engager l’embrouille avec un groupe de victimes. Le jeu est en effet tout différent de celui auquel se livrent les auteurs de situation de type 1. En effet, la première catégorie est plus engagée physiquement, plus sportive, plus spectaculaire ; la seconde fait appel à des méthodes plus nuancées, plus subtiles, plus élaborées. Elle n’en est pas moins gratifiante elle aussi pour le voyou, et traumatisante pour sa victime.
La situation de seconde catégorie peut se définir de la façon suivante : il s’agit de placer la victime dans une position gênante dans laquelle il va subir une pression et une intimidation, tout en entretenant l’ambiguïté sur la nature véritable de la situation. La victime a alors le choix entre deux façons de réagir : céder à la pression ou bien se braquer. Ces deux réactions possibles auront malheureusement le même effet, et c’est ce qui est recherché : elles aggraveront encore la situation pénible et dévalorisante dans laquelle le conflit latent a placé la victime.
Exemple : Selon les mêmes prétextes fallacieux (« Il est géant, ton portable, tu fais voir », etc.)., la situation de deuxième type est engagée. Deux scénarios sont ensuite possibles, tous deux défavorables à la victime.
Premier scénario. La victime, par peur ou par naïveté, cède et donne son téléphone ou la cigarette demandée. L’affaire dans ce cas ne s’arrête généralement pas là. La racaille va ensuite demander un briquet, une autre cigarette ou le paquet complet. Ou bien elle va conserver le portable, tout en continuant à baratiner.
La situation pour la victime devient alors franchement gênante. Il voudrait bien récupérer son téléphone mobile ou son briquet et ne sait pas comment s’y prendre. Le voyou, lui, prend bien soin de maintenir une certaine équivoque sur la nature de la situation : il ne met pas le portable dans sa poche, il ne s’enfuit pas avec en courant (le vol, rappelons-le, n’étant pas, en l’occurrence, le but de l’opération). Si le voyou conserve le téléphone ou le briquet, c’est pour exercer une pression et obliger la victime à réagir. Ce second type de racaille est un pervers vicieux.
Dans le cadre de ce premier scénario de la situation de type 2, l’affaire se termine alors généralement de la façon suivante : La victime hésite. Elle ne sait pas comment s’en sortir. Elle pourrait appeler à l’aide, puisque la scène se déroule au milieu de la foule. Mais elle n’ose pas le plus souvent. Parce qu’elle a peur du ridicule. Peur de passer pour un pleutre. Peur de la possible réaction violente de la racaille (sait-on jamais se dit-il). Il lui est d’autant plus difficile d’appeler au secours que la situation conserve une apparence ambiguë ; qu’il n’y a pas eu d’agression ni physique ni verbale ; que le voyou n’a pas mis le téléphone mobile dans sa poche, qu’il reste souriant (et goguenard), qu’il se montre toujours faussement amical. La situation n’est pas franche : c’est la définition même de l’embrouille.
Si la victime ne se met pas à appeler à l’aide, c’est aussi parce qu’elle espère que l’affaire va tout de même s’arranger et qu’on finira par lui rendre son téléphone. La victime sent bien cependant que, si cela devait ne pas être le cas, elle préfèrera « lâcher l’affaire » et renoncer à son téléphone, afin d’éviter des ennuis plus graves.
Le plus souvent la victime va donc se contenter de demander, d’une voie blanche, qu’on lui rende son bien, en se gardant d’élever le ton, en évitant de regarder le provocateur dans les yeux et en choisissant ses mots : « Tu pourrais me rendre mon portable maintenant, s’il te plaît ? » ; « Ce serait bien si tu me le rendais maintenant, parce que je dois y aller »… ou quelque chose d’approchant. La victime a peur, elle rougit, elle transpire, elle baisse les yeux (elle n’est généralement pas habituée aux rapports de force, cela se voit, et c’est d’ailleurs pour cela que le voyou l’a sélectionné).
En général, au bout d’un moment, lorsque la situation humiliante de la victime a duré de façon suffisamment significative et que le voyou a pu en jouir pleinement, l’affaire prend fin : au moment où il l’aura décidé, le voyou, qui est maître de la situation, arborant un sourire narquois, finira par rendre le portable d’un geste dédaigneux, et s’éloignera de lui-même, en marquant, par une gestuelle choisie et explicite, tout le mépris qu’il éprouve pour le « bouffon » qu’il vient d’embrouiller.
Le second scénario de la situation de type 2 est celui dans lequel la victime réagit de façon plus énergique. La réaction négative peut intervenir dès le début de l’embrouille : « T’a pas une cigarette ? » « Non ». « Elle peut également intervenir dans un deuxième temps, au milieu du premier scénario, lorsque la victime, qui a donné son téléphone et ne sait pas comment le récupérer, choisit de regimber : « Bon alors maintenant, y en a marre, tu me rends mon portable ! » essaye-t-il, sur un ton assez ferme, en se risquant à fixer la racaille et en haussant la voix.
C’est à ce moment précis que la situation va s’éclaircir et l’ambiguïté gênante se dissiper enfin. La réaction crispée de la victime constitue en effet le « feu vert » que le voyou attendait et espérait. A ce moment précis, ce dernier va changer tout à fait de partition et passer brusquement au registre des insultes et des menaces.
Le sociologue en herbe est conduit à se demander quelle peut bien être la raison de cette réaction inattendue. L’explication est simple. La réaction négative et crispée de la victime a créé pour le voyou une situation très favorable et ouvert une « fenêtre de tir ».
En effet c’est la victime qui, contrainte par l’attitude du voyou, a adopté le premier une « attitude négative et s’est braqué ». C’est elle qui a rompu de son propre chef le climat « cordial et blagueur » que le voyou avait veillé à créer et à entretenir. C’est la victime qui a adopté en quelque sorte « une position de rejet de l’autre ». C’est elle qui s’est montré fermée et désagréable (peut-être même l’observateur humaniste de la scène sera-t-il amené à penser que l’attitude fermée et négative de la victime révèle un odieux penchant raciste, allez savoir ?).
Bref, le voyou se retrouve maintenant habilement dans la position de l’offensé, dans la posture de la victime, dans la situation de celui qui demandait un service et que l’on a brutalement éconduit, dans la position de celui qui venait le sourire aux lèvres et à qui on a « manqué de respect ». C’est donc en toute « légitimité » et au nom de son « bon droit » que la racaille va pouvoir se mettre à insulter et à menacer la victime : « Sale raciste ; Sale fasciste ; Sale merde ; Va te faire enculer ; Va sucer ; Va niquer ta mère ; Sur le Coran de la Mecque ; Va niquer ta race ; etc.. ». Tout en proférant insultes et imprécations, la racaille en profite pour s’éloigner, non sans multiplier les gestes orduriers, de menace et de mépris. Parfois la racaille se paiera même le luxe de cracher sur sa victime, ou dans sa direction.
La scène, on s’en souvient, c’est l’une des caractéristiques de la situation de deuxième type, se déroule en public. Il y a de nombreux témoins. Il est à préciser à ce propos que le voyou n’a nullement pour objectif d’aboutir à ce que les spectateurs croient à son petit jeu. Personne n’est dupe généralement, et chacun sait bien qui sont les provocateurs. Le but est cependant pleinement atteint. La ou les victimes de la situation ont été humiliées. Et la foule gênée, qui s’efforce de regarder ailleurs et qui n’intervient pas, ressent, elle aussi, de son inaction même, une violente humiliation.
Car personne n’ose intervenir. Ce qui est au demeurant tout à fait normal hélas : il est tout simplement impossible aux passants d’intervenir. D’abord parce que la plupart des gens de la rue n’ont, pas plus que les victimes, l’habitude des rapports de force. Ensuite parce que les spectateurs de la scène ne sont pas absolument sûrs de ce qui s’est passé. Ils peuvent se dire que « le jeune » qui insulte, en se posant en victime du racisme, a peut-être été lui-même victime d’une insulte préalable. Si la foule ne peut pas intervenir, c’est aussi parce qu’elle sait qu’il existe immanquablement en son sein un certain nombre de « cousins » costauds et chatouilleux (et peut-être armés), susceptibles de prendre si nécessaire parti pour le voyou. La foule sait aussi que si elle intervient, la Justice ne se rangera pas de son côté et le lui reprochera avec des prétextes fallacieux : c’est à la police d’intervenir (la police est-elle présente dans toutes les voitures de train ou de métro, ou à proximité dans la rue ? évidemment non), ou avec des arguties juridiques dont les détails sont inconnus de l’homme de la rue (légitime défense, proportionnalité de la riposte…).
Dans le cas où la police serait sur les lieux, il ne se passerait rien non plus, cela va sans dire. Il n’y a pas eu de coups échangés. Juste des insultes. Rien de grave. Circulez. Allons circulez. Le risque pour les racailles est donc nul. (Précisons que, pourtant, injures et menaces constituent des délits).
Précisons également que, bien entendu, les voyous, qui sont des lâches, choisissent leurs victimes, et ne s’attaquent qu’à des personnes dont ils pensent ne rien avoir à craindre.
Lorsque les victimes sont des filles, le jeu est le même, mais il peut aussi être agrémenté par des commentaires sexuels, voire par des esquisses d’attouchements, qui vont gêner la victime sans la contraindre absolument à se rebeller. Si la rébellion survient, la suite sera la même que celle exposée plus haut, à quelques variantes près adaptées au sexe de la victime : « Sale raciste ; Sale fasciste ; Sale pute ; Va te faire niquer ; Sur le Coran de la Mecque va te faire enculer, etc. »
Toutes ces subtiles distinctions ayant été faites et la nomenclature relative à ces moments détaillée, les différentes catégories de situations et les différents scénarios possibles aboutissent tous au même résultat :
– Du point de vue de la victime, le sentiment d’humiliation sera le plus souvent violent. La victime sera avant tout dégoûtée d’elle-même : dégoûtée d’avoir été insultée et menacée en public ; dégoûtée de ne pas avoir su réagir et se rebeller ; dégoûtée d’avoir eu peur à ce point. L’humiliation sera encore plus douloureuse et durable si la victime était un garçon accompagné de sa copine, devant laquelle il se sera montré faible et dominé.
Du point de vue des racailles, le but est atteint dans tous les cas. Faire peur. Humilier. Humilier les « céfrans, les bouffons, les bolos ». Leur faire perdre le peu de confiance en eux-mêmes qu’ils possèdent encore. Leur montrer qui prétend être désormais le maître ici.
Pour tout dire en deux mots, cette façon de chercher des noises, ça demande un mental de petite merde.
