Démocratie, égalité, oligarchies…

Un débat toujours ouvert. Il y a deux éléments perturbateurs dans notre conception de la vie et de la société : une fausse notion de l’égalité humaine et une foi mal placée dans la doctrine de la démocratie. Que tous les hommes soient égaux est une affirmation à laquelle, à toutes les époques de notre histoire sauf aujourd’hui, aucun être humain sain d’esprit n’a jamais souscrit. Dans cette affirmation forte mais chargée de sens, je me trouve en parfait accord avec le célèbre écrivain Aldous Huxley.

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La démocratie ne convient pas aux sociétés ignorantes

Dans les sociétés défaillantes, il y a mille sots pour chaque esprit éclairé, et mille paroles grossières pour chaque mot conscient.

La majorité reste toujours ignorante, et l’homme raisonnable est constamment vaincu.

Si vous voyez des sujets futiles dominer les discussions dans une société, et les sots occuper le devant de la scène, alors vous êtes en présence d’une société très défaillante.

Par exemple, les chansons et les paroles vides de sens trouvent des millions de gens pour danser et les répéter, et le chanteur devient célèbre, connu et aimé. Au point que les gens prennent son avis sur les questions de la société et de la vie.

Quant aux écrivains et aux auteurs, personne ne les connaît et personne ne leur accorde de valeur ou de poids. La plupart des gens aiment la futilité et l’anesthésie.

Quelqu’un qui nous anesthésie pour nous éloigner de nos pensées, et quelqu’un qui nous fait rire avec des futilités, est meilleur que quelqu’un qui nous réveille à la réalité et nous fait mal en disant la vérité.

C’est pourquoi la démocratie ne convient pas aux sociétés ignorantes, car c’est la majorité ignorante qui décidera de votre destin.

Anton Tchekhov (1860-1904)

La démocratie est le jouet de « l’élite »

Dans quel schéma de fonctionnement ont basculé les démocraties occidentales ? L’analyse des politiques et de l’action publique lève une des contradictions fondamentales des régimes classés parmi les démocraties. 

D’un côté, le nombre d’acteurs pouvant prétendre à jouer un rôle dans l’action publique (McKinsey par exemple pour prendre un cas désormais médiatisé) a connu une forte hausse et le nombre des « réseaux d’action publique » a augmenté. Il est aujourd’hui devenu usuel de retirer aux autorités publiques le monopole de la définition et de la mise en œuvre de la chose publique dans un contexte de fragmentation des lieux de pouvoir et de polyarchie concurrentielle.

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Un nouvel enragé du côté de l’extrême-gauche

Ce qui rend la vie si éprouvante en France, ce qui ne laisse pas un moment de répit, c’est que ce contingent de politicards tournant en circuit fermé, « autorisés » à la fonction de gouvernance, ne se tarit jamais, il en vient toujours de nouveaux. On espère un intervalle où des gens honnêtes et vertueux pourraient enfin agir. En vain jusqu’à présent. Et la Gauche dans son ensemble s’illustre particulièrement dans la « ponte » de nouvelles figures malfaisantes.

Au chapitre aujourd’hui des fléaux qu’est malheureusement capable d’enfanter ce sol de France, focus sur Geoffroy de Lagasnerie, jeune activiste d’extrême-gauche, auteur donné pour être philosophe et sociologue, grand admirateur de Jean-Luc Mélenchon, proche d’Assa Traore avec laquelle il a écrit Le combat Adama, habitué de la tribune gauchiste France Inter, qui vient de s’en prendre à la famille – un classique dans cette faune de gauche – et à… la maison individuelle !

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Démocratie, démagogie, et crédulité

La démocratie est née le jour où le premier démagogue a rencontré le premier crédule. Dans ce monde de communication où les politiques doivent convaincre pour vaincre, il leur faut se battre avec des mots, s’opposer avec des idées, s’imposer avec des images. La victoire n’est plus au bout du fusil, mais au cœur du discours, et le combat ne se livre plus au-dessus mais à l’intérieur des têtes. Pour arracher des approbations sans jugements, il leur faut simultanément neutraliser les objections de la raison et favoriser les appréciations subjectives, les préjugés favorables ou défavorables : en un mot, conditionner le citoyen-juré pour qu’il se dispense de l’examen et saute sans tarder à la conclusion.

Ils usent pour cela de petits procédés, d’apparence anodine, qui faussent la réflexion des citoyens. Parmi ceux-ci, les ruses de langage sont les plus courantes mais aussi les plus efficaces. Fondées non seulement sur un choix pervers de mots, d’images, de formules, de clichés et de clips, mais encore sur l’appel à des éléments du « prêt-à-penser » – raisonnements en kit, enchaînements automatiques de propositions – elles échappent à l’attention distraite du grand public ; dans la plupart des cas, elles fonctionnent fort bien et fabriquent de la conviction à peu de frais.

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La fin de 50 ans de déclin

Nous vivons la fin de cinquante années de déclin de la France, et du bloc politique central. Abel Bonnard écrit en 1936 dans son livre Les Modérés, que la faiblesse de ceux-ci devient fascinante quand on considère tous les événements qui en sont sortis. Fascinante en effet, quand on constate l’ampleur des maux que les modérés ont infligé à la France depuis la présidence Giscard. Enfin, modérés selon l’étiquette convenue qu’ils sont parvenus à implanter dans la majorité des cervelles. Car ce sont en fait des radicaux enragés. En effet, il n’y a rien de modéré à vouloir modifier la composition de la population de tout un pays par l’imposition de la société multiraciale, on voit bien là la radicalité d’une telle pensée.

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État des lieux pré-électoral

A ce jour, la gauche est parvenue, comme toujours, à s’unir et à fonder une alliance électorale, malgré ses profonds désaccords, notamment autour de la qualification du Hamas, Glucksmann compris qui le 1er mai dernier affirmait impossible de s’allier à LFI, qui a reçu des insultes antisémites de la part de membres de LFI, et qui s’allie avec eux aujourd’hui, déclarant sur France Inter que la seule chose comptant à ses yeux est que le RN ne gagne pas et ne gouverne pas la France. La gauche a ce pragmatisme dont la droite a jusqu’à présent été incapable de faire preuve. La fin justifie les moyens. Pour la gauche, un seul critère prévaut, et tout s’efface momentanément le moment venu au bénéfice d’une priorité primordiale : battre la droite. Reste à voir ce qu’elle ferait en cas d’accession au pouvoir, tant les divergences sont importantes au sein de cette « union sacrée » carpo-lapinesque de circonstance. En face, entre le refus d’alliance RN/Reconquête, la scission entre Eric Ciotti et la vieille clique des ténors de son parti toujours prisonniers et complices de la consigne mitterrandienne du « pas d’alliance avec les Le Pen », reprise par Chirac qui en avait fait le serment au Crif, verrou qui n’est plus qu’un truc de ces notables has been LR, le possible échec se profile alors que les idées de droite sont pourtant à la porte du pouvoir. Mais d’où vient cet « art du rassemblement » à gauche ?

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Les quatre fondements du cloaque français

La situation saute aux yeux, la France baigne dans une crise de régime. Mais à quoi est-elle due ?

A des institutions « incapables » de répondre à l’enjeu historique qu’est la submersion migratoire extra-européenne, incapables entre guillemets parce qu’au contraire elles l’ont voulue et ont accepté de l’organiser avec gourmandise. Des institutions qui ont été paralysées par une coup de force des juges (voir notre article Comment en est-on venus au gouvernement des juges ?) et des différents lobbies qui ont véritablement vidé le pouvoir du pouvoir. Mais encore…

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La parole politique n’est plus audible

Les Français sont désabusés. Ils ne croient plus en une parole politique totalement démonétisée, et ne croient plus que la politique puisse change leur vie. Dans le cadre du système en place et avec la classe politique à l’œuvre depuis cinquante ans, c’est compréhensible !

Pour retrouver une confiance, encore faudrait-il que ces Français acceptent de rompre durablement avec ce système et avec cette classe politique autorisée, « de gouvernement », de l’« arc républicain », qu’ils acceptent de rompre avec l’association des « gentils » et des « raisonnables » qui n’ont cessé de les tromper et de les bafouer, pour essayer enfin autre chose, une autre philosophie, autre régime. Le résultat des élections européennes 2024 est-il un début en la matière ? Une majorité de Français, trop frileuse et conditionnés depuis trop longtemps, n’a jamais osé le faire. On la tient depuis 1945 dans le discours selon lequel il n’y a pas de salut en dehors de ces « raisonnables autorisés ». De là, le faible subit ce qu’il doit subir. La perte de confiance s’est faite sous le funeste Sarkozy avec la trahison fondamentale du référendum de 2005 sur la constitution européenne, référendum auquel les Français ont répondu NON, et à qui on a imposé toutes les dispositions rejetées, habilement dispersées dans le traité de Lisbonne deux ans plus tard et adoptées par les parlementaires. Un beau mental de salopards ayant montré le respect qu’ils ont de la volonté majoritaire dans certains cas.

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Manipulation et Démocratie

Dans le principe démocratique honnêtement appliqué, le jeu social consiste à obtenir l’adhésion des citoyens. Dans la démocratie contemporaine effective, en France et dans quelques autres pays d’Europe occidentale, le jeu social consiste à obtenir cette même adhésion mais en maintenant le citoyen enfermé dans une offre limitée qui présente l’apparence de la diversité pour en réalité conserver le même fondement philosophique, mener toujours la même politique unique, dans la même orientation. Quelles que soient leurs étiquettes, tous les partis ayant gouverné la France depuis cinquante ans ont mené la même politique, dans la même orientation : immigration massive, écrasement fiscal, construction européenne. Il y a tromperie sur la marchandise, pour obtenir l’adhésion de ce citoyen abusé, non pas seulement au moment des élections, mais en permanence et dans tous les domaines. La seule limite théorique qui s’impose à tous, c’est l’interdiction de la violence. Faute de pouvoir user de la contrainte pour faire accepter une politique, les truqueurs doivent recourir à la manipulation. Du moins ce fut vrai dans le passé. On a vu en France avec quelle violence la contrainte a été appliquée dans la répression policière des Gilets Jaunes, et dans l’atteinte majeure aux libertés fondamentales lors de l’affaire Covid-19. Et quand le citoyen ne participe plus à sa manipulation, proclamer que l’on respecte la volonté du peuple, après s’être arrangé pour la fabriquer, c’est tout le secret de la démocratie nous dit Abel Bonnard (Les Opinions, 13 avril 1941).

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