Ce qui rend la vie si éprouvante en France, ce qui ne laisse pas un moment de répit, c’est que ce contingent de politicards tournant en circuit fermé, « autorisés » à la fonction de gouvernance, ne se tarit jamais, il en vient toujours de nouveaux. On espère un intervalle où des gens honnêtes et vertueux pourraient enfin agir. En vain jusqu’à présent. Et la Gauche dans son ensemble s’illustre particulièrement dans la « ponte » de nouvelles figures malfaisantes.
Au chapitre aujourd’hui des fléaux qu’est malheureusement capable d’enfanter ce sol de France, focus sur Geoffroy de Lagasnerie, jeune activiste d’extrême-gauche, auteur donné pour être philosophe et sociologue, grand admirateur de Jean-Luc Mélenchon, proche d’Assa Traore avec laquelle il a écrit Le combat Adama, habitué de la tribune gauchiste France Inter, qui vient de s’en prendre à la famille – un classique dans cette faune de gauche – et à… la maison individuelle !
En tant qu’homosexuel, on comprend mieux sa propension à s’attaquer à la famille traditionnelle hétéro, le monde masculin de l’inversion, connu pour sa versatilité, ses changements frénétiques de partenaires, n’étant pas naturellement enclin à « l’esprit de famille » et à « enfanter » sans recourir à des solutions sordides d’achat de ventres dans des pays du tiers-monde, ou d’adoptions tarifées.
Voilà donc un garçon au patronyme d’aristocrate (sa mère est également issue d’une ancienne famille de la noblesse du Vivarais nous dit sa fiche Wikipédia), qui évoque les fins de race dégénérées, rangé aux côtés du Lider Maximo de La France Insoumise.
Geoffroy de Lagasnerie avait co-signé en 2014 une tribune dans le journal Libération pour demander le boycott d’un Salon du Livre auquel devait participer le « très fasciste » historien et sociologue Marcel Gauchet pourtant homme de gauche, mais pas assez à gauche manifestement. Il s’était fait également remarquer par une attaque contre la liberté d’expression en septembre 2020 sur France Inter, disant qu’ « il faut reproduire des censures dans l’espace public, pour rétablir un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes ». L’intéressé est évidemment détenteur des opinions justes. Voilà qui en dit assez sur ce que deviendra la liberté d’expression et la liberté d’opinion si ces nouveaux Robespierre arrivent au pouvoir.
C’est à l’occasion de la sortie en mars 2023 chez Flammarion de son livre Une aspiration au dehors qu’il charge la famille, en commençant par dire associer beaucoup la famille à la déperdition, à la tristesse et à l’ennui. Pour lui, la famille est par essence conservatrice, égoïste, et… fasciste. Il y dénonce le familiarisme, c’est-à-dire selon le dictionnaire Larousse la tendance à mettre en avant l’importance de la famille dans la société. Soit, opinion d’un penseur gauchiste.
Mais un récent post de sa main sur le réseau social X est davantage inquiétant que tout ce qu’il a pu dire jusque-là. Le texte est extrait d’un très long entretient qui a été publié en avril 2024 sur la chaîne YouTube Nouvelle pensée critique, publié peu avant les législatives anticipées, fait donc figure d’expression programmatique de LFI. Il y répond à la question sur ce que serait l’horizon affectif et pratique qui pourrait se coupler avec un bouleversement politique, autrement dit comment par un changement politique est-il possible d’agir sur sur la vie affective et pratique des Français, ce qui constitue une intrusion autoritaire extrême dans notre intimité quotidienne.
Pour expliquer en quoi la famille est fasciste, il cite Jean-Luc Mélenchon selon qui en Amérique latine les grandes vagues de révolution n’ont pas fonctionné parce que quand on aide les gens pauvres pour en faire des classes moyennes, et on comprend là pourquoi la gauche déteste les classes moyennes, ils deviennent conservateurs, attachés à la propriété, et donc virent à droite. Mélenchon explique que sans rééducation au logiciel gauchiste, les gens sont spontanément conservateurs vis-à-vis de l’amélioration de leur situation, et pas « progressistes ». Une évidence qui chagrine notre homme manifestement. Pour qu’une révolution soit durable, il faut donc mettre à bas la structure familiale qui par essence est une structure d’autorité, d’appartenance, de transmission. La famille, c’est donc fasciste, or la révolution marxiste a besoin d’électrons isolés, sans attaches, prêts à se sacrifier pour elle, elle n’a pas besoin de personnes veillant à la préservation aimante de leurs familles et de la modeste élévation de leur niveau de vie.
Quant à la maison individuelle, il explique qu’elle est une idéologie, et en appelle aux mânes de Bourdieu : avoir son propre foyer, c’est s’endetter pour vingt ans, et s’endetter c’est réactionnaire parce que quand on s’endette on fait moins la grève, on est moins révolté, on a des prêts à rembourser, on est donc davantage docile, on a un foyer, une maison à défendre, c’est cauchemardesque. La maison individuelle, c’est réactionnaire et égoïste. Ces salauds de pauvres, dès qu’on les aide, qu’ils ont envie de sortir la tête de l’eau, d’offrir un meilleur cadre de vie à leurs enfants, ils trahissent, alors qu’on leur pourtant dit de ne pas prendre l’ascenseur social, mais ils n’écoutent rien. La société de la maison individuelle, pour ces déments, c’est « une juxtaposition d’égoïsmes ». Donc, pour rendre la révolution durable, il faut que la société cesse d’encourager la famille et la maison individuelle qui font naître le fascisme, donc la politique du crédit, des allocations familiales et aides aux jeunes parents, et du mariage. Le rêve de ces révolutionnaires de salon bourgeois chéris des médias, c’est de faire vivre les autres dans l’habitat collectif, dans la cité des 4 000 à la Courneuve ou à la Grande Borne de Grigny, où ils se garderaient bien d’habiter eux-mêmes. Les candidats propriétaires enfin doivent être dissuadés par une fiscalité punitive.
Des mesures qui s’emboîte parfaitement avec le discours d’autres figures de cette extrême-gauche infernale, comme Sandrine Rousseau qui propose pour résoudre la dette de puiser dans l’épargne des Français. En effet, si vous n’avez plus d’enfants à élever, plus de maison à payer, vous n’avez pas besoin d’un argent dont vous ne faites rien, et il est donc normal que l’État collectiviste s’en empare. Ou encore Thomas Piketty, autre penseur de La France Insoumise qui veut faire un « héritage égalitaire pour tous » de 120 000 euros pour chacun à l’âge de 25 ans, à travers une redistribution du total des valeurs à hériter du pays, dont bénéficieraient évidemment n’importe quel migrant fraîchement débarqué sans quoi ce serait de la préférence nationale, ce qui est fasciste, et il y aurait « rupture de l’égalité des droits » dans ce merveilleux pays.
Notons que ces gens, fidèles à la méthode de diabolisation mise en place sous Staline, donnent du « fascisme » à tout va avec le double effet de maintenir l’ignorant dans la fable négative forgée par les rouges à son sujet. Le lecteur souhaitant sortir de ce moulage mental et observer d’autres regards sur le sujet peut lire nos articles Une brève présentation du Fascisme, et surtout Etre fasciste…
On ne dira jamais assez combien le communisme est une maladie mentale. Si on laisse faire ces fléaux, ils ramèneraient la France à l’âge de pierre avec en étape intermédiaire le totalitarisme des Khmers rouges agrémenté des appels du muezzin. L’occasion de citer à nouveau Georges Darien (écrivain, 1862-1921) et Jules Simon (professeur de philosophie, 1814-1896), tous deux parfaitement lucides en leur temps sur la réalité du socialisme :
« Le socialisme s’est constitué en parti, en religion ; a codifié ses formules, promulgué son évangile. Il a placé sur le lit de Procuste le matelas de théories filandreuses cardé par Marx, et invite l’humanité à s’y étendre. Les socialistes scientifiques, pleins d’eux-mêmes et le nez collé aux pages moisies du Capital, s’étonnent que l’humanité ne réponde point à leur appel et ne se hâte point, au sortir du régiment, de s’engouffrer dans leur caserne. Leur science… cochonne de science ! Autant, n’est-ce pas, n’en pas parler. Leurs théories ne méritent pas la discussion. Leurs pontifes sont au-dessous de l’insulte. On ne peut cependant s’empêcher de considérer comme monstrueux, dans ce pays de France qui vit éclore, et qui voit éclore tous les jours, tant d’idées hautes et simples, l’accaparement d’une partie de l’intelligence populaire par les doctrines du collectivisme. Ces doctrines ne sont pas seulement imbéciles ; elles sont infâmes. Si elles étaient réalisables, elles mèneraient directement, ainsi que l’a démontré Herbert Spencer, à une nouvelle forme d’esclavage, plus hideuse que toute celles qui firent jusqu’ici gémir l’humanité. » (Georges Darien).
« Celui qui étudierait avec soin toutes les doctrines communistes depuis Platon jusqu’à Babeuf, et depuis les Esséniens jusqu’aux Mormons, y trouverait toujours, à travers les différences introduites par le génie des créateurs et le caractère des peuples et des époques, cette grande et fondamentale analogie, qu’elles aboutissent à la négation la plus absolue de la liberté. La raison en est toute simple : on commence par réduire l’individu à ses propres forces en le dépouillant ; et la seule société possible pour lui dans cet état, c’est une société où il joue le rôle d’esclave. » (Jules Simon).
Voir notre article Communisme mon amour…
En achevant cette présentation de Geoffroy de Lagasnerie et des intentions que portent les enragés d’extrême-gauche, on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée pour tous ces hommes de tous pays d’Europe qui allèrent volontairement combattre auprès des Allemands sous l’uniforme de la Wehrmacht contre le bolchevisme soviétique qui allait déferler sur notre continent et dont le catalogue des figures de l’extrême-gauche actuelle est la descendance aggravée par un accouplement aux intérêts de l’islam.
