La démocratie est en voie de putréfaction en France

Sur Polaris média, nous sommes suffisamment critiques à propos de la démocratie (voir nos articles rappelés ce 31 mars 2025 sous le titre Ne plus être dupe sur la démocratie et la République, thématique République, Démocratie, Vie politique française) pour qu’il ne soit pas possible de nous ranger parmi ses partisans inconditionnels. Nous invitons d’ailleurs à la lecture de Pourquoi je suis moyennement démocrate, de Vladimir Volkoff, aux Éditions du Rocher. Nonobstant, sans être donc dans une démarche volant à son secours, jouons le jeu. Il est possible de faire les réflexions suivantes.

Nos sociétés sont très imaginatives pour inventer des concepts pour justifier la négation des libertés publiques et de la souveraineté populaire, au nom de la « démocratie ». C’est au nom de la démocratie que l’on piétine la démocratie aujourd’hui. Parmi les motivations du jugement du 31 mars 2025 contre Marine Le Pen, si celle-ci finissait par pouvoir être candidate à la présidentielle, et si elle l’emportait plus encore, il s’agirait d’un « trouble irréparable à l’ordre public démocratique qu’engendrerait le fait qu’elle soit candidate, voire élue… ». C’est très révélateur. On nous dit ainsi qu’il y aurait désormais un concept plus important que la démocratie réelle : l’ordre public « démocratique ». Une forme de morale néo-soviétique des temps présents.

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Histoire d’un acharnement antidémocratique

C’est l’histoire d’un acharnement antidémocratique de la part de tartuffes qui n’ont que « démocratie » à la bouche mais n’assument pas d’être en réalité le contraire de ce qu’ils prétendent. Pour notre part, préférant l’honnêteté à la malhonnêteté, nous préférerons toujours une tyrannie qui s’assume ouvertement à une tyrannie déloyale, qui ne s’assume pas.

Leur masque est tombé de longue date. On le sait, la conception de la démocratie de ces tartuffes est qu’elle ne vaut que pour eux, « quand c’est nous qui gagne » comme le dirait un enfant au mauvais français.

Dès l’émergence du courant national à partir des années 1980, il a été immédiatement frappé d’ostracisme. Un régime maçonnique sous l’influence d’officines marquées de l’étoile à six branches, qui fonde sa vision du pays sur l’idée d’une reproduction internationaliste de la planète dans les frontières françaises, sans distinction de provenances, qui fonde sa vision sur une conception idéelle et non charnelle, identitaire, civilisationnelle du pays, ne pouvait pas admettre la concurrence d’un courant national.

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Tel maître, tel valet !

Le Rassemblement national croyait arriver au pouvoir par un processus glissant et dépassionné. Ce parti faisait le jeu de la détente en s’interdisant tout excès et toute manifestation publique de terrain pour ne pas prêter le flanc aux accusations d’extrémisme politique de ses adversaires. La démobilisation était sa marque de fabrique, hormis durant les processions vers les urnes. On tolérait bien quelques larmes mais le populo était prié par Marine Le Pen de rester poli ou sinon de fermer sa gueule en toutes circonstances. Depuis 15 ans, elle l’a incité à se taire quand on l’enfermait, le spoliait, le brutalisait, se rangeant souvent du côté du manche, de l’ordre et des « bonnes manières ». Marine Le Pen a voulu canaliser cette colère vers un seul et unique exutoire : les élections. Cette stratégie a fait du RN le réceptacle de la colère respectabilisée par les urnes mais aussi, l’acteur central du dressage de la population par les forces qui nous détruisent depuis des décennies. Maintenant qu’elle est mise hors-jeu, Marine Le Pen ne peut même plus compter sur la peur que le peuple inspire aux pouvoirs qui la mettent au rancard comme une vieille bagnole. Tel maître, tel valet ! Les Français encore capables de réactions sont aussi ceux qui ont appris à se défendre, se mobiliser ou se révolter malgré Marine Le Pen et son parti depuis des années. Ils seraient bien bons de se porter à son secours aujourd’hui.

Laurent Ozon

De la condamnation judiciaire de Marine Le Pen

C’est un événement historique. Ce 31 mars 2025 est probablement la date la plus importante depuis la création de la Ve République en 1958. C’est un moment de bascule. Quelque chose vient de se briser. Un cycle politique va commencer, sans que l’on puisse savoir de quoi il sera fait. 

Concrètement, l’État profond a décidé d’exécuter juridiquement l’opposition la plus importante (11 millions de Français votent pour elle) au Système en place. Cette opposition avait un chef qui était plébiscité par une importante partie de la population depuis longtemps, le sondage commandé par le Journal Du Dimanche il y a quarante-huit heures plaçait Marine Le Pen aux portes du pouvoir en 2027, confirmait le rôle qu’elle a acquis dans la vie politique française. Nous sommes dans un grand écart entre les fortes préférences populaires et un système juridique qui décide de frapper cette opposition pour s’en débarrasser. On verrait cela ailleurs on crierait au scandale, certains ici nous disent que c’est « l’État de droit ».

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Quinze ans !

Quinze ans de stratégie de dédiabolisation, de reculade, de renoncement, de retournement de veste, de pas en arrière et de « normalisation ».

Quinze ans pour essayer d’adoucir son image afin d’être accepté sur les plateaux télé et de faire oublier un passé sulfureux bâti par un homme qui avait pourtant compris que la France allait affronter des temps sombres, qui ne laisseraient pas de place à la demi-mesure, et encore moins à la mollesse.

Quinze ans à croire qu’en faisant mine de rien, le « système » finirait par considérer le RN comme un parti comme les autres. Un parti « Républicain » conforme à ces putains de valeurs qui font de cette République un enfer.

Quinze ans à promouvoir une ligne et des idées molles, à tel point qu’aujourd’hui beaucoup ont fini par croire que cela suffirait, qu’il suffirait d’atteindre l’Élysée pour que tous nos problèmes se règlent par magie.

Quinze ans de naïveté à croire que tout cela n’était qu’un grand tour de prestidigitateur pour cacher un tigre féroce dans la peau d’un chaton.

Quinze ans, c’est long. C’est autant d’années perdues à faire reculer les seules idées qui pourraient éviter l’apocalypse. Ces quinze années serviront-elles de leçon ? En baissant son froc, en trahissant ses convictions et en essayant de s’attirer la sympathie du diable, on ne fait que lui faciliter la tâche.

Ne plus être dupe sur la démocratie et la République

Sous la pression des événements en France, de plus en plus de gens commencent à le percevoir, il y a quelque chose qui ne va pas dans cette mécanique, dans les institutions françaises et leur fonctionnement. Cette prise de conscience est un bon début, mais il faut aller plus loin. Qui veut savoir véritablement sous l’empire de quelle philosophie et quelle nature de régime il vit en France doit à minima faire lecture de nos cinq articles suivants. C’est une lecture fondamentale libératrice de la version manipulatrice et trompeuse implantée dans les têtes de chaque génération par le cursus scolaire et le narratif convenu. Démocratie et République française ne vous apparaitront plus telles qu’elles vous furent présentées mais telles qu’elles sont, leurs « vertus » pas aussi vertueuses, et leur aura de « camp du Bien » subitement ternie. Encore faut-il oser prendre la pilule rouge. Je sais, ça agace de découvrir qu’on a été pris pour des cons. Nonobstant, OSEZ ces lectures !

Sous la Thématique République, Démocratie, Vie politique française :

  • Sommes-nous en démocratie ?
  • La démocratie mérite bien un procès.
  • La démocratie représentative, cette admirable mécanique.

Sous la Thématique Philosophie politique fondamentale :

  • On vous a dit que la République c’est la démocratie ?
  • L’astuce finale qui a trompé le peuple.

Retrouvez-les en parcourant le contenu de leur thématique, ou bien via le moteur de recherche à votre disposition en bas de page d’accueil du site.

Et pour élargir davantage la compréhension, les trois articles sur la philosophie des Lumières (Acte I derrière le fard humaniste, des eugénistes pur jus – Acte II un modèle parfait de citoyen – Acte III des citoyens isolés et inorganisés), ainsi que les articles de la thématique Franc-Maçonnerie. Ne faites plus partie des dupes.

Gauche, Droite, politique unique

La gauche et la droite furent les notions politiques fondamentales de la France, puis de l’Europe, puis de l’Occident, ces deux derniers siècles. Elles sont définitivement épuisées aujourd’hui. Le clivage clairement identifié désormais, sépare deux pôles. Celui des mondialistes droit-de-l’hommistes libéraux-libertaires des « social-démocraties », acquis au cosmopolitisme, au nomadisme, à la nation idéelle, la nation contrat, à l’homme unique déraciné consommateur producteur interchangeable dans un grand melting-pot dissolvant et métissant. Celui des souverainistes, enracinés, patriotes, attachés à leur identité, à leurs frontières, à leur culture, à la nation charnelle, adversaires de la gouvernance mondiale.

Les factions jadis adverses, gauche et droite, confondent leurs idéologies. On a parfaitement vu depuis cinquante ans comment l’une et l’autre alternativement, avec de simples différences marginales d’action sur le plan intérieur, ont conduit sur les grandes lignes la France dans la même direction : aucune remise en cause de ce qui est en place et dans le fonctionnement du pays depuis 1945. La vraie gauche et la fausse droite sont d’accord sur l’orientation et la transformation sociétale à donner au pays, le qualificatif « Français » n’est qu’une étiquette administrative pouvant être apposée sur n’importe quel individu d’où qu’il vienne et quelle que soit sa culture, l’essentiel étant qu’il ne remette pas en cause le régime, qu’il soit une force de travail docile, un consommateur, et un votant manipulé pour maintenir l’oligarchie en place. Gauche et droite ont même fusionné, pour une partie de leurs personnels transfuges, avec les centristes dans la création du parti bricolé quelques mois avant l’élection présidentielle de 2017 pour porter au pouvoir Emmanuel Macron, et l’on voit la clique parlementaire de tout cet ensemble, RN compris, bien installée dans ses fauteuils, ne jamais rien entreprendre pour rompre radicalment avec cet état de fait général. La complicité est totale.

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Liberté, vous avez dit liberté ?

Le mal qui nous asphyxie, la diminution constante des libertés, a des racines qui ne datent pas d’aujourd’hui. Herbert Spencer (1820 – 1903), dans un travail déjà ancien, avait montré que l’accroissement de la liberté apparente était suivi d’une diminution de la liberté réelle. Reprenant la même thèse à la fin du 19è siècle dans son ouvrage L’individu contre l’État, il s’exprimait ainsi au sujet du parlement anglais :

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La démocratie piétinée… pour la sauver !

Est apparue il y a quelques mois la question de l’utilisation par l’occupant de l’Élysée de l’article16 de la constitution, les pouvoirs d’exception présidentiels en état d’urgence, pour annuler l’élection présidentielle de 2027 et se maintenir au pouvoir, scénario cauchemardesque, après les dix ans de démolition qu’il aura infligé au pays. Cette hypothèse rejoint la petite musique qui se joue actuellement et nous dit que l’heure de la guerre, ou de la possibilité de la guerre, est venue. Dès lors, les autres clivages ne comptent plus, désormais chacun est tenu de trancher, de se positionner, être pro Otan/Europe/France, ou pro Russe ! Et celui qui est en désaccord avec le narratif officiel, est dès lors qualifié de pro Russe. Le pouvoir cherche à rebâtir l’espace public sur ce clivage nouveau. Cela est accompagné d’un appel à la mobilisation générale, de l’idée d’une confiscation possible de l’épargne.

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Comment en est-on venus au gouvernement des juges ?

Le Conseil d’État, grand militant de la destruction de l’identité française par ses décisions « pro-migrants », donnait le 30 septembre 2022 un nouveau coup de boutoir à la normalité, cette fois-ci dans le domaine des délires psychiatriques du transgenre, en validant le fait que si un élève « transgenre » n’a pas encore changé de prénom à l’état civil, il pourra cependant et par anticipation être appelé par son nouveau prénom en classe. Le Conseil constitutionnel a depuis peu à sa tête un autre allié de la présidence, qui va perpétuer l’orientation prise de valider de façon militante les décisions du pouvoir, au mépris de la déontologie et de la neutralité dont devrait être porteur ce cénacle. Le Conseil d’État, encore lui, vient de valider la décision de l’Arcom de ne pas renouveler la fréquence d’émission de la chaîne de la télévision numérique terrestre C8, condamnant celle-ci à la fermeture.

Le juriste Georges Lavau, dans les années 1960, disait déjà qu’avec l’invention des principes généraux du droit, les juges s’étaient auto-décernés une fonction de type prophétique. Et qu’ils trouvaient dans le ciel des « valeurs humanistes » de notre temps ce qu’ils avaient envie de trouver. 

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