De l’effondrement psychique occidental

Est-ce que les gens de gauche sont malheureux parce qu’ils sont de gauche ? Ou bien est-ce qu’ils sont de gauche parce qu’ils sont malheureux ? Au-delà de la boutade, c’est une vraie question liée à la sociologie, à la philosophie politique : quel est l’arrière fond psychique d’une société ? L’erreur de la sociologie depuis un siècle est d’avoir cru que l’on pouvait bannir le psychique, bannir le psychologique, l’imaginaire, pour traiter la société comme une série de mécanismes, sans tenir compte de l’arrière fond, des passions, des affects, sans tenir compte des tempéraments lorsque l’on s’engage en politique. Parce que disons-le, les idées en politique ne sont pas des idées flottantes, on ne choisit pas ses idées simplement parce qu’après un calcul rationnel tout à fait fin on se dit que l’on préfère celle-ci plutôt que celle-là. On embrasse certaines thèses en fonction de nos affects, de nos sentiments, de notre attitude existentielle devant la vie.

Des enquêtes existent pour chercher à expliquer ce constat que les gens de droite globalement ont tendance à se dire moins malheureux, ou pire encore plus heureux que les gens de gauche. Y a-t-il des raisons derrière cela ? 

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Comment expliquer la chute de la natalité ?

La natalité, pensent certains, aurait baissé en grande partie à cause de la façon dont la parentalité s’est transformée en une sorte d’ensemble d’obligations sociales en constante évolution et à haute pression.

Autrefois, il n’y avait pas de questions sur les pratiques sportives constantes, les activités parascolaires, la préparation aux examens, les visites médicales constantes, les fonds pour les études supérieures, les Noëls coûteux, et ainsi de suite.

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L’honneur n’est pas un choix

La honte est l’épine dorsale de toute société morale. Supprimez-la, et vous engendrez la décadence, des hommes sans honneur et des femmes sans retenue. Pas de peur de la disgrâce, pas de sens du devoir, mais la décadence déguisée en liberté. Entourez-vous de gens qui ne vous flatteront pas, mais vous corrigeront. Des amis qui vous aiguisent comme des lames, non pas pour vous blesser, mais pour vous forger. La réputation compte. La trahison laisse une marque plus profonde que n’importe quelle blessure. L’honneur n’est pas un choix, c’est la loi. La loyauté n’est pas demandée, elle est exigée. Sans honte, pas de discipline. Sans discipline, pas de grandeur. Sans grandeur, nous pourrissons dans la médiocrité. Rétablissez la culture de la honte, où la disgrâce dévore l’âme et où l’honneur se paie par le sang.

Du conditionnement

« Pour étouffer par avance toute révolte, il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter.

Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. 

Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur – qu’il faudra entretenir – sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur.

L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu. »

Aldous Huxley

Vous reconnaissez l’Occident actuel dans cette description ? Toute ressemblance avec la société social-démocrate créée par les vainqueurs de 1945 n’a rien de fortuit.

Pourquoi ce sont toujours les pires qui gouvernent en démocratie ? 

Nous donnerons dès maintenant notre commentaire sur le texte ci-après de Renzo Giorgetti traitant de la dégradation du personnel politique : S’agissant de la France, la chute a connu une spectaculaire apparition avec la Révolution de 1789 qui a vu la prise du pouvoir par une collection de médiocres et de vils, les sceptiques peuvent se tourner à ce sujet sur notre article La rancune des disgraciés, répertorié dans la thématique Psychologie sociale et politique. Il y a cependant eu par la suite dans l’Histoire une exception qui est venu interrompre cette longue et lente dégénérescence de la classe politique : les régimes fascistes du XXe siècle, qui au contraire ont placé à la direction de l’Italie, de l’Espagne, de l’Allemagne, des hommes dont la qualité intellectuelle et morale, dont l’intérêt pour la nation, la patrie et le peuple, ont radicalement tranché à la hausse par rapport au cloaque des démocrates forgés dans la médiocrité et la bassesse. Et la France actuelle, encore plus que sous les mandatures passées, constitue une extraordinaire illustration de cet abaissement lorsque l’on considère l’improbable nullité de nombre de figures, surtout au sein du parti mélenchoniste et de la macronie. On s’épargnera de citer des noms, tout le monde est à même de voir à quels énergumènes hallucinants, femmes et hommes, nous faisons allusion. On est loin l’aristocratie morale et intellectuelle, et des paroles attribuées au chef Viking Olaf Hoskuldsson dans la Laxdoela Saga (XIIIe siècle) : « Je veux que les plus sages décident ; l’avis des gens stupides me paraît d’autant moins utile qu’ils seront toujours les plus nombreux. » Mais les temps étant cycliques, il n’y a pas de doute que tous ces nuls malfaisants actuels finiront un jour, le moins lointain il faut l’espérer, balayés par une résurgence fasciste salvatrice s’appuyant sur ses modèles passés, les meilleurs, ou les moins mauvais, spécimens qui ont accédé au pouvoir dans un régime démocratique, comme le dit l’auteur, l’ont toujours fait de manière contre nature, par un acte de force.

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Wokisme enragé contre préservation identitaire

Les croyants en la « société ouverte » prétendent limiter les interactions sociales aux coopérations civilisationnelles (la loi, la monnaie et le contrat). La coopération par la culture commune (en gros le protocole d’Axelrod sur la coopération rendue possible par la proximité naturelle, la compréhension des autres acteurs sociaux et les stratégies de réciprocité sous contrôle de la réputation) mènerait selon eux à Auschwitz. Ils s’attaquent donc à déconstruire des coopérations naturelles et/ou culturelles pour soumettre les peuples au froid du contrat social et économique et de l’individualisme calculateur. Et comme ça ne marche pas (parce que l’anthropologie qui sous-tend cette vision est déficiente), ils enrubannent leur utopie dans une morale à deux sous (dont la brique de base est le droit individuel) qui prend inévitablement un tournant anti-démocratique et au final quasi-soviétique. Au final leur acharnement déconstructeur, rationalisant et individualiste mercantile, produit d’une part des réactions immunitaires violentes légitimes, et d’autre part des populations dépressives et suicidaires, qui justifient en retour une pression accentuée et violente des « progressistes » contre les formes de coopération par la culture, dans un cycle hystérique (wokisme enragé versus préservation de l’identité).

Militer au milieu des ruines

Grandes absentes des confrontations politiques, les masses tondent leur pelouse, vont à la pêche, bronzent à Paris-plage, dealent et gèrent leur petit bizness parallèle dans leur quartier sordide, s’avachissent devant des séries TV débiles, déambulent hagards au milieu des immenses travées d’hypermarchés, écoutent du rap en boucle, suivent des séances de fitness et draguent en “vélib”. Les populations votent encore, mais au quotidien elles se désintéressent magistralement des grandes questions politiques de leur temps, dont les débats ne rassemblent plus qu’une infime minorité dans le cadre de revues ou réunions publiques confidentielles. Les médias, tous passés entre les mains de grands consortiums mondiaux, discutent en boucle de la violence routière, du problème des accès pour handicapé ou du manque de voies cyclables, prenant bien soin d’évacuer de leur tintamarre les vrais problèmes, sauf quand ils y sont contraints par les hasards d’une actualité tellement grosse qu’ils ne peuvent pas l’éviter, comme avec l’explosion de l’insécurité et la politique migratoire. Ainsi, les questions brûlantes n’étant jamais posées, les bonnes réponses à leur apporter peuvent-elles être reportées sine die et les mauvaises prises dans le plus grand secret, à l’insu du peuple, bien évidement. Qu’une telle attitude soit à terme génératrice de problèmes encore plus insolubles importe peu, tellement la confiance de l’hyperclasse mondiale en la capacité hypnotique des médias est grande. Le tapage médiatique s’amplifie donc à mesure que la situation se dégrade.

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Pensées sur le Masculin

A partir du moment – cela a commencé au XVIIIe siècle – où l’on a dénié au guerrier la culture, le goût du chant et de la poésie, on a fait de lui un homme violent, un soldat destiné à tuer ; et en séparant l’ardeur guerrière de la sensibilité, on a fait de l’artiste un être raffiné, certes, mais quelque peu efféminé, sans vigueur. Désormais les catégories sont là, antagonistes : le militaire brutal ou grossier mais actif et le poète élégant, tendre, mais exempt de courage. Et pourtant, à fréquenter les mythes et les glorieuses figures de l’histoire, on se rend bien compte qu’une même énergie, une même splendeur aussi, circule de la prouesse à la poésie et à l’amour, dont le centre se trouve dans le cœur-courage. Avec fougue et ferveur, le héros s’adonne au combat et à l’amour, aux armes et aux lettres ; la musique, la femme, le compagnon d’armes exaltent son énergie. (Jacqueline Kelen, L’Éternel masculin)

Notre peuple ne peut survivre que si nos hommes redeviennent à nouveau des hommes, s’ils peuvent se débarrasser du poids de la morale d’esclave – le féminisme, le multiculturalisme, le relativisme – et retrouver la nature primaire de ceux qui protègent le périmètre, nous protégeant à nous, D’eux. Leurs âmes doivent être à nouveau alimentées par le désir de tester leur force et leur courage, et de se prouver eux-mêmes devant leurs frères. Sauver notre peuple signifie sauver nos hommes (Jef Costello, Contre-courants)

Mal être de la jeunesse : à qui la faute ?

Suite à l’affaire écolo criminelle de Nantes, la gouvernance s’étonne d’avoir créé des monstres quand ils ont anéanti tous les facteurs de joie de vivre des jeunes en leur martelant : – Faut pas avoir d’ambition professionnelle, nos politiques économiques ont désindustrialisé le pays et tué l’emploi… – Faut plus rire de rien car y a un dérèglement climatique… – Faut pas vouloir de voiture, vouloir se déplacer librement, ça génère du CO²… – Faut pas voyager, voir le monde, ça génère du CO²… – Faut pas faire d’enfants ça génère du CO², et c’est pas féministe… – Faut pas avoir de chien/chat ça génère du CO²… – Faut pas sortir de chez toi, tu vas tuer Papi et Mamie… – Faut plus laver tes habits, être coquet, ça génère du CO²… – Faut plus aimer ton sexe, tu peux, en changer pour être dans la tendance, « fluide »… – Faut avoir honte de ton Histoire et de tes ancêtres, et t’excuser d’exister en permanence… – Faut tout déconstruire même si t’as plus aucun repère, plus ni rien à te raccrocher… – Faut pas croire au divin c’est ringard mais faut « croire en la science » en jetant à la poubelle le processus scientifique du doute et de l’esprit critique, juste croire et te taire… – Faut pas vouloir défendre ton pays, il n’est plus qu’une région minable d’un État Fédéral corrompu. Et si t’en parles on te traitera de facho… – Faut plus vouloir de maison individuelle, faire un feu de cheminée ou un barbecue, ça génère du CO²… – Faut plus parler de la vie, il faut parler de la mort uniquement, et dire que c’est bien… – Faut pas parler de la paix, où on te traitera de collabo… – Faut plus avoir d’envies, de projets autre que ce qui s’inscrit dans la « transition » escrologiste, sinon on ne te financera rien… – Faut avoir peur de tout, tout le temps : de la guerre qu’on prolonge inutilement, de tomber malade car on a détruit le système de santé, de la violence car on l’a laissée prospérer par laxisme… – Faut plus écouter la gaité du rock’n’roll volontairement sabordé par les maisons de disque et les médias de diffusion, pour lui préférer la chiasse sonore actuelle… Etc.

Ils ont tué l’envie, l’espoir, tout ce qui fait la joie de vivre d’un jeune qui a la potentialité de la vie devant lui. Ils ont créé les conditions parfaites pour des tragédies comme celle de Nantes. Ils feignent maintenant feindre l’étonnement et l’indignation, et demander des mesures pour toujours plus de contrôle des masses, alors qu’ils ne règlent jamais les causes de la violence. Ils vont hurler à la récupération, pour bâillonner la révolte légitime contre leur action. Ils ont des idéologies morbides et délétères et ils portent une responsabilité gigantesque. Ils ont construit une société irrespirable. Mais ils vont encore faire la tournée des plateaux médias pour faire la leçon !

C’était mieux avant !

L’identité à l’épreuve d’une époque déliante : enjeux cliniques de l’enracinement 

L’adolescence est un moment de transition, mais aussi de grand péril : celui ne pas acquérir de repères, de se dissoudre dans l’instant, ou de se construire sur du vide. Sans enracinement, il n’y a ni continuité intérieure, ni stabilité psychique. L’identité est une structure, pas une émotion passagère. Elle se forge au croisement de trois axes :

  • Une filiation (d’où je viens),
  • Une valeur vécue (ce qui m’oriente),
  • Un projet d’être (ce que je deviens).
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