L’avez-vous lu ?

Si vous pouviez formuler des commentaires ici suite à vos lectures, nous aurions volontiers lancé un sondage avec ces questions : Avez-vous lu Mein Kampf de Adolf Hitler (rédigé à partir de 1924, publié en 1925), ou bien n’en avez-vous entendu parler que dans le cadre scolaire ? Manifesteriez-vous de la curiosité pour sa lecture ou bien la réputation « sulfureuse » de l’auteur et de l’ouvrage vous fait-elle vous en tenir éloigné ? Si vous ne l’avez pas lu, qu’imaginez-vous y trouver ? Le discours d’un fou ? D’horribles desseins de domination du monde et d’écrasement des libertés ? (le cinéma juif a tant fait pour donner cette image, à commencer par Charlie Chaplin avec son film porté aux nues, Le Dictateur). Avant d’en venir à la doctrine politique, l’ouvrage donne à découvrir une facette méconnue de ceux qui ne l’ont pas lu, c’est-à-dire la plupart des gens.

Dans les extraits qui suivent, Hitler relate ses premières années de jeune homme avec son arrivée à Vienne à l’âge de quinze ans, avant la Première Guerre mondiale donc, et comment, partageant la vie du monde ouvrier, il s’est intéressé à la question sociale et son observation de la société. En cela, il n’est en rien différent de tous ceux qui au 19e siècle ont écrit sur la misère et le monde ouvrier, en rien différent d’un Émile Zola écrivant Germinal ou l’Assommoir, d’un Victor Hugo écrivant Les Misérables, des Joseph Proudhon, Georges Sorel, Louise Michel… On y découvre un homme à des années-lumière de l’ogre totalement dénué d’humanité dépeint par la propagande des vainqueurs de 1945. Encore faut-il pour s’en rendre compte oser sortir de cette pensée prémâchée. Adolf Hitler écrit :

Lire la suite « L’avez-vous lu ? »

Pourquoi les plus stupides arrivent au pouvoir ?

Hormis le cas d’un homme exceptionnel émergeant et accédant au pouvoir, dont la fréquence d’apparition est rare dans un siècle, l’effet Dunning-Kruger illustre déjà l’incapacité des personnes incompétentes à reconnaître leur propre incompétence, ce qui conduit à une surestimation de soi. Il s’agit d’un phénomène de distorsion cognitive dans lequel les personnes incompétentes surestiment leurs capacités tout en sous-estimant les connaissances et les compétences des personnes plus compétentes.

Ce concept a été décrit pour la première fois en 1999 par les psychologues américains David Dunning et Justin Kruger, qui lui ont donné leur nom. Dans leurs études, ils ont montré que les personnes peu compétentes sont souvent incapables de reconnaître leurs propres lacunes, ce qui conduit à une surestimation de soi.

Lire la suite « Pourquoi les plus stupides arrivent au pouvoir ? »

Serez-vous une de ces abeilles devenues folles ?

Nous avons lu L’homme Nu, signé Marc Dugain & Christophe Labbé, éditions Robert Laffont Plon. On y trouve les éléments suivants :

Avec l’ebook, il ne s’agit pas seulement de dématérialiser un livre, mais de « l’augmenter », de « l’enrichir », de le rendre « dynamique » par de multiples liens hypertextes, autant de passerelles vers le réseau qui vont perturber la lecture avec des sons, des vidéos, des notes en tout genre. Les big data suivent un objectif : allonger le temps de connexion, ce moment « fructifiable ». Le lecteur plongé dans son livre papier est inatteignable, n’étant pas raccordé au réseau, il ne fournit aucune donnée, ne présente aucun intérêt marchand. « La dernière chose que souhaitent les entrepreneurs du Net est d’encourager la lecture lente, oisive, ou concentrée. Il est de leur intérêt économique d’encourager la distraction », dénonce l’essayiste américain Nicholas Carr, auteur de Internet rend-il bête ? (Robert Laffont 2011).

Lire la suite « Serez-vous une de ces abeilles devenues folles ? »

Les opinions des hommes et l’ingénierie sociale

Beaucoup de gens m’écrivent ou me demandent pourquoi j’ai cessé de participer à des émissions de radio ou de télévision. Il s’agit sans aucun doute de personnes naïves qui vivent dans un monde imaginaire. Dans un passage particulièrement abject de son Contrat social, Rousseau fait sans vergogne référence à la nécessité de façonner l’« opinion publique » de manière induite : « La volonté est toujours droite, mais le jugement qui la guide n’est pas toujours éclairé. Il faut lui faire voir les objets tels qu’ils sont. Tous ont également besoin de guides. Il faut obliger les uns à conformer leur volonté à leur raison ; il faut enseigner aux autres à reconnaître ce qu’ils veulent ». Et, un peu plus loin, Rousseau étaye cette vision ignominieuse de l’être humain par un aphorisme malveillant : « Corrigez les opinions des hommes et leurs mœurs se purifieront d’elles-mêmes ».

Lire la suite « Les opinions des hommes et l’ingénierie sociale »

Abattre l’ennemi totalement

Tout peut s’effondrer. Les maisons, les corps et les ennemis s’effondrent lorsque leur rythme se dérègle. Dans la stratégie à grande échelle, lorsque l’ennemi commence à s’effondrer, tu dois le poursuivre sans laisser passer l’occasion. Si tu ne profites pas de l’effondrement de ton ennemi, il pourrait se rétablir. Dans le combat singulier, l’ennemi perd parfois le rythme et s’effondre. Si tu laisses passer cette opportunité, il pourrait se ressaisir et ne plus faire preuve d’autant de négligence. Fixe ton regard sur l’effondrement de l’ennemi, poursuis-le, attaque-le de sorte qu’il ne puisse se relever. Tu dois faire cela. L’attaque de poursuite exige un esprit fort. Tu dois abattre complètement l’ennemi pour qu’il ne retrouve pas sa position. Tu dois comprendre comment abattre l’ennemi totalement.

Miyamoto Musashi, Le Livre des Cinq Anneaux, 1645

L’insupportable fanatisme des “droits de l’homme”

La société dans laquelle nous vivons a un problème : elle a totalement perdu contact avec la réalité et vit immergée dans un monde imaginaire constitué de pensées prétendument solidaires qui, inévitablement, mèneront à la fin de la civilisation occidentale. On peut la qualifier de « fanatisme des droits de l’homme ». Une sorte de culte néo-humaniste qui place l’homme et sa prétendue liberté d’être ce qu’il veut au centre du cosmos. En allant à l’encontre des lois naturelles, voire même de la science elle-même, qui devient utile ou inutile selon les intérêts de ceux qui dictent les règles du jeu mondialiste. Les principaux médias qui véhiculent l’information dans le monde entier – via la télévision et Internet – font de leur mieux pour empêcher la population d’accéder à des informations, des analyses ou des commentaires qui ne soient pas au diapason de ce qui a été décidé ailleurs. Les raisons sont évidentes : conduire l’opinion publique à se convaincre de la beauté et de l’inévitabilité d’une société fondée sur le multiculturalisme, l’athéisme et l’individualisme égalitaire.

Lire la suite « L’insupportable fanatisme des “droits de l’homme” »

Identifier un gauchiste, mode d’emploi

Les cervelles de gauche, et c’est à cela que l’on constate qu’elles sont dans un sida mental, estiment que l’idée est plus importante, plus intéressante, que la réalité, ce sont des rêveurs, ils sont dans la conjecture. Jean-Jacques Rousseau en est une illustration majeure lorsqu’il dit de façon assez incroyable : « Commençons par écarter les faits ». La gauche n’accepte pas le réel, l’ordre naturel, et prétend lui substituer son utopie. Or les utopies sont par définition des buts impossibles, et c’est cet acharnement à vouloir les faire advenir qui suscite tant de problèmes. Rabelais de son côté condamne ceux qui s’indignent de la dénonciation de choses anormales : « Si les signes vous fâchent, quand vous fâcheront les choses signifiées ? ». Le gauchiste dont les conséquences de ses idées le font se heurter sur le mur du réel, préfèrerait que ces conséquences restent inconnues, nous sommes là typiquement dans l’exemple de ceux qui sont scandalisés de la mise en ligne sur le web par un agent des transports de la vidéo montrant une agression dans un train, et non par l’agression elle-même.

On reconnaît une société au type d’individus qu’elle produit

Un attentat d’un masculiniste appartenant à la mouvance « incel » déjoué, le suspect de 18 ans mis en examen, nous disent les médias jamais en reste pour faire du sensationnalisme à la moindre occasion.

Un puceau de 18 ans frustré de se découvrir incapable d’adresser la parole aux filles sans se mettre à bégayer, dopé à la pornographie sans doute et déçu de voir que dans la vraie vie il ne suffit pas de vouloir pour avoir, frustré aussi sans doute après avoir été éconduit par des filles elles-mêmes convaincues d’être des princesses n’hésitant pas à lui ricaner à la figure, influencé par l’omniprésence de la violence, peut-être abonné à des « playlists » de rap sur Spotify, trop faible moralement après une éducation bâclée, trop vide intellectuellement après une scolarité républicaine, se retrouve à ne plus savoir, à ne plus pouvoir contrôler ses émotions et ses nerfs et s’embarque, faute de mieux, rongé par toutes les frustrations invaincues, dans une idée débile à cause des limites déjà atteintes de son potentiel anéanti par la coalition de toutes les forces malsaines de notre temps, devient : « Un masculiniste appartenant à telle mouvance prévoyait de commettre un attentat. »

Ou comment mettre des mots politiques et idéologiques, des mots de journalistes sur un malaise post-adolescent, afin bien sûr de servir un agenda politique et un murmure idéologique, et ainsi donner au législateur une raison de réfléchir à de nouvelles lois toujours plus restrictives, toujours plus castratrices, toujours plus humiliantes, avec en filigrane l’idée sous-jacente suivante qu’il faut absolument démasculiniser la société parce que les mâles, c’est mal, « comme en témoigne ce projet d’attentat masculiniste ».

Je ne vois pas comment ce modèle de société pourrait se terminer autrement qu’en immense tas de ruines.

Jonathan Sturel

Liberté moderne : ce doux mensonge sponsorisé par les puissants

Beaucoup croient se battre pour la liberté. Ils ne font que contester la forme de la cage.

L’homme moderne se croit libre. Il poste sur les réseaux sociaux, pense avoir une opinion, choisit entre Pepsi et Coca en toute autonomie, quel triomphe de la pensée critique !

Il parle de « liberté d’expression », mais coche la case « J’accepte » à chaque cookie numérique, vendant son âme contre trois secondes de scroll.

Il vote tous les cinq ans, persuadé de « choisir », alors qu’on lui tend deux clones en costume, interchangeables à souhait. Il râle dans sa voiture connectée, pendant que Google Maps, Siri, et le fisc savent déjà qu’il est coincé à un péage, pour son bien, évidemment.

Sa pensée ? Formatée par des algorithmes, par les tendances TikTok, par des chaînes d’information qui débitent la vérité comme un menu du jour. Son corps ? Assis huit heures par jour devant un écran, traqué par sa montre connectée qui mesure son sommeil, ses pas, son stress, mais pas son aliénation.

L’élite le berce avec des slogans : « sois toi-même », « vis tes rêves », pendant qu’elle siphonne ses données, ses votes, ses espoirs. Ce n’est plus Orwell, c’est Netflix : l’esclavage en haute définition, avec abonnement premium.

Bref, l’homme moderne est libre comme un hamster dans une roue de designer en ingénierie sociale. Il court, s’épuise, croit avancer… et remercie la cage pour sa modernité.

Mais chut. Il faut le laisser croire qu’il pense librement. C’est ça, le progrès.

Qu’est-il arrivé au 21 juin ?

La philosophie des Lumières a considéré que l’Homme est une machine, un objet que l’on peut manipuler, que l’on peut faire « évoluer » comme le diront plus tard les marxistes. Selon ces derniers, modifier l’environnement de l’Homme, modifie la nature profonde de l’Homme. Les « Lumières » ne disaient pas autre chose. C’est d’ailleurs pour cela que sous la Révolution française, un certain nombre de Conventionnels avaient estimé que la religion catholique disparaîtrait des villages en cinq ans, sous l’influence répétée de fêtes organisées à la gloire de « l’Etre Suprême », effaçant dans les mémoires le souvenir des fêtes catholiques. Ils avaient déjà l’idée qu’il est possible de modeler par l’environnement extérieur jusqu’à l’âme, l’esprit le plus intime des populations. Et ils avaient raison. La gouvernance française l’a prouvé avec la Fête de la Musique inventée un an après l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand. L’organisation répétée tous les ans depuis 1982 de cette fête politique a effacé des mémoires ce qu’était le 21 juin avant cela et ce qui s’y passait… la Saint-Jean et les feux qui étaient organisés dans chaque village de France. La mention Saint-Jean a même disparu des calendriers qui à cette date ne mentionnent plus que l’Eté et… la Fête de la Musique. Feux qui étaient il faut le rappeler les feux païens sur lesquels l’Église avait collé l’un de ses saints pour phagocyter cette fête du solstice comme elle a phagocyté tant d’autres moments du culte païen pour se faire accepter des populations. Aujourd’hui, des foules totalement noires importées sautent sur des sons indigents place du Chatelet à Paris sans rien savoir des feux de la Saint-Jean. Et combien de Français blancs fabriqués depuis quarante ans, la cervelle lavée par les initiatives du régime, ignorent tout eux aussi de la façon dont leurs ancêtres se réjouissaient autour des feux ? Modifier l’environnement de l’Homme modifie la nature de l’Homme. Les feux du 21 juin existent encore dans quelques communes, comme je les ai connus enfant dans les années 1970, et demeurent aujourd’hui le fait des fêtes païennes du solstice d’été.