Ce que doit être la vraie droite

« La crise consiste précisément dans le fait que l’ancien se meurt et que le nouveau ne peut pas venir au monde : c’est dans cet interrègne que se produisent les phénomènes pathologiques les plus divers ». Antonio Gramsci.

La société se trouve à un tournant, l’ancien monde passe, mais le nouveau est encore flou. Le texte qui suit analyse la polarisation croissante et appelle à un retour au peuple en tant qu’unité. La « vraie droite » doit façonner ce changement.

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Du populisme

« Est souverain celui qui peut exclure les dissidents du débat public à l’aide de la matraque du populisme ».

Ce que le juriste Carl Schmitt formulait ainsi il y a environ cent ans de manière si percutante à propos de l’état d’exception, décrit aujourd’hui la tentative des « démocrates » autoproclamés de discriminer toute concurrence politique. Celui qui qualifie les autres de « populistes » ne veut en réalité plus débattre, mais stigmatiser et anéantir politiquement. Le terme s’est révélé particulièrement utile dans le combat politique en face-à-face, car il est très connoté négativement. De plus, le populisme est particulièrement utile en raison de l’impossibilité de le définir de manière claire. Il peut donc parfaitement être utilisé comme « surface de projection » pour désigner des ennemis.

Le populisme s’applique donc en tant que concept à tout le monde et à personne, car personne ne peut dire avec précision ce qu’est exactement le populisme. Peut-être que la définition suivante, proposée par Adrian Walch de l’Université d’Erfurt, s’en rapproche le plus : « Dans les conflits entre populisme et démocratie libérale, il ne s’agit pas (…) d’un débat entre démocrates et non-démocrates, mais d’un conflit interne à la démocratie entre différentes interprétations de la croyance en la légitimité démocratique ». Les populistes ne voient dans la souveraineté du peuple que la seule source de légitimité politique, tandis que les représentants de la social-démocratie s’appuient sur diverses sources de légitimité internationale, telles que l’UE ou les Nations Unies.

Le concept de « cordon sanitaire » mis en œuvre en Allemagne, en Belgique et en France, ne peut que conduire à encore plus de populisme. Car en raison du cordon, les problèmes sociaux soulevés par les populistes et qui ont fait grandir les partis populistes ne sont ni abordés ni corrigés, ce qui accroît encore davantage le mécontentement.

Le maître mot de leur action, c’est l’inversion

Soins du visage, massages, yoga, et danse country… c’est le programme qui est annoncé à la maison d’arrêt de Toulouse, révélé à l’occasion de la Saint-Valentin ce 14 février 2025, qui indigne tous les gens de bon sens, parce seuls des cerveaux frelatés peuvent imaginer et accepter d’apporter à des malfaiteurs des plaisirs et des attentions que beaucoup de gens honnêtes, qui font l’effort de rester honnêtes, qui font l’effort de ne pas basculer dans la malfaisance et l’argent facile malgré les difficultés de leur vie, n’ont pas les moyens de se payer.

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Religion des droits de l’homme : les origines

La Bible, dont l’existence a engendré l’imagination de tous les délires hérétiques à son contenu, est bien le « livre qui a pourri l’humanité », selon l’inégalable et définitive formule de Robert Dun.

Parmi la descendance de la Bible, figurent la gnose et le millénarisme. La gnose est l’ensemble de doctrines religieuses ésotériques enseignées par diverses sectes orientales au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne. De la gnose, la « religion de l’humanité » qui est le socle philosophique du régime maçonnique appliqué à nos pays, a notamment repris le thème de l’homme-Dieu. Le millénarisme est pour sa part lié à l’espoir chez ses suiveurs de la venue (ou du retour) d’un messie ouvrant à l’établissement du paradis sur Terre.

Gnose et millénarisme sont les fondements du droit-de-l’hommisme contemporain. Nous allons rentrer dans le détail de ces doctrines, mais c’est nécessaire pour voir le lien direct qu’elles ont avec des pans entiers de l’idéologie politique sous laquelle vivent les Français, lutte contre la famille hétérosexuelle et le mariage traditionnel, avortement, antipatriotisme, relativisme…

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Anarchiste de droite

Existe-t-il plus étrange association de mots, alors que la typologie mentale de droite se définit avant tout comme une aspiration à l’ordre, le contraire de la chienlit dont accouche la pensée gauchiste et sa mansuétude pour la canaille. Nous n’en connaissons pas l’origine, mais le fait est que cette association de mots n’est pas la plus heureuse pour prétendre faire comprendre ce qu’elle désigne au sein de la philosophie politique fondamentale. Car en matière d’anarchisme, le grand public de nos jours est surtout abreuvé de culture gauchiste et ne connaît des anarchistes que ces militants d’extrême-gauche au « A » cerclé de rouge sur fond noir, ceux de la Fédération anarchiste rue Amelot, de la CNT espagnole, et les autonomes casseurs constitués en « black blocs ». 

Il faudra trouver un jour une autre formule plus adaptée pour désigner ce courant d’idée. En attendant, voici pour ceux qui ne le connaissent pas l’essentiel de son contenu.

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Une haine de la civilisation européenne

Parmi les courants de pensée qui ont contribué à faire naître au sein de la société française un sentiment de rejet de notre propre civilisation et un désir d’autodestruction, l’idéologie de l’Humanisme et des Lumières a joué un rôle primordial.

La modernité : une idéologie de rupture

Au XVIIIeme siècle, le mouvement philosophique des « Lumières » débouche sur la révolution française. A la faveur des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, les idées des Lumières gagnent l’Europe et bouleversent les sociétés sur notre continent. Fixée depuis près de mille ans, la société traditionnelle cède la place à ce que l’on a nommé la modernité. La rupture porte sur chacun des cinq piliers qui en constituaient l’armature :

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De la crise démocratique française

Les Occidentaux sont sortis du 20e siècle convaincus de savoir ce qu’était la démocratie, avec celle-ci d’un côté et le totalitarisme d’un autre côté, dont elle avait triomphé. Les Français croyaient savoir ce qu’est la démocratie, ils ont été trompés en réalité. Mais un sondage récent (22 octobre 2024) réalisé par Ipsos sur le rapport des Français à la démocratie, révèle entre autres que cette dernière ne fait plus l’unanimité et que 23 % des personnes interrogées, soit près d’une personne sur quatre, ne sont pas d’accord avec l’affirmation selon laquelle la démocratie est le meilleur système politique existant. Ce qui est un changement majeur trop peu souligné par les commentateurs autorisés des tribunes médiatiques, sans doute parce que donner un éclairage à une idée qui pourrait de ce fait s’accentuer, ne fait pas les affaires du Système. Une importante partie des Français aurait donc ouvert les yeux sur la réalité de la tromperie dans laquelle on les a élevés et on les fait vivre ici en France (il n’en va pas tout à fait de même dans d’autres pays, la Suisse notamment). C’est une excellente chose, et nous aimons à croire que nous avons pu participer à cet éveil avec nos différents articles dans les thématiques Idéologie des Lumières Philosophie politique fondamentale, et République Démocratie Vie politique française (liens de ces thèmes dans la liste générale en bas de page d’accueil du site).

Quelques décennies après cette « victoire » de la démocratie au 20e siècle, il semble donc y avoir un point d’interrogation autour de ce terme, et les gens se réclament d’une définition contrastée, contradictoire de la démocratie.

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Du « Progrès »

Toutes les tentatives modernes – ou presque – d’explication du phénomène humain se ramènent le plus souvent à l’affirmation gauchiste péremptoire d’un « sens » et d’une « accélération » de l’histoire, desquels il ressort que l’homme est seul maître de son destin et que c’est la raison pour laquelle il est en train de bâtir un âge d’or que nos ancêtres ont été incapables de concevoir et de réaliser parce qu’ils n’étaient pas « évolués ». De tout temps, les hommes se sont plu à imaginer une ère fortunée, réalisant toutes leurs espérances, tous leurs rêves de félicité. C’était l’âge d’or, dont la tradition se retrouve chez presque tous les peuples de l’Antiquité. Tandis que les modernes considèrent l’humanité comme s’élevant par un progrès continu vers un état meilleur, les Anciens inclinaient au contraire à croire que l’âge d’or était dans le passé, et que les générations successives suivent, surtout sous le rapport des mœurs, une marche rétrograde, et qu’elles sont en proie à une corruption toujours croissante. Et de fait, quand on compare par exemple ce que furent les 300 Spartiates des Thermopyles avec les élucubrations du Gender et de « l’homme déconstruit » on ne peut donner que raison aux Anciens.

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Démocratie, égalité, oligarchies…

Un débat toujours ouvert. Il y a deux éléments perturbateurs dans notre conception de la vie et de la société : une fausse notion de l’égalité humaine et une foi mal placée dans la doctrine de la démocratie. Que tous les hommes soient égaux est une affirmation à laquelle, à toutes les époques de notre histoire sauf aujourd’hui, aucun être humain sain d’esprit n’a jamais souscrit. Dans cette affirmation forte mais chargée de sens, je me trouve en parfait accord avec le célèbre écrivain Aldous Huxley.

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Retrouvons le sens de la Cité

Il y a une incohérence fondamentale à estimer qu’un vote qualifié par le gauchisme de « raciste » ou « xénophobe » constitue un problème démocratique, voire un problème tout court.

Le sens de la Cité n’est pas d’être une entité universelle, c’est de servir ses citoyens, et non pas les métèques, terme utilisé dans la Grèce antique pour désigner ceux qui ne sont pas de la Cité. Le « racisme » et la « xénophobie » ne sont donc pas des problèmes ontologiques de la Cité, parce qu’ils ne mettent pas en cause son sens principal, qui est l’intérêt de ses citoyens.

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