Droits de l’homme

La notion de « droits de l’homme », vache sacrée du régime français et des « social-démocraties », est en réalité un non-sens, non seulement parce qu’elle repose sur un postulat, mais parce que ce postulat est mal exprimé. On comprend que le Patagon ait des droits qui lui sont garantis par ses chefs Patagons ou que le Français ait des droits qui lui sont garantis par son gouvernement républicain ou que le membre d’un club ou le patient d’un hôpital ou le client d’un restaurant ait des droits tels que garantis par ce restaurant, cet hôpital ou ce club. Mais que l’homme ait des droits dans l’absolu, qu’il se garantit lui-même à lui-même par le moyen de déclarations périodiques, nationales ou internationales, et d’ordinaire peu suivies d’effet apparaît comme un gigantesque canular. Les enfants jouent à ce genre de jeux : « Tu seras le papa et je serai la maman » ou « Tu seras le matelot et je serai l’amiral ». Dans cet esprit, on peut comprendre des expressions-amusettes comme « le droit à la santé », ou « le droit au bonheur » hérité de la Déclaration d’Indépendance américaine, mais, comme elles n’empêchent pas que les gens ne deviennent malheureux ou ne tombent malades, il ne nous semble pas qu’elles contiennent un ombre de réalité.

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Petite tambouille jacobine

Transition… le mot est partout depuis 2017, avec un ministère de la « transition » énergétique, un autre de la transition écologique, avec la « transition démographique » (en clair le changement de population annoncé sans vergogne par l’occupant de l’Élysée et mis en œuvre désormais par l’installation jusque dans les villages de nos campagnes de fournées de migrants extra-européens), avec la transition de genre chez ces malades mentaux qui prétendent changer de sexe à coups de charcutages chirurgicaux et de gavage aux hormones. Inclusion est un autre mot de la novlangue martelée depuis 2017, avec ses dérivés (inclusif…). En 1789, le mot à la mode, dans l’air du temps, c’est « Régénérer ». Il est dans tous les discours, toutes les bouches, y compris dans celle de Louis XVI qui en mai 1789, sans doute par suivisme crétin de la tendance du moment dans les salons et les écrits des penseurs, pour faire « in » parle lui aussi de participer à la régénération du royaume. Sans doute ne soupçonnait-il pas à ce moment-là de quelle manière ses interlocuteurs « progressistes » et révolutionnaires entendaient le faire participer à cette « régénération », sous la lame de la guillotine, mais c’est là un autre sujet. Et le vocabulaire trahit une tendance, il trahit toute une ambition, la volonté à cette époque de donner naissance à une France nouvelle nourrie de principes abstraits, d’une idéologie dont on pense que la mise en œuvre permettra d’apporter à tous le bonheur dès ici-bas. 

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Celui qu’on veut duper, on le flatte

Avoir fait croire au peuple, pour le flatter perfidement, qu’il est souverain, qu’il détient l’autorité, mais qu’il est normal qu’il délègue celle-ci à des représentants, est probablement la plus formidable escroquerie qui ait été forgée dans l’Histoire. C’est ce qu’ont fait les penseurs des « Lumières » et les théoriciens de la Révolution de 1789. De là toutes ces fadaises sur la « volonté générale », sur la démocratie « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » (Abraham Lincoln), ou inscrites dans la Constitution, pour faire vrai, aux articles 3, 6, le concept abstrait de « nation » évoqué par Sieyès, etc. Flatterie avons-nous dit. Montesquieu dans L’Esprit des lois déclare : « le peuple est admirable [rien que ça !] pour choisir ceux à qui il doit confier quelque partie de son autorité ». Il ajoute même que le peuple « a assez de capacité pour se faire rendre compte de la gestion des autres ». On voit à longueur de journée en effet comment et combien la caste politique rend compte de ses actions à ses mandants, décide de tout en les ayant préalablement consultés. On le sait, toute la dépense de l’argent public, les milliards envoyés en Afrique, est faite arbitrairement sans le moindre égard pour le contribuable. Ce sera encore le cas pour reconstruire ce que six jours d’émeutes ont détruit suite à cette affaire « Nahel ». C’est le fait du prince, en réalité totalement affranchi de toute obligation de se justifier devant ce peuple dont la souveraineté n’est qu’une cruelle chimère qu’on lui a collé sur les yeux pour l’empêcher de voir. Le peuple est souverain, tellement souverain que le Conseil constitutionnel refusait même récemment qu’il s’exprime par référendum et que l’on fait miroiter cette possibilité au peuple à la condition qu’elle ne porte que sur des sujets sans véritable importance. On doit bien rigoler dans les années du pouvoir.

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Réhabiliter la Tyrannie

Tyran, Tyrannie… le sens négatif, détestable, attaché à ces mots et unanimement affiché par les dictionnaires est tellement installé qu’il est difficile de s’en défaire. Pourtant on n’est pas surpris, lorsque l’on creuse le sujet, de découvrir que le sens de ces mots présente les aspects d’une diabolisation menée par l’idéologie régnante depuis les « Lumières », pour dénigrer bien entendu ce modèle de gouvernance, tout comme à l’inverse d’autres termes ont été choisis pour faire valoir des époques, des idées, des personnages.

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La démocratie élective est obsolète

La ploutocratie est le gouvernement par l’argent. Thucydide a observé au Vème siècle avant l’ère vulgaire comment fonctionnaient diverses manières de diriger les hommes et leurs cités, la monarchie, l’aristocratie, l’oligarchie, la démocratie, la tyrannie. Aristote, un siècle plus tard, en faisait la théorie, préconisant pour sa part un mélange de plusieurs éléments. Depuis, il n’a pas manqué de penseurs grecs, romains, italiens, espagnols, français, anglais, allemands, russes et autres pour donner leur opinion et concevoir des systèmes. Beaucoup ont noté que, dans les grandes puissances maritimes et commerçantes telles Athènes, Venise ou l’Angleterre, la richesse tenait une bonne part dans le gouvernement. Ceci en s’accommodant de diverses formes institutionnelles, monarchie et démocratie parlementaire en Angleterre, république oligarchique à Venise. Il n’est pas cependant tout à fait légitime de qualifier Albion ou la Sérénissime de Ploutocraties intégrales : toujours, leurs oligarchies au pouvoir, qui se nommaient elles-mêmes aristocraties, se pensaient meilleures que le reste du peuple et plus aptes à gouverner non en raison de leur seule richesse, mais à cause d’autres qualités extérieures à l’argent, noblesse, goût, honneur, courage, naissance, degré d’intelligence, etc. Ceci souvent à juste titre. Nous aimons à rappeler les mots du chef Viking Olaf Hoskuldsson relatés dans la Laxdoela Saga au XIIIe siècle : « Je veux que les plus sages décident ; l’avis des gens stupides me paraît d’autant moins utile qu’ils seront toujours les plus nombreux ».

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Du christianisme au wokisme

Le christianisme est marqué d’une tendance qui a d’abord été orthodoxe durant quelques siècles et qui va devenir ensuite hétérodoxe, à vouloir établir le « paradis sur Terre » pour un règne de mille ans, ce fameux règne terrestre de mille ans du Christ, qui est cité dans le texte de l’Apocalypse. Au Moyen-Âge, cette espérance du règne de mille ans du Christ va devenir exclusivement hérétique, l’Église à partir de Saint-Augustin rejette cette attente, et seuls les mouvements hérétiques s’en réclament. Et à travers le Moyen-Âge, les mouvements hérétiques qui de temps en temps fomentent une « éruption millénariste » vont identifier le règne de mille ans de Jésus avec une conception de la vie qui ne porte pas encore son nom moderne bien sûr mais qui est ce que l’on nommera le communisme. Le millénarisme chrétien du Moyen-Âge est en fait la forme archaïque du communisme que nous connaissons. Engels voyait comme ancêtre du communisme Thomas Müntzer qui était l’un de ces prophètes millénaristes du XVIe siècle. Müntzer avait été précédé par les Taborites (secte proto-protestante du hussitisme au XVᵉ siècle), par les Fraticelles (partisans extrêmes du mépris absolu des richesses), par Joachim de Flore. Et Oswald Spengler en observateur lucide sur la nature du christianisme en a dit qu’il était la grand-mère du bolchevisme. Ces sectes millénaristes, sous la conduite de leurs prophètes, se considèrent toujours composées de « saints », ils sont les saints des derniers jours (sous-entendu avant l’avènement du règne de mille ans de Jésus, formule qui est d’ailleurs présente dans le nom complet et officiel des Mormons). Et ils ont la conviction que le moment venu ils vont régner avec le Christ, qu’ils seront récompensés par des positions matérielles importantes, qu’ils ne mourront pas, et qu’ils vivront mille ans de bonheur… le paradis sur Terre. 

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