Droits de l’homme

La notion de « droits de l’homme », vache sacrée du régime français et des « social-démocraties », est en réalité un non-sens, non seulement parce qu’elle repose sur un postulat, mais parce que ce postulat est mal exprimé. On comprend que le Patagon ait des droits qui lui sont garantis par ses chefs Patagons ou que le Français ait des droits qui lui sont garantis par son gouvernement républicain ou que le membre d’un club ou le patient d’un hôpital ou le client d’un restaurant ait des droits tels que garantis par ce restaurant, cet hôpital ou ce club. Mais que l’homme ait des droits dans l’absolu, qu’il se garantit lui-même à lui-même par le moyen de déclarations périodiques, nationales ou internationales, et d’ordinaire peu suivies d’effet apparaît comme un gigantesque canular. Les enfants jouent à ce genre de jeux : « Tu seras le papa et je serai la maman » ou « Tu seras le matelot et je serai l’amiral ». Dans cet esprit, on peut comprendre des expressions-amusettes comme « le droit à la santé », ou « le droit au bonheur » hérité de la Déclaration d’Indépendance américaine, mais, comme elles n’empêchent pas que les gens ne deviennent malheureux ou ne tombent malades, il ne nous semble pas qu’elles contiennent un ombre de réalité.

Prenons la Déclaration de 1789 qui énonce des affirmations dans l’esprit suivant : 

Le but de la société est le bonheur commun. Mais qu’est-ce qu’un bonheur commun ? Qu’on nous en donne une définition qui ne soit pas la « somme des bonheurs individuels ».

Tous les hommes sont égaux par la nature. Vraiment ? les grands et les petits, les beaux et les disgraciés, les quotients intellectuels de Werner von Braun et d’un microcéphale ? Affirmation totalement contraire au réel, qui ne procède que d’une pure utopie volontariste. Répétons les mots de Julius Evola dans Impérialisme Païen : « L’inégalité est une chose trop évidente pour que l’on se répande à ce sujet : il suffit d’ouvrir les yeux et de regarder ».

La loi est l’expression libre et solennelle de la volonté générale. Fort bien. Et qu’est-ce que la volonté générale, peut-on en avoir une définition ? Pure abstraction.

Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens. Comme ce serait bien si c’était appliqué, si cela pouvait être appliqué ! Rions-en, quand les intéressés ne jurent que par immunité et amnistie !

Prenons maintenant la Déclaration universelle de 1948, nous y lisons que « tous les êtres humains… doivent agir les uns avec les autres dans un esprit de fraternité ». Attention : doivent ! S’agit-il d’un droit ou d’un devoir ? Et au nom de quoi le doivent-ils ?

« Nul ne sera soumis à la torture… ». Le futur est attendrissant. La pratique à travers le monde montre combien cette injonction est respectée.

« Nul ne peut être arbitrairement arrêté… ». Ne faudrait-il pas lire « doit », puisque « peut » est évidemment absurde ?

« La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ». Une fois de plus, n’est-il pas hasardeux de supposer que le peuple ait une volonté collective ?

« La famille est l’élément fondamental de la société et a le droit à la protection de la société et de l’Etat ». Mais si l’on change ensuite la définition de la famille, si l’Etat favorise les conjuntos de pédérastes, rémunère les avorteurs, et décrète que la famille ce n’est pas seulement un couple hétérosexuel ?

Bref, on n’en peut plus d’être pris pour des idiots et de vivre sous l’empire de pareilles « bonnes intentions » proclamées par pur formalisme angélique et tartuffe, fables pour enfants attardés.

Nous invitons le lecteur à se tourner également vers nos articles L’esclavage par les droits (thématique République, Démocratie, Vie politique française) et Religion des droits de l’homme, les origines (thématique Idéologie des Lumières, Philosophie politique fondamentale).