Comment s’est installée la mécanique du diktat gauchiste sur la France

Notons d’abord que certaines particularités institutionnelles et sociologiques font obstacle par nature au développement normal d’un débat public pluraliste en France : le monopole de l’État (et, en réalité, des syndicats enseignants de gauche et de la franc-maçonnerie) sur l’éducation, et la mainmise des mêmes forces idéologiques sur la presse et les médias. Cette situation est ancienne, mais ses effets n’ont cessé de s’aggraver dans les années récentes.

L’« école unique », dont la théorie a été faite dans les années 1920 et 1930 a été mise en place par la Ve République en raison d’une fatale erreur d’analyse de de Gaulle. Or, depuis 1968, ce monopole administratif et idéologique n’a plus eu pour seul effet de créer de l’uniformité et du conformisme, mais il est allé dans le sens d’une dévalorisation systématique du savoir. Les nouveaux maîtres de l’Éducation nationale, se rendant compte qu’ils ne pouvaient unifier l’école en l’alignant par le haut, mais ne voulant pas, par idéologie, renoncer au projet même de l’unifier, ont sciemment décidé de l’aligner par le bas. Ils ont sacrifié le savoir sur l’autel de la prétendue « réduction des inégalités sociales ».

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Totalitarisme et dissidence sont passés à l’Ouest

Qui étaient les dissidents hier ? Et qui sont-ils aujourd’hui ? Avant 1991, les dissidents les plus célèbres venaient du monde soviétique. De nos jours, avec l’arrestation d’Edward Snowden qui a fini par trouver refuge à… Moscou ! le lieu que les dissidents d’autrefois fuyaient, avec l’arrestation sur l’aéroport du Bourget de Pavel Durov patron de la messagerie Telegram, on ne se pose plus la question de notre liberté d’expression en Occident.

Avant 1991, la lecture des choses était facile, il y avait le « camp de la Liberté », l’Occident, et puis l’Est, le « Mal ». Quelques rares spécimen d’opposants parvenaient à sortir de cet enfer de l’Union soviétique et de ses pays satellites. Le plus célèbre d’entre eux a été Alexandre Soljenitsyne. Mais avant tout, qu’est-ce qu’un dissident ?

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Dissidence interdite contre la guerre

La semaine dernière, il s’est passé quelque chose d’unique au Parlement européen, une de ces choses dont nos médias ne nous parlent jamais. C’est qu’un eurodéputé polonais du nom de Grzegorz Braun a pris la parole et s’est déchaîné pour dénoncer le soutien de Bruxelles à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie, un soutien qui nous a coûté jusqu’à présent 88 milliards d’euros selon l’UE elle-même. M. Braun a à peine pu parler quelques secondes : le président de l’Assemblée, Esteban González Pons, lui a immédiatement fermé le micro et a passé la parole à un commissaire. En réponse, le commissaire a dit au Polonais que la Russie est un pays où la démocratie et la liberté d’expression ne sont pas respectées. Un argument particulièrement frappant pour quelqu’un qui vient de se faire couper le micro pour avoir dit ce qu’il ne fallait pas. Il est vrai que le profil politique de Grzegorz Braun est plutôt énergique, mais ce n’est pas le plus important. Ce qui importe, c’est la contradiction flagrante d’un système qui, au nom de la liberté d’expression, prive un député du droit de s’exprimer.

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Le contrôle du flux d’information

Il y a quelques semaines, le patron de Telegram, Pavel Durov, a été arrêté en France. Il y aurait eu des problèmes litigieux sur sa plateforme, notamment du blanchiment d’argent, du trafic de drogue et des crimes pédophiles, et l’entreprise ne coopère pas suffisamment avec les pays pour que l’affaire soit étouffée dans l’œuf. Au Brésil, après une longue bataille devant les tribunaux, la haute cour a décidé d’interdire X ; le chef de la plateforme, Elon Musk, ne souhaitant pas agir contre les comptes qui diffuseraient des fake news, de la « haine » et qui attaqueraient l’ « État de droit ».

La législation étant entre les mains des pays et de leurs gouvernements, les entreprises de médias sociaux qui n’acceptent pas la censure du gouvernement sur le terrain sont ciblées. Lors de la crise coronaviresque, notamment, ces entreprises ont été soumises à une forte pression, dans le but d’appliquer la censure et de réprimer les comptes qui diffusaient des faits et des opinions autres que ceux véhiculés par les narratifs officiels. Beaucoup ont suivi le mouvement, mais aujourd’hui, X et Telegram sont des exceptions qui ne cèdent pas à la pression des gouvernements qui veulent tout aligner sur les narratifs officiels, c’est-à-dire sur la réalité prescrite.

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Pavel Durov et la paranoïa de Kafka

Dans une scène tout droit sortie d’un roman de Franz Kafka, Pavel Durov, l’énigmatique fondateur de Telegram, a été arrêté en France lors de son atterrissage à l’aéroport du Bourget, près de Paris. Alors qu’il débarquait de son jet privé, il a été appréhendé par les autorités françaises qui l’attendaient, armées d’un mandat d’arrêt l’accusant d’avoir permis des activités criminelles par l’intermédiaire de sa plateforme de messagerie. Les accusations, aussi surréalistes que graves, portent sur la complicité de trafic de drogue, les délits pédocriminels et le blanchiment d’argent, le tout découlant du manque de modération présumé de Telegram. Son arrestation n’est pas seulement une catastrophe personnelle, mais un rappel brutal de l’absurdité qui attend ceux qui défient la main invisible mais omniprésente du pouvoir dans un monde qui prétend protéger la liberté tout en la démantelant méthodiquement.

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L’Europe, prison des peuples

La détention de Pavel Durov en France devrait ouvrir les yeux de ceux qui croient encore au conte de fées d’une Europe aimante, d’une famille de peuples marchant ensemble sur le chemin de la paix et de la prospérité.

Cela devrait, mais ce ne sera pas le cas, car l’enlèvement politique de Durov n’est que le dernier d’une série d’actes criminels que le « jardin du monde » (sic) de l’Europe a perpétrés contre ses propres peuples et contre les peuples d’autres malheureuses nations.

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Le Canada en pointe contre la liberté d’expression

Selon les éléments présentés le 15 mai dernier par le site Essentiel News, le projet de loi en préparation au Canada prévoit des crimes de conscience, des précrimes, et l’enfermement à vie pour opinion illicite.

Le 21 février, le Premier ministre du Canada Justin Trudeau a donné une conférence de presse annonçant l’introduction du « Online Harms Act », ou projet de loi C-63. Cette loi, prétendument censée protéger les enfants, contient en réalité des atteintes sans précédent à la liberté d’expression.

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La Gauche en guerre contre la famille

Lorsque l’on a entendu sur l’antenne de France Inter la question posée à Marion Maréchal par la journaliste militante de gauche Sonia Devillers, certains se sont probablement dit que c’était un propos excentrique, insensé, d’où peut-elle sortir une telle idée ?*. Erreur. Pourquoi ? Pour qui connaît l’histoire des idées politiques du XVIIIe siècle, elle n’est absolument pas surprenante. Le commun des mortels sait l’importance de la famille, il sait qu’il est accueilli dans la vie par un père, une mère, et que sans cela il n’est pas grand-chose. Mais il y a toute une tradition philosophique, sociologique, idéologique, qui considère que la famille n’est pas un socle, n’est pas une base, mais un problème à résoudre, qu’elle est un obstacle à faire sauter sur le chemin de « l’émancipation individuelle ». La Gauche ne cesse depuis plusieurs siècles de faire le procès de la famille parce qu’elle y voit l’obstacle sur le chemin de la Révolution. 

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Faire obstacle au mensonge

« Il n’y a pas de rapport entre insécurité, délinquance, crime, et immigration » … « Le vivre-ensemble ça marche » … « L’Union européenne est un bienfait » … « Un homme peut être enceint » …  « Il n’y a rien d’anormal au fait d’attribuer un prix dédié aux femmes, à un homme qui s’est fabriqué l’apparence d’une femme » … « Vous n’avez pas le droit de continuer à dire qu’un homme dont l’état-civil a décrété qu’il est désormais une femme, demeure un homme » (liste non exhaustive de ce qui nous est infligé).

L’époque est irrespirable. C’est pourquoi il faut se souvenir de fondamentaux tels la Fable du roi nu.

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« Raciste ! » … « Homophobe ! »

On entend systématiquement les intervenants médiatiques acquis au Système ou lui obéissant sans se poser de questions, asséner de façon péremptoire que « le racisme n’est pas une opinion mais un délit », « l’homophobie n’est pas une opinion mais un délit », etc. Il est donc nécessaire de rappeler certaines évidences à ce sujet, absentes de trop nombreuses cervelles promptes à accepter machinalement ces affirmations, tout comme il est nécessaire de rappeler pour les non juristes ce qu’est ce que l’on nomme le « droit positif ». Celui-ci est l’ensemble des lois et règles en vigueur au moment présent, au moment où l’on s’exprime et agit. Au moment où… La nature du droit positif révèle donc instantanément son critère fondamental : la temporalité. Il vaut actuellement, il n’existait pas hier et ne vaudra peut-être pas demain puisque ce qu’une loi a fait une loi peut le défaire, il ne s’agit que d’une question de volonté momentanée, comme tout en matière politique. Et dans ce cadre, il devient évident que ces affirmations selon lesquelles le racisme n’est pas une opinion mais un délit, l’homophobie n’est pas une opinion mais un délit, sont un produit associé à la temporalité, des infractions instituées actuellement relevant d’une décision arbitraire prise par ceux qui détiennent momentanément le pouvoir. Ce qui ne fait pas de ces affirmations une vérité et une normalité, parce que ceux qui décident ainsi, contrairement à leur prétention mégalomane, ne détiennent pas la vérité, ils ne font qu’exprimer leur préférence, leur opinion, et rien de plus, avec la volonté de museler toute expression contraire. Le droit positif est une volonté humaine, il n’est pas l’Ordre naturel, même si parfois il concorde avec la morale. La normalité serait donc de s’exprimer en disant que le racisme, l’homophobie, sont considérés actuellement selon le droit en cours, être non pas une opinion mais un délit. Mais le Système et le pouvoir en place n’ont pas assez d’honnêteté en eux pour parler vrai. CQFD.