Il n’y a que des païens !

En ces temps d’incertitude, de plus en plus d’esprits libres imaginent sans toutefois revenir en arrière, retrouver les valeurs et l’équilibre que l’Homme entretenait autrefois avec la Nature et par conséquent retrouver l’harmonie d’une destinée qui lui restait soumise par respect. Le paganisme est certainement une des portes majeures pour engager l’Homme sur le chemin de la libération de sa conscience qui, des monothéismes au Monde moderne, a été soumise à la dictature d’une pensée unique, soit religieuse, soit politique. Et cette spiritualité païenne, qu’un simplisme nomme trop facilement « polythéisme », en étant par définition « a-dogmatique » dispose pratiquement d’autant de définitions qu’il y a de croyants, car comme le soulignait Maurice Rollet :  » il n’y a pas de paganisme, il n’y a que des païens ».

Erwan Castel

Le bestiaire de Rome

Alfredo Cattabiani, décédé en 2003, était un intellectuel de grande valeur, trop vite oublié par le milieu culturel auquel il appartenait. À travers ses œuvres et, surtout, sous la direction de maisons d’édition comme Dell’Albero, Borla et Rusconi (dont le catalogue a d’ailleurs été réédité par la suite par Adelphi de Calasso), Cattabiani a exercé une pédagogie obstinément traditionnelle. Un de ses livres d’une valeur incontestable, Bestiario di Roma (Bestiaire de Rome), publié par Iduna (sur commande : associazione.iduna@gmail.com, pp. 392, euro 25.00), est récemment paru en librairie. Dans ces pages, très denses en termes de contenu, l’auteur introduit le lecteur à la compréhension du sens profond de Rome et de sa mission. Il le fait en décodant et en clarifiant le sens du bestiaire symbolique que les visiteurs de la Ville éternelle ne peuvent manquer de remarquer dans les frises des palais nobles, dans les temples antiques qui ont survécu ou sur les façades des églises de la Renaissance et du Baroque : « Un bestiaire luxuriant sculpté ou peint peuple le sous-sol et les rues de cette ville à la beauté opulente […] un labyrinthe babylonien dans le temps » (p. 7). Le volume est enrichi d’un remarquable appareil d’illustrations et de photographies qui facilitent la compréhension du récit.

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La galette « des rois », fête païenne du Soleil et de l’Age d’Or

Voici encore une fête qui n’a aucune racine chrétienne, car la fameuse Épiphanie est d’origine purement païenne. Les célébrations liées à Noël nous ont déjà permis de voir à quel point le christianisme a tout récupéré à son compte afin de faire croire aux fables du nazaréen cloué sur deux bouts de bois. Ici comme pour d’autres célébrations, il faut inlassablement briser l’imposture chrétienne née des emprunts faits par des faussaires pour fourguer leur camelote (voir également notre article Les plagiats du christianisme). Avec l’épiphanie du 06 janvier, les chrétiens ont corrompu encore une fois l’ancienne coutume païenne en voulant faire croire qu’elle correspondrait à la fable des « trois touristes royaux » venus d’orient pour saluer la naissance d’un enfant juif né d’une soi-disant vierge. Les Évangiles de Marc, Luc, et Jean, ne disent pas un mot de ces « rois-mages ». Si ces trois personnages avaient été présents dans la fable initiale, et vu leur importance pour donner crédit à la « royauté » de Yeshua ben Yossef alias Jésus dont ils viennent saluer et reconnaître la « majesté, il est surprenant que ces trois auteurs ne les aient pas mentionnés. Ils sont une fabrication qui apparaît en revanche dans l’Évangile de Matthieu. La non concordance entre les quatre Évangiles sur ces importants personnages jette évidemment un doute plus que majeur sur cette fable. Nous allons voir en revanche que la galette des rois n’a rien de judéo-chrétien étant donné que son origine nous plonge dans les traditions solsticiales des Romains, des Grecs, et des Nordiques.

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Pourquoi Noël n’est pas ma fête

Noël est le nom accolé à la célébration de la naissance d’un enfant juif, Yeshua ben Yosef, en terre de Judée, qui deviendra rabbin avant de fonder sa propre secte hérétique du judaïsme, déviance qui lui vaudra la condamnation des autorités religieuses de son peuple et l’appel de ces autorités religieuses juives fait à l’occupant romain pour les en débarrasser, l’histoire est connue. Sa légende et sa religion hérétique du judaïsme seront développées par ses premiers suiveurs puis importées en Europe, terre totalement étrangère à ces histoires sémites moyen-orientales, Europe où des princes renégats à leurs cultures, à leur identité, à leurs cultes, des Constantin, des Théodose, des Clovis, des Charlemagne, les imposeront à leurs peuples respectifs. Importation totalement inutile, les peuples d’Europe en matière religieuse avaient leurs propres cultes et panthéons depuis 30 000 ans. La chose chrétienne s’est ancrée et a perduré au fil des siècles, avec son cortège d’horreurs, de totalitarisme contre tous les réfractaires à ce dogme, à ses obligations et à ses interdits. Il serait plus que temps que les Européens se réveillent et prennent conscience de ces éléments. En tant que fils d’Europe, non juif, Noël n’est pas ma fête, à une date arbitrairement choisie par un pape au IVe siècle, soit bien longtemps après l’existence de cet épisode de Bethléem, pour être la date de la naissance de son dieu alors que nous n’avons aucune trace historique sur la date réelle de cette naissance, date choisie pour se substituer au paganisme (fêtes du solstice, de la renaissance symbolique du soleil – Sol Invictus, soleil invaincu – lié à certaines divinités comme par exemple Apollon et Mithra) et effacer celui-ci des mémoires. L’imposition du christianisme a constitué un viol des consciences et des cultures. Depuis seize siècles, on a fait vivre des centaines de millions, sans doute un milliard cumulé ou davantage d’Européens, sous ces fables sémites et la contrainte mise en œuvre par le clergé qui en a l’usufruit. Oui, il est temps que les Européens se réveillent et se détournent de ce culte chrétien. D’aucuns prétendront que faire cela serait laisser la place à la conquête par l’islam… sauf si la culture originelle des peuples européens retrouve sa place, avec son polythéisme pour ceux en besoin d’un recours religieux, et tient fièrement et fermement sa position. Pour toutes ces raisons, je ne me reconnais pas dans la célébration chrétienne de « Noël », cette fête n’est pas ma fête.

Florent de Mestre

Représentation d’Apollon conduisant le char solaire

En ces temps obscurs !

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Une très bonne fête de solstice d’hiver à tous nos camarades européens.

Ce n’est pas la résurrection d’un rite aboli. C’est la continuation d’une grande tradition. D’une tradition qui plonge ses racines au plus profond des âges et ne veut pas disparaître. – Jean Mabire

A l’heure du Solstice d’hiver

Des païens, Pierre Vial dit que la Nature est leur temple. Le propre du paganisme est l’expérience directe du sacré, des grands souffles, des grands rythmes du Cosmos. Nous sommes sur Terre ici régis par les cycles solaires, dans lesquels s’inscrivent bien sûr les solstices que l’on peut assimiler à de grandes respirations. Avant que le concept de ville ne se développe avec ses entassements de population, dans une vie de ruralité de nos ancêtres cette conscience était beaucoup plus aisée, la respiration du Cosmos dans laquelle on doit s’inscrire venait immédiatement au corps, à l’âme, nous plaçant à la fois dans une santé naturelle et une hygiène spirituelle. Tradition populaire européenne et rite enraciné, les célébrations des solstices s’inscrivent dans cette démarche.

C’est la version nordique de la fête solsticiale d’hiver, le Jul, qui sera décrite ici, mais il en existe d’autres bien sûr liées à d’autres régions de notre continent européen, chacun peut l’adapter selon ses propres résonances et ses éléments de folklore local.

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Esthétique et authenticité païenne

Certains païens d’aujourd’hui se définissent malheureusement moins par leur disposition ou leurs actes que par leur décor. La plupart d’entre vous voient probablement de quoi il s’agit. 

Ils se font tatouer des motifs qu’ils n’ont pas « gagné ». Ou bien réclament pour ainsi dire des titres qu’ils ne méritent pas, portent des babioles qui affichent des symboles païens, mais dénuées de sens. Le tout aboutissant à ce qui se passe comme si des adultes traversaient une phase rebelle fortement influencée.

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Nous sommes les veilleurs postés aux frontières du royaume et du temps

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La bataille pour notre héritage païen court partout, pas seulement sur l’Internet. Chaque action, chaque parole doit reconquérir ce qui est nôtre. Chrétiens, votre dieu du désert nous affaiblit. Unissez-vous autour des anciens dieux celtes, nordiques, grecs, latins, slaves, ou soyez abandonnés. Europe, pour nos ancêtres, notre force réside dans notre sang païen.

Le Paganisme spiritualise nos perceptions

L’essor du monothéisme a contribué au désenchantement de la nature. Le monde s’est trouvé privé de dieux, et s’est trouvé du même coup privé d’animation, d’« âme ». Dès lors, il n’était plus pour nous qu’une simple mécanique. […]

En perdant le paganisme, nous avons perdu la puissance éclairante du mythe et du poème. Lorsqu’on prend en compte cette dimension de la question religieuse, il ne paraît plus du tout absurde d’adorer des dieux. Car, à travers le divin, nous adorons en fait le monde. Dans l’Iliade, Homère écrivait, en parlant de gens qui préparaient un repas : « Ils firent rôtir les viandes sur Héphaïstos ». Héphaïstos devient synonyme de feu, non parce qu’il n’est que cela, mais parce que le feu est envisagé dans un sens plus vaste, qui le rattache à la sacralité universelle.

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Figures sociales et mythologiques du monde scandinave

Les hexen, les kräuterfrauen (herboristes) et les voyantes jouent un rôle important dans la culture et la mythologie nordiques. Ces personnages sont profondément ancrés dans les histoires et les traditions de ces peuples et incarnent différents aspects de la connaissance, de la magie et de la sagesse.

Völva

La Völva en est l’une des figures les plus marquantes. C’était une voyante et une chamane dotée de capacités spirituelles et prophétiques. Elle errait souvent de village en village, offrant ses services en entrant en transe et en recevant des visions. Les Völva ont utilisé leur connaissance de la nature, des runes et de la magie pour répondre aux questions et interpréter l’avenir. Leur rôle était à la fois craint et respecté, car elles étaient considérées comme des médiatrice entre le monde des hommes et celui des dieux.

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