En ces temps obscurs !

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Une très bonne fête de solstice d’hiver à tous nos camarades européens.

Ce n’est pas la résurrection d’un rite aboli. C’est la continuation d’une grande tradition. D’une tradition qui plonge ses racines au plus profond des âges et ne veut pas disparaître. – Jean Mabire

A l’heure du Solstice d’hiver

Des païens, Pierre Vial dit que la Nature est leur temple. Le propre du paganisme est l’expérience directe du sacré, des grands souffles, des grands rythmes du Cosmos. Nous sommes sur Terre ici régis par les cycles solaires, dans lesquels s’inscrivent bien sûr les solstices que l’on peut assimiler à de grandes respirations. Avant que le concept de ville ne se développe avec ses entassements de population, dans une vie de ruralité de nos ancêtres cette conscience était beaucoup plus aisée, la respiration du Cosmos dans laquelle on doit s’inscrire venait immédiatement au corps, à l’âme, nous plaçant à la fois dans une santé naturelle et une hygiène spirituelle. Tradition populaire européenne et rite enraciné, les célébrations des solstices s’inscrivent dans cette démarche.

C’est la version nordique de la fête solsticiale d’hiver, le Jul, qui sera décrite ici, mais il en existe d’autres bien sûr liées à d’autres régions de notre continent européen, chacun peut l’adapter selon ses propres résonances et ses éléments de folklore local.

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Esthétique et authenticité païenne

Certains païens d’aujourd’hui se définissent malheureusement moins par leur disposition ou leurs actes que par leur décor. La plupart d’entre vous voient probablement de quoi il s’agit. 

Ils se font tatouer des motifs qu’ils n’ont pas « gagné ». Ou bien réclament pour ainsi dire des titres qu’ils ne méritent pas, portent des babioles qui affichent des symboles païens, mais dénuées de sens. Le tout aboutissant à ce qui se passe comme si des adultes traversaient une phase rebelle fortement influencée.

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Nous sommes les veilleurs postés aux frontières du royaume et du temps

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La bataille pour notre héritage païen court partout, pas seulement sur l’Internet. Chaque action, chaque parole doit reconquérir ce qui est nôtre. Chrétiens, votre dieu du désert nous affaiblit. Unissez-vous autour des anciens dieux celtes, nordiques, grecs, latins, slaves, ou soyez abandonnés. Europe, pour nos ancêtres, notre force réside dans notre sang païen.

Le Paganisme spiritualise nos perceptions

L’essor du monothéisme a contribué au désenchantement de la nature. Le monde s’est trouvé privé de dieux, et s’est trouvé du même coup privé d’animation, d’« âme ». Dès lors, il n’était plus pour nous qu’une simple mécanique. […]

En perdant le paganisme, nous avons perdu la puissance éclairante du mythe et du poème. Lorsqu’on prend en compte cette dimension de la question religieuse, il ne paraît plus du tout absurde d’adorer des dieux. Car, à travers le divin, nous adorons en fait le monde. Dans l’Iliade, Homère écrivait, en parlant de gens qui préparaient un repas : « Ils firent rôtir les viandes sur Héphaïstos ». Héphaïstos devient synonyme de feu, non parce qu’il n’est que cela, mais parce que le feu est envisagé dans un sens plus vaste, qui le rattache à la sacralité universelle.

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Figures sociales et mythologiques du monde scandinave

Les hexen, les kräuterfrauen (herboristes) et les voyantes jouent un rôle important dans la culture et la mythologie nordiques. Ces personnages sont profondément ancrés dans les histoires et les traditions de ces peuples et incarnent différents aspects de la connaissance, de la magie et de la sagesse.

Völva

La Völva en est l’une des figures les plus marquantes. C’était une voyante et une chamane dotée de capacités spirituelles et prophétiques. Elle errait souvent de village en village, offrant ses services en entrant en transe et en recevant des visions. Les Völva ont utilisé leur connaissance de la nature, des runes et de la magie pour répondre aux questions et interpréter l’avenir. Leur rôle était à la fois craint et respecté, car elles étaient considérées comme des médiatrice entre le monde des hommes et celui des dieux.

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Au christianisme, je reproche son universalisme…

L’opposition entre chrétiens et païens ne se réduit évidemment pas au nombre des dieux. Le paganisme est d’abord une religion de la cité (les Grecs rendaient un culte à des dieux grecs). C’est ensuite une religion du kosmos et de la vie, où l’éthique et l’esthétique n’entrent jamais en opposition. Le paganisme, c’est l’éthique de l’honneur, pas la morale du péché. C’est la condamnation de la démesure (hybris), le sens des limites, le refus du primat de tout ce qui n’est que matériel. Historiquement, le christianisme est un phénomène hybride, qui a dû composer dans les formes avec le paganisme sans pour autant cesser de le combattre sur le fond. Je n’aime pas ceux qui ne croient à rien. Je crois que pour donner le meilleur de lui-même, pour parvenir à son telos, l’homme doit s’appuyer sur quelque chose qui le dépasse. Mais je ne crois à aucun arrière-monde, à aucun au-delà du monde. Je ne crois pas à la distinction théologique de l’être créé et de l’être incréé. C’est pourquoi je me sens plus chez moi en me plongeant dans les récits homériques ou dans la Chanson des Nibelungen, en pratiquant Héraclite, Aristote, Sénèque ou Marc-Aurèle, qu’en lisant saint Paul ou saint Augustin. J’étudie les origines chrétiennes depuis plus de quarante ans. Je n’y vois rien de crédible ni d’attirant. Au christianisme, je reproche son universalisme (le « peuple de Dieu » ne se confond avec aucun peuple), qui l’empêche, quand il est laissé à lui-même, d’assumer une dimension identitaire. Je lui reproche d’avoir introduit l’individuo-universalisme dans l’espace mental européen, d’avoir vidé le monde de toute sacralité intrinsèque, d’avoir propagé une conception vectorielle, linéaire de l’histoire dont sont sortis tous les historicismes modernes, d’avoir disséminé ces « vérités chrétiennes devenues folles » (Chesterton) qui, une fois sécularisées, ont formé le socle du monde désenchanté, vidé de sens, où nous vivons aujourd’hui.

Alain de Benoist

Quelle voie, Homme européen… ?

Automne : la mort annuelle de la nature et le réveil des forces intérieures

L’automne arrive et la nature se teinte de jaune et de couleurs sombres. La période des fruits secs et, pour de nombreux animaux, de l’hibernation commence. La période des semailles en agriculture commence, une période où l’on se referme sur soi pour se mettre en ordre, se rectifier et pouvoir se préparer à une nouvelle année et, disons-le, à une véritable renaissance.

Cette mort extérieure, conséquence du raccourcissement des jours dû à la position particulière du Soleil par rapport à la Terre, n’est en réalité qu’apparente.

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The Green Man

La tête de feuilles, également appelée l’Homme Vert (The Green Man) est une figure courante en architecture médiévale, particulièrement dans l’Ouest européen. Bien que les débuts de son culte soient incomplètement connus en raison de sa très grande ancienneté, il témoigne néanmoins de l’étendue de son personnage dont on se souvient encore de nos jours. Les Anglais qui connaissent leur folklore et ne s’y trompent pas le font apparaître dans le carnaval des fous à la fin du Robin des Bois réalisé par John Irvin pour la BBC en 1991, et dans Le Jeu de la Reine (2023) à la cour du roi Henri VIII.

Ses premières représentations remontent bien avant l’apparition du christianisme. Cependant, c’est avec l’avènement de l’empire romain qu’elles ont commencé à fleurir. Ceci à la fois au sein de l’empire comme à ses frontières puis, on retrouve l’Homme Vert dans des versions similaires dans d’autres cultures telles que l’Inde. Malgré la diversité des emplacements des artefacts retrouvés de l’Homme Vert, il est le plus souvent associé à la culture celte, essentiellement en France et en Angleterre, en raison du grand nombre d’images trouvées dans ces régions et la manière stylisée dont il a été dépeint. 

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