11 novembre…

Le 11 novembre était un jour de victoire en 1918. Avec le recul, on voit maintenant que c’est la date la plus funeste de l’histoire de France. Le fait est que ces centaines de milliers de jeunes Français (1,4 à 2 millions selon les sources) sont morts moins pour récupérer l’Alsace et la Moselle que pour sauver le régime républicain qui nous a mis dans l’épouvantable situation où nous sommes aujourd’hui.

Les deux figures de proue du nationalisme français de l’époque qu’étaient Maurice Barrès et Charles Maurras ont alors joué un rôle funeste, il faut le dire. Dès 1911, ils avaient relégué au second rang la lutte contre le régime pour orienter les passions contre l’Allemagne.

Les « Boches » furent alors dépeints comme des barbares sanguinaires ou des singes, au choix ; il faut voir les affiches de l’époque ! Même l’antisémitisme fut alors dévoyé par ces intellectuels qui dépeignaient l’Allemagne toute entière comme « la monture d’Israël ». Seul le grand Edouard Drumont sembla garder la tête froide. 

Plus que jamais, le combat intellectuel est nécessaire – que dis-je, vital – pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Non, notre ennemi n’est pas à l’extérieur, ni en Russie, ni en Algérie. Il est là, au milieu de nous ; on l’entend sur toutes les ondes.

Hervé Ryssen

La falsification de l’histoire allemande

Au catalogue des éditions Didi18 figure une traduction française du livre (aujourd’hui épuisé) de Wilhelm Kammeier, La Falsification de l’histoire allemande (1940). Ce livre, souvent réédité en Allemagne, a beaucoup inspiré l’école récentiste allemande (Heribert Illig et Hans-Ulrich Niemitz). La somme d’informations collectées par l’auteur me permet de compléter et préciser la thèse principale de mon livre, Un millénaire de trois siècles ?, à savoir que l’histoire admise de l’Empire romain est, pour une large part, une falsification médiévale, commencée sous la direction des papes du XIe siècle et achevée par les humanistes aux XVe et XVIe siècles, alliés des papes romains et florentins. C’est la raison pour laquelle, lorsque vous regardez le film Gladiator, vous voyez en fait un décor et des costumes Renaissance. J’explique cette falsification de très grande ampleur principalement comme une entreprise de propagande destinée à exalter l’Antiquité et la civilisation de Rome pour rabaisser celles de Constantinople. Mais les Italiens, clercs et humanistes confondus, avaient accessoirement un autre ennemi à rabaisser, plus proche encore : l’Empire germanique. Car tout le projet papal se résume à ces deux objectifs : soumettre à son autorité les deux empires concurrents, byzantin et germanique, et régner ainsi sur l’univers. Grégoire VII, qui a donné son nom à la réforme grégorienne, proclamait en effet en 1075 : « Le pape est le seul dont tous les princes doivent baiser les pieds » (Dictatus Papae). Innocent III, l’autre grande figure de ce mouvement qui triomphe au quatrième concile du Latran (1215), ira plus loin encore en affirmant que Dieu a donné à saint Pierre et ses héritiers, « non seulement le règne de l’Église universelle, mais aussi le règne du monde entier ».

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Les Français vivent dans une imposture

L’école « droit-de-l’hommiste » au service de ceux qui se sont emparés de la France en 1789 n’a pas intérêt à vous l’apprendre, mais dans la réalité historique, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 aujourd’hui vénérée par le régime a été appliquée trois ans seulement (durant la période de monarchie constitutionnelle) avant d’être condamnée et même physiquement détruite par la Ie République. Les exemplaires qui avaient été dispersés en France ont été rappelés à Paris pour être écrasés au pilon dans de grandes liesses populaires en même temps que la constitution de 1791. Dans les faits la DDHC n’a plus eu aucune valeur juridique en France à partir de cette date et jusqu’à l’après 1945 et la IVe république qui l’intègre à son préambule et invente « l’État de droit » à des fins antiracistes dans le contexte que vous connaissez. Le musée du Carnavalet à Paris expose en ce moment des exemplaires pilonnés et une illustration des cérémonies de destructions républicaine de la DDHC.

Gómez Dávila, le dernier réactionnaire 

Nombreux sont les auteurs du XXe siècle et de l’époque contemporaine que votre scribe considère comme des maîtres, d’Ortega y Gasset à Alain de Benoist et Guillaume Faye, en passant par Gottfried Benn, Konrad Lorenz, Marcello Veneziani, Giano Accame, Roger Scruton, Franco Cardini, Jorge Luis Borges, Ezra Pound, Thomas S. Eliot, Simone Weil, Sainte Edith Stein, C.S. Lewis, Julius Evola et René Guénon. Cette liste est incomplète et regroupe des personnalités très différentes, unies par leur malaise face à la modernité. L’intellectuel dont je me sens le plus proche, mon maître préféré, reste néanmoins le Colombien Nicolás Gómez Dávila (1913-1994), figure solitaire, hautement cultivée et imprégnée de culture européenne, probablement le dernier grand réactionnaire. Non pas au sens d’une nostalgie stérile d’un passé idéalisé – qui n’a pratiquement jamais existé – mais comme une révolte, une rébellion intérieure contre les maux, les folies et les absurdités de l’époque, au nom d’un idéal moral et spirituel supérieur. Fils de la haute bourgeoisie créole de Bogotá, catholique, il était l’ami de deux grands compatriotes, le romancier Alvaro Mutis, créateur du personnage de Maqroll le gaviero, et Gabriel García Márquez, auteur de Cent ans de solitude. Ce dernier a dit un jour que s’il n’avait pas été communiste, il aurait pensé exactement comme Dàvila, Colacho pour ses amis.

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L’Axe a tenu seul

Trois nations. Encerclées. Isolées. Dépassées en nombre au-delà de toute compréhension. Aucune ressource. Aucune bouée de sauvetage. Aucune issue. Elles n’étaient pas censées durer un an. Elles ont tenu pendant six ans. C’était une révolte civilisationnelle, le dernier écho de quelque chose d’ancien. C’était une volonté, une direction, l’étincelle finale d’un monde qui croyait en quelque chose de plus élevé que le confort. La dernière tentative de tenir la ligne avant que tout ne soit réduit en poussière et en distraction.

Elles ont perdu. Et ce qui a suivi est ce que vous appelez maintenant la réalité. Dérive sans fin. Sans centre. Sans colonne vertébrale. La politique comme théâtre. Le progrès comme déclin. Une culture sans mémoire, sans limite, sans honte.

L’Axe n’a pas été effacé pour ce qu’il a fait. Il a été effacé pour ce qu’il signifiait. Et personne n’a résisté comme lui depuis. Même pas approximativement.

La gauche négationniste et les massacres de la Révolution en Vendée

Il est bon que nous prenions notre part de diffusion sur ce qui s’est passé en 1793, non par défense du catholicisme et des curés (nos lecteurs savent que ce n’est pas notre tasse de thé), mais afin que la vérité circule par le plus de canaux possibles sur les fondements de la vertueuse République maçonnique sous l’empire de laquelle nous vivons toujours, avec la clique de fripouilles pétrie du « glorieux roman » de la Révolution, couvrant tout l’éventail d’idées, de l’extrême-gauche à Reconquête, qui ne jurent que par la République, ses « grands hommes », sa pompe et sa symbolique, du buste de Marianne africaine de Fabius à la branche d’acacia du logo de Zemmour. Ce faisant, nous n’aurons aucune originalité, les faits sont connus, depuis les travaux de Reynald Sécher. Mais près de quarante ans après le bicentenaire de 1789 qui fut l’occasion de découvrir avec précision les forfaits des troupes commandées par le Comité de Salut Public, la gauche sur cette page d’histoire est toujours dans la négation et l’ordure.

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Non contre les Russes mais contre les communistes qui se sont emparés de la Russie

L’Allemagne s’est voulue rempart contre le bolchevisme :

« Le peuple allemand n’a jamais éprouvé d’hostilité envers les peuples russes. Pourtant, au cours des deux dernières décennies, les dirigeants judéo-bolchéviques de Moscou ont tenté de mettre le feu non seulement à l’Allemagne, mais à toute l’Europe. L’Allemagne n’a jamais tenté d’étendre sa vision du monde national-socialiste à la Russie. À l’inverse, les dirigeants judéo-bolchéviques de Moscou ont constamment tenté de nous soumettre, ainsi que les autres peuples européens, à leur domination. Ils y sont parvenus non seulement intellectuellement, mais surtout par des moyens militaires. Leurs efforts, dans chaque nation, n’ont abouti qu’au chaos, à la misère et à la famine. »

— Adolf Hitler

Les drapeaux noirs du mouvement paysan en Allemagne (1929-1931)

Le mouvement de révolte paysanne qui a agité entre 1928 et 1932 le Schleswig-Holstein, au nord de l’Allemagne, est issu d’une crise agricole sans précédent. Il est initié par Claus Heim, le « général-paysan », qui en prend la tête et qui, pendant deux ans, multiplie manifestations et attentats à l’explosif. Les interrogations qu’il suscite dépassent cependant largement le cadre de l’histoire économique du Schleswig-Holstein. Son développement coïncide en effet dans le temps avec la formidable progression du parti national-socialiste dans les milieux ruraux de cette province qui sera, en juillet 1932, la première région d’Allemagne à voter à la majorité absolue pour le NSDAP. Quelle originalité historique peut représenter cette révolte des agriculteurs ?

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