Krasny Bor, 1943

L’histoire ne compte pas beaucoup de batailles entre Espagnols et Russes. Mais il y en est une très intéressante. Krasny Bor, 1943.

La Division Azul était constituée de volontaires Espagnols venus combattre sur le front de l’Est aux côtés de l’Axe contre la propagation du bolchevisme sur notre continent après avoir constaté dans leur propre pays ses conséquences à travers les agissements meurtriers et totalitaires des « rojos ».

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El Halia et Philippeville

Rappel contre la mémoire qui s’enfuit… Août 1955, Algérie, région de Constantine. Dans ce village et cette ville, les civils européens, les Pieds-Noirs, sont visés par des attaques du FLN. Des femmes sont torturées, violées et éventrées, des enfants égorgés, des bébés tués en étant fracassés contre des murs. Stratégie de la terreur…

Ces hommes d’acier qui ont fait l’Afrique du Sud

« Prenez une communauté de Hollandais comme ceux qui se sont défendus pendant cinquante ans contre la puissance espagnole à une époque où l’Espagne était la plus grande puissance du monde. Mélangez-y une souche de ces inflexibles huguenots français qui ont renoncé à leur maison et à leur fortune, et quitté leur pays pour toujours au moment de la révocation de l’édit de Nantes. Le résultat doit être évidemment l’une des races les plus robustes, viriles et invincibles que la Terre ait portée. Prenez ce redoutable peuple et entraînez-le pendant sept générations à une guerre constante, […] faites en sorte qu’il acquiert une habileté exceptionnelle avec les armes à feu et la cavalerie. […] Puis, enfin, ajoutez un tempérament plus subtil à leurs qualités militaires par une religion austère et fataliste de l’Ancien Testament, et un patriotisme ardent et dévorant. Combinez toutes ces qualités en un seul individu, et vous avez le Boer moderne, l’antagoniste le plus redoutable qui ait jamais croisé le chemin de l’Empire britannique. »

– Sir Arthur Conan Doyle

Infâme dérive

Sous la monarchie, nourrir le peuple n’était pas un marché, mais une responsabilité collective. Les moulins, les fours et les greniers étaient contrôlés, les prix régulés, et personne ne spéculait sur la faim. La Police royale des grains présente dans toutes les villes de France faisait le tour des marchés pour veiller à ce que personne n’exagère sur les prix afin que tout le monde puisse avoir du pain. Un marchand exagérant ses marges était considéré en tant que criminel et poursuivi comme tel. Puis la bourgeoisie commerciale s’est développée, les intermédiaires se sont multipliés, et l’alimentation est peu à peu devenue un produit, soumis aux lois du profit.

La passion de Mishima pour l’Espagne

Le code d’honneur caldéronien

Mishima était un lecteur vorace. Il semble qu’il ait été familiarisé dès son plus jeune âge avec les auteurs de notre Siècle d’Or espagnol. En particulier, le théâtre baroque et ses thèmes de l’honneur et de la gloire l’attiraient beaucoup. Et ici, Calderón de la Barca était, pour lui, notre étoile la plus brillante.

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Directoire et Macronisme : un parallèle historique saisissant !

Une crise interminable — et, disons-le, minable — éteint peu à peu les lumières de l’Europe réelle. On assiste aujourd’hui à une fragmentation esthétique et morale qui n’est pas sans rappeler la période du Directoire (1795-1799), entre chapeaux à plumes et déclarations de guerre opportunes. Nous allons voir comment une oligarchie irréformable génère toujours des dérivatifs.

Alors que la corruption et la délinquance gangrènent la France d’alors, l’expédition d’Égypte sert le régime. L’Union européenne de Macron et de von der Leyen, quant à elle, désigne aujourd’hui la Russie comme l’ennemi du genre humain. Une faute qui risque de coûter cher au peuple, éternel dindon de la farce.

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11 novembre…

Le 11 novembre était un jour de victoire en 1918. Avec le recul, on voit maintenant que c’est la date la plus funeste de l’histoire de France. Le fait est que ces centaines de milliers de jeunes Français (1,4 à 2 millions selon les sources) sont morts moins pour récupérer l’Alsace et la Moselle que pour sauver le régime républicain qui nous a mis dans l’épouvantable situation où nous sommes aujourd’hui.

Les deux figures de proue du nationalisme français de l’époque qu’étaient Maurice Barrès et Charles Maurras ont alors joué un rôle funeste, il faut le dire. Dès 1911, ils avaient relégué au second rang la lutte contre le régime pour orienter les passions contre l’Allemagne.

Les « Boches » furent alors dépeints comme des barbares sanguinaires ou des singes, au choix ; il faut voir les affiches de l’époque ! Même l’antisémitisme fut alors dévoyé par ces intellectuels qui dépeignaient l’Allemagne toute entière comme « la monture d’Israël ». Seul le grand Edouard Drumont sembla garder la tête froide. 

Plus que jamais, le combat intellectuel est nécessaire – que dis-je, vital – pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Non, notre ennemi n’est pas à l’extérieur, ni en Russie, ni en Algérie. Il est là, au milieu de nous ; on l’entend sur toutes les ondes.

Hervé Ryssen

La falsification de l’histoire allemande

Au catalogue des éditions Didi18 figure une traduction française du livre (aujourd’hui épuisé) de Wilhelm Kammeier, La Falsification de l’histoire allemande (1940). Ce livre, souvent réédité en Allemagne, a beaucoup inspiré l’école récentiste allemande (Heribert Illig et Hans-Ulrich Niemitz). La somme d’informations collectées par l’auteur me permet de compléter et préciser la thèse principale de mon livre, Un millénaire de trois siècles ?, à savoir que l’histoire admise de l’Empire romain est, pour une large part, une falsification médiévale, commencée sous la direction des papes du XIe siècle et achevée par les humanistes aux XVe et XVIe siècles, alliés des papes romains et florentins. C’est la raison pour laquelle, lorsque vous regardez le film Gladiator, vous voyez en fait un décor et des costumes Renaissance. J’explique cette falsification de très grande ampleur principalement comme une entreprise de propagande destinée à exalter l’Antiquité et la civilisation de Rome pour rabaisser celles de Constantinople. Mais les Italiens, clercs et humanistes confondus, avaient accessoirement un autre ennemi à rabaisser, plus proche encore : l’Empire germanique. Car tout le projet papal se résume à ces deux objectifs : soumettre à son autorité les deux empires concurrents, byzantin et germanique, et régner ainsi sur l’univers. Grégoire VII, qui a donné son nom à la réforme grégorienne, proclamait en effet en 1075 : « Le pape est le seul dont tous les princes doivent baiser les pieds » (Dictatus Papae). Innocent III, l’autre grande figure de ce mouvement qui triomphe au quatrième concile du Latran (1215), ira plus loin encore en affirmant que Dieu a donné à saint Pierre et ses héritiers, « non seulement le règne de l’Église universelle, mais aussi le règne du monde entier ».

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