Si l’on braque l’attention sur le milieu dont il a surgi, on découvre qu’il fut la revanche improbable et momentanée d’un type d’humain prépondérant dans toute l’Europe avant le XVIIIe siècle, celui de l’homme d’épée, que le triomphe du bourgeois a relégué dans une position subalterne, marginale et méprisée. En d’autres termes, son originalité foncière fut d’être un mouvement plébéien animé par une éthique militaire et aristocratique.
— Dominique Venner
Jeunes Espagnoles du camp National, toujours joyeuses, luttant pour le peuple avec le sourire, l’âme pure et le regard clair.
Brillant aviateur de la Première Guerre mondiale, mort à 22 ans. Cette photo a une aura en soi, mais elle transmet aussi, des dizaines d’années plus tard, une idée du destin extraordinaire qui fut celui de Guynemer.
Dien Bien Phu, mai 1954, des camions russes molotova emmènent les prisonniers français vers les camps de rééducation communistes. Plusieurs français tentent de s’enfuir en sautant des camions qui roulent lentement sur les pistes, deux d’ entre eux sautent en même temps : Bigeard et Schoendoerffer. Ils sont rattrapés plus loin et Schoendoerffer est molesté alors que les viets n’osent pas lever la main sur Bigeard.
Un commissaire politique s’approche de Bigeard et essaye de lui prendre son béret rouge de parachutiste, Bigeard lui dit :
» Tu touches pas à mon béret, tu vas te faire enculer ! «
Dans les derniers jours de la bataille de Dien Bien Phu, alors que tout était perdu, 1.520 volontaires dont 680 non parachutistes se présentèrent pour sauter dans la fournaise. Parmi eux, des plantons et des secrétaires. Pourquoi ont-ils fait cela ? Pour les copains, par enthousiasme sacrificiel, par une sorte d’espérance tragique. Dans les heures noires comme dans les autres, souvenez-vous de ceux-là. Ils incitent à se tenir debout.
« Ainsi, à dix-sept ans, je n’avais pas encore grande notion du marxisme, et j’attribuais la même signification à Social Démocratie et à Socialisme. Là encore, la main rude du destin devait m’ouvrir les yeux sur cette duperie des peuples. Je n’avais appris à connaître le parti social-démocrate que comme spectateur de quelques manifestations populaires, et je n’avais pas la moindre idée de la doctrine en elle-même, ni de la mentalité de ses partisans. Mis en contact d’un seul coup avec les brillants résultats de leurs conceptions et de leur formation, quelques mois suffirent au lieu des dizaines d’années qui auraient pu être nécessaires, dans d’autres conditions – pour me faire comprendre quelle peste se dissimulait sous un masque de vertu sociale et d’amour du prochain, et combien l’humanité devrait sans tarder en débarrasser la terre, sans quoi la terre pourrait bien être débarrassée de l’humanité. »
Hier, je me suis arrêté un instant pour penser à l’assassinat du chef de file gantois Jacob van Artevelde. Ce meneur populaire a su tirer habilement parti du début de la guerre de Cent Ans entre l’Angleterre et la France pour non seulement protéger le comté de Flandre contre le désastre économique, mais aussi contraindre les parties belligérantes à reconnaître la neutralité de cette même Flandre.
Statue à Gand de Jacob van Artevelde
Au début de l’année 1340, Artevelde s’attira toutefois les foudres du roi de France en renonçant à cette politique de neutralité et en concluant une alliance militaire et politique avec le roi anglais Édouard III, qui revendiquait la couronne de France. Le 30 janvier 1340, Artevelde, qui avait entre-temps été nommé bailli de Flandre, reçut solennellement Édouard III sur la place du Vrijdagmarkt à Gand et le proclama roi de France et protecteur de la Flandre.
En 1925, une terrible épidémie de diphtérie frappe la ville de Nome, en Alaska. Les enfants en sont les premières victimes et le seul antidote disponible se trouve à plus de 1 000 kilomètres, à Anchorage. Mais en plein hiver, impossible d’utiliser les bateaux, et les avions ne peuvent pas voler dans ces conditions extrêmes. La seule solution : un relais de traîneaux à chiens à travers la glace, les tempêtes et le blizzard polaire. Plus de vingt attelages se relaient dans une course contre la montre, parcourant la distance dans des conditions extrêmes épouvantables. Et c’est le dernier attelage, conduit par le musher Gunnar Kaasen et mené par un chien noir au regard de braise nommé Balto, qui accomplit l’étape la plus dangereuse. Dans la nuit glaciale, avec un vent qui aveuglait tout le monde, c’est Balto qui trouva la route, guidant l’attelage à travers le blizzard. Épuisé mais inflexible, il atteignit Nome le 2 février 1925, livrant le sérum qui permit de sauver des centaines d’enfants. Balto devint un héros national. Une statue à son effigie trône toujours à Central Park, à New York, avec cette inscription gravée : « Dédiée à l’esprit indomptable des chiens de traîneau qui ont porté le sérum sur 1 000 kilomètres à travers la glace, les tempêtes et le blizzard arctique… pour sauver les enfants d’Alaska. »
L’Allemagne et les combattants volontaires européens ayant rallié ses rangs, Scandinaves, Espagnols, Français, Belges, hommes des Balkans, et même Anglais, lucides sur la nature et le danger du bolchevisme qui avait fait la révolution de 1917 et pris la Russie ainsi que l’Ukraine (c’est-à-dire la Russie de l’Ouest) tout en massacrant simultanément des millions de chrétiens, ces combattants européens lucides tentèrent de stopper cette menace pour la préservation de notre continent. Cet activisme rouge avait entrepris littéralement de gouverner le monde. Cela a été sciemment omis dans vos livres d’histoire, ce qui indique clairement que les bolcheviques sont fondamentalement, sous des masques démocratiques, toujours au pouvoir aujourd’hui sur notre continent.
Le 4 août 1789, la Révolution française fait son théâtre démagogique avec la prétendue « abolition des privilèges ». Chacun peut voir aujourd’hui à la façon dont vit la classe politique combien les privilèges ont été abolis. Cette « révolution » en réalité coup d’état de la bourgeoisie s’emparant du pouvoir est probablement la plus grosse escroquerie de l’histoire des hommes. « Pour attirer à soi les masses, dira ouvertement Léon Blum dans le quotidien Paris-Soir en 1939, il faut au moins se donner la peine de les duper. »