Bonne année quand même, ma vieille et chère France !

Tu sais, France, je ne sais plus trop quoi te souhaiter à l’orée de quatre nouvelles saisons. On ne va pas se mentir, toi et moi. On se connait depuis bien trop longtemps pour verser dans les banalités d’usage. Nous savons tes vérités car nous avons fait l’état des lieux. Ce n’est pas brillant, reconnaissons-le. Ça l’est d’autant moins que la somme des boulets et des tumeurs qui ralentissent ton pas et minent ta santé prend maintenant plus de place que ta propre géographie. Déficits économiques abyssaux, remplacements physique et génétique de ta population d’origine, destruction ou réécriture de ton récit historique, pression croissante d’occupants hostiles et sous-dotés par leur provenance, disparition ou corruption des institutions, absence de direction et de décision politiques saines, effacement progressif et programmé des libertés publiques et individuelles, flicage et répression des populations historiques de ton territoire, mansuétude judiciaire pour les exogènes, matraquage médiatique permanent… je pourrais en ajouter quelques autres wagons, mais à quoi bon ?

L’année écoulée a vu son lot de victimes physiques et morales grossir comme jamais depuis la dernière guerre – qui n’était en réalité que l’avant-dernière. La population française, je veux dire celle que l’on appelle maintenant “de souche” car à peu près leucoderme, n’a jamais été aussi divisée. Non sur des idées ou des opinions de politique générale, quoique, pas non plus sur la meilleure façon d’accomoder le bœuf bourguigon ou d’ouvrir une bouteille de Gevrey-Chambertin, mais sur l’attitude à adopter à l’heure du grand vautrage. Faut-il continuer à pousser son maigre avantage comme le bousier sa boulette de merde, le tête baissée, le verbe bas ? Doit-on ne plus se préoccuper que des intérêts du premier cercle, le seul qui compte encore, celui qui n’a de valeur que privée ? Est-il possible d’envisager une fuite salvatrice vers une terre encore civilisée ? Ou alors doit-on cultiver l’insouciance en espérant l’éclaircie, ce qui revient à développer un certain (mauvais) esprit en préparant les mouchoirs ? Les Français, selon leur caractère, leurs intérêts, leur degré d’espérance, suivent leur pente. En tout état de cause, qui qu’ils soient, ils se retrouveront tous au creux de la bonde, sur le côté gauche du vaste évier de l’Histoire.

Bonne année quand même, ma vieille et chère France !

Quand le mental de consommateur abolit la conscience

Ah ! çà, des idées, nous en avons, à droite ! Dans cette Droite qu’on appelle justement Droite d’Idées, à défaut d’une Droite d’action. Et des convictions à la pelle ! Nous n’en avons jamais manqué. D’ailleurs ce sont toujours les mêmes. Nous aimons les articles solides, de qualité suivie, de telle sorte qu’ils sont devenus hors de prix et si rares en ces temps de camelote que personne ne songe plus à se les offrir. Du côté du coeur et de l’âme, les portefeuilles sont à sec, le client se fait rare.

D’ailleurs, vous le connaissez comme moi, le bon client français. Alors dites-moi ce qu’il en aurait à foutre, d’une patrie à servir, d’un drapeau à saluer, d’une famille de quatre enfants, d’une religion qui ait de la gueule, d’une liberté qui crée des devoirs, d’une race à protéger, à transmettre, d’un ordre à rétablir partout et pas seulement chez les crapules, d’une espérance à définir autre qu’économique, d’une morale qui ne soit pas un crachoir, d’une grandeur à restaurer et d’abord au-dedans de chaque Français, et tout cela gaiement, je dis : gaiement, pour le plaisir de vivre, je vous laisse terminer la liste, vous la savez par coeur… Qu’en ferait-il, le client ? Il a perdu le mode d’emploi. Alors ? Pourquoi se démener ?

Jean Raspail

Comment un pays se condamne à l’impuissance face au crime ?

Dans la nuit du 24 au 25 décembre 2024, des étrangers algériens sous obligation de quitter le territoire français, obligation évidemment non respectée par les susdits et non exécutée par un pouvoir défaillant, entraient par effraction dans une pharmacie d’Ivry-sur-Seine pour y voler médicaments et valeurs diverses. Rapidement interpellés en flagrant délit, ils étaient remis en liberté par le Parquet dans les 24 heures qui suivaient.

Comment un pays se condamne à l’impuissance face au crime ? En s’imposant, au nom d’un « État de droit » dévoyé qui n’est que le faux nez d’un système de bienveillance envers la canaille, des règles de contrainte inutiles et contraires à la protection de la société. Illustration : 

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Le Mercosur n’est pas le problème premier

Pendant que la macronie, totalement et ouvertement mondialiste, idolâtre d’Adam Smith, du marché, de la « main invisible du marché », tente de faire croire (qui peut le croire encore !) qu’ils sont opposés à l’accord de libre-échange commercial dit Mercosur, alors que la France a abandonné sa souveraineté au profit de la machine à détruire l’Europe qui se pare d’un drapeau bleu à étoiles jaunes, Ursula von der Leyen vient de signer le dit accord commercial qui s’appliquera donc au marché français. Mais le fond du problème des paysans français n’est pas le Mercosur. L’agriculture française a les meilleurs terroirs, de vraies races à viande, de vrais savoir-faire. Il en découle que la France a une gastronomie reconnue dans le monde entier car elle a des matières premières d’une qualité plus que remarquable, voire inégalée ! Nous savons tous qu’une tomate du sud de la France gagne devant toutes les tomates d’Espagne ou des Pays-Bas. Le melon Philibon quand il vient de Lunel ou de Moissac n’a rien à voir avec sa provenance d’Espagne ou du Sénégal ! C’est comme ça. La France est championne du monde du gout ! Alors pourquoi les paysans français crèvent, face à cette concurrence de moindre qualité sur de nombreux produits ?

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Recherche gouvernance désespérément

Il ne s’agit plus d’une question circonstancielle, conjoncturelle passagère, mais d’une question structurelle. La France n’est pas face à une crise gouvernementale temporaire, non. Une crise profonde de la gouverne démocratique, qui couvait et grossissait depuis plusieurs décennies, arrive aujourd’hui à son point culminant.

La gouvernance, pouvoir exécutif et pouvoir législatif, est faite des derniers restes d’un système condamné. Les seuls élus légitimes pour former un gouvernement se trouvent dans un bloc de plus en plus restreint, qui ne rassemble que des gens qui n’ont en commun que le fait que le Système les juge « respectables », c’est-à-dire certains socialistes, les centristes, certains hommes de cette droite à l’eau tiède. Ces gens entre eux se reconnaissent une certaine respectabilité, mais laissent de côté les deux courants populaires, la gauche radicale et la droite nationale, lesquelles représentent pourtant aujourd’hui des tendances profondes du peuple français.

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Où est « l’homme providentiel » ?

Evidemment pas dans les partis qui se sont partagés le pouvoir depuis 1958 et qui ont mis la France dans la situation catastrophique où elle se trouve actuellement. On ne répare pas les dégâts avec les idées, les structures et ceux qui les ont commis. Pour notre part, pleurant les effets et parce que nous sommes dotés de cohérence intellectuelle, nous ne pouvons chérir les causes. Les décennies ont passé, et la France est allée sans discontinuer de pire en pire, jusqu’à aujourd’hui où les personnages les plus malsains et les plus dangereux, à l’image de l’actuel ministre des Affaires étrangères, psychopathe prolongement d’une dynastie de ces centristes de pseudo-droite malfaisants systémiques (son père était déjà ministre sous les funestes Giscard et Chirac) veulent nous plonger dans une guerre contre la Russie dont nous sortirons détruits. Cette dérive d’un demi-siècle est la démonstration par l’exemple que dans la querelle philosophique entre les Modernes et les Anciens (les premiers considérant l’humanité comme s’élevant par un progrès continu vers un état meilleur, alors que les seconds inclinaient au contraire à croire que les générations suivent, surtout sous le rapport des mœurs, une marche de dégradation, et qu’elles sont en proie à une corruption toujours croissante), ce sont bien les Anciens qui ont raison.

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Plus l’effondrement d’un empire est proche, plus ses lois sont folles

En démocratie française en 2024, celui dont on sent qu’on finira par ne plus pouvoir le vaincre « à la loyale » dans les urnes (95 % des 36 000 communes de France avaient placé le Rassemblement National en tête lors des dernières élections législatives européennes en Juin 2024), on l’élimine purement et simplement de l’équation par anticipation. Le Système assume désormais ouvertement comme légitime d’empêcher ses concurrents de concourir tout en se prétendant toujours démocratique, ce qu’il n’est plus de longue date désormais (il ne l’a jamais été en réalité, voir entre autres notre article Sommes-nous en démocratie ?*, mais n’a pas l’honnêteté de le reconnaître. Le nombre grossit de ceux qui ont compris que la conception de la démocratie pour cette mafia républicaine qui se partage le pouvoir et agit contre les intérêts de la France depuis cinquante ans ne vaut que dans l’entre-soi. Pour l’honnête homme, c’est en cela, en cette hypocrisie, que ce Système est insupportable, suscite l’indignation et un rejet viscéral.

Le réquisitoire prononcé contre Marine Le Pen dans le cadre du procès des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (faits datant de 2009 exhumés aujourd’hui avec un vice remarquable) a fait l’effet d’une bombe politique. Il vise, tout le monde l’a compris, à l’éjecter de la vie « démocratique » et l’empêcher d’être présente à la prochaine élection présidentielle, afin de sauver le cul d’un Système et d’un régime aux abois. Nous sommes dans un procès politique à part entière qui s’inscrit dans une histoire longue, plus d’une décennie, où l’on a vu à répétition des candidats, des figures politiques, des intellectuels catalogués « anti-Système » se faire expulser du jeu. Et c’est par ces purges répétitives, le dernier outil qu’il lui reste, que le Système se maintient, même s’il rompt toujours un peu plus son lien avec le peuple.

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Comment s’est installée la mécanique du diktat gauchiste sur la France

Notons d’abord que certaines particularités institutionnelles et sociologiques font obstacle par nature au développement normal d’un débat public pluraliste en France : le monopole de l’État (et, en réalité, des syndicats enseignants de gauche et de la franc-maçonnerie) sur l’éducation, et la mainmise des mêmes forces idéologiques sur la presse et les médias. Cette situation est ancienne, mais ses effets n’ont cessé de s’aggraver dans les années récentes.

L’« école unique », dont la théorie a été faite dans les années 1920 et 1930 a été mise en place par la Ve République en raison d’une fatale erreur d’analyse de de Gaulle. Or, depuis 1968, ce monopole administratif et idéologique n’a plus eu pour seul effet de créer de l’uniformité et du conformisme, mais il est allé dans le sens d’une dévalorisation systématique du savoir. Les nouveaux maîtres de l’Éducation nationale, se rendant compte qu’ils ne pouvaient unifier l’école en l’alignant par le haut, mais ne voulant pas, par idéologie, renoncer au projet même de l’unifier, ont sciemment décidé de l’aligner par le bas. Ils ont sacrifié le savoir sur l’autel de la prétendue « réduction des inégalités sociales ».

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Le « sentiment », une maladie française

Le mot a envahi toute l’expression des bouches médiatiques, à tout propos, avec une aggravation dans la fréquence de l’usage depuis quelques mois, on l’entend jusqu’à l’overdose. « Un sentiment de… », « J’ai le sentiment que… », « Les Français ont le sentiment que… ». C’est devenu un réflexe conditionné dont la plupart sont désormais prisonniers. Même Marine Le Pen commentant la réquisition prononcée contre elle au procès des assistants parlementaires du Rassemblement national a le « sentiment que l’on veut sa mort politique », alors qu’elle sait que c’est une évidence, mais il faut qu’elle utilise le mot sentiment. C’est surréaliste. J’ai le souvenir très clair que l’expression est née avec Lionel Jospin alors premier ministre (1997-2002) et son « sentiment d’insécurité » des Français. Elle a connu un succès foudroyant. Mais elle est le symptôme d’une société française qui inconsciemment n’a plus la vision du concret, un sentiment n’étant qu’une impression, donc relevant du subjectif, c’est-à-dire qui n’a pas forcément d’existence réelle, ce qui est bien l’infâme manœuvre de négation que voulait faire passer Lionel Jospin prétendant ainsi qu’il n’y avait pas d’insécurité. Le funeste Eric Dupond-Moretti en fera une utilisation outrancière. Une société qui patauge dans la langue de coton, la communication de velours, sans véhémence, sans jamais un mot plus haut que l’autre, et dans la fuite devant les réalités. Le mot a été prolongé par deux autres, plus récents, « fantasme » et « complotisme », utilisés par la canaille politico-médiatique systémique (pléonasme) contre toutes les réalités dénoncées par « l’extrême-droite », comme par exemple la submersion migratoire extra-européenne et la transformation du corps social qui en découle. Le « sentiment » est très révélateur des raisons pour lesquelles la France va si mal, car ce que l’homme est incapable de désigner, il ne peut pas l’affronter, le moindre étudiant en première année de psycho sait cela. La France rend malade.

Florent de Mestre

Un renoncement français

Pour les Français (de souche ou de pays européens venus vivre ici) qui pensent que l’immigration extra-européenne menace à brève échéance leur existence en tant que peuple et en tant que civilisation, il paraît vain de débattre avec ceux qui estiment au contraire que l’immigration est une chance, que la France se résume aux seules « valeurs de la République », que son avenir est à l’universalisme, au multiculturalisme et au métissage. Les sources de la haine de ces universalistes pour la civilisation européenne et de leur désir masochiste de disparaître en tant que peuple sont désormais clairement identifiés. Cette détestation maladive et cette furie autodestructrice sont trop profondes pour qu’il soit utile de tenter de convaincre ceux qui sont saisis par ce sida mental.

L’enjeu est ailleurs. Les Français qui pensent qu’il y a trop d’immigrés extra-européens et souhaiteraient un arrêt de ces arrivées représentent désormais plus de la moitié de la population. Mais entre l’expression sondagière des ronchons et le passage à l’acte dans le renversement du système, il y a loin de la coupe aux lèvres. Ceux qui voient déjà un Trump « à la française » émerger pour la présidentielle de 2027 au motif qu’en toute matière ce qui survient en Amérique arrive ensuite en Europe, s’illusionnent grandement dans ce cas d’espèce. Pour notre part, nous n’y croyons pas. Hormis l’immigration extra-européenne dont l’overdose commence à se faire sentir, dans les familles françaises, encore bien tenues par la diffusion des programmes télé du Système, l’empreinte culturelle gauchiste demeure très forte. On l’a vu de nouveau en juin et juillet 2024 lors des élections européennes et législatives, après un coup de gueule « pour la forme » mettant le Rassemblement national massivement en tête au premier tour de scrutin, comme le chien qui grogne parce qu’il se sait protégé par le grillage du chien qui se trouve de l’autre côté mais vire en queue plate à l’ouverture du portail, la plupart d’entre eux ont été retournés en une semaine et ont renoncé à aller jusqu’au bout de la démarche en élisant à la tête du pouvoir exécutif et en majorité parlementaire des hommes qui, s’ils existaient, appliqueraient une politique volontariste impitoyable face au problème, et se résignent donc, encore pour l’instant, à la poursuite du phénomène. Aussi faut-il bien cerner les raisons qui expliquent leur état d’esprit. Elles sont au nombre de trois : 

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