Pélage, un chrétien moins cinglé que les autres

Moine breton insulaire (ce que l’on nomme la Grande-Bretagne aujourd’hui) né au milieu du IVe siècle, il est à l’origine de la doctrine qui portera son nom, le pélagianisme. Son enseignement sera déclaré hérétique par l’Église. On comprend pourquoi.

La doctrine de Pélage menaça particulièrement la présence de l’Église en Gaule. Les Grecs avaient fondé les Églises de Lyon et d’Irlande et avaient légué à celles-ci leur langue. Leur goût de l’individualité y était venu rencontrer celui cultivé par les Celtes. C’est ce goût pour la liberté individuelle qui fut à l’origine de sa doctrine. Entre Pélage d’un côté, Saint-Augustin de l’autre, deux conceptions du péché, et ce faisant du christianisme s’opposent radicalement. 

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Les fils de la guerre et du vent !

L’unité française se forge très tôt, sous le royaume des Francs, par l’alliance avec l’Église. Les Francs ne sont pas un peuple, mais une fédération de peuples composée de Germains les plus divers, qui servent les meilleurs corps des armées de l’Empire romain ; la fonction politique de cette population franque qui occupe les espaces compris entre la Germanie insoumise et l’Empire romain, est de servir de bouclier contre d’autres invasions venant des profondeurs de l’Europe. Servant Rome, les Francs s’opposent à l’invasion des Burgondes, des Suèves, des Vandales, en 406 ; ils combattent les troupes d’Attila qui déferlent sur l’ouest de l’Europe.

En battant Syagrius en 486, le chef franc Clovis acquiert tout l’espace tenu par Rome, c’est-à-dire tous les territoires compris entre la Somme et la Loire. En 496, c’est la bataille de Tolbiac contre les Alamans. Sous l’influence de sa femme Clotilde qui est catholique, Clovis renie la foi de ses ancêtres et se convertit à cette occasion. Il est baptisé à Reims. L’État franc de Clovis inaugure la fusion entre Germains et Romains.

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Traditionnaliste européen !

Quelques extraits d’une interview donnée par Varg Vikernes, musicien et auteur norvégien :

« Je ne me définirais pas comme un suprématiste blanc. Je ne veux pas de domination blanche dans le monde. Juste que l’Europe reste européenne. Et l’Afrique africaine, l’Asie asiatique ».

Ce propos de Varg Vikernes est fondamental. Il met les choses au clair face au discours gauchiste, indigéniste, accusant ceux qui refusent la société multiraciale de vouloir exercer une domination sur les autres peuples alors qu’ils ne veulent que la préservation de l’identité de chacun. Ecoutons-le davantage sur le christianisme, le paganisme, avant d’apporter notre propre commentaire.

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Christianisme et culte des Ancêtres

Au XIXe siècle, l’individualisme a atteint en Occident un point d’exacerbation extrême. Cet individualisme forcené est indissociable de l’idéologie économiste et consumériste qui infantilise les adultes par des fantasmes de toute puissance normalement propres à l’adolescence, et qui favorise l’éclatement des systèmes familiaux en individus déracinés. L’individu moderne, dont l’orgueil est constamment flatté par le matraquage commercial, voudrait s’être fait tout seul. Il a perdu le sens de sa redevance aux ancêtres, qui était l’attitude sociale et religieuse fondamentale de toutes les anciennes sociétés.

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Chronique Ciné Bones of Crows

Nous avons vu Bones of Crows, superbe et terrible film canadien de 2022 inspiré de faits réels, évoquant à partir des années 1800 le sort des enfants de la nation Cree enlevés de force à leurs familles par le gouvernement canadien pour être placés dans des pensionnats d’« autochtones » tenus par l’Eglise catholique, sous les mesures prises pour contrôler tous les aspects de la vie des peuples natifs du territoire canadien. Le but était de « faire sortir l’Indien » de ces enfants, une sinistre entreprise d’effacement de leur identité et de leur culture. La même chose fut faite sur les enfants Sioux.

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Du christianisme au wokisme

Le christianisme est marqué d’une tendance qui a d’abord été orthodoxe durant quelques siècles et qui va devenir ensuite hétérodoxe, à vouloir établir le « paradis sur Terre » pour un règne de mille ans, ce fameux règne terrestre de mille ans du Christ, qui est cité dans le texte de l’Apocalypse. Au Moyen-Âge, cette espérance du règne de mille ans du Christ va devenir exclusivement hérétique, l’Église à partir de Saint-Augustin rejette cette attente, et seuls les mouvements hérétiques s’en réclament. Et à travers le Moyen-Âge, les mouvements hérétiques qui de temps en temps fomentent une « éruption millénariste » vont identifier le règne de mille ans de Jésus avec une conception de la vie qui ne porte pas encore son nom moderne bien sûr mais qui est ce que l’on nommera le communisme. Le millénarisme chrétien du Moyen-Âge est en fait la forme archaïque du communisme que nous connaissons. Engels voyait comme ancêtre du communisme Thomas Müntzer qui était l’un de ces prophètes millénaristes du XVIe siècle. Müntzer avait été précédé par les Taborites (secte proto-protestante du hussitisme au XVᵉ siècle), par les Fraticelles (partisans extrêmes du mépris absolu des richesses), par Joachim de Flore. Et Oswald Spengler en observateur lucide sur la nature du christianisme en a dit qu’il était la grand-mère du bolchevisme. Ces sectes millénaristes, sous la conduite de leurs prophètes, se considèrent toujours composées de « saints », ils sont les saints des derniers jours (sous-entendu avant l’avènement du règne de mille ans de Jésus, formule qui est d’ailleurs présente dans le nom complet et officiel des Mormons). Et ils ont la conviction que le moment venu ils vont régner avec le Christ, qu’ils seront récompensés par des positions matérielles importantes, qu’ils ne mourront pas, et qu’ils vivront mille ans de bonheur… le paradis sur Terre. 

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Le christianisme moteur de l’immigrationnisme

Les partisans de l’immigration sont de plusieurs types : il y a les employeurs, pour qui l’embauche d’immigrés est économiquement une bonne affaire ; les sociologues et les intellectuels spécialisés dans le dossier de l’immigration pour qui l’immigrationnisme constitue un gagne-pain, un faire-valoir et une raison d’être professionnelle ; il y a ceux qui, pour divers motifs, détestent la civilisation occidentale, au rang desquels on trouve les militants tiers-mondistes de la gauche qui voient dans les immigrés extra-européens les nouveaux « damnés de la terre » qu’évoquait l’internationale et dont les cervelles frelatées de LFI sont médiatiquement les plus visibles en ce moment avec le buzz autour du rapeur islamo Médine. Mais on trouve également des gens influencés par le christianisme, pour qui l’accueil de l’immigré, quels qu’en soient les inconvénients et l’ampleur des efforts à consentir, constitue une obligation morale. L’Evangile contient certes, cela n’est pas niable, plusieurs passages qui recommandent un esprit d’ouverture vis-à-vis de l’étranger : « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli… ».

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Nous avons lu Mon sang m’a dit

aux Editions Les Amis de la Culture Européenne. Extraits :

« Il fallait vraiment que le christianisme corresponde à un plan précis pour qu’il connaisse une telle extension. S’il n’avait été que le fruit de la révolte d’un fils de charpentier, il aurait été confiné dans le désert et le soleil aurait fini par le dessécher. Le christianisme naissant prit fin à la mort de Jésus pour autant que celui-ci ait véritablement existé mais d’autres disciples, se servant de lui comme d’un prétexte, prirent en main la nouvelle religion. Elle se propagea alors comme un foyer infectieux qui ne connaît ni frontière ni barrière. »

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Deo gratias

Polaris média a pour thème d’édition et pour combat la préservation de l’identité des peuples européens. Et cette préservation passe par une étape fondamentale, leur libération de l’emprise chrétienne. L’Eglise catholique n’a pas le monopole quant à la présence dans ses rangs de malades mentaux pédophiles, et dans la pratique d’une infecte omerta afin d’éviter le scandale et protéger l’institution. Tous les milieux au contact de l’enfance sont concernés, y compris l’Education nationale. Cela dit, de par la frustration et l’influençabilité/vulnérabilité des enfants face à ce qu’ils perçoivent être une autorité morale, l’idiotie du célibat imposé aux prêtres dans le catholicisme fait de ce dernier probablement un terrain plus favorable que d’autres à l’émergence de tels monstres pédophiles. Ce fut le cas dans le diocèse de Lyon de 1972 à 1991, aboutissant à l’affaire Preynat/Barbarin et à un jugement au pénal en janvier 2020. Le réalisateur François Ozon en a tiré un film très fidèle, Grâce à Dieu. Alors bien sûr, il s’agit d’un fillm militant (mais quel film où le système de production français est présent ne l’est pas !?) orienté contre le comportement de l’Eglise, mais il n’épargne pas davantage le milieu bourgeois catho lyonnais, avec son conformisme et ses lâchetés, tout en montrant le combat judiciaire des victimes vingt ou trente ans après les faits. Un film à voir.

La vérité sur Lindisfarne

L’Histoire officielle présente la célèbre attaque du monastère de Lindisfarne par les Vikings comme un pur acte de sauvagerie. La série à succès Vikings (2013-2020) la relate dans son deuxième épisode, donnant à voir cette savoureuse scène où Rollo débusque un moine caché dans un bac à latrines, et le tue en l’écrasant à coups de talon, par respect pour sa hache qu’il refuse de souiller contre un pareil déchet humain baignant dans les excréments. En réalité, cette attaque constituait un acte de représailles, ou à tout le moins un acte préventif face à la guerre de conversion menée par les chrétiens. Depuis de nombreuses années, le prosélytisme des missionnaires chrétiens envahissait les Terres du Nord, voulant imposer aux autochtones, déjà dotés d’une profonde Tradition mystique, une religion venant d’ailleurs ; et ce, malgré les remontrances répétées…. Puis, un jour de l’an 782, sous la direction de Charlemagne fraîchement baptisé, mandaté par le pape, eut lieu un massacre de masse. L’eau déborda du vase, contre l’ingérence conquérante chrétienne où qu’elle se trouve. Dix ans après le massacre des païens Saxons par Charlemagne, les moines subissent à Lindisfarne le 8 juin 793 de leur calendrier, dont c’est ce jour la date anniversaire, la fureur des Normands. Voici l’évocation de ces faits sous la plume de Jean Mabire dans son livre « Les Vikings (L’épopée des Rois de la Mer) », éditions L’ancre de marine.

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