Chronique Ciné Bones of Crows

Nous avons vu Bones of Crows, superbe et terrible film canadien de 2022 inspiré de faits réels, évoquant à partir des années 1800 le sort des enfants de la nation Cree enlevés de force à leurs familles par le gouvernement canadien pour être placés dans des pensionnats d’« autochtones » tenus par l’Eglise catholique, sous les mesures prises pour contrôler tous les aspects de la vie des peuples natifs du territoire canadien. Le but était de « faire sortir l’Indien » de ces enfants, une sinistre entreprise d’effacement de leur identité et de leur culture. La même chose fut faite sur les enfants Sioux.

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Du christianisme au wokisme

Le christianisme est marqué d’une tendance qui a d’abord été orthodoxe durant quelques siècles et qui va devenir ensuite hétérodoxe, à vouloir établir le « paradis sur Terre » pour un règne de mille ans, ce fameux règne terrestre de mille ans du Christ, qui est cité dans le texte de l’Apocalypse. Au Moyen-Âge, cette espérance du règne de mille ans du Christ va devenir exclusivement hérétique, l’Église à partir de Saint-Augustin rejette cette attente, et seuls les mouvements hérétiques s’en réclament. Et à travers le Moyen-Âge, les mouvements hérétiques qui de temps en temps fomentent une « éruption millénariste » vont identifier le règne de mille ans de Jésus avec une conception de la vie qui ne porte pas encore son nom moderne bien sûr mais qui est ce que l’on nommera le communisme. Le millénarisme chrétien du Moyen-Âge est en fait la forme archaïque du communisme que nous connaissons. Engels voyait comme ancêtre du communisme Thomas Müntzer qui était l’un de ces prophètes millénaristes du XVIe siècle. Müntzer avait été précédé par les Taborites (secte proto-protestante du hussitisme au XVᵉ siècle), par les Fraticelles (partisans extrêmes du mépris absolu des richesses), par Joachim de Flore. Et Oswald Spengler en observateur lucide sur la nature du christianisme en a dit qu’il était la grand-mère du bolchevisme. Ces sectes millénaristes, sous la conduite de leurs prophètes, se considèrent toujours composées de « saints », ils sont les saints des derniers jours (sous-entendu avant l’avènement du règne de mille ans de Jésus, formule qui est d’ailleurs présente dans le nom complet et officiel des Mormons). Et ils ont la conviction que le moment venu ils vont régner avec le Christ, qu’ils seront récompensés par des positions matérielles importantes, qu’ils ne mourront pas, et qu’ils vivront mille ans de bonheur… le paradis sur Terre. 

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Le christianisme moteur de l’immigrationnisme

Les partisans de l’immigration sont de plusieurs types : il y a les employeurs, pour qui l’embauche d’immigrés est économiquement une bonne affaire ; les sociologues et les intellectuels spécialisés dans le dossier de l’immigration pour qui l’immigrationnisme constitue un gagne-pain, un faire-valoir et une raison d’être professionnelle ; il y a ceux qui, pour divers motifs, détestent la civilisation occidentale, au rang desquels on trouve les militants tiers-mondistes de la gauche qui voient dans les immigrés extra-européens les nouveaux « damnés de la terre » qu’évoquait l’internationale et dont les cervelles frelatées de LFI sont médiatiquement les plus visibles en ce moment avec le buzz autour du rapeur islamo Médine. Mais on trouve également des gens influencés par le christianisme, pour qui l’accueil de l’immigré, quels qu’en soient les inconvénients et l’ampleur des efforts à consentir, constitue une obligation morale. L’Evangile contient certes, cela n’est pas niable, plusieurs passages qui recommandent un esprit d’ouverture vis-à-vis de l’étranger : « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli… ».

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Nous avons lu Mon sang m’a dit

aux Editions Les Amis de la Culture Européenne. Extraits :

« Il fallait vraiment que le christianisme corresponde à un plan précis pour qu’il connaisse une telle extension. S’il n’avait été que le fruit de la révolte d’un fils de charpentier, il aurait été confiné dans le désert et le soleil aurait fini par le dessécher. Le christianisme naissant prit fin à la mort de Jésus pour autant que celui-ci ait véritablement existé mais d’autres disciples, se servant de lui comme d’un prétexte, prirent en main la nouvelle religion. Elle se propagea alors comme un foyer infectieux qui ne connaît ni frontière ni barrière. »

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