Le Loup et le Chien

Au chien gras, préférez être le loup maigre. A méditer pour ceux qui rêveraient de vivre dans la servitude, la fable Le Loup et Le Chien de Jean de la Fontaine.

Un Loup n’avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu’il admire.
 » Il ne tiendra qu’à vous beau sire,
D’être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d’assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. « 
Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?
– Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. « 
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
 » Qu’est-ce là ? lui dit-il. – Rien. – Quoi ? rien ? – Peu de chose.
– Mais encor ? – Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
– Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? – Pas toujours ; mais qu’importe ?
– Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. « 
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor. 

  • Jean de la Fontaine

La falsification de l’histoire allemande

Au catalogue des éditions Didi18 figure une traduction française du livre (aujourd’hui épuisé) de Wilhelm Kammeier, La Falsification de l’histoire allemande (1940). Ce livre, souvent réédité en Allemagne, a beaucoup inspiré l’école récentiste allemande (Heribert Illig et Hans-Ulrich Niemitz). La somme d’informations collectées par l’auteur me permet de compléter et préciser la thèse principale de mon livre, Un millénaire de trois siècles ?, à savoir que l’histoire admise de l’Empire romain est, pour une large part, une falsification médiévale, commencée sous la direction des papes du XIe siècle et achevée par les humanistes aux XVe et XVIe siècles, alliés des papes romains et florentins. C’est la raison pour laquelle, lorsque vous regardez le film Gladiator, vous voyez en fait un décor et des costumes Renaissance. J’explique cette falsification de très grande ampleur principalement comme une entreprise de propagande destinée à exalter l’Antiquité et la civilisation de Rome pour rabaisser celles de Constantinople. Mais les Italiens, clercs et humanistes confondus, avaient accessoirement un autre ennemi à rabaisser, plus proche encore : l’Empire germanique. Car tout le projet papal se résume à ces deux objectifs : soumettre à son autorité les deux empires concurrents, byzantin et germanique, et régner ainsi sur l’univers. Grégoire VII, qui a donné son nom à la réforme grégorienne, proclamait en effet en 1075 : « Le pape est le seul dont tous les princes doivent baiser les pieds » (Dictatus Papae). Innocent III, l’autre grande figure de ce mouvement qui triomphe au quatrième concile du Latran (1215), ira plus loin encore en affirmant que Dieu a donné à saint Pierre et ses héritiers, « non seulement le règne de l’Église universelle, mais aussi le règne du monde entier ».

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Une voix de plus

« Je ne veux pas que mon pays meure. Nous sommes face à un crime perpétré par une gent politicienne échappant au jugement de l’instant. Nous sommes en train de changer de peuplement. Nous sommes en train de changer d’art de vivre. Nous sommes en train de changer de civilisation. Quand on tue un homme, cela s’appelle un homicide. Quand on tue un peuple, cela s’appelle un populicide. Nous y sommes. Et on nous le cache. »

Préface de Populicide (Éditions Fayard), le nouvel essai de celui qui eut l’honneur de démissionner de l’administration préfectorale en 1981 plutôt que de servir le pouvoir socialiste, Philippe de Villiers. Une voix supplémentaire bienvenue en complément de ceux qui, comme nous, expriment avec la même clarté et de longue date la transformation mortelle qui est infligée à la France, dans l’incompréhensible indifférence de trop nombreux Français qu’il faut sortir de leur torpeur.

Rappel sur le CO2

Patrick Moore (Greenpeace leader de 1971 à 1986) à la tribune du Global Warming Policy Foundation le 14 octobre 2015 à Londres, extraits : « Il n’existe aucune preuve scientifique définitive… que le dioxyde de carbone soit responsable d’un quelconque réchauffement léger du climat mondial survenu au cours des 300 dernières années… Mais il y a une certitude au-delà de tout doute raisonnable que le CO2 est le bloc de construction de toute vie sur Terre, et que sans sa présence dans l’atmosphère mondiale… ce serait une planète morte. »

Il exprime avec honnêteté cette vérité scientifique établie, connue et incontestable, notamment pour la croissance des végétaux. Pourtant, deux ans plus tard, Emmanuel Macron accède au pouvoir en France et fonde toute sa politique sur « l’empreinte carbone » et la lutte contre le CO2. Et toute la presse mainstream de reprendre ce mensonge sur la nocivité du CO2 !

Comme tous ceux alignés sur cette folie, il impose donc en réalité une politique de mort. Quel genre de crapule ou d’ignare improbable et au service de quel projet idéologique faut-il être pour agir ainsi ?

Source : lien vidéo existant au moment où nous publions

Moeller van den Bruck, avant-garde de la révolution conservatrice

Souvent, lorsqu’on parle de la Révolution Conservatrice, l’idée qui en ressort est assez floue. Non pas parce qu’on ignore ce dont il s’agit — du moins parmi ceux qui s’intéressent à ces questions — mais parce que ce mouvement était plutôt varié en lui-même et parce qu’à différence d’autres mouvements culturels du 20ème siècle, la Révolution Conservatrice n’a pas eu de véritable manifeste (comme par exemple le Manifeste du Futurisme de 1909). Pour une systématisation bibliographique de ce mouvement, il faut attendre l’essai d’Armin Mohler de 1950, La Révolution Conservatrice, récemment réédité en Italie par « Passaggio al Bosco Edizioni » dans une version enrichie avec la bibliographie de Nicola Cospito et les essais d’Alain De Benoist, Adriano Scianca et Lorenzo Di Chiara.

Les trois étapes de la révolution conservatrice

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Oublieux de soi

C’est une étrange fatalité que de voir son propre groupe anthropologique totalement aveugle au paramètre le plus déterminant de son existence, et de constater à quel point ses gouvernants félons sont parvenus à lui laver le cerveau. Le fait d’être Blanc est comme rien pour la plupart des Blancs. Alors qu’il fait d’eux une cible pour la plupart des autres groupes.

La « transition démographique » d’Emmanuel Macron va bon train

Dans un pays normal, avec des dirigeants à peu près sains d’esprit, qui ne baignent pas dans la forfaiture et qui ne soient pas vendus à l’immonde projet de faire disparaître l’identité de la France dans la société multiraciale et le métissage, il devrait y avoir au maximum 4 ou 5 centres d’hébergement de « migrants » pour tout le territoire. La première carte, c’est uniquement Paris et la petite couronne. Et sur la seconde carte, ces centres d’hébergement sur toute la France. Si les centres d’hébergement concernaient des étrangers présents de façon provisoire, en transit, ils seraient uniquement implantés sur les côtés, à l’arrivée sur la côte méditerranéenne (comme c’est le cas) et sur le littoral nord (lieux connus de départ, Sangatte, Calais, etc.) pour ceux souhaitant traverser la Manche afin de pénétrer au Royaume-Uni. Or ils sont partout. Un véritable herpès préparant l’installation de ces populations, des hommes en grande majorité, pour leur vie future ici en prenant femme parmi les blanches, dans le moindre recoin du pays. Si rien n’est fait pour arrêter, inverser cette entreprise terrible, et promouvoir une politique nataliste pour la population historique blanche de ce pays, 70 % des jeunes peuplant le territoire de France métropolitaine seront pour partie d’origine africaine à la fin de ce siècle. Une pure folie. (source cartographie : https://mafrance.app/localisation par @ou_va_ma_France)

Il faut que tout change pour que rien ne change

Quand on est adoubé par la Franc-Maçonnerie (véritable maître idéologique du pays) comme l’est l’actuel occupant de l’Élysée et tant d’élus, quand on ne souhaite pas que la France quitte l’Union européenne, quand on est favorable à la vaccination obligatoire contre la grippe à partir de 65 ans et sur le personnel médical… (liste non exhaustive), il est clair que si cet homme et son parti sont portés au pouvoir en 2027, il ne faudra s’attendre à rien en terme de transformations philosophiques fondamentales à même de sauver la France. Ce sera une énième escroquerie de la démocratie permettant la continuation du Sytème en place, et l’illustration de la phrase achevant le film de Luchino Visconti, Le Guépard : « Il faut que tout change (en apparence) pour que rien ne change. »

Le livre de Laurent Ozon sur les néoconservateurs

Laurent Ozon, essayiste français indépendant, ancien cadre du Front National et fondateur de cercles souverainistes, a récemment publié Les néoconservateurs : Une élite impériale aux Éditions Géopolitique Profonde. Sorti fin septembre ou début octobre 2025, cet ouvrage de 120 pages (broché à 24,99 €, Kindle à 9,99 €) est présenté comme une enquête documentée et abrasive, la première synthèse en français sur ces hommes de gauche, très à gauche parfois, qui dominent l’État profond nord-américain (tout au moins jusqu’à l’arrivée de Donald Trump). Laurent Ozon propose une grille de lecture alternative au « chaos mondial », en retraçant plus de 70 ans d’histoire pour expliquer que le désordre actuel (guerres, crises) n’est pas un hasard, mais le fruit d’une élite impériale transatlantique qui manipule la politique étrangère occidentale au service de l’hégémonie américaine. Ozon structure son analyse en blocs thématiques clairs, croisant doctrines, réseaux et cas d’école, avec une approche factuelle : noms, dates, citations et exemples concrets. Il évite les opinions générales pour dérouler une généalogie précise, invitant le lecteur à « doter-vous d’une grille » pour relire l’actualité sans se laisser piéger par la « mousse médiatique » (gaffes, revirements). Le ton est assumé comme « choc » et provocateur, osant aborder des tabous comme le lobby israélien ou la « cabale Strauss ». De quoi s’agit-il ?

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