« Mes collègues américains m’ont expliqué que le faible niveau de culture générale et d’éducation scolaire dans leur pays est une réussite délibérée au service d’objectifs économiques. En effet, une fois qu’une personne cultivée a lu beaucoup de livres, elle devient un acheteur bien moins bon : elle achète moins de machines à laver et de voitures, elle commence à leur préférer Mozart ou Van Gogh, Shakespeare ou les théorèmes. Cela nuit à l’économie de la société de consommation et, avant tout, aux revenus des maîtres de la vie — c’est pourquoi ils s’efforcent d’empêcher toute culture et toute éducation (qui, de surcroît, les gênent pour manipuler la population comme un troupeau dépourvu d’intelligence). » — Vladimir Igorevitch Arnold (l’un des plus grands mathématiciens du XXe siècle).
Forts de l’éclairage qu’apporte cette démonstration, on comprend pourquoi nos gouvernants mettent depuis quelques décennies tant de passion et d’énergie à nous remplacer par des millions d’individus au quotient intellectuel défaillant qu’ils importent des contrées les plus obscurantistes de la planète. Le confort de gestion et la richesse des « maîtres de la vie » en dépendent.
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