Divine Europe

Clairières et forêts, les sources et les vents
et les pierres levées, le Soleil triomphant
tout cela nous disait la présence des Dieux
le Divin se cachait au plus secret des lieux.

C’était un autre temps, à l’aurore du monde
où l’Europe naissait dans la lumière blonde
du Soleil invaincu… Quand ces Dieux familiers
veillaient sur nos moissons, nos troupeaux, nos foyers.

Puis survinrent d’ailleurs, des déserts de l’Orient
des hommes sans respect ni des lois ni du clan
des barbares affreux, aux desseins sanguinaires
mutilant nos statues et brûlant nos sourcières.

Et l’Europe connut, dans une nuit profonde
par le fer et le feu, par le parjure immonde
la peine et la douleur et la mort de ses Dieux.

Mais sans jamais renier son passé religieux
qui l’unissait toujours aux divins souvenirs
de son ancienne foi, de son antique empire.

Une aube renaîtra… Il faut croire Apollon
Un jour, il reviendra…
Que le temps semble long !  

Maurice Rollet

Macron à Bruxelles, une posture souverainiste française pour tromper encore

Emmanuel Macron était à Bruxelles ce 1er février 2024. Voilà un homme qui avait comme « mission », pour renforcer sa présidence, d’envoyer le signal, dans une mise en scène théâtrale, selon lequel il était pour ramener un ordre dans une logique française. Il allait à Bruxelles non pas simplement « défendre » (qui peut sérieusement y croire ?) les intérêts français comme tant d’autres vont défendre les intérêts de leurs pays respectifs. Il y allait, du moins c’est la version qui nous était vendue, pour créer objectivement aux yeux de tous un rapport de force à l’avantage de la France, et dire que c’en est fini des excès de Bruxelles et de sa Commission. Un moment qui serait l’occasion de montrer à tous que la France ne se laisse pas imposer des décisions qui sont contraires à ses intérêts. Ce renégat à la France (comme ses divers prédécesseurs) puisque enragé du projet européiste et de tous ses méfaits serait subitement devenu vertueux face à la colère agricole ? et rejetterait tout ce qu’il a adoré ? C’était la « trame de fond » de ce voyage, Emmanuel Macron n’y allait pas sur le mode de l’européiste fervent qu’il est. Il y allait sur le mode « j’ai changé, aujourd’hui vous allez voir l’Europe je suis là pour la calmer, pour la mater si nécessaire ». Il s’est montré assez sévère envers l’Union européenne, laissant comprendre qu’elle causait des problèmes, qu’il était temps de ramener de l’ordre. Mais que vaut la parole d’un homme qui n’a cessé de mentir aux Français et d’agir contre leurs intérêts depuis sa première élection ? On le sait, absolument rien. Et à la fin quelle est la solution proposée par Emmanuel Macron ? C’est toujours plus d’Europe, avec selon ses mots « la force européenne de contrôle sanitaire et agricole ». C’est le sempiternel et insupportable argument de cette clique politique : « si ça ne marche pas, c’est parce qu’on n’en a pas fait assez ». Il manquait probablement une force à Bruxelles, un organe de contrôle, producteur de normes, donc pourquoi ne pas en faire un supplémentaire au terme de cette crise dont une bonne partie de la colère s’alimente du refus de l’hypernormativité bruxelloise. 

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Brigadistes rouges en Espagne

Le crypto-communiste Jacques Chirac, en 1996, accorda aux survivants des Brigades internationales en France les droits des anciens combattants de l’armée française ! Mais quoi d’étonnant, ce pays est coutumier du scandale. Il avait été précédé dans sa décision par la campagne en 1992 du député socialiste d’Indre et Loire Jean Proveux, qui n’hésita pas à qualifier les brigadistes rouges de « héros d’une force multinationale d’un genre spécial ». Très spécial en effet. Les Brigades internationales formées de volontaires partis se battre avec les communistes espagnols contre les nationalistes du général Franco, ont été le bras armé, sous contrôle sans partage du NKVD (le FSB de l’époque), de cette stratégie entièrement conçue et conduite à Moscou, ce qui explique que si Jean Proveux souhaitait disposer du fichier complet des brigadistes, il aurait pu le trouver à l’Institut ex-marxiste-léniniste. Ce qui explique aussi que les archives s’ouvrant à Moscou, des journalistes de la télévision catalane aient pu établir avec certitude que le ministre de la Justice de la République de Catalogne en 1937 Andreu Nin, dissident d’avec le trotskisme et fondateur du célèbre POUM (le Parti ouvrier d’unification marxiste), avait été assassiné par deux agents des services secrets soviétiques, avec la complicité de trois militants du Parti communiste espagnol. Déclinant sur le terrain la rivalité au sommet de l’appareil soviétique, la guerre faisait rage en effet au sein des « rouges », entre staliniens, trotskistes, et anarchistes.

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Qu’est donc véritablement la construction européenne ?

Cette construction à laquelle les européistes sont tant attaché, quitte à faire aujourd’hui crever nos agriculteurs après avoir fait exploser le prix de notre électricité. Il est possible d’apporter certains éléments descriptifs à ce sujet depuis que le 19 septembre 2000. Cette date, c’est celle où le Daily Telegraph a publié un article du journaliste Ambrose Evans Pritchard qui est allé éplucher les documents confidentiel-défense sur les années 1950-1960 déclassifiés et rendus publics par l’administration américaine.

Et il ressort de ces documents de façon avérée que le mouvement européen était dès son origine financé par la CIA, et que des personnages clés de cette construction, tels que Jean Monnet, Paul-Henri Spaak ou Robert Schumann, étaient des agents financés par l’agence américaine.

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Ils ne nous apportent que leurs propres désordres

L’Europe est à présent colonisée par ceux qu’elle avait colonisés. Mais les deux colonisations sont de nature diamétralement opposée. Le colonialisme européen était une “colonisation par le haut” ; notre colonisation par le Tiers monde est une “colonisation par le bas”. Le colonialisme européen avait été une entreprise de civilisation, la colonisation de l’Europe est une entreprise de décivilisation.

Il faut tout d’abord en finir avec le sacro-saint cliché selon lequel le colonialisme européen aurait été un “pillage”, un péché historique, une entreprise de destruction d’éminentes “cultures”, etc. En réalité, le colonialisme européen a été profitable au Tiers monde et de bilan négatif pour l’Europe.

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La Ve République n’existe plus

La pourtant bien timide loi Immigration dont le ministre de l’Intérieur était à l’initiative a donc été vidée de ses mesures les plus « à droite » (quelle blague !) par le Conseil constitutionnel. Ces mesures, selon l’estimation délirante et malhonnête de ce dernier, ne devaient pas se trouver dans ce texte. Des dispositions, pourtant bien légères sur l’immigration, et malgré tout plébiscitées par une large majorité des Français, n’avaient visiblement pas leur place dans un texte sur… l’immigration ! Neuf hauts fonctionnaires redevables au pouvoir qui les a nommés, contre 80 % des Français. La Constitution contre la nation, c’est ce que ces félons nomment la « démocratie ». Les méthodes en cours dans ce pays au XXIe siècle au sein du bloc occidental, font honte et scandalisent au dernier degré.

Nous voyons désormais de manière très explicite qui a le pouvoir en cette République. Nous voyons que les neuf membres du Conseil constitutionnel (que l’on se refusera toujours à nommer « sages » comme le font de façon obséquieuse et idiote, selon les habitudes en place, tous les journalistes et commentateurs médiatiques) se sont octroyés au fil des ans sur les questions les plus importantes le pouvoir de censure en dernière instance. Pouvoir de censure, mais plus encore la capacité de modifier les institutions à leur avantage. Grave dérive du régime, leur rôle n’était pas celui-là dans l’esprit des concepteurs de la Ve République.

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Une pensée frelatée et qui nous fait tant de mal

La pensée cosmopolite est aujourd’hui la pensée dominante dans tout l’Occident. C’est la manière qu’a un individu de voir le monde et d’appréhender les problèmes à travers l’humanité, et non plus à travers ce qui lui est le plus proche et ce qui forme son identité : sa famille, sa langue, son travail, sa région, sa religion, sa nation. Contrairement aux habitants des autres pays du monde, l’individu occidental cosmopolite se définit comme « citoyen du monde ». Il est né sur la terre, dans une famille qu’il n’a pas choisie, et s’exprime dans une langue qu’il estime lui avoir été imposée. Il pense que les hommes du monde entier ont une origine commune – ce qui a été confirmé par les scientifiques – et qu’ils ont vocation à se fondre à nouveau en un seul peuple afin d’araser les différences entre eux et préparer la paix universelle et éternelle sur la Terre. L’idéal serait aussi la disparition de toutes les langues, et que l’humanité n’en parlât plus qu’une seule, pour que les hommes puissent se comprendre et communiquer entre eux. La gestion des affaires humaines, bien entendu, sera remise à un gouvernement mondial, dont la sagesse, assurément, reflétera les espoirs de l’humanité tout entière. Tel est l’univers mental de l’homme cosmopolite européen. Cependant, ses convictions profondes ne vont pas sans quelques paradoxes.

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Aux sources du survivalisme

Préparer sa survie en cas de catastrophe n’est pas véritablement une chose récente. Au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, les Zoroastriens, ancêtres de l’Empire Sassanide et des Perses construisaient sous terre afin de de se protéger d’éventuelles attaques d’autres tribus ou peuples. Les murailles et autres ouvrages défensifs comme les châteaux forts, les monastères à flanc de montagne, les églises fortifiées, sont autant d’exemples d’ouvrages construits pour une nécessité défensive. En vérité, il n’est pas une seule époque de l’histoire où des gens ne se sont pas protégés à l’aide de constructions défensives afin de « tenir » en cas de crise. Certains crurent que les ouvrages défensifs resteraient utiles malgré la hausse de la puissance de feu des armées, or il n’en fut rien. Certes les murs d’enceinte, les châteaux forts et autres manoirs, bien qu’utiles contre le brigandage, ne sont plus de taille à résister à des obus d’artillerie moderne ou à des bombes guidées par satellite ou par laser ; cependant, jamais autant de constructions sous terre n’auront été créées que ces cent dernières années. Car, il faut dire que le XXe siècle fut en effet, le premier à connaître les armes dites de destruction massive.

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Casser le thermomètre pour ne pas savoir

Guillaume Faye écrivait en 2000 dans La Colonisation de l’Europe, Discours vrai sur l’immigration et l’islam, Editions l’Aencre :

« Il est impossible au gouvernement de connaître exactement le nombre de non-Européens présents en France, puisqu’on a cassé le thermomètre : les services statistiques n’ont pas le droit de demander les origines des habitants. 

La caractéristique d’une époque de déclin est de masquer le déclin, de censurer ceux qui annoncent la catastrophe annoncée. Ou bien l’on nie les chiffres – ce qui n’est plus guère possible -, ou bien, de plus en plus fréquemment, on prétend que ce maelström ethnique et démographique n’est pas dangereux, qu’il provoque des peurs injustifiées, des “fantasmes”. Par lâcheté intellectualiste, on néantise la réalité, ou plutôt ses conséquences.

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