La « dédiabolisation » ça fonctionne !

Cinq ans de prison, dont deux fermes sous bracelet électronique, et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate empêchant le recours en appel traditionnel en droit afin d’empêcher toute candidature y compris aux législatives anticipées à venir en juin 2025 : voilà les réquisitions délirantes du parquet contre Marine Le Pen, accusée dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National.

Aujourd’hui, Marine Le Pen et son parti s’insurgent contre cette machine judiciaire qui les frappe alors que pour se faire accepter du Système ils se sont détournés, depuis des années, des dissidents politiques en France et en Europe. Où étaient-ils lorsque des contestataires au Système ont été traînés en justice, censurés, voire emprisonnés, ou ont dû s’exiler pour leurs idées ? Où était le RN quand ces contestataires étaient condamnés pour leurs écrits et leurs prises de parole, au nom d’une prétendue lutte contre la haine ? Plutôt que de défendre la liberté d’expression et de résister à l’oppression, Marine Le Pen et son parti ont préféré éviter de s’associer aux déclarés « pestiférés », et se ranger dans une respectabilité à tout prix, croyant échapper ainsi à la cible du Système.

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Plus l’effondrement d’un empire est proche, plus ses lois sont folles

En démocratie française en 2024, celui dont on sent qu’on finira par ne plus pouvoir le vaincre « à la loyale » dans les urnes (95 % des 36 000 communes de France avaient placé le Rassemblement National en tête lors des dernières élections législatives européennes en Juin 2024), on l’élimine purement et simplement de l’équation par anticipation. Le Système assume désormais ouvertement comme légitime d’empêcher ses concurrents de concourir tout en se prétendant toujours démocratique, ce qu’il n’est plus de longue date désormais (il ne l’a jamais été en réalité, voir entre autres notre article Sommes-nous en démocratie ?*, mais n’a pas l’honnêteté de le reconnaître. Le nombre grossit de ceux qui ont compris que la conception de la démocratie pour cette mafia républicaine qui se partage le pouvoir et agit contre les intérêts de la France depuis cinquante ans ne vaut que dans l’entre-soi. Pour l’honnête homme, c’est en cela, en cette hypocrisie, que ce Système est insupportable, suscite l’indignation et un rejet viscéral.

Le réquisitoire prononcé contre Marine Le Pen dans le cadre du procès des assistants parlementaires européens du Rassemblement national (faits datant de 2009 exhumés aujourd’hui avec un vice remarquable) a fait l’effet d’une bombe politique. Il vise, tout le monde l’a compris, à l’éjecter de la vie « démocratique » et l’empêcher d’être présente à la prochaine élection présidentielle, afin de sauver le cul d’un Système et d’un régime aux abois. Nous sommes dans un procès politique à part entière qui s’inscrit dans une histoire longue, plus d’une décennie, où l’on a vu à répétition des candidats, des figures politiques, des intellectuels catalogués « anti-Système » se faire expulser du jeu. Et c’est par ces purges répétitives, le dernier outil qu’il lui reste, que le Système se maintient, même s’il rompt toujours un peu plus son lien avec le peuple.

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Comment s’est installée la mécanique du diktat gauchiste sur la France

Notons d’abord que certaines particularités institutionnelles et sociologiques font obstacle par nature au développement normal d’un débat public pluraliste en France : le monopole de l’État (et, en réalité, des syndicats enseignants de gauche et de la franc-maçonnerie) sur l’éducation, et la mainmise des mêmes forces idéologiques sur la presse et les médias. Cette situation est ancienne, mais ses effets n’ont cessé de s’aggraver dans les années récentes.

L’« école unique », dont la théorie a été faite dans les années 1920 et 1930 a été mise en place par la Ve République en raison d’une fatale erreur d’analyse de de Gaulle. Or, depuis 1968, ce monopole administratif et idéologique n’a plus eu pour seul effet de créer de l’uniformité et du conformisme, mais il est allé dans le sens d’une dévalorisation systématique du savoir. Les nouveaux maîtres de l’Éducation nationale, se rendant compte qu’ils ne pouvaient unifier l’école en l’alignant par le haut, mais ne voulant pas, par idéologie, renoncer au projet même de l’unifier, ont sciemment décidé de l’aligner par le bas. Ils ont sacrifié le savoir sur l’autel de la prétendue « réduction des inégalités sociales ».

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Etre de gauche autorise toutes les audaces

La comédie sortie sur les écrans en mai 2024, Un p’tit truc en plus, à savoir un chromosome en plus (quelle finesse d’humour !), est un bel exemple de la malhonnêteté intellectuelle du gauchisme prêt faire à n’importe quoi en fonction du vent, pourvu que cela colle à ses élucubrations idéologiques. Alors qu’il s’est toujours fait partisan de l’avortement et d’un eugénisme malthusien, ne voilà-t-il pas qu’avec l’apparition du wokisme et son rejet du rejet, le microcosme de la gauche française, à travers sa production cinématographique, est tombé en amour avec ce qui était jusqu’à présent en totale contradiction avec sa pensée, et l’un des combats emblématiques de ceux qu’elle a toujours vus comme des diables rétrogrades, à savoir les catho-tradi de droite anti-avortement, de ceux qui étaient menés par le Docteur Xavier Dor : conserver un enfant trisomique ou porteur de toute autre forme de handicap. Avec l’acceptation woke des différences déclinée en toutes matières, le gauchiste se découvre promoteur et défenseur, dans la bonne humeur s’il vous plait, de la trisomie. C’est assez cocasse. « À sa sortie, selon les plumes gauchistes de Wikipedia, le film reçoit un accueil favorable et un grand succès commercial où il dépasse les 10,7 millions d’entrées au box-office français. Le film d’Artus devient un des plus gros succès du cinéma français ». Le scénario est dans la pure veine des sujets « sociaux » de la production française : deux énergumènes vivant de petits larcins, Paulo et la Fraise, sont en cavale et trouvent refuge dans une colonie de vacances pour personnes en situation de handicap où ils se font passer pour un pensionnaire et son éducateur spécialisé. Que de bons moments de quiproquos en perspective ! On ne s’attardera pas sur l’ineptie de cette idée totalement dénuée de crédibilité (le cinéma « social » français ne s’embarrasse pas de ce genre de détails), pour revenir au fond du sujet : le gauchiste adore aujourd’hui ce qu’il a brûlé hier. Le film était diffusé hier 15 novembre sur Canal +. 

Florent de Mestre

Le « sentiment », une maladie française

Le mot a envahi toute l’expression des bouches médiatiques, à tout propos, avec une aggravation dans la fréquence de l’usage depuis quelques mois, on l’entend jusqu’à l’overdose. « Un sentiment de… », « J’ai le sentiment que… », « Les Français ont le sentiment que… ». C’est devenu un réflexe conditionné dont la plupart sont désormais prisonniers. Même Marine Le Pen commentant la réquisition prononcée contre elle au procès des assistants parlementaires du Rassemblement national a le « sentiment que l’on veut sa mort politique », alors qu’elle sait que c’est une évidence, mais il faut qu’elle utilise le mot sentiment. C’est surréaliste. J’ai le souvenir très clair que l’expression est née avec Lionel Jospin alors premier ministre (1997-2002) et son « sentiment d’insécurité » des Français. Elle a connu un succès foudroyant. Mais elle est le symptôme d’une société française qui inconsciemment n’a plus la vision du concret, un sentiment n’étant qu’une impression, donc relevant du subjectif, c’est-à-dire qui n’a pas forcément d’existence réelle, ce qui est bien l’infâme manœuvre de négation que voulait faire passer Lionel Jospin prétendant ainsi qu’il n’y avait pas d’insécurité. Le funeste Eric Dupond-Moretti en fera une utilisation outrancière. Une société qui patauge dans la langue de coton, la communication de velours, sans véhémence, sans jamais un mot plus haut que l’autre, et dans la fuite devant les réalités. Le mot a été prolongé par deux autres, plus récents, « fantasme » et « complotisme », utilisés par la canaille politico-médiatique systémique (pléonasme) contre toutes les réalités dénoncées par « l’extrême-droite », comme par exemple la submersion migratoire extra-européenne et la transformation du corps social qui en découle. Le « sentiment » est très révélateur des raisons pour lesquelles la France va si mal, car ce que l’homme est incapable de désigner, il ne peut pas l’affronter, le moindre étudiant en première année de psycho sait cela. La France rend malade.

Florent de Mestre

Le Paganisme spiritualise nos perceptions

L’essor du monothéisme a contribué au désenchantement de la nature. Le monde s’est trouvé privé de dieux, et s’est trouvé du même coup privé d’animation, d’« âme ». Dès lors, il n’était plus pour nous qu’une simple mécanique. […]

En perdant le paganisme, nous avons perdu la puissance éclairante du mythe et du poème. Lorsqu’on prend en compte cette dimension de la question religieuse, il ne paraît plus du tout absurde d’adorer des dieux. Car, à travers le divin, nous adorons en fait le monde. Dans l’Iliade, Homère écrivait, en parlant de gens qui préparaient un repas : « Ils firent rôtir les viandes sur Héphaïstos ». Héphaïstos devient synonyme de feu, non parce qu’il n’est que cela, mais parce que le feu est envisagé dans un sens plus vaste, qui le rattache à la sacralité universelle.

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Un renoncement français

Pour les Français (de souche ou de pays européens venus vivre ici) qui pensent que l’immigration extra-européenne menace à brève échéance leur existence en tant que peuple et en tant que civilisation, il paraît vain de débattre avec ceux qui estiment au contraire que l’immigration est une chance, que la France se résume aux seules « valeurs de la République », que son avenir est à l’universalisme, au multiculturalisme et au métissage. Les sources de la haine de ces universalistes pour la civilisation européenne et de leur désir masochiste de disparaître en tant que peuple sont désormais clairement identifiés. Cette détestation maladive et cette furie autodestructrice sont trop profondes pour qu’il soit utile de tenter de convaincre ceux qui sont saisis par ce sida mental.

L’enjeu est ailleurs. Les Français qui pensent qu’il y a trop d’immigrés extra-européens et souhaiteraient un arrêt de ces arrivées représentent désormais plus de la moitié de la population. Mais entre l’expression sondagière des ronchons et le passage à l’acte dans le renversement du système, il y a loin de la coupe aux lèvres. Ceux qui voient déjà un Trump « à la française » émerger pour la présidentielle de 2027 au motif qu’en toute matière ce qui survient en Amérique arrive ensuite en Europe, s’illusionnent grandement dans ce cas d’espèce. Pour notre part, nous n’y croyons pas. Hormis l’immigration extra-européenne dont l’overdose commence à se faire sentir, dans les familles françaises, encore bien tenues par la diffusion des programmes télé du Système, l’empreinte culturelle gauchiste demeure très forte. On l’a vu de nouveau en juin et juillet 2024 lors des élections européennes et législatives, après un coup de gueule « pour la forme » mettant le Rassemblement national massivement en tête au premier tour de scrutin, comme le chien qui grogne parce qu’il se sait protégé par le grillage du chien qui se trouve de l’autre côté mais vire en queue plate à l’ouverture du portail, la plupart d’entre eux ont été retournés en une semaine et ont renoncé à aller jusqu’au bout de la démarche en élisant à la tête du pouvoir exécutif et en majorité parlementaire des hommes qui, s’ils existaient, appliqueraient une politique volontariste impitoyable face au problème, et se résignent donc, encore pour l’instant, à la poursuite du phénomène. Aussi faut-il bien cerner les raisons qui expliquent leur état d’esprit. Elles sont au nombre de trois : 

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Une haine de la civilisation européenne

Parmi les courants de pensée qui ont contribué à faire naître au sein de la société française un sentiment de rejet de notre propre civilisation et un désir d’autodestruction, l’idéologie de l’Humanisme et des Lumières a joué un rôle primordial.

La modernité : une idéologie de rupture

Au XVIIIeme siècle, le mouvement philosophique des « Lumières » débouche sur la révolution française. A la faveur des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, les idées des Lumières gagnent l’Europe et bouleversent les sociétés sur notre continent. Fixée depuis près de mille ans, la société traditionnelle cède la place à ce que l’on a nommé la modernité. La rupture porte sur chacun des cinq piliers qui en constituaient l’armature :

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Aux sources de l’héraldique

L’homme placé par les forces créatrices de la matière et de l’univers, se trouve confronté à deux courants de forces contraires : celles qui lui permettent de subsister en tant qu’individu et celles qui sollicitent son retour au tronc commun des êtres et des choses. Tantôt il se connaît comme personne nécessaire, différente de tout ce qui l’entoure, tantôt son besoin de communiquer avec ce monde le pousse à souhaiter une union plus intime avec ce que supposent les manifestations cosmiques : Être éternel, Force inconnue, ou cycle sans fin d’intermédiaires qui lui échappent.

Dans une première période qui s’étend de la protohistoire jusque vers l’an 1100 de notre ère, époque pré-héraldique, les rapports de l’homme avec ses semblables dépendent d’impératifs du même ordre. Il y eut : lui et les autres. Les groupements qui à l’origine lui permirent de subsister se superposèrent ; le clan à la famille, la peuplade à la tribu. A la tête de chaque communauté il fallut une autorité chargée de régler avec justice les conflits surgis entre ces personnalités juridiques concurrentes ainsi qu’entre elles et les individus dont elles restreignaient les libertés après avoir contribué à leur service. Ce fut le père de famille, le chef de tribu, le prêtre-roi.

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Catastrophe de Valencia

Il ne s’agit pas de « changement climatique », mais d’incompétence criminelle.

Lors de la « goutte froide » de 1982, lorsque le barrage de Tous a cédé, causant quarante morts, mille litres par mètre carré sont tombés à Cortes de Pallàs (deux fois plus que cette fois-ci). Et les personnes les plus âgées de la région se souviendront également de la « goutte froide » qui a causé quatre-vingts morts en 1957, pour laquelle nous ne disposons pas de données fiables sur les précipitations, car à cette époque la capacité maximale des pluviomètres était de deux cents litres par mètre carré.

En 1957 et en 1982, il s’est produit la même chose qu’en 2024, un phénomène météorologique typique à ces dates automnales dans le Levant espagnol : un air maritime polaire avec un vent d’est qui apporte des pluies torrentielles. C’est la « goutte froide », que la foule dirigeante, de concert avec les perroquets systémiques à la tête des moyens d’endoctrinement de masse, appelle désormais « Dana ». Mais dire « goutte froide », c’est faire référence à un phénomène météorologique bien connu dans les terres levantines ; et les vermines politico-médiatiques doivent créer une « histoire » qui présente ce qui s’est passé comme quelque chose de nouveau, d’inconnu, d’inattendu et de terriblement dévastateur, causé par ce « changement climatique » dont nous sommes tous coupables.

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